Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 16:15

                                                                    CAS CLINIQUES

Cas N°1


Labrador adulte présentant depuis plusieurs mois une fistule infra orbitaire.

infraA-copie-1.JPG

 

Lorsque l'on soulève la babine droite la carnassière supérieure droite est recouverte d'une volumineuse plaque de tartre dont  la partie postérieure recouvre la  racine distale.

radio-fist-2.jpg



La radio (RGV Julie) montre une lyse trés importante de la racine distale et de l'os alvéolaire qui l'entoure.
"Chez les chiens transporteurs de bâtons et de cailloux (labrador !) les microtraumatismes répétés infligent à la pulpe dentaire, hémorragique ou non, des traumatismes tels qu'ils aboutissent à sa nécrose. Communiquant par le foramen des apex radiculaires avec le parodonte, notamment à la racine distale, des granulomes périapicaux se forment. Les cellules ectodermiques vestigiales de la lame dentaire primitives s'organisent pour former les parois d'un kyste dont le contenu s'infecte rapidement. Les exsudats, le pus, envahissent le sinus maxillaire (réduit chez les carnivores et trés proche des apex de la carnassière) et réalisent aprés destruction osseuse  et cutané, une fistule qui s'ouvre à l'extérieur. "Gilles Chaudieu, Encyclopédie Vétérinaire.

L'origine des fistules infra orbitaires est en fait le plus souvent liée à une pathologie siégeant sur la carnassière :

- soit et c'est le cas le plus fréquent  consécutive à une fracture horizontale ou en "éclat" avec exposition pulpaire et secondairement pulpite, nécrose, abcés apical et génèse d'une fistule externe.
- soit comme il est expliqué plus haut à la suite de trauma répétés sur cette dent qui aboutissent eux aussi à terme à la nécrose pulpaire et la création d'une lésion péri apicale et cela sans fracture, ni exposition pulpaire.
- soit à la suite d'une parodontite localisée avec poche profonde progressant vers l'apex et réalisant par cheminement desmodontal un abcés apical.

Il semble que le cas présenté ici  ait  pour étiologie, à la fois une parodontite centrée sur la racine distale, et une nécrose pulpaire dans une des racines mésiales (origine traumatique  ?) retrouvée aprés l'avulsion. Il n'y avait pas de fracture dentaire radiologiquement visible ni macroscopiquement visible aprés l'avulsion.

L'extraction est décidée.



 

L'extraction débute par une section coronaire. La première coupe est réalisée entre les deux racines mésiales et la racine distale. Elle débute par l'échancrure intercuspidaire pour finir dans la furcation.

Un luxateur élévateur permet de luxer facilement la racine distale.

 

  

 



Une seconde coupe sépare les deux racines mésiales qui sont luxées puis extraites au davier. Une incision de décharge verticale vestibulaire facilite le travail du syndesmotome et des luxateurs.
Un éperon intealvéolaire saillant persiste au niveau de la furcation, il sera fraisé  (alvéoloplastie au crestotome).

La crête est émoussée lors de l'alvéoloplastie.
Avant la fin de l'intervention et la pose d'un point de suture pour plaquer la muqueuse gingivale soulevée en partie distale, un luxateur droit de petit diamêtre est introduit dans le trajet fistuleux en direction de la cavité alvéolaire pour aléser ce trajet et faciliter le drainage déclive.


infra-b.JPG

 

infra-C.JPG



Cas N°2


2--bis-a.jpg


Chez ce berger il n'y a pas de fistule mais une simple tuméfaction infra orbitaire.
2--bis-b.jpg

 



Lorsque l'on soulève la lèvre la carnassière supérieure est recouverte par une volumineuse plaque de tartre. Le sillon sulculaire est suitant et légèrement hémorragique en mésial. Il n'y a pas de fracture coronaire visible.
2--bisc.jpg


Lors du sondage la sonde pénètre dans une "poche" profonde en face vestibulaire. Cette poche semble en relation avec la tuméfaction. Dans ce cas clinique il n' a pas été pris de radio, mais la décision d'extraire la dent est prise.
Compte tenu de l'absence de mobilité de la dent  cette extraction est précédée par un lambeau d'accés pour  patiquer une alvéolotomie externe. Deux incisions verticales de décharge de part et d'autre de la dent permettent de soulever un lambeau suffisant.

Image1radio-fistul-modif.jpg

Lors de réalisation du lambeau un orifice  rond, fistulaire ,(voir flêche) est découvert en regard de l'apex de la racine distale. L'abcés apical a lysé la paroi alvéolaire vestibulaire et s'est déversé sous la muqueuse participant à la formation de la tuméfaction infra orbitaire.
La sonde a, en réalité, sondé l'espace sous muqueux et non l'espace desmodontal : la dent était enkylosée et l'alvéolotomie a facilité l'extraction. Sutures classiques au fil résorbable.

