Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 11:44




Lors de fracture croc chez le chien (malinois , berger allemand...) les reconstitutions de couronne utilisent généralement l'acier pour sa résistance.
L'esthétique de ces prothèses est par contre discutable.
L'avènement du système Cerec permet, dans certaines conditions, d'élaborer des couronnes résistantes et esthétiques.





CEREC (Chairside Economical Restorations of Esthetic Ceramic) est une produit/méthode de restauration dentaire, qui permet à un praticien de produire une restauration de la céramique des dents en utilisant plusieurs technologies assitées par ordinateur, comprenant la photographie 3D et la conception et fabrication assistées par ordinateur.


"La céramique dentaire est un matériau qui présente une translucidité identique à celle de l’émail et permet ainsi à la lumière de pénétrer jusque dans le noyau dentinaire et au niveau gingival."

"Au-delà de l’esthétique, la biocompatibilité joue également un rôle croissant dans la restauration dentaire moderne.

Or, la céramique a une parfaite affinité avec l’organisme et révèle un comportement tout à fait neutre vis-à-vis d’autres matériaux ."



 

                                                                 Photo B.C.
                                                           Photo Alan David




" Le Système InLab est très compact et l’unité d’usinage ainsi que le
scanner laser sont incorporés dans la même unité. Ceux-ci sont opérés à
partir d’un PC et utilisent un logiciel supporté par Windows. Le laboratoire
reçoit les impressions du dentiste et crée une matrice et/ou modèle avec
l’aide d’une pierre spéciale, visible au laser. Cette matrice est insérée dans
l’unité Cerec InLab pour y être scannée, après quoi, une image digitale
apparaît sur l’écran du PC. L’armature ou le pont se fait sans effort en
suivant les instructions à l’écran. Le technicien contrôle tous les
paramètres, incluant l’emplacement du pourtour marginal, l’épaisseur de
la surface occlusale et de la structure circonférencielle l’épaisseur du ciment
et le dessin hémothétique du pontique et de la dimension des connecteurs
proximaux. Le stade du scanning prend environ 8 à 10 minutes pour une
seule matrice et environ quinze minutes pour un pont de trois unités.
Une fois le dessin de l’armature terminé, le bloc Vita In-Ceram
approprié est inséré et taillé selon les spécifications précises. Tailler une
seule unité peut prendre entre dix et quinze minutes, selon la dimension
de l’armature et la netteté des deux fraises utilisées pour tailler. Le
système donne des résultats qui sont fiables techniquement et
cliniquement."  Alan David.

Description du procédé CEREC®

Après réalisation de préparations périphériques totales d'environ 11 à 12 dixièmes de millimètre, l'empreinte est réalisée de façon classique.

Réalisation de deux modèles : le premier en plâtre classique, le second en plâtre noir destiné à être scanné dans l'unité In Lab pour l'obtention d'un modèle virtuel. La durée de scannage est d’environ 15 minutes.
Conception de l'infrastructure en virtuel.
Fabrication de l'infrastructure par fraisage dans un bloc d'alumine Zircone.
Infiltration par un verre afin de donner la dureté à l'infrastructure.
Réalisation du cosmétique.




Exemple N°1 :



Le cas ci-dessus illustre la pose d'une couronne en céramique (sans pivot)  ZIRCONE mise en place après une première séance de préparation du  moignon.  La fracture étant basse, la hauteur de couronne est obtenue par élongation coronaire au détriment de la racine. Cette élongation est réalisée après lambeau d'accès (deux incisions de décharge : mésiale et distale).


La couronne est scellée au GC FUJI plus. Le lambeau est repositionné et suturé au vicryl.




Exemple N°2
:


Empreintes d'un jeune spaniel dont les deux crocs gauches (le maxillaire et le mandibulaire) sont réduits du fait de fractures coronaires du tiers cuspidaire. Empreinte des deux dents aprés mise de dépouille.




 



Dans ce cas, les couronnes résiduelles très usées du croc maxillaire et mandibulaire gauche, mais dont la hauteur suffisante ne justifiait pas d'élongation coronaire, de simples jaquettes en céramiques ZIRCONE ont été posées.





 

 
Sur cette vue rapprochée du moulage de la canine supérieure l'épaulement est visible mais aussi les imperfections de la dépouille ou les bulles (ou caillots) lors de l'empreinte au silicone (VPS Hydro Putty  et Xantopren).



              

Ci-dessous les 3 images successives scannées du moignon (ci-dessus).


                                    
                                                            Scanner du moignon

                                                 
                                                                         Image 3D

 
                                                                   La chape en 3D



                                
                                                Les prothèses en place (vue N°1)


                                                                           Vue N°2




Discussion :



Il existe deux types de  céramique :

- les céramiques vitrocéramiques
- les céramiques en oxyde de zirconium (dont l'alumine zircone)





L'armature en alumine zircone a une résistance à la compression aussi bonne que la couronne métal (au-dessus de 600 mega pascals) à condition que la mise de dépouille et la réalisation du congé soient aptes à supporter les contraintes mécaniques des carnivores.


Principes de taille : " la taille du moignon selon des critères précis est à la base de la rétention et de la stabilisation des prothèses unitaires fixées. D.Schaefer."


