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29 juillet 2019 1 29 /07 /juillet /2019 15:55
image avant l'intervention de la masse au niveau de la 303

image avant l'intervention de la masse au niveau de la 303

Un chien griffon Korthal de 5 ans est amené en consultation pour une masse gingivale apparue depuis quelques semaine au niveau de la face vestibulaire de l'incisive 303. Celle-ci est non douloureuse et ne gène pas le chien dans son quotidien.

L'examen buccal ne révèle rien d'autre que cette masse. celle ci n'est pas pédiculée sa base faisant le tour de la limite gingivale de l'incisive 303. Un améloblastome est suspecté du fait du côté infiltrant localement de cette masse. Il n'y a pas de réaction du noeud lymphatique mandibulaire gauche.

La masse est retiré sous anesthésie au servotome ainsi que l'incisive 303 afin de réaliser localement un curetage de la zone pour éliminer au maximum les infiltrats locaux de la masse. Celle ci est envoyée pour analyses histologiques qui reviennent en faveur d'un améloblastome fibrosant localement infiltrant nécessitant une surveillance au risque de revoir une réémergence de la masse. dans ce cas une approche chirurgicale plus agressive avec un curetage plus large voir une mandibulectomie partielle sera nécessaire.

image per opératoire après retrait de l'incisive 303 et curetage local

image per opératoire après retrait de l'incisive 303 et curetage local

image post opératoire après fixation du lambeau de recouvrement

image post opératoire après fixation du lambeau de recouvrement

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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 16:50
image pré opératoire de la masse = sarcome labial

image pré opératoire de la masse = sarcome labial

Un chat est amené en consultation de référé pour la présence d'une masse labiale envahissante de la lèvre supérieure gauche. Celle ci recouvre la canine et la PM1 ainsi que la PM3. Le vétérinaire précédent a réalisé des biopsies revenues en faveur d'une hyperplasie bénigne de la gencive. L'aspect de la masse et sa rapidité d'expansion est cependant contradictoire avec ces résultats. Une néoplasie plus agressive comme un sarcome, un mélanome achromique sont plus probable. Décision est prise de réaliser une chirurgie d'exérèse la plus large possible.

image post opératoire immédiate

image post opératoire immédiate

Le chat est placé sous anesthésie générale. Avec un bistouri électrique la masse est réséquée complètement . La canine 204 ainsi que la PM1 205 et la PM3 207 sont retirées. Une réduction de l'os alvéolaire est pratiquée. Un lambeau gingival est aménagé sur toute la longueur de la résection. Le lambeau est suturé à la muqueuse palatine à l'aide de points simple au Monofilament résorbable Monosof 4-0.

Le chat est rendu sous collerette avec alimentation molle, antibiotique (clindamycine une fois par jour) et anti-inflammatoire (meloxicam 1 fois par jour) pendant 1 semaine.

image 2 mois post opératoire

image 2 mois post opératoire

La propriétaire est recontactée 1 semaine après l'intervention. le lambeau est stable et la chatte se porte très bien, mange correctement. L'analyse histologique est revenue en faveur d'un sarcome labial comme il était suspecté au départ.

Un contrôle clinique est réalisé 2 mois après l'intervention. Le lambeau est parfaitement cicatrisé et la chatte va toujours très bien.

rechute 8 mois post opératoire

rechute 8 mois post opératoire

8 mois après l'intervention, la chatte va très bien mais une récidive est diagnostiquée par le vétérinaire traitant. Il y a des signes d'infiltration de la muqueuse palatine. Aucun traitement chirurgical n'est décidé par les propriétaires, seulement un traitement palliatif avec des anti-inflammatoire.

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19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 15:38
image pré opératoire de la masse : noter l'infiltration globale de la région rostrale

image pré opératoire de la masse : noter l'infiltration globale de la région rostrale

vue per opératoire lors des sutures

vue per opératoire lors des sutures

vue post opératoire de la suture du menton

vue post opératoire de la suture du menton

Une chienne cavalier king charles de 3 ans est amenée en consultation de référé pour une masse proliférative se développant autour de la canine mandibulaire gauche. Deux tentatives d'exérèse locale ce sont soldées par des récidives rapide de la masse en question. Une première histologie est revenu en faveur d'une gingivite hyperplasique bénigne mais aux vues de l'évolution il semblerait que ce soit beaucoup plus agressif.

