28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 11:26




Les crocs mandibulaires convergents ou en position linguale sont susceptibles de provoquer des lésions palatines ou gingivales au maxillaire lors de contact prématuré. Les lésions sont liées au degré de convergence et au fait que cette malposition est associée ou non à une maloccclusion (classe II [endognathie] ou III). D'autre part, cette convergence peut être symétrique  (intéresser les deux crocs qui ont la même linguoversion) soit asymétrique avec un croc plus convergent que l'autre ou même un seul croc malpositionné.


Exemple de croc convergent sur un Bull Terrier :

- le croc droit s'impacte dans le palais
- l'espace entre la canine maxillaire et le coin est réduit
- la position du croc mandibulaire parait distalée (classe II discrète) : sa mésialisation pendant la correction sera gênée par la canine maxillaire et par le coin.


Autre exemple sur un Bull Terrier :

- la légère classe III  rend la correction du croc inférieur délicate car le mouvement de vestbuloversion nécessaire sera entravé par la position du coin maxillaire.



Les lésions infligées au palais sont de gravité variable :

Simple dépression en cupule

  Cavité plus profonde à fond nécrotique

Cavité dont le fond est hémorragique et laisse supposer une communication oro-nasale (voir photo ci-dessous)
Ce cliché montre la narine droite du chien photographié au-dessus avec l'hémorragie en fond de cavité. Ce jetage unilatéral purulent confirme que la cavité est profonde et fait communiquer la bouche avec les cavités nasales.

Une radio montre que le trauma palatin dû à la cuspide de la canine provoque une ostéolyse apicale autour de la racine de la mitoyenne palatine.




Les différentes thérapeutiques :



1) Si tenter la divergence est impossible ou non souhaitée

         La réduction coronaire par meulage ou sciage
La réduction à la fraise fissure ou au disque diamenté s'accompagne d'une pulpotomie avec obturation étanche. Le meulage permet de supprimer la partie cuspidaire de la canine en évitant une effraction pulpaire, ce meulage peut  se répéter régulièrement en laissant le temps à la dent de fabriquer de la dentine secondaire permettant la rétraction pulpaire.


Exemple de canine maxillaire "sciée" dans le but de désarmer. Une dent ouverte laissée telle quelle évolue vers la pulpite et la nécrose.

Ce croc mandibulaire a été scié et associé à  une pulpotomie avec coiffage à l'hydroxide  de Ca et obturation au composite.


2) Lors de convergence faible

        Deux techniques simples à réaliser :
- la gingivectomie comme plan de glissement
- les jeux



Exemple de gingivectomie de glissement sur une faible convergence des crocs (réalisée au Servotome). La cautérisation de la gencive en cupule de glissement sur la zone d'impact de la cuspide permet d'éliminer les tissus mous et d'utiliser l'os maxillaire comme plan incliné. L'épithélialisation est complète en 2 à 3 semaines (voir photo ci-dessous).





Les jeux représentent une alternative intéressante car ils permettent de corriger les faibles convergences. Faire jouer 20 mn, matin et soir, un chien avec une boule ronde lisse et dure (type balle de golf : voir schéma ci-dessous) entraîne une correction certes de faible amplitude mais douce et régulière .





3) Lors de convergence plus forte

       
      - les plans inclinés

Plans  inclinés de glissement en résine (cliché du Dr F. Debette) symétriques. Placés au maxillaire entre la canine et le coin et modelés suivant une pente calculée ils obligent le croc mandibulaire à se vestibuler pendant l'occlusion.
Le travail du plan incliné (actif) en position d'occlusion.

Voir un cas clinique



La notion de plan incliné "neutre"

Lors de convergence d'un seul croc la correction du croc par pose d'un seul plan incliné (actif) risque d'entraîner une déviation mandibulaire. Pour éviter cette déviation il est impératif de placer un deuxème plan incliné contro latéral destiné à prevenir la déviation. Ce plan incliné "neutre" assure simplement la contention de la mandibule dans l'axe du maxillaire. Il ne possède pas de pente mais un tunnel de contention passif.
Sur ce cliché : à droite  (croc gauche) plan incliné  actif, à gauche (croc droit) plan incliné passif.