*
 étendue de la préparation : plus la surface est grande, meilleure est la rétention (hauteur de 6 mm minimum pour les chiens de défense) ce qui remet en cause les clavettes et encourage aux élongations coronaires ou aux évictions gingivales.

* la conicité des parois : le compromis idéal entre rétention et répartition optimale du ciment de scellement serait de 15° de dépouille. Eviter les contre dépouilles, les surplombs, les arètes vives.

* la rainure  placée sur la dépouille de façon à faciliter sa mise en place en diminuant le nombre d'axes d'insertion est contreindiquée pour le tout céramique.

* éviter la simple dépouille ; au niveau des limites cervicales, il est conseillé de réaliser un congé ou un épaulement : l'épaulement est régulier, périphérique et sans porte à faux. Il faut éviter le biseau étroit qui risque d'éclater la jaquette. L'épaulement ou le congé quart de rond sont les plus adaptés.

* la rugosité du moignon et la porosité de l'intrados de la couronne augmentent l'adhésivité : la surface de préparation doit être nette mais pas trop lisse : attaque de l'émail à la turbine avec des fraises à congé aux  gros grains (pour les congés quart de rond) ou fraise cylindrique à bout plat  (pour les faces axiales du moignon et pour l'épaulement) puis finition aux instruments extra fins en évitant les grandes vitesses et les diamètres supérieurs à 1,4mm.






 
                                                              D'aprés D. Schaefer


                                          
                                                          
D'aprés D. Schaefer




En résumé :



Préparation

- la préparation des couronnes en céramo-céramique peut être réalisée au choix avec un congé ou avec un épaulement avec angle interne arrondi.

- les zones de transition entre surfaces axiales ou parallaxes et les surfaces occlusales doivent être arrondies.

- les surfaces doivent être régulières et lisses, mais non polies.



Quelques valeurs théoriques


- épaisseur de la céramique au niveau de la cuspide : minimum 2 mm (cela est trés souvent largement réalisable pour les canines de grands chiens).

- épaisseur de la paroi circulaire (jupe de la couronne) : entre1 et 1,5 mm.

- épaisseur de la jupe au niveau du "tombant" c'est-à-dire de son bord coronaire terminal : minimum 0,8mm.



Le scellement des couronnes en oxyde de zirconium

- nettoyer le dispositif, le dégraisser.

- ne pas retoucher le dispositif.

- un système adhésif n'est pas indispensable (n'améliore pas la stabilité).

- ne pas utiliser les colles photopolymérisables, mais préférer les ciments conventionnels de type verre ionomère






                    Document Céramo-céramique VITA ( en
vert les préparations idéales)





                                                     
                                                 D'aprés K.-H Kunzelmann :All-ceramics at a Glane




Dans le document, ci-dessus, on peut observer que les recommandations (bien évidemment destinées à la dentisterie humaine) lors de champ opératoire humide donnent la préférence au scellement par rapport au collage.

En dentisterie vétérinaire où l'aspiration et la digue ne sont pas la règle, il semble plus recommandable de conseiller le scellement au verre ionomère que le collage (plus risqué).


Pour plus d'élements de discussion voir dans le forum EUGENOL le fil suivant :


http://www.eugenol.com/sujets/280667-scellement-des-couronnes








Partager cet article

1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 08:13





Un beauceron de 2 ans est présenté pour une fracture ancienne du croc inférieur gauche (plusieurs mois) en  raison de difficultés de préhension des aliments  (le chien ne mange qu'avec le côté droit de la gueule).

 






La canine présente en effet une fracture coronaire de la cuspide avec  exposition du canal. La sonde de Rhin rentre dans le canal sans douleur et laisse apparaître une pulpe nécrosée noirâtre.




La RVG confirme une lésion périapicale nette et étendue.A la palpation de la mandibule dans la zone de projection de l'apex une légère  tuméfaction  périostée de la corticale externe est nettement perceptible (on la devine radiologiquement).

Un traitement endocanalaire est entrepris aprés alésage du premier puits de fracture et ouverture d'un second perthuis en face mésiale, 2 mm au-dessus de la gencive, de manière à faciliter les manoeuvres d'extirpation et de raclage.




Pendant la phase de raclage avec les limes, une boue pulpo-dentinaire noirâtre et nauséabonde exsude par les deux ouvertures.

Comblement classique au  Forfenan + cônes de gutta condensés.





Obturation au composite Prisma aprés préparation de la cavité rétentive avec "I Bond One" Component Adhesive.





Partager cet article

29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 16:04






Un gros chien mâle (croisé beauceron) de 6 ans est présenté pour une discrète tuméfaction de type épulide en regard de la 42 dont la couronne est absente.

 






Un cliché rétroalvéolaire  est pris avant toute intervention : il montre une fracture radiculaire de la 42 avec lyse alvéolaire et abcédation du foyer.

Traitement par extraction  de   la racine au syndesmotome et pose d'un point de suture au Vicryl aprés irrigation à la Bétadine. Pas d'antibiothérapie.  


                               

Partager cet article

16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 15:06






                           EXEMPLES DE PARODONTITE LIEE A UNE MALOCCLUSION UNILATERALE


Cas N°1

Chez ce jeune Yorkshire la canine supérieure et le coin (incisive latérale) montrent du côté droit une présence modérée de plaque dentaire.  Il faut noter que de ce coté des mâchoires les rapports d'occlusion intermaxillaires sont normaux.  La canine inférieure venant se loger parfaitement entre la canine supérieure et le coin.