2--fistule-d.jpg


Partager cet article
Repost0
10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 20:32

 


Sur ce vieux chat de 10 ans, présenté pour bucco-stomatite, on constate une inflammation de l'ensemble des arcades prémolaires maxillaires et mandibulaires, les saignements sont spontanés, les replis palatoglosses sont plus modérément  enflammés. Les 3 canines restantes présentent une récession gingivale importante.
Le test Felv, Fiv  est négatif, un prélèvement cytobrosse est effectué pour une recherche du FCV en PCR.



 



Une vue de la branche mandibulaire droite : aucune dent  prémolaire ou molaire n'est visible.

endent--2.jpg


Une vue de l'arcade maxillaire droite : aucune dent  prémolaire ou molaire n'est visible

Cette absence de dents sur les arcades prémolaires et molaires que ce soit au maxillaire ou à la mandibule associée à une inflammation de ces zones doit dans un premier temps conduire à la confirmation radiologique de l'absence  de racines séquestrées dans les alvéoles : les clichés ci-dessous confirment la présence de racines résiduelles et de neck lesions sur les canines.

nec-sur-canine.jpg


Cliché RVG de la mandibule montrant des racines de prémolaires  ainsi qu'une lésion de résorption odontoclastique circulaire au collet de la canine mandibulaire. La racine est enkylosée. L'alvéole de l'autre canine mandibulaire est encombrée de résidus radiculaires enkystés.
Les canines maxillaires présentent les mêmes lésions, elles seront extraites avec la canine mandibulaire.

residu-maxil-copie-1.jpg


Au maxillaire des fragments de racines persistent également dans les alvéoles.

Les premieres
 étapes du traitement   de cette bucco-stomatite féline ont été effectuées : (arbre décisionnel sous Word)
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/53/15/47/schema-cgscf

- recherche de rétrovirus par un test elisa (ici négatif)
- détartrage des dents présentes (canines), contrôle des éventuelles lésions de parodontite  siégeant sur ces dents (ici recéssion gingivale)
- recherches  des lésions radiologiques de FORL (Feline Odontoclastiques Resorptives   Lesions ou Neck Lesions) et des fragments radiculaires enfouis.
- exérèse des dents atteintes de FORL, exérèse des fragments radiculaires enfouis.
- écouvillon par cytobrosse de la muqueuse inflammatoire pour recherche du FCV en PCR.

 

Partager cet article
Repost0
6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 19:58
Cas clinique



Ce  cocker de 4 ans  qui présente une gingivite hypertrophique vient d'etre détartré. Les pseudopoches  mesurées  (sonde Periprobe electronique;Logiciel Periwin) en face vestibulaire des canines et des prémolaires montrent  une profondeur moyenne de 5 mm, un second sondage à la sonde parodontale manuelle confirme ces mesures. Aprés détartrage (photo ci- dessous) une gingivectomie à biseau externe est entreprise (Servotome, voir en fin d'article).

 

pr---gingivectomie.jpg     peri1.jpg
                                                                 la sonde Periwin
     sondage-manuel.jpg
                            La sonde parodontale classique qui confirme la profondeur de 5 mm
                                                                         
Une anesthésie locale précède la gingivectomie

 

La gingivectomie à biseau externe au Servotome. L'insert est une boucle (loupe) de 3 mm de diametre. La tranche de coupe délimite une section à 45° par rapport au grand axe de la dent.

anse.jpeg

post-gingivectomie.jpg
Ci-dessus une vue du maxillaire coté droit juste aprés la gingivectomie. Le profil gingival est repris par une gingivoplastie à la fraise tonneau diamentée  (vidéo ci-dessous).


 

La gingivoplastie à la fraise diabolo diamentée pour "reprofiler" le bord gingival.Cette gingivoplastie se fait à vitesse réduite avec une forte irrigation.

 

 



A la suite de la gingivoplastie les espaces sous gingivaux libérés sont détartrés soigneusement avant polissage de l'émail (cupule cahouthouc + pâte à polir P.Roland) .
La prevention contre les récidives passe par une élimination réglière de la plaque:
-brossages
-lamelles à mâcher...