Un exemple de plan incliné passif (ou neutre) en tunnel.

 

Un cas clinique en cours de traitement : sur ce jeune Bull terrier le croc inférieur gauche est convergent, il blesse la crête gingivale supérieure  en décollant un lambeau de gencive libre. Il a également provoqué une récession gingivale en "V" en regard de la muqueuse gingivale buccale de croc. Cette récession est directement liée au contact prématuré de la cuspide mandibulaire du croc.
Un plan incliné de glissement a été scellé au maxillaire.


Un plan de neutralisation est scellé au croc + coin maxillaire Droit.

Moins de 10 jours après, le plan actif est littéralement détruit. Il sera remplacé par un nouveau plan plus épais, mais surtout relié au plan neutre par une traverse. L'espace entre la traverse et les incisives est rempli de résine de manière à constituer un mini palais dur en résine.



  
 
- les écarteurs


Lors de convergence forte seul les écarteurs ou disjoncteurs sont capables de vestibuler les canines. Si la convergence est symétrique, l'écarteur est placé horizontalement entre les crocs. Dans le cas contraire la bague peut se positionner plus haut du côté qui nécessite la force la plus grande.Voir le cas clinique




Si un seul croc est convergent  et que cette convergence est associée à une disto position de  cette dent, la force à exercer est environ à 45° par rapport au grand axe de la mandibule, d'où l'utilisation de stellite qui prend appui sur la canine contro latérale et sur deux prémolaires de façon à ne pas modifier la position de cette canine. La poussée n'est plus orthogonale mais mésio vestibulaire.

voir un cas clinique





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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 15:11




La rhizalyse est la résorption partielle ou totale, physiologique ou pathologique de la  racine dentaire ; l'étiologie est soit liée à une inflammation chronique (pathologie apicale) soit liée à un traumatisme ou un excés de pression (orthodontique) soit idiopathique.



Selon   BOUYSSOU,   on distingue :


-  des résorptions radiculaires externes ou empiétantes :

point de départ parodontal

dents dévitalisées non obturées

dents dépulpées et obturées

dents déplacées par traitement orthodontique

résorption due à une inflammation chronique desmodontale 

dents en malocclusion ou subissant une occlusion traumatogène.

- des résorptions intra-dentinaires ou térébrantes ou d’origine périphérique :

point de départ : cavité pulpaire

elles résultent de traumatismes occlusaux ou de bruxisme.

- des  résorptions intra-dentinaires ou térébrantes d'origine centrale :

elles sont liées à une inflammation pulpaire chronique.




Exemple N°1 :




Image classique de résorption  radiculaire : voir cas clinique correspondant

Exemple N°2 :


Sur cette radio de prémolaire, la rhizalyse de la racine distale de la 3° prémolaire maxillaire affecte 70% de la hauteur radiculaire. La racine mésiale est également résorbée mais dans une moindre mesure. Il persiste un canal calcifié résiduel en distal.

Après section en deux parties de cette dent, l'avulsion est réalisée et permet de retrouver un canal distal très calcifié qui ne s'est même pas rompu pendant l'extraction.

 


Exemple N°3 :

Ce chien présentait un dépôt de tartre à l'extrémité apicale des deux racines (visibles sur ce cliché après extraction de la dent séparée en deux parties). Ces dépôts étaient visibles 1 cm sous le bord gingival en raison de deux fistules (taries) en regard des apex. Les apex dénudés ont été progressivement recouverts de tartre alors que la gencive attachée sus jacente restait intacte.
 