Le côté gauche des mâchoires montre un aspect parodontal tout à fait différent : le dépôt de tartre est très important avec une légère récession de la gencive en zone distale du collet de la canine et également au niveau du coin. Sur le plan occlusal, l'espace entre la canine et le coin est fermé et la canine inférieure qui ne peut se loger est mésio versée en avant du coin supérieur.

Cet exemple illustre parfaitement  la  relation entre la malocclusion et le développement d'une parodontopathie focalisée.
Il faut encourager les propriétaires à soigner la prévention des dépots de plaque dans ces zones de malocclusion par un brossage plus méticuleux et l'utilisation des barres à mâcher.



Cas N°2Sur ce jeune Pinscher (aprés détartrage) la 3° prémolaire supérieure gauche n'a pas de place pour s'aligner correctement sur l'arcade ; elle s'est donc positionnée perpendiculairement à l'arcade (rotation de 90°) : il s'en suit une cascade de lésions parodontales (récession gingivale sur la racine distale,ulcère de la muqueuse buccale en regard de la dent, accumulation de tartre...).


Cas N3


Cavalier King Charles de 6  ans présentant une parodontite localisée à PM1 et PM2. La parodontite est liée à l'encombrement excessif  dans cette zone du maxillaire.L'extraction sera la meilleure solution dans la mesure ou ces prémolaires ont un rôle secondaire.


Sur ce même chien le problème de parodontite  focalisée se pose également à gauche.Pm1 est presque complétement déchaussée. PM2 présente une furcation de classe 3. L'extraction est la règle .

En post opératoire , les produits favorisants l'hygiene buccale sont indiqués.

Partager cet article

17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 19:15








Cas clinique N°1   (d'après la Technique de D.Chillès)

Jeune Westie de 10 mois présentant une arcade incisive inférieure défectueuse : absence de contact entre les incisives centrales inférieures et supérieures. Les 31 et 41 ne s'intercuspident pas avec le cingulum des supérieures et elles ont donc tendance à se vestibuler (proalvéolie des 31 et 41). L'arcade incisive mandibulaire n'est pas dans un plan horizontal occlusal et à tendance à s'incurver de plus en plus vers la symphyse créant une béance favorable à la proalvéolie. Sur le site Eugénol (forum) il nous été permis de visualiser une technique simple de réalisation de braquet en résine (LC) qui présente outre l'avantage de la simplicité, celui de pouvoir adapter la taille du braquet construit à la taille de la face vestibulaire des incisives de petits chiens (Technique de D. Chillès alias Dancha).





Aprés mordançageles faces vestibulaires sont recouvertes avec l'agent de liaison qui est polymérisé.


Un tube de silicone est appliqué sur les faces vestibulaires et recouvert de composite fluide de place en place de la 34 à la 44. Le tube est positionné plus apicalement sur la 31 et la 41. Chaque "pont" de composite constitue un mini braquet adapté à la forme et la taille de l'incisive.














Lorsque le tube est fixé sur toutes les incisives et les deux canines, il est doucement retiré,  laissant un pertuis sous chaque pont de résine.


Un fil NiTi est alors introduit dans chaque pertuis jusqu'à l'obtention d'un arc incisif complet. Les extrémités du fil sont pliées à la pince.



Le positionnement plus apical du fil sur les deux incisives centrales devrait suffire pour relancer leur égression et les positionner normalement sur la même horizontale que les autres. Les deux boucles aux extrémités ont créé une légère tension sur le fil qui devrait faciliter une très légère distoversion souhaitable de l'arcade.




Cas clinique N°2


Jeune cocker de 1 an présentant un articulé incisif inversé concernant la 12 et les 42, 43.
La 12 est distoversée et s'articule à l'intérieur des deux incisives mandibulaires 42 et 43 (Wry bite). Le traitement choisi est un fil vestibulaire mandibulaire gainé avec deux boucles pour "rentrer" les incisives mandibulaires droites et un fil NiTi galbé, sur les incisives maxillaires pour vestibuler la 12. Les braquets sont constitués en résine Biosplint (Pierre Rolland) suivant la Technique sus citée (D. Chillès).







Cas clinique N°3






  Retriever de 4 ans appareillé pour une légère classe III incisive.  Il lui a été placé une plaque de  Hawley au maxillaire pour vestibuler les 4 incisives centrales et un fil vestibulaire gainé à la mandibule il y a deux mois.  A ce stade, les deux arcades sont en "tenaille" mais la classe 1 n'est pas encore obtenue. Le fil vestibulaire étant tombé à deux mois,  nous le remplaçons provisoirement par un fil NiTi Regency spool   0.12  de chez Class One placé selon la Technique décrite ci-dessus aprés confection de braquet en Biosplint flow sur gaine E-Z Tie tubing 0.64 mm d'American Ortho. La pression pour distaler l'arcade est assurée d'une part par la gaine siliconée placée comme ci-dessus et légèrement tendue sur les canines et, d'autre part,  par des boucles ouvertes sur le NiTi entre 34 et 33  et,  entre 44 et 43.


