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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 23:56

  Un chien agé de type caniche présente une rhinite unilatérale droite ancienne avec éternuements. L'hypothèse d'une origine dentaire responsable de la rhinite est envisagée . Pour confirmer cette étiologie l'animal est sédaté et l'ensemble des dents est exploré à l'aide de la sonde parodontale et par manipulation de chaque dent de manière à rechercher les mobilités anormales.Dans la plus part des cas (mais pas systématiquement) lorsqu'une dent est responsable d'une infection chronique des cavités nasale ,la dent responsable est la canine supérieure. Les poches coté palatin sont alors fréquentes.

La vidéo ci dessous montre la phase d'exploration et la matérialisation de la fistule.

 

 

 

 

 

 


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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 15:27

 

 

 

  1° cas clinique

 

 

 

implantation-531.jpg

Un chien berger de grande taille agé de 15 mois présente une agénésie de la 4° prémolaire mandibulaire gauche. Dans un soucis esthétique les propriétaires souhaitent la pose d'une couronne céramo-métallique sur implant.

FLECHE.jpg

Sur ce cliché le diastème constitué par l'absence de la prémolaire en avant de la carnassière est facilement reconnaissable (flèche bleue). On peut déjà remarquer la présence de tartre sur la carnassière supérieure (partie mésiale).

 

 

 

 

implanto3.jpg

implanto2.jpg

 

 

 

 

 Les radios (RVG Julie) montrent une hauteur d'os suffisante (>13 mm, photo de gauche) et une épaisseur mandibulaire correcte (>7mm en en linguo-vestibulaire).La qualité de l'os semble correct en densité.

 

 

 

 


30-juin-0027.JPG

Le choix de l'implant se porte sur un implant universel TEKKA : In -Kone Universal de diamètre 3,5 mm et de longueur 8,5 mm.Il s'agit d'un implant cylindro conique avec profondeur de filetage croissant. Ler filetage cervical est dit "Twinthread" avec dédoublement pour une meilleure répartition des contraintes et une préservation de l'os cortical.La pointe est constituée par une triple ailette autotaraudante.

 

Les étapes chirurgicales ainsi que  les phases de forage et d'implantation ont été conduite sous les directives du Dr H.P FABAS , stomatologiste.

 

 

30-juin-0031.JPG

Dissection de la crête gingivale à l'élévateur de Molt.

Séquences de forage: foret pilote pointeur de 2mm,foret étagé de 3mm (1000 tours/mn) puis foret terminal de 3,5 mm(100 tours/mn).

Préhension de l'implant avec la clé porte-implant contre-angle ou manuelle

Vissage en bouche, couple maximum d'insertion : 70 N.cm - 15tr/min

 

30-juin-0033.JPG

 

Mise en place de la vis de couverture avec la clé porte-implant manuelle. Serrage manuel (10 N.cm maximum)

implanto1.jpg

 

Radio de contrôle post-op.05.JPG

Après 3 mois d'osteo-intégration :aspect tuméfié de la muqueuse traduisant une légère surinfection sur le site attribué à une mauvaise résorption des sutures résorbables  (vicryl tressé qui ne constituait pas le bon choix : le Pds monofil aurait été préférable).

06.JPG

Anesthésie locale a l'articaïne adrénalinée en vue d'une réouverture du site d'implantation : incision crestale à la lame de 11.

10.JPG

Positionnement du transfert d'implant dont une face est plane pour faciliter son repérage dans l'empreinte.

14.JPG

Prise d'empreint classique au silicone : double empreinte (lourd+leger)

25-2-.JPG

26.JPG
 le positionnement du transfert (en bas à droite l'analogue d'implant)

27.JPG

positionnement du transfert coiffé de l'analogue

32.JPGUne vis de couverture (avec hauteur de muqueuse 1.5 mm) est placée . Pas de sutures sur la muqueuse.

vis-insertion.jpg15 jours aprés la mise en place de la vis de cicatrisation la muqueuse semble correcte (l'indication 1,5 sur la vis signifie qu'elle ménage une hauteur de muqueuse de 1,5 mm.

transfert2-copie-1.JPGUne vue du platre avec le transfert (Pop-up) en place sur l'analogue d'implant.

transfert-X.jpg

 

Une autre vue du platre avec positionnement d'un pilier droit vissé en lieu et place du transfert :le faux moignon est un pilier droit indexé de diametre 5 mm ,hauteur de muqueuse 1,5 mm

 

janvier-2011-1705-copie-1.JPG

Essayage et vissage du faux moignon droit.

Collage de la couronne céramo métallique qui s'adapte bien mais qui ne nous satisfait pas esthétiquement en raison du hiatus muqueux au collet mésial . Il faut espérer une légère hypertrophie gingivale mésiale avec le temps pour combler le manque de hauteur muqueuse (peut être aussi lié à une chape métallique trop volumineuse.


 

 

 

 


2° cas clinique 

L'incisive (11) de ce jeune Snauzer a été fracturée accidentellement
ne laissant dépasser qu'une moitié coronaire.
Après pulpectomie et obturation (Zoe) une
reconstitution en céramique est envisagée.
 


decembre-09 6048
PICT0034Une première empreinte est prise avant la mise de dépouille pour réaliser une provisoire en résine (la 22 et la 23 ont été cassées sur le moulage par la suite).


decembre-09 6073Aprés la taille du moignon (à la suite de la pulpectomie et traitement endocanalaire) empreinte unitaire en technique de la double empreinte .

PICT0045
Aprés préparation du canal,  un calcinable est placé avant une nouvelle empreinte.