Une seconde biopsie assortie d'un bilan d'extension loco régional et pulmonaire par scanner révèle un carcinome épidermoïde infiltrant la mandibule gauche ET droite sans anomalie visible au niveau des NL locorégionaux ainsi qu'au niveau pulmonaire

après discussion et présentation des options, les propriétaires sont décidés pour une mandibulectomie rostrale totale.

La mandibulectomie rostrale se réalisera de chaque coté entre la PM 2 et la PM3. Cette technique reste adapté pour ce cas mais s'il avait fallu enlever une partie plus importante de mandibule une autre approche chirurgicale aurait été nécessaire.

La chienne est placée en décubitus dorsale après induction et relais de son ansethésie à l'isoflurane. La muqueuse mandibulaire est incisé au bistouri à lame froide depuis la PM3 mandibulaire gauche jusqu'à la PM3 mandibulaire droite. La muqueuse ainsi que l'ensemble des tissus mous du menton sont décollés progressivement des mandibules jusqu'à hauteur des PM3.

Ensuite à l'aide d'une scie circulaire orthopédique les mandibules sont coupées. L'hémostase est spontanée et ne nécessite pas de gestion particulière. Deux perforations sont réalisées à l'aide d'une broche de 1.2mm au niveau des mandibules afin de faire passer les points de soutien de la muqueuse venant recouvrir les mandibules. Des points simples sont réalisée avec la muqueuse du frein lingual à sa base. L'amputation étant relativement important, la surface de la peau du menton est réduite. Cette technique de suture permet de réaliser un bourrelet avec la lèvre inférieure et ainsi de contenir la langue.

La chienne doit réapprendre à se nourrir ainsi les propriétaires doivent lui proposer différente forme d'aliment et de texture afin qu'elle s'adapte. rapidement la chienne se nourrit de petit croquette dans un petit récipient grâce à sa langue.

image de profil un mois après la chirurgie : aucune anomalie esthétique majeure

image de profil un mois après la chirurgie : aucune anomalie esthétique majeure

image de face : légère hypersalivation mentonnière

image de face : légère hypersalivation mentonnière

La chienne est revue 1 mois plus tard. La cicatrisation est très bonne et quasiment terminée. la chienne ne présente aucune gène et aucune anomalie esthétique majeure si ce n'est une légère hypersalivation sur le menton. La chienne mange très bien et se comporte tout à fait normalement.

Durant cette technique une broche peut être mise en place entre les deux mandibules en cas de mobilité importante et de risque de gène. Dans notre cas, il n'a pas été décidé de placer de broche et la chienne ne s'en porte pas plus mal.

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30 juillet 2018 1 30 /07 /juillet /2018 17:04
vue pré opératoire de la lésion mandibulaire

vue pré opératoire de la lésion mandibulaire

radio pré opératoire de l'odontome composé

radio pré opératoire de l'odontome composé

vue per opératoire du curetage de l'odontome composé

vue per opératoire du curetage de l'odontome composé

Un chiot bouvier de 6 mois est amené en consultation pour une masse gingivale en lieu et place de la carnassière mandibulaire droite (dent 409). A l'occlusion la carnassière maxillaire droite vient impacter et blesser la masse de telle sorte que le chiot est inconfortable depuis quelques temps.

Une anesthésie est pratiquée après avoir réalisé un examen clinique ne révélant aucune anomalie. Une radiographie de la zone de la masse est réalisée : celle-ci révèle un odontome composé au niveau de la carnassière 409.