Génèse de ce cas :
-  fracture de la cuspide mésiale de cette prémolaire avec exposition pulpaire.
-  pulpite, infection pulpaire, nécrose, abcès apical sur chaque racine créant deux fistules vestibulaires.
-  les fistules taries laissent deux "fenêtres" de dénudement radiculaire circulaires qui se recouvrent progressivement de tartre.



Exemple N°3 bis :


Autre exemple ci-dessous de carnassière supérieure présentant une récession gingivale (R) au niveau de la racine distale ainsi qu'une  apicale en regard de la racine mésiale vestibulaire (F);  la racine apparaît dans la fenêtre fistulaire recouverte d'une fine couche de tartre. La cuspide mésio-vestibulaire est fracturée (recouverte de tartre) et permet de supposer une effraction pulpaire avec nécrose secondaire.



Exemple N°4 :


Autre cas de récession radiculaire distale sur cette prémolaire maxillaire. La partie distale de la couronne et de la racine est recouverte par une plaque de tartre trés épaisse.


La radio confirme une destruction quasi complète de la racine distale par un processus infectieux.


Exemple N°5 :


Sur ce dernier cas un jeune terrier de 1an et demi présente une mobilité anormale de la 21 avec légère dyschromie dans le gris et une discrète égression.

La radio  (ci-dessous) montre une destruction du tiers apical de la racine, la perte totale du ligament et une alvéolyse périradiculaire.





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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 15:53




Extraction d'une canine lactéale chez un Yorkshire.
La canine lactéale  apparaît trop courte aprés l'extraction. Une radio de contrôle permet de constater qu'il reste un tiers apical dans l'alvéole. Noter l'absence de PM1.







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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 15:50


Bichon maltais de 10 ans présenté pour détartrage.

Pendant ce détartrage, une mobilité anormale de la branche mandibulaire gauche est constatée avec une angulation entre M1 et M2 lors de la manipulation.



La radio (RGV Julie) montre une fracture de la branche horizontale de la mandibule en arrière de la racine distale de M1. Cette racine est directement dans le foyer et ne contribue  pas à une cicatrisation éventuelle ; son apex est entouré d'un halo d'os alvéolaire plus radiotransparent indiquant la pré-existence d'une pathologie apicale avec abcédation vraisemblablement responsable de la fracture spontanée. L'apex de la racine mésiale (en crochet) présente également une radiotransparence suspecte. La M2 est pratiquement déchaussée et ne tient que par sa racine distale.




Après détartrage, la zone de fracture est débarrassée de la M2 et de la racine distale de M1. La racine mésiale est conservée pour servir éventuellement d'appui pour une stabilisation ultérieure après stérilisation du foyer fracturaire. Un traitement endocanalaire n'est pas entrepris pour alléger la procédure et cela d'autant que le canal apparaît calcifié dans sa partie apicale et que l'apex est directement ouvert dans le canal mandibulaire ce qui assure un certain drainage.



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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 22:22




Article en cours d'élaboration




Ce jeune Shetland dont la pince maxillaire est en articulé inversé (disto-versée) a été appareillé dans un premier temps avec un arc incisif (visible à la mandibule).  Cet arc équipé de deux ressorts latéraux était destiné à disto-verser  les deux incisives centrales mandibulaires que l'incisive maxillaire avait vestibulo versé du fait de son articulation inversée avec l'arcade mandibulaire.



Ce fil vestibulaire seul a effectivement réaligné l'arcade incisive inférieure mais n'a pas été suffisant pour permettre aux pinces mandibulaires de passer "en arrière" de l'antagoniste (pince maxillaire gauche).


Un deuxième montage est tenté pour vestibuler l'incisive supérieure :

- collage d'un bracket à crochets sur la pince (ortho fuji LC).
- collage d'un fil Santaloy sur les incisives adjacentes de manière à créer un vide
entre le bracket et le fil.
- pose d'un anneau élastique entre le fil et le bracket. La pose de l'anneau n'est pas "standard" car l'anneau n'est pas tendu d'un crochet à l'autre, mais entoure le fil pour se clipper sur le crochet inférieur. De cette manière la force élastique n'entraîne pas un mouvement de translation rostrale mais plutôt un mouvement de vestibulo-version souhaité.