PICT0033
decembre-09 6074              Pose d'une provisoire en résine

PICT0033A partir de cette empreinte,  l'inlay core et la couronne céramique définitive sont élaborés
PICT0046                 Couronne céramique
PICT0047            L'inlay core
PICT0048              Les deux éléments
schnauzer 2

                                                              La couronne scellée (Fuji )

 

 

 

 

Deux mois aprés le scellement, chute de la couronne : voir cliché ci-dessous

 

garidel-1.jpg

La radio montre une égression du fragment radiculaire résiduel (la fleche bleue représente la différence de hauteur de l'apex des deux incisives centrales 11 et 21) . L'extraction du séquestre radiculaire est décidée. Le site alvéolaire est inflammatoire et légèrement exsudatif autour du fragment. L'avulsion est aisée.

garidel groupé

 

Sur ces deux clichés pris aprés l'obturation (à gauche) et aprés la dépose de la provisoire (à droite) on remarque déja, outre le granulome apical, un début  d'égression radiculaire. La perte de l'inlay était prévisible !

 

 

garidel-2.jpggaridel-3.jpg

 

Une  radio de contrôle permet de s'assurer de la qualité de l'avulsion. Dans l'optique d'une possible mise en place d'implant,  la cavité alvéolaire est remplie de substitut osseux macroporeux  type Bio actis granules (photo de droite) : ce substitut macroporeux contient de l'hydroxyapatite et du phospahte tricalcique beta. La dissolution du phosphate tricalcique libère des ions calcium et phosphate qui intergissent en précipitant  en hydroxyapatite similaire à l'os naturel.

garidel-2.jpg

Aprés 3 mois la cicatrisation semble radiologiquement correcte et l'hydroxyapatite a rempli correctement le déficit osseux.La pose d'un mini implant est décidée.

 

orimplant-1.gif

                                                            Le mini implant "or-implant"

orimplant-2.gif


Contrairement aux implants de taille "classique", les mini implants jouent de la nature visco-élastique du tissu osseux, ceci à la manière des vis de fixation orthopédiques. Le protocole chirurgical des Minis implants ne requiert pas d'ostéotomie sur toute la longueur du foret, mais juste un forage de la corticale, ou d'un tiers environ de la longueur filetée de l'implant. L'implant est capable de forer son chemin dans l'os alvéolaire, avec aisance et efficacité.
Son filetage particulier permet un contact intime entre l'os et la surface de l'implant, assurant une stabilité primaire permettant une mise en charge immédiate, avec succès.
Le MDL est profilé pour résister à un couple de torsion élevée. Son point de fracture est à 86 Ncm.


Tissus mous et Interface Prothétique:
  • COL POLI MIROIR
  • L'implant MDL a été conçu avec un col lisse, afin d'optimiser la réponse des tissus mous à ce niveau. Tous les instruments Drive-Lock s'engagent sur la tête sphérique de l'implant avec précision. Le pilier lui, s'engage intimement sur le chanfrein situé au sommet du col.
    Ce chanfrein indique le niveau correct de placement de l'implant. Deux options prothétiques sont offertes avec les MDL : overdentures, avec les Orings (joints toriques dans leurs capsules métalliques), qui sont capturés dans la prothèse amovible existante ; ou prothèse fixée transitoire, avec les piliers scellés sur les têtes d'implants.
    Le pilier fonctionne aussi comme transfert et peut être fraisé au laboratoire pour établir le parallélisme.

 

 

fab2.jpg

Aprés 3 mois un implant "Or-Implant" est placé dans le diastème résiduel.

 

La muqueuse est décollée en vestibulaire" et lingual à l'élévateur décolleur de Molt après une incision crestale à la lame de 11.L'implant Or -Implant est un Implant de 10 mm avec un diamètre de 2,5 mm .Il est mis en place après forage à 1 mm , puis vissage manuel et blocage à la clé dynamométrique.La muqueuse est suturée en vestibulo lingual avec un point unique au résorbable.

fab3.jpg

fafa1.jpg

 

Un attachement femelle muni d'un "O-Ring" est clippé sur la tête de l'implant (partie mâle)

jusqu'à totale insertion.Il tourne facilement sur la tête de l'implant et joue le rôle d'une vis de cicatrisation ou vis de couverture (hauteur 2 mm environ).

fafa2.jpg




 

 

Aprés 12 semaines d'osteointégration (temps trop court !) une radio de contrôle ne montre pas trop de signes de non intégration.

garidel-31.jpg

garidel-12.JPG

Le "O Ring " est bien toléré par la muqueuse gingivale

 

 

garidel11.JPG

Le "O Ring" faisant office de vis de cicatrisation esr retiré.

gridel-13.JPG

 

                            Positionnement du transfert de laboratoire avec un méplat d'orientation et des rainures de rétention.

garidel-14.JPG

gardel-16.jpg

Vue agrandie du transfert de laboratoire .

 

garidel-15.JPG

Prise d'empreinte en technique de double empreinte et expédition au laboratoire avec avec l'analogue de laboratoire.

 

or-implant.JPG

L'implant "or implant" avec de gauche à droite , l'O Ring , le pilier , le transfert de laboratoire.

 


garidel-82.JPGCi dessus l'unitaire avec l'analogue d'implant en place.


A réception de la couronne céramo-métallique (Inlay-onlay) celle ci est placée aprés retrait du capuchon constitué par le "O ring".

garidel-80.JPG

garidel-84.JPG

La couronne en place.

 

 

 

3° cas clinique 

 

  Chien de 2 ans ayant accidentellement perdu la 23. Aprés 6 mois de cicatrisation il est décidé de placer un implant .

 

agenesie.JPG

 

implant.JPG

La chirurgie d'abord est classique ; la contention des lambeaux d'accés est assuré par un assistan muni de pinces a préhension mousse et d'une griffe sur manche souple.L'implant est vissé avec les mêmes séquences que le cas précédent:

Dissection de la crête gingivale à l'élévateur de Molt.

Séquences de forage: foret pilote pointeur de 2mm,foret étagé de 3mm (1000 tours/mn) puis foret terminal de 3,5 mm(100 tours/mn).