 

Discussion



Concernant l'électrochirurgie utilisée en autre pour la gingivectomie:
vu sur le site Dentest.net:

"La naissance des appareils d’électrochirurgie et leur utilisation spécialisée dans les différents secteurs de la chirurgie générale découle pour l’essentiel d’une évolution des vieilles techniques de cautérisation (du grec kauterion : fer incandescent pour marquage à feu). Aujourd’hui encore, de façon erronée, de nombreux médecins adoptent le terme "thermocautère" ou "électrocautère" pour désigner des appareils destinés à la chirurgie HF, ignorant les profonde différences existant entre les deux. Le terme d’électrocautère désigne la version plus moderne, électrique, du thermocautère (inventé par C. Paquelin dans le 1875), qui utilise le filament résistif porté à incandescence par un courant électrique. Dans la cautérisation (c’est-à-dire la chirurgie à chaud), on enlève et on modifie le tissu en utilisant des instruments dotés de dispositifs incandescents qui en provoquent la brûlure. On produit par conséquent une brûlure locale du troisième degré, avec toutes les conséquences que cela peut avoir pour la blessure (irritations, difficultés de cicatrisation, destruction par carbonisation du tissu, rétraction tissulaire, etc.). La cautérisation n’a rien à voir avec la chirurgie haute fréquence (dite également radiochirurgie, électrochirurgie HF), car cette dernière est une technique "à froid" : le tissu est sectionné grâce à des oscillations haute fréquence (HF), d’amplitude appropriée. La chirurgie à chaud a survécu longtemps mais a été complètement supplantée par la chirurgie électrique. En fait, on a assisté à un développement remarquable des techniques chirurgicales HF quand on a compris que l’utilisation de fréquences non inférieures à 0,5 MHz ne causait aucune contraction musculaire chez le patient, ce qui permettait d’utiliser ces courants haute fréquence aussi bien comme moyen chirurgical, que comme moyen thérapeutique. C’est à J. A. D’Arsonval que revient l’honneur d’avoir établi en 1891 que l’application, chez des sujets humains, de courants électriques de fréquences supérieures à 10 KHz, réduisant sensiblement les causes de la stimulation neuromusculaire, pouvait être utilisée avec profit pour des buts chirurgicaux. Le premier appareil d’électrochirurgie de petite puissance (appliqué en dentisterie) fut mis au point aux États Unis quant à lui en 1969....

AVANTAGES Il est possible de travailler sans exercer aucune pression sur les tissus. L’accès de la cavité orale spécialement dans les zones postérieures et considérablement améliorée étant donné la maniabilité de la pièce à main .Les opération de remodalage de la gencive sont grandement facilitées .La pointe de l’électrode est à basse charge bactérienne et est maintenue ainsi pendant toute l’opération : par conséquent les risques de contamination bactérienne du site opératoire s’en trouvent diminués. Possibilités d’opérér dans des conditions d’hémorragie controlée ou absente.

INDICATIONS CLINIQUES EN DENTISTERIE
-  allongement de couronne clinique (pour motifs esthétiques ou pour carie du collet) ;
-  sillon subgingival, pour esthétique et fonctionnalité de la prothèse fixe
-  désensibilisation de la dentine ;
-  stérilisation des canaux radiculaires : la stérilisation électrochirurgicale est efficace et durable, comme le montrent de nombreuses recherches cliniques. Elle est particulièrement indiquée pour les dents atteintes de gangrène ;
-  arrêt d’hémorragies par coagulation ;
-  résection du frein réalisable avec rapidité et sans hémorragie ;
-  exposition de racines ;
-  destruction d’orifices fistuleux ;
-  rupture endocanalaire d’instruments ;
-  
élimination d’hypertrophies muqueuses ;
-  gingivoplastie : le remodelage gingival effectué. Par rapport au remodelage effectué avec le bistouri traditionnel, on a les avantages suivants : absence d’hémorragie, visibilité parfaite du champ opératoire, possibilité d’effectuer des interventions minimales, absence de douleurs postopératoires, application de compresses chirurgicales non nécessaire, réépithélisation post-opératoire rapide avec de très bons résultats esthétiques ;
-  extraction de dents  incluses.
-  interventions en pédodontie et orthodontie : dents retenues, hypertrophies gingivales, corrections du contour gingival ;
-  biopsie : on évite le danger de dissémination des cellules cancéreuses. Permet simultanément l’enlèvement et l’envoi pour biopsie de petites lésions de la cavité orale ;
-  interventions sur poches gingivales ;
-  apicectomie ;
-  créations de sillons subgingivaux pour des raisons esthético-fonctionnelles liées à la prothèse.


UTILISATION de la pièce à main porte électrode .Utiliser un appui ; .effectuer des mouvements courts et réguliers ; .positionner l’électrode active perpendiculairement à la surface du tissu ; opérer sans pression ; .ne jamais s’arrêter sur le même point."

Bibliographie : Waxman, H.N. - THE ELECTRONIC SCALPEL - Worcester Med. News Oringer, M. J. - ELECTROSURGERY IN DENTISTRY - Philadelphia, W. B. Sanders Co Schon F. - L’ELETTROCHIRURGIA IN ODONTOIATRIA - Calciati R. - ATLANTE DI ELETTROCHIRURGIA DENTALE - Mortara, C.I.ET.OU Résumé synthétique de la documentation du fabricant Liarre.