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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 19:13



Vieux cocker de 9 ans affecté par une rhinite unilatérale droite. Compte tenu de l'état de la bouche, une thérapeutique initiale est entreprise avant tout traitement et avant la mise en oeuvre de clichés radiologiques ou d'exploration des cavités nasales (endoscopie). Pendant le détartrage la PM3 maxillaire apparaît très mobile et la PM2 présente une furcation de classe 3 (voir vidéos). Ces deux dents sont extraites.

Furcations
Vidéo envoyée par orthovet

Mobilité
Vidéo envoyée par orthovet

 


 



La PM2 après son extraction. 

La PM3 présentait une racine distale lysée sur la moitié de sa longueur.

Après extraction (facile) de PM3 un saignement nasal traduit une fistule ou une communication oronasale à hauteur de cette prémolaire.




Les radios, avec et sans sonde en place, laissent supposer un trajet fistuleux.

La sonde est dans le site d'exploration de  PM2, les flèches oranges visualisent un trajet radio-transparent dans la zone de projection de la racine distale (lysée) de PM3.

Une exploration méticuleuse du trajet des racines de PM3 permet de retirer un épillet de graminée dont l'extrémité dépassait dans la cavité nasale.




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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 17:26




Cas clinique :



Un jeune berger allemand de 10 mois présentait une occlusion de classe 2  incisive .

L'écart moyen d'over jet mesuré était de  6 mm en moyenne (distance

 moyenne entre la face vestibulaire des incisives maxillaires et la face incisive

 vestibulaire des incisives mandibulaires).

Le reste des rapports occlusaux était normal.







Une première tentative de correction est tentée avec la pose d'une plaque Hawley palatine baguée sur les canines maxillaires incluant un vérin tridirectionnel et placé en position ouverte pour tracter les incisives distalement. Seules les incisives centrales (pinces + mitoyennes) sont concernées par l'over jet et sont reliées au vérin par un stellite les englobant toutes les 4.

Photo de l'empreinte  à J 0 (le moulage a été retrouvé et photographié 6 mois après sa réalisation ce qui explique son mauvais état).


Après quelques jours de mise en traction du montage, la faiblesse du vérin et la flèche importante qui apparaît  nous obligent à modifier  tout le principe de traction :

- les éléments coulés sont conservés (bagues canines et stellite incisif) pour être réutilisés
- le vérin est remplacé par deux ressorts fermés Sentalloy Médium (150 gr)
- les ressorts sont fixés sur les éléments de rétention périphériques qui étaient noyés dans la   résine et que nous avons conservés.

 


Photo prise avant la mise en tension des ressorts. Les éléments rétentifs sur les bagues canines sont visibles ; ils vont nous servir à ancrer les ressorts. Les mêmes rétentions étaient conservées sur le stellite incisif et ont facilité l'ancrage des ressorts. Ce point d'ancrage incisif a été protégé par un dépôt de résine en goutte épaisse de manière à réaliser un léger plan de surélévation. On peut remarquer l'état inflammatoire de la muqueuse à la suite de la dépose de la plaque fendue.


 Vue à 3 semaines après la mise en tension des ressorts.

- le montage est bien mieux toléré que la plaque fendue (peu ou pas d'accumulation sous la plaque)
- la stabilité de l'ensemble est bonne
- les ressorts gardent une bonne élasticité et ne sont ni souillés ni entartrés.





Sur ces vues (de face et latérale) on peut voir que l'espace inter-arcade primitif de 6 mm s'est réduit pratiquement de moitié.



Après 3 semaines, un des deux ressorts s'est détaché. Le propriétaire a retiré le second lui- même. Deux nouveaux ressorts sont alors remontés sans déposer les couronnes. Le stellite est allégé de la résine excessive. La tolérance en bouche reste excellente.