Préhension de l'implant avec la clé porte-implant contre-angle ou manuelle

Vissage en bouche, couple maximum d'insertion : 70 N.cm - 15tr/min

boite-yekka.JPG

Une vue de la trousse  Tekka utilisée.

pinces.JPG

Les deux systèmes de préhension des volets du lambeau d'accés

fotrets.JPG

De bas en haut: fraise boule pour la prépararion du site osseux,foret pilote pointeur de 2 mm, foret étagé de 3 mm, foret terminal de 3 mm.

boite-tekka.JPG

Une vue rapprochée du foret terminal avec les deux repères à 8,5 et 11,5 mm.

clef

En haut le tounevis servant à la préhension  et au vissage de l'implant.Dessous la clef dynamometrique pour le serrage définitif.

vis-couvert.JPG

La vis de couverture de couverture est placée dans l'intrados de l'implant

sutures.JPG

Le lambeau est refermé avec deux points résorbables (polysorb 2-0)

 

 

 

4° cas clinique avant vis couvertureL'implant est ostéointégré depuis 4 mois sur ce beauceron qui a perdu ses deux PM3 maxillaires (ici la droite ,27).Aprés incision de la crète gingivale la vis de couverture est exposée.

transfert implant

Une vue de l'insertion du tranfert d'implant Pop Up vis longue avant l'empreinte.

 

vis de couverture

Pose de la vis de cicatrisation .La 17 est absente sur l'autre arcade. Elle sera également implantée

premol ceraUne vue de la couronne céramique sur la 17 (symétrique de la 27) scellée sur le faux moignon in kone universel tekka DFMLDVC15H3 droit.

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 17:02

 

 
1° cas : fracture de croc


  Le croc mandibulaire droit (44) de ce bouvier de 2 ans a été fracturé accidentellement
ne laissant dépasser qu'un tiers coronaire.
Après pulpectomie et obturation (Zoe) une reconstitution en céramique est envisagée
.





Vue latérale du croc cassé aprés dévitalisation et comblement canalaire (Zoé + cônes de Gutta)





Au cours de l'obturation, rupture d'un racleur de 60 mm. La cavité est préparée de façon à recevoir un mini pivot pour l'inlay. Les points au vircyl visibles ferment le lambeau d'accès permettant une taille du moignon très apicalement en sous gingival pour assurer une élongation coronaire suffisante.





Après obturation et mise de dépouille avec épaulement un cavit est laissé en place pendant l'élaboration de la couronne.







Deux couronnes ont été élaborées : une céramo-métallique (à gauche) en vue vestibulaire  et une céramo-céramique (à droite) en vue linguale. La couronne en céramo-céramique sera choisie  et placée,  l'autre est conservée en cas de déhiscence de la prothèse.





Une vue rapprochée de la céramo-métallique : chape en chrome cobalt et cosmétique céramique "GC initial."






                          
Une vue de l'intrados de la céramo-métallique avec la chape en métal.





                
Une vue de la céramo-céramique (Zircone-alumine avec cosmétique VM7 Vita) avec l'inlay et son pivot réduit.





 
 L'inlay en place sur le modèle.








 
Le jour du scellement de la couronne : le cavit est déposé, les points de suture du lambeau sont retirés,  les lambeaux  sont partiellement réclinés pour faciliter le positionnement de la céramique (noter la déchirure du bord libre de la gencive au niveau de la papille liée au vicryl qui a "scié" la muqueuse).




Scellement de l'inlay au verre ionomère (GC Fuji)





Positionnement et scellement de la céramo-céramique ( GC Fuji)




Les lambeaux  sont suturés de nouveau (Vicryl)





                      
Contrôle radio permettant de vérifier l'obturation sur le corps de la racine.




              
  Contrôle radio de la partie coronaire et de la portion proximale radiculaire.


 

 


                                              2°  cas : fracture d'incisive

L'incisive (11) de ce jeune Snauzer a été fracturée accidentellement
ne laissant dépasser qu'une moitié coronaire.
Après pulpectomie et obturation (Zoe) une reconstitution en céramique est envisagée
.
 


decembre-09 6048
PICT0034Une première empreinte est prise avant la mise de dépouille pour réaliser une provisoire en résine (la 22 et la 23 ont été cassées sur le moulage par la suite).


decembre-09 6073Aprés la taille du moignon (à la suite de la pulpectomie et traitement endocanalaire) empreinte unitaire en technique de la double empreinte .

PICT0045
Aprés préparation du canal,  un calcinable est placé avant une nouvelle empreinte.

PICT0033
decembre-09 6074              Pose d'une provisoire en résine

PICT0033A partir de cette empreinte,  l'inlay core et la couronne céramique définitive sont élaborés
PICT0046                 Couronne céramique
PICT0047            L'inlay core
PICT0048              Les deux éléments
schnauzer 2

                                                              La couronne scellée (Fuji )

 

 

 

 

Deux mois aprés le scellement, chute de la couronne : voir cliché ci-dessous

 

garidel-1.jpg

La radio montre une égression du fragment radiculaire résiduel (la fleche bleue représente la différence de hauteur de l'apex des deux incisives centrales 11 et 21) . L'extraction du séquestre radiculaire est décidée. Le site alvéolaire est inflammatoire et légèrement exsudatif autour du fragment. L'avulsion est aisée.

garidel groupé

 

Sur ces deux clichés pris aprés l'obturation (à gauche) et aprés la dépose de la provisoire (à droite) on remarque déja, outre le granulome apical, un début  d'égression radiculaire. La perte de l'inlay était prévisible !

 

 

garidel-2.jpggaridel-3.jpg

 

Une  radio de contrôle permet de s'assurer de la qualité de l'avulsion. Dans l'optique d'une possible mise en place d'implant,  la cavité alvéolaire est remplie de substitut osseux macroporeux  type Bio actis granules (photo de droite) : ce substitut macroporeux contient de l'hydroxyapatite et du phospahte tricalcique beta. La dissolution du phosphate tricalcique libère des ions calcium et phosphate qui intergissent en précipitant  en hydroxyapatite similaire à l'os naturel.

garidel-2.jpg

Aprés 3 mois la cicatrisation semble radiologiquement correcte et l'hydroxyapatite a rempli correctement le déficit osseux.La pose d'un mini implant est décidée.