                     Photo D. Chillès



Aprés 4 semaines le fil NiTi est encore en place ainsi que les braquets en Biosplint , mais la gaine siliconée a disparue.La correction obtenue est incomplète (mais 4 semaines seulement en place) le relai est pris par un fil vestibulaire plus gros avec boucles de ressort.

Vue de la correction dans sa phase finale  le jour du retrait des appareils : à la mandibule le fil NiTi qui était tombé a été remplacé par le fil vestibulaire primitif   qui a été replacé. Le traumatisme infligé par la gaine est visible sue la gencive marginale mandibulaire.


La correction est satisfaisante ,l'articulé est correct (classe I)


Cas clinique N°4


Arcade mandibulaire d'un jeune Westie appareillé en raison d'une malocclusion mandibulaire. Les deux pinces mandibulaires (41 , 31) sont en articulé inversé et plus "basses " sur la ligne d'arcade  créant une béance.
La correction s'effectue avec un fil NiTi Regency spool (ClassOne) 0.16 .

- réalisation de braquets en Biosplint sur tunnel siliconé E-Z Tie Tubing (0.64 mm) uniquement sur 32,33 et 42,43. Le fil est alors glissé dans les tunnels des 4 incisives (32,33,42,43) aprés l'avoir trés légèrement arqué avec une courbure beaucoup moins nette que l'arcade incisive.

- le fil est positionné au contact de 31 et 41 en position apicale pour relancer l'egression de ces deux incisives puis il est collé au composite Biosplint. Le fil reste libre de coulisser dans les 4 autres braquets. La force engendrée par son retour à la forme de départ devrait permettre la correction des deux pinces mandibulaires.


Aprés  deux mois la correction obtenue est satisfaisante.(ci dessous vue de profil)


Ci-dessous exposé de Daniel Chillès sur les attaches en composites :

Daniel Chillès

2 rue Metz-Juteau

90000 Belfort

daniel.chilles@wanadoo.fr

 

 

Introduction :

 

Dans certains cas, lorsque le contrôle radiculaire n’est pas nécessaire ni même quelquefois désiré, il est possible de réaliser soi-même d’une manière extemporanée des attaches qui permettent des mouvements dentaire de grande liberté.

 

Nous allons illustrer nos propos par deux cas cliniques après avoir montré en détail le procédé de fabrication.

 

 

 

Matériel spécifique nécessaire :

 

- Fil élastomérique tubulaire de diamètre .025 (0,64 mm), en bobine.

- Fil NiTi de diamètre .012 (0,30 mm), en bobine. (voire 0.14 ou 0.16)

- Résine composite fluide, en carpule ou seringue.

 

 

Fabrication :

 

Les attaches sont réalisées dent par dent après préparation classique de l’émail de toutes les dents destinées à être appareillées.

 

Le fil élastomérique extrait de sa bobine et coupé à la bonne longueur est positionné à la hauteur désirée sur la première dent puis recouvert de composite à l’aide de la seringue dans un mouvement d’aller et retour vertical (figure 1, a). Le matériau est photo-polymérisé immédiatement et peut être complété si nécessaire jusqu’à former un pont qui paraisse homogène.

 

La même opération est réalisée sur la dent suivante . Une fois toutes les attaches réalisées , le fil élastomérique est retiré en le tirant latéralement pour libérer les lumières des attaches.

 

La longueur de fil NiTi nécessaire est ensuite prélevée de sa bobine  et mise en forme avec un manche de précelles à la manière d’un bolduc . Il est enfilé dans les lumières des attaches à partir de la zone antérieure vers chaque coté en réalisant temporairement une boucle qui disparaîtra lorsqu’il sera tiré latéralement . En cas de fortes malpositions, plusieurs boucles successives peuvent être réalisées, l’une après l’autre.

 

Il sera possible de remplacer par la suite ce fil par un autre de plus gros diamètre. Comme il sera alors difficile de réaliser des boucles à cause de son manque de souplesse, il sera simplement enfilé à partir d’une dent antérieure vers un des cotés et accroché, lorsqu’il dépassera la dernière attache, à une pince « mosquito » qui sera laissée libre. Il évitera de la sorte de blesser les muqueuses postérieures et il sera possible de continuer à le glisser jusqu‘à ce que son autre extrémité puisse être enfilée vers l’autre coté.  Il sera alors recentré et ses extrémités recourbés à la pince.

 

 

Caractéristiques :

 

Les attaches sont étroites, elles permettent ainsi d’éviter d’imposer une composante de force latérale au niveau apical lorsque celle-ci n’est pas désirée.

La glisse du fil est aisée dans son tunnel car le contact fil-composite est ponctiforme.

 

 

Conclusion :

 

Ces attaches relativement discrètes et faciles à nettoyer permettent de contrôler les mouvements verticaux, coronaires mésio-distaux et vestibulo-linguaux ainsi que les rotations.

Elles permettraient également de contrôler les mouvements radiculaires si des accessoires spécifiques étaient ajoutés.