Après 6 mois de traitement dont deux mois de contention avec une gouttière en résine  le résultat obtenu est assez satisfaisant. Une récidive est toujours possible compte tenu du temps relativement court de contention

 Le jour du retrait de la contention : vue de face


 Vue de profil : le contact inter arcade est satisfaisant (le décalage primitif en vest. était de 6 mm)







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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 22:25
"Root canals are generally performed by eliminating the deep cavity and tissue inside of an infected tooth (generally a result of cavity, fracture, or injury). These areas are distant and hard to reach within the dental tubular system; however, the process of disinfecting the root canal is extremely important for tooth preservation. The veterinarians manually cleans the infected area by scratching the interior of the canal and irrigating with a disinfectant. Rinsing solutions are also used but they are not fully effective in washing away the bacteria, which can penetrate deeper into the root. Now, researchers believe the bacteria in root canals can be ablated through the use of laser technology."
from Catherine Yeh.



amstaff-one.jpg


Radiograph of canine tooth 44 of an American Staff. Terrier (12 month old) presented for a chronical  and painfull tumefaction in the projection area of the apex left mandibular canine tooth . 6 month ago this dog was treated for a base narrow dentition by tip resection of mandibular canines teeth to prevent the palatal trauma : disarming technique (medialy displaced lower canines impinging on hard palate) . Surgical crown reduction is normaly a sterile procedure but  when this resection was performed without  any vital pulpotomy the pulp of the left tooth was probably exposed and infected because the day of examination ( 6 months later) the Rhein probe is penetrating in the canal.
The cuspid surface show a square shape with a black canal hole .
Radiograph showing a periapical loss of lamina dura and increased radiolucency in periapical area.Apex seems open.

ams1.jpg A root canal therapy is performed.  Hedstrom files

ams2.jpgThe dentin infected mud on the file : shavings are grey and sticky.

ams3.jpg

First decontamination :the canal is flushed by irrigating with hypochlorite and Hydrogen peroxide  alternatively to remove any remaining debris with rising root canal special needle (VMK-Endoneedle: very thin needle, 0,35 mm with a smooth tip. It can also be use for periodontal pocket irrigation).It is necessary not to jam the needle into the root canal in order to avoid direct injection of liquids into the apical bone, so insert the needle into the canal and when it stops, withdraw the needle by 1 mm and use a gently pressure on the syringue (never aspirate withe the syringue).


The following substances are used as root canal irrigants during the root canal procedure:


ams4.jpg
 Drying with air flush and paper point

ams5.jpg

 

            The HOYA  CONBIO LASER
Second decontamination by laser fiber emission.
Laser is super coherent light, meaning it is a highly focused monochromatic light that produces thermal and photo effects on microscopic microorganisms that have no protection from this type of light.

 At the time of wide canal
            



At the time of tight canal

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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 21:59
Chez le chat persan la linguoversion de la canine est une déviation  assez souvent rencontrée. Elle peut provoquer une malocclusion  et des problèmes de déviation de la mandibule car la canine inférieure antagoniste peut subir un contact prématuré.



palato-version.jpg




Dans  le cas présenté ci-dessous  la malocclusion, liée à la malposition d'une canine maxillaire, nous imposait soit l'extraction de  la canine maxillaire  gauche (à droite sur la photo) soit une tentative  de repositionnement de la dent après luxation-réimplantation et cela malgré les risques  de non ostéo intégration de la dent dans son nouveau site ou de nécrose avasculaire de la pulpe. La canine gauche était linguo et disto versée ; il fallait donc la vestibuler et la mésialiser. Le but de cette tentative de traitement  est de déplacer la dent au cours de sa luxation de la manière la  plus atraumatique possible et de la stabiliser  dans une position optimum par la pose d'une contention rigide en résine prenant appui sur l'autre canine et la ligne d'arcade incisive (arche canines-incisives).
La dent est doucement  luxée sans l'extraire à partir de sa position palato distale  anormale, elle est mésialisée et vestibulée, puis lorsque sa position normale est obtenue (avec occlusion physiologique ) elle est maintenue en place par un set up en résine (orthorésine) dont le scellement est assuré par sa propre rétraction.