 

orimplant-1.gif

                                                            Le mini implant "or-implant"

orimplant-2.gif


Contrairement aux implants de taille "classique", les mini implants jouent de la nature visco-élastique du tissu osseux, ceci à la manière des vis de fixation orthopédiques. Le protocole chirurgical des Minis implants ne requiert pas d'ostéotomie sur toute la longueur du foret, mais juste un forage de la corticale, ou d'un tiers environ de la longueur filetée de l'implant. L'implant est capable de forer son chemin dans l'os alvéolaire, avec aisance et efficacité.
Son filetage particulier permet un contact intime entre l'os et la surface de l'implant, assurant une stabilité primaire permettant une mise en charge immédiate, avec succès.
Le MDL est profilé pour résister à un couple de torsion élevée. Son point de fracture est à 86 Ncm.


Tissus mous et Interface Prothétique:
  • COL POLI MIROIR
  • L'implant MDL a été conçu avec un col lisse, afin d'optimiser la réponse des tissus mous à ce niveau. Tous les instruments Drive-Lock s'engagent sur la tête sphérique de l'implant avec précision. Le pilier lui, s'engage intimement sur le chanfrein situé au sommet du col.
    Ce chanfrein indique le niveau correct de placement de l'implant. Deux options prothétiques sont offertes avec les MDL : overdentures, avec les Orings (joints toriques dans leurs capsules métalliques), qui sont capturés dans la prothèse amovible existante ; ou prothèse fixée transitoire, avec les piliers scellés sur les têtes d'implants.
    Le pilier fonctionne aussi comme transfert et peut être fraisé au laboratoire pour établir le parallélisme.

 

 

fab2.jpg

Aprés 3 mois un implant "Or-Implant" est placé dans le diastème résiduel.

 

La muqueuse est décollée en vestibulaire" et lingual à l'élévateur décolleur de Molt après une incision crestale à la lame de 11.L'implant Or -Implant est un Implant de 10 mm avec un diamètre de 2,5 mm .Il est mis en place après forage à 1 mm , puis vissage manuel et blocage à la clé dynamométrique.La muqueuse est suturée en vestibulo lingual avec un point unique au résorbable.

fab3.jpg

fafa1.jpg

 

Un attachement femelle muni d'un "O-Ring" est clippé sur la tête de l'implant (partie mâle)

jusqu'à totale insertion.Il tourne facilement sur la tête de l'implant et joue le rôle d'une vis de cicatrisation ou vis de couverture (hauteur 2 mm environ).

fafa2.jpg

garidel1.jpg

Voir la suite du traitement sous la rubrique cas clinique N°2



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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 11:44




Lors de fracture croc chez le chien (malinois , berger allemand...) les reconstitutions de couronne utilisent généralement l'acier pour sa résistance.
L'esthétique de ces prothèses est par contre discutable.
L'avènement du système Cerec permet, dans certaines conditions, d'élaborer des couronnes résistantes et esthétiques.





CEREC (Chairside Economical Restorations of Esthetic Ceramic) est une produit/méthode de restauration dentaire, qui permet à un praticien de produire une restauration de la céramique des dents en utilisant plusieurs technologies assitées par ordinateur, comprenant la photographie 3D et la conception et fabrication assistées par ordinateur.


"La céramique dentaire est un matériau qui présente une translucidité identique à celle de l’émail et permet ainsi à la lumière de pénétrer jusque dans le noyau dentinaire et au niveau gingival."

"Au-delà de l’esthétique, la biocompatibilité joue également un rôle croissant dans la restauration dentaire moderne.

Or, la céramique a une parfaite affinité avec l’organisme et révèle un comportement tout à fait neutre vis-à-vis d’autres matériaux ."



 

                                                                 Photo B.C.
                                                           Photo Alan David




" Le Système InLab est très compact et l’unité d’usinage ainsi que le
scanner laser sont incorporés dans la même unité. Ceux-ci sont opérés à
partir d’un PC et utilisent un logiciel supporté par Windows. Le laboratoire
reçoit les impressions du dentiste et crée une matrice et/ou modèle avec
l’aide d’une pierre spéciale, visible au laser. Cette matrice est insérée dans
l’unité Cerec InLab pour y être scannée, après quoi, une image digitale
apparaît sur l’écran du PC. L’armature ou le pont se fait sans effort en
suivant les instructions à l’écran. Le technicien contrôle tous les
paramètres, incluant l’emplacement du pourtour marginal, l’épaisseur de
la surface occlusale et de la structure circonférencielle l’épaisseur du ciment
et le dessin hémothétique du pontique et de la dimension des connecteurs
proximaux. Le stade du scanning prend environ 8 à 10 minutes pour une
seule matrice et environ quinze minutes pour un pont de trois unités.
Une fois le dessin de l’armature terminé, le bloc Vita In-Ceram
approprié est inséré et taillé selon les spécifications précises. Tailler une
seule unité peut prendre entre dix et quinze minutes, selon la dimension
de l’armature et la netteté des deux fraises utilisées pour tailler. Le
système donne des résultats qui sont fiables techniquement et
cliniquement."  Alan David.

Description du procédé CEREC®

Après réalisation de préparations périphériques totales d'environ 11 à 12 dixièmes de millimètre, l'empreinte est réalisée de façon classique.

Réalisation de deux modèles : le premier en plâtre classique, le second en plâtre noir destiné à être scanné dans l'unité In Lab pour l'obtention d'un modèle virtuel. La durée de scannage est d’environ 15 minutes.
Conception de l'infrastructure en virtuel.
Fabrication de l'infrastructure par fraisage dans un bloc d'alumine Zircone.
Infiltration par un verre afin de donner la dureté à l'infrastructure.
Réalisation du cosmétique.




Exemple N°1 :



Le cas ci-dessus illustre la pose d'une couronne en céramique (sans pivot)  ZIRCONE mise en place après une première séance de préparation du  moignon.  La fracture étant basse, la hauteur de couronne est obtenue par élongation coronaire au détriment de la racine. Cette élongation est réalisée après lambeau d'accès (deux incisions de décharge : mésiale et distale).