 

Cette mécanique semble bien être en interaction avec la biologie du patient compte tenu de la facilité apparente avec lesquelles les dents acceptent de se déplacer dans la bonne direction. Elle pourrait être qualifiée de «biocompatible » ou « bio-active »  en reprenant le concept « d’autokinesis » évoqué par Voudouris in l’OF 10/2008 qui, même s’il n’a jamais été validé scientifiquement, nous paraît ici correspondre à nos observations cliniques.

 

Ceci ouvre des perspectives intéressantes qui ne dépendent en réalité que de l’imagination de l’orthodontiste.

 

 

 

 

 



Partager cet article

12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 17:05






Chat persan femelle de 10 ans montrant  une douleur à la prise des aliments depuis quelques semaines. L'animal ne mastique que du coté droit. Il présente une Neck lésion  (FORL) sur la canine supérieure droite (24) dont le fond est hémorragique et douloureux au sondage (Rhin). Malgré l'évolution le plus souvent  irréversible de ces lésions qui aboutit le plus souvent à une dissection corono-radiculaire (prémolaires et molaires) ou à une ankylose radiculaire par résorption-fusion (canines) et déterminent souvent la décision d'extraction, il est décidé de traiter cette cavité de manière à conserver une dent majeure en bouche et à supprimer la douleur manifestement liée à une exposition pulpaire.

 





De nombreuses techniques de restauration des lésions du collet ont déja été décrites incluant l'utilisation de divers matériaux (composites, verres ionomères ...) parmi lesquels les verres ionomères ont démontré leur intérêt en Dentisterie Féline en raison de leur  adhésivité à l'émail et à la dentine même en présence d'humidité (ex. Aqua cem) de leur coefficient thermique d'expansion voisin de la dent et de leur relative innocuité vis à vis de la pulpe due à leur compatibilité biologique.
 Toutefois,  en présence d'une cavité profonde avec exposition pulpaire il nous a semblé plus intéressant de colmater directement la lésion avec un hydroxyde de Ca polymérisable (théoriquement prévu pour le coiffage indirect) dont la dureté au collet nous semble suffisante et dont la biocompatibilité est théoriquement meilleure, tout en sachant qu'un tel traitement n'est pas conventionnel dans la mesure où une exposition pulpaire dicte plutot la pulpectomie. Les difficultés d'extirpation pulpaire sur une dent de chat de 10 ans nous ont orienté vers un coiffage direct plus risqué (pulpite infectieuse).







Les différents clichés, sous des incidences différentes, confirment que la cavité a atteint le canal pulpaire et que la racine est partiellement fusionnée à l'os alvéolaire environnant (perte de l'incisive latérale 23).



Après parage de la cavité à la fraise boule de petit diamètre puis cône renversé, il est entrepris un coiffage pulpaire après l'arrêt du saignement à l'hydroxyde de Ca  en poudre  trés riche en hydroxyde (partie poudre du Calsealer)  puis du Calcimol LC.

 Le choix s'est porté sur un ciment à l'hydroxyde de Ca et non sur un verre ionomère en raison de l'exposition pulpaire.Le coté expansif du verre ionomère n'est malheureusement pas retrouvé avec la pâte calcimol qui se rétracte très légèrement à la polymérisation et laisse un léger hiatus. Nous l'avons appliqué en deux temps avec une première couche de fond faiblement polymérisée pour éviter la rétraction et assurer l'étanchéité puis une seconde couche après légère rétention avec une polymérisation plus  complète.


L'hydroxyde est laissé seul comme matériau de coiffage et de comblement compte tenu de la taille de la dent et de celle de  la cavité. Du composite ou du verre ionomère  ne seront pas utilisés.


Après application du Calcimol la surface est lissée avec une fraise diamentée (bague jaune) à finition.
Une réévaluation avec radio à 4 semaines est prévue pour suivre une éventuelle pathologie apicale et contrôler l'effet antalgique du coiffage et sa pérennité.





Partager cet article

4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 21:04






Sur un chien berger blanc  de un an et demi, la canine maxillaire gauche est incluse  (voir cliché "julie" ci-dessous : la cuspide de la canine est indiquée par la pointe de la flêche "c").  Il a été entrepris de désinclure la canine qui est est totalement invisible dans la bouche du fait de sa position quasi horizontale sous la muqueuse .




La flèche jaune (i) indique la position de l'incisive latérale (sa racine), la flèche bleue (c) montre la pointe de la canine incluse.


 
La première étape a consisté à cautériser la muqueuse gingivale au servotome en direction de la cuspide. La pointe de la canine apparaît après une cautérisation de 2 mm de profondeur juste en avant de la première prémolaire (voir cliché ci-dessous). Après avoir dégagé la pointe, une légère cautérisation à l'aiguille fine dégage la périphérie de la cuspide sur 1 mm  de profondeur environ en direction de l'apex.




Un braquet à crochet  (cleat lingual  30-000-02 GAC) est collé  (ortho fuji LC) sur la face vestibulaire de la cuspide de la canine (préalablement mordancée à l'ac. orthophosphorique)


Une vis orthodontique  cruciforme d'ancrage de 7 mm (tomas) est positionnée perpendiculairement au palais au raz de la crête gingivale (vissage au contre angle puis manuel). La chaînette (AO) est tendue entre le braquet et la gorge de la tête de vis. La direction de tension de chaînette n'est pas idéale mais compte tenu de l'inclusion en position légèrement vestibulée de la canine, le fait de tracter rostralement et légèrement vers la palais pourrait permettre l'amorçage d'une égression vers le site physiologique de la dent.