Une chirurgie de curetage est alors entreprise : deux lambeaux muco-gingivaux sont réalisés de part et d'autre de l'odontome. Celui-ci est ensuite cureté et drainé, tous les éléments dentaires anormaux sont extirpés. Une reconstruction de la zone est entreprise : les cavités manégées lors du curetage sont remplies d'os en poudre pour favoriser la cicatrisation et les lambeaux après une découpe appropriée sont suturées en périphérie de la carnassière 409 la laissant ainsi sortir de la zone chirurgicale.

Le chien est rendu sous traitement antibiotique et antiinflammatoire pour 10 jours. Il n'a aucun accès au jeu pendant 4 semaines et doit être nourri avec de la nourriture molle pendant 4 semaines également.

vue per opératoire pendant le comblement et la reconstruction de la zone opératoire

vue per opératoire pendant le comblement et la reconstruction de la zone opératoire

radio post opératoire de la carnassière

radio post opératoire de la carnassière

vue post opératoire de la carnassière 409 libérée de l'odontome composé

vue post opératoire de la carnassière 409 libérée de l'odontome composé

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12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 14:22
image pré opératoire de la tumeur linguale

image pré opératoire de la tumeur linguale

Un chien labrador de 12 ans est amené en consultation de référé pour des saignements buccaux apparus depuis plusieurs jours. Le chien va très bien, mange normalement mais les propriétaires rapportent des difficultés pour boire. Le chien joue normalement et n'a pas perdu son entrain.

En consultation, le chien a un examen clinique général normal si ce n'est une légère tuméfaction du nœud lymphatique rétro-mandibulaire gauche.

L'examen buccal ne révèle aucune anomalie dentaire par contre une plaie importante au niveau de la langue est identifiée côté gauche juste crânialement au frein lingual. Les bords de la plaie linguale ne sont pas net et le tissu interne de la plaie semble différent à du muscle lingual. Les propriétaires ne rapportant aucun contexte traumatique, l'hypothèse de section par morsure accidentelle semble peu probable.

Le chien est placé sous anesthésie. l'examen complet de la langue révèle la présence au sein de la plaie et au niveau de sa périphérie d'un tissu d'induration muriforme, avec à la base du frein labial une masse plurinodulaire. Une cytoponction de celle-ci évoque plutôt un phénomène carcinomateux. La ponction du nœud lymphatique rétro-mandibulaire gauche n'évoque aucun critère d'infiltration métastatique.

L'hypothèse d'un carcinome lingual est posé. Le pronostic est sombre face à ce type de néoplasie, vue le caractère agressif du processus et sa localisation. Les propriétaires sont désireux de soulager leur chien. Une approche chirurgicale conservatoire est alors proposée.

Le chien est anesthésié et placé en décubitus latéral droit. La gueule est maintenue par un pas d'âne en position ouverte. La masse est retirée via l'utilisation d'un bistouri électrique. cette technique apporte deux avantages :

- la cautérisation des petits vaisseaux permettant de limiter le saignement local

- la cautérisation des tissus permettant de bruler d'éventuelle cellules néoplasiques en limite d’exérèse. en effet, de part la localisation de la masse il est impossible sauf amputation quasi complète de la langue de réaliser une exérèse en marge seine

Avant fermeture du site chirurgical pas des points simples, une membrane biocompatible imprégnée d'adriblastine est implantée au sein du site d'exérèse puis la langue est recousue via des points simples au monofilament 2-0 Monosofe. A la fin de la chirurgie, du fait de l'exérèse de la masse, la langue présente une déviation de son extrémité.

Le chien est rendu sous anti-inflammatoire non stéroïdien (meloxicam), antibiotique pendant 8 jours. Le chien peut avoir une alimentation normale mais interdiction de jeux pendant 15 jours. Les propriétaires doivent s'assurer de la bonne utilisation de la langue notamment pour boire du fait de la déviation post opératoire.

Un contrôle à 1 mois est prévu au plus tard sauf comportement anormal du chien détecté par les propriétaires.

 

vue face ventrale de la langue en post opératoire immédiat

vue face ventrale de la langue en post opératoire immédiat

vue face dorsale de la langue en post opératoire immédiat

vue face dorsale de la langue en post opératoire immédiat

A J30, le chien est revu. Son comportement est normal, il mange et boit normalement et n'a plus aucun saignement buccal. Il n'y a pas de tuméfaction du nœud lymphatique rétro-mandibulaire gauche.