La couronne est scellée au GC FUJI plus. Le lambeau est repositionné et suturé au vicryl.




Exemple N°2
:


Empreintes d'un jeune spaniel dont les deux crocs gauches (le maxillaire et le mandibulaire) sont réduits du fait de fractures coronaires du tiers cuspidaire. Empreinte des deux dents aprés mise de dépouille.




 



Dans ce cas, les couronnes résiduelles très usées du croc maxillaire et mandibulaire gauche, mais dont la hauteur suffisante ne justifiait pas d'élongation coronaire, de simples jaquettes en céramiques ZIRCONE ont été posées.





 

 
Sur cette vue rapprochée du moulage de la canine supérieure l'épaulement est visible mais aussi les imperfections de la dépouille ou les bulles (ou caillots) lors de l'empreinte au silicone (VPS Hydro Putty  et Xantopren).



              

Ci-dessous les 3 images successives scannées du moignon (ci-dessus).


                                    
                                                            Scanner du moignon

                                                 
                                                                         Image 3D

 
                                                                   La chape en 3D



                                
                                                Les prothèses en place (vue N°1)


                                                                           Vue N°2




Discussion :



Il existe deux types de  céramique :

- les céramiques vitrocéramiques
- les céramiques en oxyde de zirconium (dont l'alumine zircone)





L'armature en alumine zircone a une résistance à la compression aussi bonne que la couronne métal (au-dessus de 600 mega pascals) à condition que la mise de dépouille et la réalisation du congé soient aptes à supporter les contraintes mécaniques des carnivores.


Principes de taille : " la taille du moignon selon des critères précis est à la base de la rétention et de la stabilisation des prothèses unitaires fixées. D.Schaefer."


*
 étendue de la préparation : plus la surface est grande, meilleure est la rétention (hauteur de 6 mm minimum pour les chiens de défense) ce qui remet en cause les clavettes et encourage aux élongations coronaires ou aux évictions gingivales.

* la conicité des parois : le compromis idéal entre rétention et répartition optimale du ciment de scellement serait de 15° de dépouille. Eviter les contre dépouilles, les surplombs, les arètes vives.

* la rainure  placée sur la dépouille de façon à faciliter sa mise en place en diminuant le nombre d'axes d'insertion est contreindiquée pour le tout céramique.

* éviter la simple dépouille ; au niveau des limites cervicales, il est conseillé de réaliser un congé ou un épaulement : l'épaulement est régulier, périphérique et sans porte à faux. Il faut éviter le biseau étroit qui risque d'éclater la jaquette. L'épaulement ou le congé quart de rond sont les plus adaptés.

* la rugosité du moignon et la porosité de l'intrados de la couronne augmentent l'adhésivité : la surface de préparation doit être nette mais pas trop lisse : attaque de l'émail à la turbine avec des fraises à congé aux  gros grains (pour les congés quart de rond) ou fraise cylindrique à bout plat  (pour les faces axiales du moignon et pour l'épaulement) puis finition aux instruments extra fins en évitant les grandes vitesses et les diamètres supérieurs à 1,4mm.






 
                                                              D'aprés D. Schaefer


                                          
                                                          
D'aprés D. Schaefer




En résumé :



Préparation

- la préparation des couronnes en céramo-céramique peut être réalisée au choix avec un congé ou avec un épaulement avec angle interne arrondi.

- les zones de transition entre surfaces axiales ou parallaxes et les surfaces occlusales doivent être arrondies.

- les surfaces doivent être régulières et lisses, mais non polies.



Quelques valeurs théoriques


- épaisseur de la céramique au niveau de la cuspide : minimum 2 mm (cela est trés souvent largement réalisable pour les canines de grands chiens).

- épaisseur de la paroi circulaire (jupe de la couronne) : entre1 et 1,5 mm.

- épaisseur de la jupe au niveau du "tombant" c'est-à-dire de son bord coronaire terminal : minimum 0,8mm.



Le scellement des couronnes en oxyde de zirconium

- nettoyer le dispositif, le dégraisser.

- ne pas retoucher le dispositif.

- un système adhésif n'est pas indispensable (n'améliore pas la stabilité).

- ne pas utiliser les colles photopolymérisables, mais préférer les ciments conventionnels de type verre ionomère






                    Document Céramo-céramique VITA ( en
vert les préparations idéales)





                                                     
                                                 D'aprés K.-H Kunzelmann :All-ceramics at a Glane




Dans le document, ci-dessus, on peut observer que les recommandations (bien évidemment destinées à la dentisterie humaine) lors de champ opératoire humide donnent la préférence au scellement par rapport au collage.

En dentisterie vétérinaire où l'aspiration et la digue ne sont pas la règle, il semble plus recommandable de conseiller le scellement au verre ionomère que le collage (plus risqué).


Pour plus d'élements de discussion voir dans le forum EUGENOL le fil suivant :


http://www.eugenol.com/sujets/280667-scellement-des-couronnes








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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 08:13





Un beauceron de 2 ans est présenté pour une fracture ancienne du croc inférieur gauche (plusieurs mois) en  raison de difficultés de préhension des aliments  (le chien ne mange qu'avec le côté droit de la gueule).

 






La canine présente en effet une fracture coronaire de la cuspide avec  exposition du canal. La sonde de Rhin rentre dans le canal sans douleur et laisse apparaître une pulpe nécrosée noirâtre.




La RVG confirme une lésion périapicale nette et étendue.A la palpation de la mandibule dans la zone de projection de l'apex une légère  tuméfaction  périostée de la corticale externe est nettement perceptible (on la devine radiologiquement).

Un traitement endocanalaire est entrepris aprés alésage du premier puits de fracture et ouverture d'un second perthuis en face mésiale, 2 mm au-dessus de la gencive, de manière à faciliter les manoeuvres d'extirpation et de raclage.