Aprés 3 semaines le chien est revu : la cuspide n'a pas "bougé" d'un mm ! . Plusieurs radios de contrôle permettent de mieux cerner la forme de la canine incluse ; celle ci apparaît nettement dysplasique avec une forme en triangle isocèle dont un bord présente un renflement très rétentif dans l'os alvéolaire....


Aprés deux mois de traction l'egression est nulle. Une fenêtre fistulaire  appparait 5 mm
au-dessus du collage de braquet. L'avulsion de la dent est décidée, elle durera 1h 30.


Après incision de décharge en face de PM1, un lambeau est récliné caudo-dorsalement, l'os alvéolaire s'effrite facilement et laisse apparaitre une portion cuspidaire de la canine de couleur marron clair. Cette cuspide se détache rapidement du reste de la dent dès le travail  du syndesmotome, elle est fissurée dans sa longueur et friable, elle ne contient pas de pulpe. Le reste de la dent est trés difficile à extirper de par sa forme dysplasique et massive se terminant en massue. Il n'y a pas de pulpe dans le reste de la dent qui parait être constituée d'un bloc amélo dentinaire.

Sutures du lambeau et antibiothérapie.







Partager cet article

12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 18:11





Cas clinique N°1



Pendant le détartrage de ce caniche de 10 ans, l'hypermobilité des arcades incisives est très nette, en particulier à la mandibule.
 La propriétaire l'a signalé et cette hypermobilité ne l'encourage pas au brossage.


Il s'agit d'une hypermobilité de classe 2, aggravée au fait que ce chien présente une malocclusion (occlusion de classe II, rétrognathie maxillaire).
Après détartrage soigné, polissage des couronnes et curetage en douceur des parties radiculaires dénudées en évitant le saignement, il sera entrepris une contention extemporanée collée de l'arcade incisive mandibulaire pour retarder la chute de ces incisives et permettre une prophylaxie correcte par les propriétaires.

 


Une digue est placée (usage détourné d'un gant chirurgical ). Les dents sont mordancées sur leur face linguale et interproximale à l'acide orthophosphorique, rincées et séchées. Une couche d'adhésif est appliquée au pinceau sur toutes les surfaces coronaires linguales et interproximales puis polymérisation 20 secondes. Une goutte de composite  Biosplint Flow est déposée sur la 33,  puis la bandelette est placée et polymérisée. L'application de la bandelette et de composite se poursuit de dent à dent jusqu' à la 43. La bandelette est ensuite recouverte de composite.



Les débordements de composite au-delà du cingulum sont éliminés avec une fraise dia
mentée fine.











                                                                                                   Cas clinique N°2



Jeune Terrier du Tibet de 7 mois réferé pour une fracture mandibulaire en arrière de PM4 et centrée sur la racine mésiale de la carnassière. Une ligature acier a été posée il y a 3 semaines, mais le montage s'avère instable. La ligature passée dans la furcation de la carnassière s'appuie sous le collet de PM4. Sur la photo de la radio on aperçoit un apex de la racine mésiale de M1 qui a littéralement perforé la corticale externe responsable de la fracture.





La lecture de la radio montre un glissement de la ligature primitivement à la furcation vers l'apex de la racine mésiale de la carnassière. L'apex et tout le ligament apparaît radio transparent. La racine dans le foyer de fracture contribue très certainement à l'absence de cicatrisation osseuse. L'état général du chien est légèrement dégradé (légère hyperthermie) et le moindre mouvement mandibulaire est douloureux ce qui laisse supposer également un foyer   d'osteite localisé. Il est décidé de retirer la ligature , de supprimer la racine mésiale de la carnassière tout en lui conservant sa couronne pour l'utiliser comme appui pour une contention en résine.



La racine mésiale est retirée à la fraise fissure après un mini lambeau d'accès. Le foyer de fracture est infecté. Nous laissons la chambre et la racine distale sans traitement endocanalaire par manque de temps anesthésique. La dévitalisation ou l'extraction du reste de la temps étant prévu après la constitution d'un éventuel cal.
Aprés repositionnement du lambeau une résine Coolsin (Pierre Rolland) est appliquée depuis M2 jusqu'à l'arcade incisive. Le cliché (Julie) ci-dessus pris aprés l'extraction de la racine mésiale et la pose de la résine  montre une vaste cavité radio transparente. Les corticales externes sont mal apposées avec une marche de quelques millimètres peu satisfaisante sur le plan orthopédique.
Antibiothérapie (clindamycine pendant 15 j. 11mg/kg)





Le chien perd malheureusement sa gouttière après 15 jours seulement. L'état général est bon et il n'y a plus de douleur depuis le retrait de la ligature. Il est revu 10 jours  après la chute de la gouttière. Il s'alimente normalement et son comportement est normal. A la manipulation, la fracture est instable mais pas douloureuse. Un cliché est pris ce jour (photo ci-dessus) , elle montre une amélioration de l'alignement cortical et surtout un comblement trés net du foyer par du cal.
Une nouvelle résine de contention en gouttière est placée entre PM2 et M1 : la résine Biosplint de Pierre Rolland.