L'examen buccal révèle une cicatrisation complète de la langue et aucun signe de récidive. Du fait du processus néoplasique suspecté, le chien est laissé sous meloxicam pour limiter la récidive du phénomène.

vue face ventrale de la langue à j30

vue face ventrale de la langue à j30

vue gueule ouverte à j30

vue gueule ouverte à j30

Le chien présente une récidive 6 mois après la première intervention. cette récidive nécessite une amputation de la langue. le chien est suffisamment débrouillard pour se nourrir et boire malgré l'absence d'une grande partie de sa langue.

Pour limiter les risques de récidives qui cette fois ne pourront être régler par une chirurgie, un protocole de chimiothérapie métronomique avec du chlorambucile ( 2mg/m²/j) et du meloxicam (0.1mg/kg/j) est mis en place assorti d'une surveillance des grandes fonctions organiques.

Le chien se porte bien les 6 mois suivant cette nouvelle intervention sans présenter d'anomlie quelle qu'elle soit.

récidive à 6 mois

récidive à 6 mois

image post opératoire immédiate de la seconde opération

image post opératoire immédiate de la seconde opération

controle 1 mois après la seconde opération

controle 1 mois après la seconde opération

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 12:10
vue pré opératoire de la masse : noter son côté prolifératif et envahissant

vue pré opératoire de la masse : noter son côté prolifératif et envahissant

radiographie au site de la PM3 : noter l'atteinte superficielle de l'os alvéolaire malgré la nature tissulaire de la tumeur

radiographie au site de la PM3 : noter l'atteinte superficielle de l'os alvéolaire malgré la nature tissulaire de la tumeur

radiographie de la portion ventrale de la mandibule à hauteur du site de la PM4 : noter l'absence de lyse osseuse malgré la nature tissulaire

radiographie de la portion ventrale de la mandibule à hauteur du site de la PM4 : noter l'absence de lyse osseuse malgré la nature tissulaire

Une chienne croisée berger est référée en consultation pour un second avis sur le développement d'une masse au niveau de l'arcade dentaire mandibulaire gauche. La chienne présente :

- une gêne légère à l'occlusion,

- un saignement local,

- une halitose marquée,

- mange normalement et présente un état général normal

La palpation des nœuds lymphatiques (NL) rétro-mandibulaires ne révèle aucune différence de taille entre les NL gauches et droits. Un contrôle radiographique du thorax exclut la présence de métastase pulmonaire radiovisible.

Après validation du protocole de soin, la masse est retirée dans sa quasi totalité (environ 90%). La masse était très étendue et se développait notamment au niveau de chaque alvéole dentaire depuis la PM3 jusqu'à la M1, elle même infiltrée. La PM4 ainsi que la M1 ont nécessité une extraction.

Une membrane collagénique résorbable biocompatible (conFORM des laboratoires ACE, taille 15mm/20mm) est imprégnée d'une solution de doxorubicine et placée au sein du site d'extraction afin d'assurer une diffusion locale et durable d'agent de chimiothérapie.

Les muqueuses gingivales et linguales sont ensuite suturées avec un fil Biosyn déc 3.

Le chien bénéficie d'une antibiothérapie post opératoire de 8 jours ainsi que d'un traitement de confort associant du meloxicam à 0.1mg/kg per os SID et du chlorambucil à 4mg/m²/ per os SID sur une durée de 15 jours.

Un contrôle est prévu 15 jours après la chirurgie.

En cas de récidive et suivant l'état général de ce chien, une hémi-mandibulectomie pourra être envisagée.

image post opératoire : la masse est extraite à quasi 90%.

image post opératoire : la masse est extraite à quasi 90%.