r--implantation-1.jpg
Une vue après la pose de la contention en résine.

r--implantation-2.jpg


Très rapidement (une heure) après la pose de la résine (non collée) un saignement s'insinue entre la résine et la canine et compromet la qualité de l'auto-scellement par la résine (lié à  sa rétractation). La résine est déposée, nettoyée, séchée, le site est également nettoyé et séché puis la gouttière de résine  est replacée et scellée au verre ionomère (ortho fuji LC), elle sera maintenue en place un mois.

r--implantation-3.jpg
La gouttière replacée et scellée au verre ionomère. Elle sera maintenue en place 1 mois.

r--implantation-4.jpg


Après 7 mois la canine réimplantée est  toujours en place, elle ne présente pas d'hypermobilité et n'est pas sensible (à la percussion et au froid). Sa cuspide  est légèrement fracturée sans effraction pulpaire (fracture survenue lors du retrait de la résine par la morsure du davier  qui a ébréché l'extrémité de  la dent), la gencive marginale est rouge car le collet de la dent est encore recouvert de ciment de scellement.

r--implantation-6.jpg


Sur cette vue : la gingivite marginale liée à la présence de ciment verre-ionomère que l'on devine sur les faces vestibulaire et distale. L'occlusion est satisfaisante.
Une radio de l'apex est prévue à court terme.

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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 18:00
Pendant le détartrage de ce labrador  de 10 ans  la  PM4  mandibulaire  droite  apparait anormale:
pivot-3.jpg



La sonde de Rhein pénètre sur un mm dans la zone noirâtre d'usure cuspidaire (nécrose pulpaire ?)


La vue vestibulaire montre en regard de la racine distale une zone abcédée. Le sulcus vestibulaire n'est pas net et saigne au sondage.

pivot-eug--nol.jpg

La radio (RVG Julie) révèle une rhyzalyse quasi complète de la racine distale et une rhyzalyse partielle (apicale) de la racine mésiale. Le canal pulpaire  distal est très radio opaque et simule un pivot (calcification pulpaire  pendant le processus de nécrose ?) : voir commentaires sur le forum Eugenol).

pivot.jpg


L'extraction de la dent est précédée par une  section coronaire (disque diamenté). Le canal distal est complètement calcifié et trés rigide ; il ne s'est même pas rompu pendant l'avulsion.



Discussion :

Ci dessous commentaire relevé dans le forum Eugénol :

"" Les résorptions externes

1- Les résorptions de surface

Ce sont des résorptions superficielles lacunaires de la surface radiculaire, limitées, qui semblent se réparer spontanément, décrites parfois comme autolimitantes lorsqu'elles n'intéressent que le cément.
Elles sont le plus souvent dues à des processus de remaniement cémentaire liés à la fonction.
Aucun traitement n'est indiqué si la dent est pulpée.
Si la dent doit être retraitée, une thérapeutique temporaire par CaOH2 est souhaitable et peut stimuler une minéralisation de la lésion.

Cas particulier : les résorptions induites par pression

Lors de pressions continues importantes, les racines peuvent se résorber en l'absence de toute septicité. La pression constitue un traumatisme permanent : traitements orthodontiques généralement, mais aussi traumas occlusaux, proximités radiculaires, malpositions...
En général, la pulpe demeure vivante et aucun traitement n'est indiqué sinon de diminuer ou supprimer les contraintes s'exerçant sur la dent. Le traitement est uniquement étiologique : arrêt du traitement orthodontique, équilibration occlusale, extraction des dents causales.