Pendant la phase de raclage avec les limes, une boue pulpo-dentinaire noirâtre et nauséabonde exsude par les deux ouvertures.

Comblement classique au  Forfenan + cônes de gutta condensés.





Obturation au composite Prisma aprés préparation de la cavité rétentive avec "I Bond One" Component Adhesive.





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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 16:04






Un gros chien mâle (croisé beauceron) de 6 ans est présenté pour une discrète tuméfaction de type épulide en regard de la 42 dont la couronne est absente.

 






Un cliché rétroalvéolaire  est pris avant toute intervention : il montre une fracture radiculaire de la 42 avec lyse alvéolaire et abcédation du foyer.

Traitement par extraction  de   la racine au syndesmotome et pose d'un point de suture au Vicryl aprés irrigation à la Bétadine. Pas d'antibiothérapie.  


                               

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 15:06






                           EXEMPLES DE PARODONTITE LIEE A UNE MALOCCLUSION UNILATERALE


Cas N°1

Chez ce jeune Yorkshire la canine supérieure et le coin (incisive latérale) montrent du côté droit une présence modérée de plaque dentaire.  Il faut noter que de ce coté des mâchoires les rapports d'occlusion intermaxillaires sont normaux.  La canine inférieure venant se loger parfaitement entre la canine supérieure et le coin.





Le côté gauche des mâchoires montre un aspect parodontal tout à fait différent : le dépôt de tartre est très important avec une légère récession de la gencive en zone distale du collet de la canine et également au niveau du coin. Sur le plan occlusal, l'espace entre la canine et le coin est fermé et la canine inférieure qui ne peut se loger est mésio versée en avant du coin supérieur.

Cet exemple illustre parfaitement  la  relation entre la malocclusion et le développement d'une parodontopathie focalisée.
Il faut encourager les propriétaires à soigner la prévention des dépots de plaque dans ces zones de malocclusion par un brossage plus méticuleux et l'utilisation des barres à mâcher.



Cas N°2Sur ce jeune Pinscher (aprés détartrage) la 3° prémolaire supérieure gauche n'a pas de place pour s'aligner correctement sur l'arcade ; elle s'est donc positionnée perpendiculairement à l'arcade (rotation de 90°) : il s'en suit une cascade de lésions parodontales (récession gingivale sur la racine distale,ulcère de la muqueuse buccale en regard de la dent, accumulation de tartre...).


Cas N3


Cavalier King Charles de 6  ans présentant une parodontite localisée à PM1 et PM2. La parodontite est liée à l'encombrement excessif  dans cette zone du maxillaire.L'extraction sera la meilleure solution dans la mesure ou ces prémolaires ont un rôle secondaire.


Sur ce même chien le problème de parodontite  focalisée se pose également à gauche.Pm1 est presque complétement déchaussée. PM2 présente une furcation de classe 3. L'extraction est la règle .

En post opératoire , les produits favorisants l'hygiene buccale sont indiqués.

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 19:15








Cas clinique N°1   (d'après la Technique de D.Chillès)

Jeune Westie de 10 mois présentant une arcade incisive inférieure défectueuse : absence de contact entre les incisives centrales inférieures et supérieures. Les 31 et 41 ne s'intercuspident pas avec le cingulum des supérieures et elles ont donc tendance à se vestibuler (proalvéolie des 31 et 41). L'arcade incisive mandibulaire n'est pas dans un plan horizontal occlusal et à tendance à s'incurver de plus en plus vers la symphyse créant une béance favorable à la proalvéolie. Sur le site Eugénol (forum) il nous été permis de visualiser une technique simple de réalisation de braquet en résine (LC) qui présente outre l'avantage de la simplicité, celui de pouvoir adapter la taille du braquet construit à la taille de la face vestibulaire des incisives de petits chiens (Technique de D. Chillès alias Dancha).





Aprés mordançageles faces vestibulaires sont recouvertes avec l'agent de liaison qui est polymérisé.


Un tube de silicone est appliqué sur les faces vestibulaires et recouvert de composite fluide de place en place de la 34 à la 44. Le tube est positionné plus apicalement sur la 31 et la 41. Chaque "pont" de composite constitue un mini braquet adapté à la forme et la taille de l'incisive.














Lorsque le tube est fixé sur toutes les incisives et les deux canines, il est doucement retiré,  laissant un pertuis sous chaque pont de résine.


Un fil NiTi est alors introduit dans chaque pertuis jusqu'à l'obtention d'un arc incisif complet. Les extrémités du fil sont pliées à la pince.



Le positionnement plus apical du fil sur les deux incisives centrales devrait suffire pour relancer leur égression et les positionner normalement sur la même horizontale que les autres. Les deux boucles aux extrémités ont créé une légère tension sur le fil qui devrait faciliter une très légère distoversion souhaitable de l'arcade.




Cas clinique N°2


Jeune cocker de 1 an présentant un articulé incisif inversé concernant la 12 et les 42, 43.
La 12 est distoversée et s'articule à l'intérieur des deux incisives mandibulaires 42 et 43 (Wry bite). Le traitement choisi est un fil vestibulaire mandibulaire gainé avec deux boucles pour "rentrer" les incisives mandibulaires droites et un fil NiTi galbé, sur les incisives maxillaires pour vestibuler la 12. Les braquets sont constitués en résine Biosplint (Pierre Rolland) suivant la Technique sus citée (D. Chillès).







Cas clinique N°3






  Retriever de 4 ans appareillé pour une légère classe III incisive.  Il lui a été placé une plaque de  Hawley au maxillaire pour vestibuler les 4 incisives centrales et un fil vestibulaire gainé à la mandibule il y a deux mois.  A ce stade, les deux arcades sont en "tenaille" mais la classe 1 n'est pas encore obtenue. Le fil vestibulaire étant tombé à deux mois,  nous le remplaçons provisoirement par un fil NiTi Regency spool   0.12  de chez Class One placé selon la Technique décrite ci-dessus aprés confection de braquet en Biosplint flow sur gaine E-Z Tie tubing 0.64 mm d'American Ortho. La pression pour distaler l'arcade est assurée d'une part par la gaine siliconée placée comme ci-dessus et légèrement tendue sur les canines et, d'autre part,  par des boucles ouvertes sur le NiTi entre 34 et 33  et,  entre 44 et 43.