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 15:45
vue du profil droit de ce basset : noter la tuméfaction infra-orbitaire sévère

vue du profil droit de ce basset : noter la tuméfaction infra-orbitaire sévère

Un chien basset hound de 14 ans est amené en consultation de dentisterie pour un second avis sur une masse infra-orbitaire évoluant depuis quelques semaines côté droit du chien. Les antibiotiques prescrits lors de la première visite dans une clinique vétérinaire n'ont en aucun cas améliorer la situation.

A l'examen, cette masse est indurée, non douloureuse, se délimite au niveau du maxillaire droit du chien du site de la canine 104 à la carnassière 108. A l'examen de la cavité buccale, la canine 104 a été préalablement extraite lors de la première visite chez un vétérinaire. Persiste au niveau du site de la 104 une fistule oro-nasale de 2 cm de diamètre gênant considérablement ce chien sur le plan respiratoire.

La palpation des nœuds lymphatiques rétromandibulaires, le NL rétromandibulaire droit est significativement hypertrophié comparativement à son homologue controlatéral.

Les premières hypothèses sont les suivantes :

- néoplasie osseuses type fibrosarcome, ostéosarcome

- néoplasie muqueuse type mélanome

- kyste odontogénique d'évolution tardive

vue préopératoire de la fistule oro-nasale au site de la dent 104 : noter la dépigmentation de la muqueuse palatine caudalement à l'arcade incisive

vue préopératoire de la fistule oro-nasale au site de la dent 104 : noter la dépigmentation de la muqueuse palatine caudalement à l'arcade incisive

radiographie incidence ventro-dorsale du maxillaire : noter la lyse osseuse majeure au niveau de l'os maxillaire droit

radiographie incidence ventro-dorsale du maxillaire : noter la lyse osseuse majeure au niveau de l'os maxillaire droit

Une radiographie du maxillaire est entreprise sous sédation (assoication dexmédétomidine et butorphanol). La radiographie ventro-dorsal du maxillaire révèle une infiltration lytique totale de l'os maxillaire droit, de l'os incisif ainsi que des cornets nasaux droit.

L'examen de la cavité buccale révèle une instabilité de tout le bloc incisif, une infiltration de la muqueuse palatine à hauteur du bloc incisif associée à une décoloration de celle-ci.

L'hypothèse de néoplasie osseuse est posée. La biopsie n'étant pas désirée pas les propriétaires, l'étiologie la plus probable est le fibrosarcome. Le pronostic est sombre à court termes.

Le traitement de confort palliatif, validé avec les propriétaires, entrepris est le suivant :

- réalisation d'un lambeau de recouvrement de la fistule au site de la 104 pour le confort de ce chien. Ce lambeau est réalisé avec la muqueuse labial et suturée à la muqueuse palatine par des points simples au Biosyn 4-0.

- mise en place d'un protocole de soins palliatif : association meloxicam per os à 0.1mg/kg/j lors du repas et chlorambucil (chloraminophène ND) à 4mg/m²/j soit pour ce chien 4mg/j.

Un contrôle est prévu 15 jours après le début du protocole.

vue post opératoire du lambeau de recouvrement de la fistule

vue post opératoire du lambeau de recouvrement de la fistule

Le contrôle à 15 jours post opératoire est réalisé :

- l'état général est bon, le chien mange bien et présente une gène respiratoire modérée

Le lambeau muqueux n'a malheureusement pas bien cicatrisé, le tissu étant très infiltré par la tumeur mais le chien présente malgré cela une gène moins importante.

Le traitement palliatif est poursuivi et un nouveau contrôle dans un mois est prévu.

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 15:19
vue pré opératoire des papillomes buccaux

vue pré opératoire des papillomes buccaux

Une chienne Carlin de 10mois est amenée en consultation pour des masses labiales apparues subitement. La chienne n'est pas douloureuse mais les masses sont gênantes.

A l'examen clinique, ces masses sont superficielles au niveau des muqueuses labiales, granuleuses, verruqueuses, en chapelet pour certaines.