Après mordançage et application de l'agent de liaison, une bandelette est appliquée sur la PM2 puis recouverte de composite Biosplint . La bandelette est ensuite appliquée de dent à dent jusqu'à la dernière molaire et recouverte de composite comme pour une attelle extemporanée collée d'arcade incisive.Une gouttière si courte est certainement insuffisante mais nous tablons sur le jeune âge du chien pour éviter la pseudarthrose. Il faut noter l'excellente adhésivité du biosplint  aux surfaces mordancées et sa résistance aux forces de cisaillement.


Début de formation du cal à 3 semaines.


Cal  de bonne qualité à 6 semaines.



Partager cet article

30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 17:05
 
Cas clinique N°1

Ce jeune Yorkshire de 1 an présente aprés l'éruption des dents définitives une
dilacération coronaire sur la 24 (forme en faucille avec angulation) et une hypoplasie de l'émail en région cuspidaire sur les 21,22,23. Compte tenu du fait que ces atteintes coronaires  siègent sur un groupe localisé de dents (partie rostrale droite du maxillaire)  l'hypothèse d'un traumatisme pendant la croissance dentaire autour du 2° mois est  vraisemblable.


 





Après détartrage de la 24 une tentative de restauration est entreprise :

- application de i/bond gluma inside single dose ( 3 applications à la mini éponge )
- aprés 30 secondes séchage rapide à la soufflette puis polymérisation 20 secondes
- reconstruction couche par couche avec composite Vénus (Heraeus Kulzer) teinte A2
- polissage





La reconstruction n'intéresse pas la cuspide (ce qui explique la teinte ambrée de la dentine non recouverte à l'extrémité de la canine) de façon à éviter les chocs sur une face occlusale recouverte de composite.
Quelle sera la pérénité de cette reconstruction  ?


 

 


                                                       Cas clinique N°2




Berger allemand femelle de 15 mois avec dilascération coronaire de la canine supérieure gauche.à la suite d'une morssure dans les premiers mois de la vie. Le chien est un chien de ring qui s'entraîne chaque semaine et doit posséder des crocs résistants aux chocs. Il est décidé de poser une jaquette de protection en acier pour éviter la fracture. La dent présente un sillon disjoncteur sur son premier tiers et une légère angulation mésio vestibulaire à partir de ce sillon qui n'est pas recouvert par de l'émail.

 



La mise dépouille est longue avec un congés simple en evitant les contre dépouilles. Au niveau du sillon , l'absence d'émail laisse une cavité discrète pendant la taille du moignon. Cette cavité est obturée au verre ionomère (ortho fuji LC) pour assurer une surface de moignon homogène et lisse.


Prise d'empreinte : Coltene speedex Putty  et  VPS hydro.

Sur le plan prothétique il est prévu de préparer une couronne céramique  teinte 01 kerascope (+ une couronne acier de "rechange" en cas de fracture de la prothèse !).


Fabrication de deux couronnes par le prothésiste.  Une en céramique (céramo céramique) et une en acier en cas de fracture de la première. La couronne en céramique est élaborée sur une chape Alumine-Zircone ; Systeme Vita-In -Ceram.

La couronne céramique est scellée avec un verre ionmère GC Fuji Plus.
Vue vestibulaire. La teinte est légèrement blanche mais s'harmonise bien avec les autres couronnes dentaires.

Vue mésio vestibulaire.

Après quelques semaines le chien reprend son entraînement : à la première attaque un craquement !

Après examen la dent est fracturée au delà de la couronne, en radiculaire à 2mm environ du collet :

- dépose de la couronne : la pulpe qui apparaît est à moitié nécrosée, la racine est en plusieurs morceaux séparés par des refends longitudinaux.

- l'exérèse est décidée, elle sera pratiquée par alvélotomie. Cette extraction s'avèrera trés difficile (malgré l'alvéolotomie). La dent est ankylosée il n'y a plus de ligament.


L'erreur fut de poser cette couronne sans radio préalable et même sans test de vitalité, car la couronne n'a absolument pas souffert par contre l'état endodontique de la dent devait pas permettre la pose d'une jaquette en raison d'une pulpite ou d'une nécrose en cours.


Partager cet article

16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 12:06
Les "tomas-pins" (Temporary Orthodontic Micro Anchorage System) ou spider screws sont des vis orthodontiques permettant de constituer des appuis  de traction pour corrections de malpositions dentaires .

vis-tekka-1.JPG
                                            Exemple de vis du laboratoie Tekka.

vis-tekka-2.JPG
                                        Exemple de vis du laboratoireTekka

vis-tekka-3.JPG


                                        Exemple de vis Laboratoire Tekka


Exemple N° 1 :

Sur ce rottweiller 4 incisives sur 6 sont vestibulées ( les deux mitoyennes et les 2 coins) alors que les pinces sont correctement articulées. Cette proalvéolie incisive (en dehors de toute classe III squelettique) se corrige dans ce cas clinique par l'utilisation de deux vis Tomas implantées assez distalement dans les branches mandibulaires de façon a ne pas léser les racines incisives et suffisamment prés de la symphyse pour éviter le canal mandibulaire. La traction sur les incisives s'exerce par le biais de chaînettes élastiques. Pour éviter le glissement des chaînettes sur la face vestibulaire des incisives.

rott-j0.jpgundefined

Les vis Tomas (en général 1,7X7mm) sont auto-taraudantes et sont placées grâce un matériel ancillaire spécifique, aprés les étapes suivantes : anesthésie locale, perforation de la muqueuse avec le poinçon "Tomas punch", forage pilote de l'os avec une fraîse boule round drill 1,0,vissage.

rott-fin.jpg
La correction obtenue aprés une contention par gouttière en résine de 4 semaines environ.