                     Photo D. Chillès



Aprés 4 semaines le fil NiTi est encore en place ainsi que les braquets en Biosplint , mais la gaine siliconée a disparue.La correction obtenue est incomplète (mais 4 semaines seulement en place) le relai est pris par un fil vestibulaire plus gros avec boucles de ressort.

Vue de la correction dans sa phase finale  le jour du retrait des appareils : à la mandibule le fil NiTi qui était tombé a été remplacé par le fil vestibulaire primitif   qui a été replacé. Le traumatisme infligé par la gaine est visible sue la gencive marginale mandibulaire.


La correction est satisfaisante ,l'articulé est correct (classe I)


Cas clinique N°4


Arcade mandibulaire d'un jeune Westie appareillé en raison d'une malocclusion mandibulaire. Les deux pinces mandibulaires (41 , 31) sont en articulé inversé et plus "basses " sur la ligne d'arcade  créant une béance.
La correction s'effectue avec un fil NiTi Regency spool (ClassOne) 0.16 .

- réalisation de braquets en Biosplint sur tunnel siliconé E-Z Tie Tubing (0.64 mm) uniquement sur 32,33 et 42,43. Le fil est alors glissé dans les tunnels des 4 incisives (32,33,42,43) aprés l'avoir trés légèrement arqué avec une courbure beaucoup moins nette que l'arcade incisive.

- le fil est positionné au contact de 31 et 41 en position apicale pour relancer l'egression de ces deux incisives puis il est collé au composite Biosplint. Le fil reste libre de coulisser dans les 4 autres braquets. La force engendrée par son retour à la forme de départ devrait permettre la correction des deux pinces mandibulaires.


Aprés  deux mois la correction obtenue est satisfaisante.(ci dessous vue de profil)


Ci-dessous exposé de Daniel Chillès sur les attaches en composites :

Daniel Chillès

2 rue Metz-Juteau

90000 Belfort

daniel.chilles@wanadoo.fr

 

 

Introduction :

 

Dans certains cas, lorsque le contrôle radiculaire n’est pas nécessaire ni même quelquefois désiré, il est possible de réaliser soi-même d’une manière extemporanée des attaches qui permettent des mouvements dentaire de grande liberté.

 

Nous allons illustrer nos propos par deux cas cliniques après avoir montré en détail le procédé de fabrication.

 

 

 

Matériel spécifique nécessaire :

 

- Fil élastomérique tubulaire de diamètre .025 (0,64 mm), en bobine.

- Fil NiTi de diamètre .012 (0,30 mm), en bobine. (voire 0.14 ou 0.16)

- Résine composite fluide, en carpule ou seringue.

 

 

Fabrication :

 

Les attaches sont réalisées dent par dent après préparation classique de l’émail de toutes les dents destinées à être appareillées.

 

Le fil élastomérique extrait de sa bobine et coupé à la bonne longueur est positionné à la hauteur désirée sur la première dent puis recouvert de composite à l’aide de la seringue dans un mouvement d’aller et retour vertical (figure 1, a). Le matériau est photo-polymérisé immédiatement et peut être complété si nécessaire jusqu’à former un pont qui paraisse homogène.

 

La même opération est réalisée sur la dent suivante . Une fois toutes les attaches réalisées , le fil élastomérique est retiré en le tirant latéralement pour libérer les lumières des attaches.

 

La longueur de fil NiTi nécessaire est ensuite prélevée de sa bobine  et mise en forme avec un manche de précelles à la manière d’un bolduc . Il est enfilé dans les lumières des attaches à partir de la zone antérieure vers chaque coté en réalisant temporairement une boucle qui disparaîtra lorsqu’il sera tiré latéralement . En cas de fortes malpositions, plusieurs boucles successives peuvent être réalisées, l’une après l’autre.

 

Il sera possible de remplacer par la suite ce fil par un autre de plus gros diamètre. Comme il sera alors difficile de réaliser des boucles à cause de son manque de souplesse, il sera simplement enfilé à partir d’une dent antérieure vers un des cotés et accroché, lorsqu’il dépassera la dernière attache, à une pince « mosquito » qui sera laissée libre. Il évitera de la sorte de blesser les muqueuses postérieures et il sera possible de continuer à le glisser jusqu‘à ce que son autre extrémité puisse être enfilée vers l’autre coté.  Il sera alors recentré et ses extrémités recourbés à la pince.

 

 

Caractéristiques :

 

Les attaches sont étroites, elles permettent ainsi d’éviter d’imposer une composante de force latérale au niveau apical lorsque celle-ci n’est pas désirée.

La glisse du fil est aisée dans son tunnel car le contact fil-composite est ponctiforme.

 

 

Conclusion :

 

Ces attaches relativement discrètes et faciles à nettoyer permettent de contrôler les mouvements verticaux, coronaires mésio-distaux et vestibulo-linguaux ainsi que les rotations.

Elles permettraient également de contrôler les mouvements radiculaires si des accessoires spécifiques étaient ajoutés.

 

Cette mécanique semble bien être en interaction avec la biologie du patient compte tenu de la facilité apparente avec lesquelles les dents acceptent de se déplacer dans la bonne direction. Elle pourrait être qualifiée de «biocompatible » ou « bio-active »  en reprenant le concept « d’autokinesis » évoqué par Voudouris in l’OF 10/2008 qui, même s’il n’a jamais été validé scientifiquement, nous paraît ici correspondre à nos observations cliniques.

 

Ceci ouvre des perspectives intéressantes qui ne dépendent en réalité que de l’imagination de l’orthodontiste.