En tenant compte de l'âge de la chienne ainsi que l'aspect des masses, l'hypothèse de papillomatose buccale est posée. Cette affection intéresse plus particulièrement les jeunes chiens (entre 8 et 10 mois) et rétrocède spontanément dans la plupart des cas. Ces masses prolifératives sont la conséquence d'une affection au papillomavirus. Dans certains cas, quand les masses sont trop nombreuses, de grande taille ou malpositionnées (au niveau du fond de la gueule ou du pharynx), une extraction chirurgicale est nécessaire.

Dans notre cas, une extraction chirurgicale est nécessaire du fait de la gène occasionnée par les masses labiales. L'extraction est réalisée au bistouri électrique. Des sutures "simple point" au monosof 4-0 sont réalisées au niveau des sites principaux d'exérèse.

La chienne est placée sous antibiotique en post opératoire pendant 1 semaine. Des bains de bouche (Dentalplak) sont prescrit tous les jours pendant 2 mois.

En cas de rechute, de nouvelles extractions seront réalisées. Les papillomes seront récupérés et un broyat sera réalisé pour créer un autovaccin. Celui-ci sera injecté selon le protocole suivant : 1ml injecté toutes les semaines en sous cutané pendant 6 à 8 semaines.

vue post opératoire : ici des sutures sont nécessaires

vue post opératoire : ici des sutures sont nécessaires

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 11:03
vue pré opératoire des deux épulis ossifiés

vue pré opératoire des deux épulis ossifiés

Une chienne croisée labrador est amenée en consultation pour des masses au niveau des arcades dentaires maxillaire droite et mandibulaire droite. A l'examen clinique, deux masses sont identifiées = une au niveau de la PM1maxD (dent 105) et une au niveau de la PM3mandD (dent 407). La palpation de ces masses révèle une structure indurée au centre recouverte d'un tissus gingivale. L'hypothèse d'épulis ossifiés est posée.

Sous anesthésie, des radiographies sont réalisées. Les deux révèlent la présence d'un tissu osseux prolifératif au sein des masses. Cela confirme l'hypothèse d'épulis ossifiés. Décision est prise de faire l'exérèse de ces masses, les dents impliquées dans les lésions seront retirées pour améliorer le curetage alvéolaire.

radiographie de l'épulis maxillaire : prolifération osseuse visible à hauteur de la PM1maxD

radiographie de l'épulis maxillaire : prolifération osseuse visible à hauteur de la PM1maxD

radiographie de l'épulis mandibulaire : prolifération osseuse visible à hauteur de la PM3mandD

radiographie de l'épulis mandibulaire : prolifération osseuse visible à hauteur de la PM3mandD

Le retrait des épulis ossifiés est réalisé en 3 étapes :

- la première consiste à retire la partie visible de l'épulis ossifié. Pour cela, la muqueuse est retirée au bistouri électrique et la partie osseuse est fraisée à l'aide d'une fraise boule en tungstène stérile.

- la seconde étape consiste à retirer la dent présente au sein de la lésion. Pour la PM3mandD, l'extraction est précédée de la découpe de la couronne à l'aide d'une fraise fissure en tungstène.

- la troisième étape consiste à réaliser une alvéolotomie partielle. En effet, l'épulis ossifié infiltre une partie de l'os alvéolaire. Ainsi, avec une fraise boule en tungstène nous retirons la partie infiltrée. Celle ci à un aspect fibreux et saigne très peu. L'os alvéolaire est reconnaissable car d'aspect nacré et saignant facilement.

Suite aux alvéolotomies, des lambeaux muqueux de recouvrement sont réalisés.

radiographie du site d'exérèse maxillaire de l'épulis ossifié : la PM1maxD a été extraite

radiographie du site d'exérèse maxillaire de l'épulis ossifié : la PM1maxD a été extraite

vue post opératoire du lambeau muqueux maxillaire

vue post opératoire du lambeau muqueux maxillaire

radiographie du site d'exérèse mandibulaire de l'épulis ossifié : la PM3mandD a été extraite

radiographie du site d'exérèse mandibulaire de l'épulis ossifié : la PM3mandD a été extraite

vue post opératoire du lambeau muqueux mandibulaire

vue post opératoire du lambeau muqueux mandibulaire

La chienne est placée sous désinfectant buccal (Dentalplak) et alimentation molle pendant 15 jours. Les jeux de tirage et de mordant sont proscrits pendant 15jours afin de permettre la bonne cicatrisation des lambeaux.