2- Les résorptions inflammatoires (origine pulpaire) :

Ces résorptions du cément et de la dentine radiculaire sont associées à des processus inflammatoires du desmodonte ou de la pulpe. Elles concernent principalement la région apicale.
On peut les rencontrer dans une parodontite marginale avec poches parodontales profondes mais surtout dans les parodontites apicales chroniques. Les toxines diffusent de la cavité pulpaire vers le parodonte par les canalicules dentinaires. L'évolution est plus rapide sur les dents jeunes.
Les étiologies sont les inflammations périapicales et les granulomes, les surcharges occlusales, les traumatismes luxations, réimplantations (blanchiment à associer).
Le diagnostic :
absence de réponse pulpaire, parfois douleurs spontanées (abcès). Le son à la percussion est sourd, la radio montre des aires dentinaires radioclaires plus ou moins étendues.
Le traitement :
il consiste dans l'élimination de la pulpe nécrosée et un traitement canalaire antibactérien temporaire : CaOH2 (Chivian, Tronstad, Andreasen). Les ions OH- diffusent dans les canalicules dentinaires, modifient le pH et luttent contre l'acidose des tissus inflammatoires. Le traitement parodontal n'est pas indiqué, sauf s'il y a parodontite associée.

3- Les résorptions dentinaires évolutives prolifératives (extracanalaires), ou envahissantes extracanalaires (Franck), ou térébrantes (Dargent) :

L'origine est desmodontale : inflammation parodontale chronique. Un tissu de granulation prolifère et détruit la dentine en épargnant le canal. Les parois canalaires sont conservées jusqu'à un stade terminal, où le canal sera à son tour englobé. La résorption peut être infra ou supra osseuse.
L'étiopathogénie met en cause un traumatisme, un traitement orthodontique, toute inflammation chronique.
Le diagnostic repose sur la radiographie : signe du canal (Franck), la dent peut répondre aux tests de vitalité.
L'examen clinique doit localiser la porte d'entrée du processus et déterminer si celle-ci est ou non supra osseuse.
Traitement :

Si la lésion est infra osseuse, plusieurs approches :

traitement conservateur sans traitement endodontique,
traitement endodontique : obturation à la gutta-percha, nettoyage de la partie coronaire pour établir une communication (fraise boule), et obturation du défaut par amalgame ou verre ionomère,
traitement à l'hydroxyde de calcium,
résection apicale et obturation a rétro si résorption dans le tiers apical,
amputation radiculaire dans le cas de pluriradiculées.
Si la lésion est supracrestale :

Approche chirurgicale: lambeau d'accès, mise en évidence de la lésion, remodelage osseux (espace biologique), obturation directe de la cavité s'il n'y a pas communication, après scellement du canal par un cône de gutta-percha s'il y a communication. Le matériau utilisé peut être un CVI (puis traitement
endo classique dans une autre séance).


4- Les résorptions de remplacement ou ankylose :

C'est la "fusion" entre la racine et l'os alvéolaire par disparition de l'espace desmodontal. La dent au contact de l'os est résorbée par des ostéoclastes et progressivement remplacée par du tissu alvéolaire.
L'origine est parodontale, due à la destruction du desmodonte par traumatisme après luxation, réimplantation, luxation (parfois idiopathiques).
Le diagnostic repose sur les signes radiologiques (disparition de l'espace desmodontal) et surtout l'absence de mobilité physiologique, le son à la percussion mat. Les réponses pulpaires sont variables selon l'étiologie.
Traitement :
Il n’y en a aucun, seule la prévention est possible, basée sur les procédures de réimplantation avec utilisation de CaOH2.


A condition d'établir un plan de traitement approprié à partir d'un examen clinique et radiologique, les traitements endodontiques et parodontaux sont souvent menés conjointement. L'hydroxyde de calcium est un des moyens thérapeutiques indispensables dans de nombreux cas, il permet un bon pronostic de toutes les résorptions d'origine inflammatoire (96% selon Andreasen). ""


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