 

 

 

 

 



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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 17:05






Chat persan femelle de 10 ans montrant  une douleur à la prise des aliments depuis quelques semaines. L'animal ne mastique que du coté droit. Il présente une Neck lésion  (FORL) sur la canine supérieure droite (24) dont le fond est hémorragique et douloureux au sondage (Rhin). Malgré l'évolution le plus souvent  irréversible de ces lésions qui aboutit le plus souvent à une dissection corono-radiculaire (prémolaires et molaires) ou à une ankylose radiculaire par résorption-fusion (canines) et déterminent souvent la décision d'extraction, il est décidé de traiter cette cavité de manière à conserver une dent majeure en bouche et à supprimer la douleur manifestement liée à une exposition pulpaire.

 





De nombreuses techniques de restauration des lésions du collet ont déja été décrites incluant l'utilisation de divers matériaux (composites, verres ionomères ...) parmi lesquels les verres ionomères ont démontré leur intérêt en Dentisterie Féline en raison de leur  adhésivité à l'émail et à la dentine même en présence d'humidité (ex. Aqua cem) de leur coefficient thermique d'expansion voisin de la dent et de leur relative innocuité vis à vis de la pulpe due à leur compatibilité biologique.
 Toutefois,  en présence d'une cavité profonde avec exposition pulpaire il nous a semblé plus intéressant de colmater directement la lésion avec un hydroxyde de Ca polymérisable (théoriquement prévu pour le coiffage indirect) dont la dureté au collet nous semble suffisante et dont la biocompatibilité est théoriquement meilleure, tout en sachant qu'un tel traitement n'est pas conventionnel dans la mesure où une exposition pulpaire dicte plutot la pulpectomie. Les difficultés d'extirpation pulpaire sur une dent de chat de 10 ans nous ont orienté vers un coiffage direct plus risqué (pulpite infectieuse).







Les différents clichés, sous des incidences différentes, confirment que la cavité a atteint le canal pulpaire et que la racine est partiellement fusionnée à l'os alvéolaire environnant (perte de l'incisive latérale 23).



Après parage de la cavité à la fraise boule de petit diamètre puis cône renversé, il est entrepris un coiffage pulpaire après l'arrêt du saignement à l'hydroxyde de Ca  en poudre  trés riche en hydroxyde (partie poudre du Calsealer)  puis du Calcimol LC.

 Le choix s'est porté sur un ciment à l'hydroxyde de Ca et non sur un verre ionomère en raison de l'exposition pulpaire.Le coté expansif du verre ionomère n'est malheureusement pas retrouvé avec la pâte calcimol qui se rétracte très légèrement à la polymérisation et laisse un léger hiatus. Nous l'avons appliqué en deux temps avec une première couche de fond faiblement polymérisée pour éviter la rétraction et assurer l'étanchéité puis une seconde couche après légère rétention avec une polymérisation plus  complète.


L'hydroxyde est laissé seul comme matériau de coiffage et de comblement compte tenu de la taille de la dent et de celle de  la cavité. Du composite ou du verre ionomère  ne seront pas utilisés.


Après application du Calcimol la surface est lissée avec une fraise diamentée (bague jaune) à finition.
Une réévaluation avec radio à 4 semaines est prévue pour suivre une éventuelle pathologie apicale et contrôler l'effet antalgique du coiffage et sa pérennité.





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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 21:04






Sur un chien berger blanc  de un an et demi, la canine maxillaire gauche est incluse  (voir cliché "julie" ci-dessous : la cuspide de la canine est indiquée par la pointe de la flêche "c").  Il a été entrepris de désinclure la canine qui est est totalement invisible dans la bouche du fait de sa position quasi horizontale sous la muqueuse .




La flèche jaune (i) indique la position de l'incisive latérale (sa racine), la flèche bleue (c) montre la pointe de la canine incluse.


 
La première étape a consisté à cautériser la muqueuse gingivale au servotome en direction de la cuspide. La pointe de la canine apparaît après une cautérisation de 2 mm de profondeur juste en avant de la première prémolaire (voir cliché ci-dessous). Après avoir dégagé la pointe, une légère cautérisation à l'aiguille fine dégage la périphérie de la cuspide sur 1 mm  de profondeur environ en direction de l'apex.




Un braquet à crochet  (cleat lingual  30-000-02 GAC) est collé  (ortho fuji LC) sur la face vestibulaire de la cuspide de la canine (préalablement mordancée à l'ac. orthophosphorique)


Une vis orthodontique  cruciforme d'ancrage de 7 mm (tomas) est positionnée perpendiculairement au palais au raz de la crête gingivale (vissage au contre angle puis manuel). La chaînette (AO) est tendue entre le braquet et la gorge de la tête de vis. La direction de tension de chaînette n'est pas idéale mais compte tenu de l'inclusion en position légèrement vestibulée de la canine, le fait de tracter rostralement et légèrement vers la palais pourrait permettre l'amorçage d'une égression vers le site physiologique de la dent.

Aprés 3 semaines le chien est revu : la cuspide n'a pas "bougé" d'un mm ! . Plusieurs radios de contrôle permettent de mieux cerner la forme de la canine incluse ; celle ci apparaît nettement dysplasique avec une forme en triangle isocèle dont un bord présente un renflement très rétentif dans l'os alvéolaire....


Aprés deux mois de traction l'egression est nulle. Une fenêtre fistulaire  appparait 5 mm
au-dessus du collage de braquet. L'avulsion de la dent est décidée, elle durera 1h 30.


Après incision de décharge en face de PM1, un lambeau est récliné caudo-dorsalement, l'os alvéolaire s'effrite facilement et laisse apparaitre une portion cuspidaire de la canine de couleur marron clair. Cette cuspide se détache rapidement du reste de la dent dès le travail  du syndesmotome, elle est fissurée dans sa longueur et friable, elle ne contient pas de pulpe. Le reste de la dent est trés difficile à extirper de par sa forme dysplasique et massive se terminant en massue. Il n'y a pas de pulpe dans le reste de la dent qui parait être constituée d'un bloc amélo dentinaire.

Sutures du lambeau et antibiothérapie.







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