Exemple N° 2 :

tomas-d.jpg

 


 
Chez ce jeune cocker dont le reste de l'occlusion est excellent la pince supérieure droite est linguo versé. La correction de cette incisive (pince) maxillaire est réalisée pour des raisons de facilité de mise en oeuvre par traction sur les deux incisives inférieures (mitoyenne et pince droite mandibulaires) de façon à corriger l'articulé inversé par traction vers l'arrière des dents mandibulaires plutot que par propulsion de la supérieure ce qui est plus difficile à réaliser. Le traitement passe par l'implantation d'une vis spider screw (Tekka) dans le plancher mandibulaire et la pose d'une chainette stabilisée par des brackets.


tomas-c.jpg

tomas-b.jpg

tomas-a.jpg



Discussion:


Chez ce jeune cocker le plancher mandibulaire reste relativement haut par rapport à la tête de la vis ce qui  entraine malgré la position incisale des brackets un cisaillement de la muqueuse par l'élastique qui peu à peu rentre  dans les tissus mous ; l'efficacité de la chainette est alors considérablement réduite. Aprés plusieurs semaines le traitement est un echec en raison surtout de la présence de l'incisive supérieure centrale qui bloque toute tentative de linguoversion des inférieures.
La vis est laissée en place, les brackets sont retirés  ainsi que la chainette de manière à laisser les tissus  mous lésés cicatriser.


Aprés 15 jours une nouvelle technique de traction est tentée.

cocker1.jpg
- les 3 incives vestibulo versées sont noyées dans une mini gouttière  en ortho résine dans laquelle est placé un bracket rétentif à corochets sur la face linguale et le plus haut possible de façon à protéger la muqueuse.

cocker-4.jpg



La chainette est alors tendue avec une traction faible; elle est maintenant loin de la muqueuse et ne peut s'incruster dans les tissus.
Pour éviter l'antagoniste au maxillaire un plan de surélévation en résine est placé entre le croc supérieur et le coin, à droite et à gauche, de manière à obtenir une légère béance n'entravant pas le mouvement distal de la mini gouttière.





 

Exemple N° 3 :


bullnarbon1.jpg


Bull Terrier de 10 mois avec trouble de l'occlusion complexe  (crocs convergents, articulé incisif inversé sur la partie droite de l'arcade :wry bite). La première phase du traitement visait  à corriger  la convergence des canines  à l'aide de plans inclinés.

bulnarbon2.jpg


La seconde phase consiste  à distaler les deux incisives latérales droites  en articulé inversé.

- mise en place d'une vis d'ancrage 
- contrôle radiologique de la position de  la vis par rapport aux structures radiculaires 
- collage de deux  brackets à anneau sur les incisives  et  mise  en traction avec une chaînette.

controle-vis-1-copie-1.jpg
Le contrôle radiologique montre  une vis  à distance  des canines et respectant  les apex des incisives.







vis-bracket.jpg


Sur ce cliché [RVG Julie] (autre cas) une position  de vis trop proche de l'apex de la mitoyenne.








bullnarbon5.jpg
bullnarbon6.jpg


Le résultat est (trop !) rapide puis qu'en 15 jours seulement  les incisives basculent et viennent se positionner  sous les incisives supérieures. La contention est assurée par la pose d'une gouttière en orthorésine.

 

 



Exemple N°4 :

 

 

 

 

 



Jeune berger d'anatolie de 15 mois affecté par un articulé inversé en pince . La vestibuloversion des incisives centrales a été corrigée par la mise en place d'une vis Tekka  violette de 7mm et pose d'une chaînette élastique embrassant les deux incisives solidarisées par un bracket à anneau de manière à créer une rétention pour éviter le "ripage" de la chaînette (photo avant le retrait du bracket et après le retrait de la chaînette).



Le résultat est rapide mais malgré la rétention du bracket la chaînette a glissé sous les couronnes incisives et provoqué des lésions gingivales en vestibulaire et en interproximal (photo après retrait du bracket). Compte-tenu des lésions aucune chaînette n'est replacée et des points de sutures horizontaux au vicryl sont placés pour reconstituer  une barrière muqueuse vestibulaire.


 

La récidive est très rapide. Les deux incisives reprennent une position vestibulée . Leur articulé est de nouveau inversé.




La vis de traction ayant été laissée en place, une nouvelle chaînette est tendue (trés faiblement <50 gr) sur un bracket à crochets placé sur la face linguale des pinces de façon à éviter tout glissement et à diminuer les trauma sur la muqueuse.


 


 

 

La linguoversion est rapide : dés qu'elle est obtenue une gouttière de contention est coulée. La vis  est retirée (voir photo ci-dessous).                                                      



Partager cet article