Un contrôle est prévu au bout de 2 mois. La cicatrisation des lambeaux est parfaite, il n'y a pas de signe de récidive locale ni de nouvelle lésion en cours de développement.

vue au contrôle à 2 mois

vue au contrôle à 2 mois

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 08:48
vue pré opératoire de l'odontome

vue pré opératoire de l'odontome

Une chienne Berger Allemand de 20mois est amenée en consultation pour la présence d'une masse indurée face linguale de la PM3mandG, masse devenue vraisemblablement gênante ces derniers temps.

A l'auscultation, la masse est indurée au touché, abrasive en superficie, localisée face linguale de la PM3mandG provoquant sa vestibulisation. La suspicion d'un odontome est posée.

Un odontome est une tumeur odontogène. Il peut être considéré comme une anomalie du développement (hamarthome) plutôt qu’une vrai néoplasie. Lorsqu’il est complètement développé, il est constitué d'une association d’émail, de dentine et d’une quantité variable de pulpe et de cément. Les odontomes sont divisés en 2 catégories : odontome complexe et odontome composé. Le premier correspond à un agglomérat d’émail et de dentine ne formant pas de structure dentaire propre. Le second est formé de plusieurs petites structures dentaires incluses dans un sac.

Une radiographie de la lésion est réalisée. Celle-ci met en évidence un odontome composé localisé à hauteur de la PM3mandG.

radiographie pré-opératoire = odontome composé

radiographie pré-opératoire = odontome composé

Décision est prise de réaliser l'extraction de l'odontome. Dans une première étape, l'odontome étant composé, les structures dentaires contenues dans le sac sont extraites et le sac retiré à l'aide d'une fraise boule en tungstène. Une radiographie de la zone chirurgicale est réalisée : elle montre la présence d'un restant de l'odontome autour des deux racines de la PM3mandG contenant quelques structures dentaires résiduelles. Il est donc nécessaire d'extraire chirurgicalement la PM3mandG afin de pouvoir parfaitement retirer l'odontome.

radiographie per opératoire : odontome entourant les racines de la PM3mandG

radiographie per opératoire : odontome entourant les racines de la PM3mandG

cliché des nombreuses structures dentaires composant l'odontome

cliché des nombreuses structures dentaires composant l'odontome

Après extraction chirurgicale de la PM3mandG, une alvéolotomie complète est réalisée. Celle-ci permet de retirer le restant des structures de l'odontome. L'alvéolotomie est réalisée à l'aide d'une fraise boule en tungstène. Celle-ci est pratiquée jusqu'à l'élimination de l'ensemble de structure de l'odontome et l'apparition d'os alvéolaire sain.

Après réalisation d'une radiographie du site chirurgicale montrant l'élimination totale de l'odontome, un lambeau de recouvrement délimité à partir de la muqueuse jugale est réalisé. Celui-ci est fixé via des points simples au monofilament résorbable (Monosof 3-0).

La chienne bénéficie d'un traitement anti-inflammatoire pendant 8jours après le chirurgie. Un soin antiseptique (Vetaquadent) est conseillé quotidiennement pendant un minimum de 15 jours. Le chien doit manger une alimentation molle (croquettes humidifiées ou pâté) et ne pas avoir accès à des jeux de mordants pendant un minimum de 2 à 3 semaines.

Une radiographie de contrôle est proposée dans 3 à 4 mois afin de vérifier la bonne cicatrisation de l'os alvéolaire au niveau du site chirurgical.

radiographie post-opératoire de l'alvéolotomie

radiographie post-opératoire de l'alvéolotomie

vue post opératoire du site chirurgical : réalisation d'un lambeau de recouvrement

vue post opératoire du site chirurgical : réalisation d'un lambeau de recouvrement

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