Fabricant d’apareil d’électrochirgie dentaire : http://www.liarre.com pour le sytème HFS 45, HFS 50, HFS 95 et HFS 100, http://www.berchtold.de/e_70d_f.htm pour le système ELEKTROTOM® 70 D http://www.xofrance.com/ pour le système Odontosurge.



Ensemble Servoscope servotome

servosco.jpg




Servotome nouvelle génération


Générateur de courant de haute-fréquence, le Servotome émet un courant redressé
et filtré qui vous fait profiter des meilleures performances des générateurs
radiofréquences : l’électrosection permet une coupe douce, sans effets secondaires,
et une cicatrisation d’excellente qualité. En mode coagulation, un courant de basse
puissance est appliqué au site chirurgical, générant un effet thermique pénétrant et
contrôlé selon l’hémostase désirée, sans affecter les tissus sous-jacents.
- incision
- stripping et gingivoplasties
- coagulation


En post opératoire, tous les produits favorisant une hygiène buccale sont indiqués ainsi que les lamelles ou barres à mâcher.


Tendance  actuelle :
Le laser.


 

 

 

Partager cet article
Repost0
6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 18:45

Pendant le détartrage de ce bichon Maltais de 4 ans il est découvert une mobilité vestibulo linguale anormale de l'incisive (11) centrale supérieure droite : voir vidéo ci-dessous



La prise d'un cliché en RVG ne prend alors que quelques secondes et  peut se faire pendant le détartrage. Le diagnostic est immédiat : fracture horizontale sous gingivale (+ présence d'images apicales suspectes sur les deux mitoyennes 12 , 22).

 

pr---extraction.jpg





L'extraction est entreprise dés la fin du détartrage elle est précédée par une
anesthésie locale en 3 temps (voir vidéo ci-dessus):
- sous muqueuse péri apicale
- intragingivale
- sous muqueuse palatine


 

post-extraction.jpg


Aprés l'avulsion un contrôle radiologique immédiat permet de vérifier la qualité de l'extraction. Les apex des dents adjacentes laissent supposer des problèmes dans l'avenir. Il sera intéressant de tester leur vitalité et de les suivre radiologiquement.
L'hypothèse d'un traumatisme sur l'arcade incisive supérieure  est la plus vraisemblable.




Partager cet article
Repost0
3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 19:15



Les caries des sillons coronaires
du chat sont peu fréquentes et généralement situées sur la carnassière supérieure ou inférieure.
Dans le cas clinique présenté ci-dessous les caries sont situées sur la carnassière supérieure gauche et droite. Les cavités sont étendues mais trés superficielles. Ces cavités ne sont pas des lésions résorptives du collet.
Aprés une radio (RVG) qui ne montre pas d'atteinte dentinaire profonde le traitement choisi est un fraisage léger à la fraîse boule diamentée de trés petit diamètre puis traitement de la cavité  avec un agent de liaison mono-composant photo-polymérisable et auto mordançant (i/bond Gluma inside) et une recontitution au composite (SW Saremco).



cariect1.jpg


                                                       La carie sur la carnassière supérieure D.

cariect2.jpg

                                                                       La carie supérieure G.

ibond.jpg

                                        Application de l'i/Bond Gluma inside aprés nettoyage de la lésion.

composite-ct2.jpg


Application du composite en couche trés fine pour combler la plicature amélaire. Le saignement résiduel observé  à la marge gingivale résulte du détartrage léger qui a précédé le traitement de la carie.
Nos confrères  dentistes possèdent des produits de comblement pour sillons spécifiques comme le Preventseal .
Ce type de produit est trés simple à appliquer et prévient également les caries qui pourraient se développer sur les sillons (merci au forum Eugénol pour ces remarques techniques).

 

 

carie-100.jpgUne carie sur la face vestibulaire  d'un chien yorkshire . Chez le chien les caries sont plutot rares et affectent soit les sillons comme chez le chat soit les surfaces occlusales.



                                          

Partager cet article
Repost0
29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 21:51




Un jeune whippet de 7 mois  est présenté  pour une malocclusion complexe. En effet  l'occlusion  de  ce  lévrier  est une Classe II  , incisive, canine et prémolaire. Sur le cliché ci-dessous le décalage interarcade  incisif est trés important (mesuré à 5 mm) et  la position de la  canine inférieure trés distalée laisse présager d'autres déviations.

classe-2.jpg



Effectivement cette classe  II s'accompagne de  troubles plus graves  puisque l'on observe une véritable déviation  de  la mandibule liée au fait que la cuspide de la canine supérieure vient percuter en contact prématuré  la base linguale de la canine inférieure. Il s'en suit une déviation de la mandibule vers la droite (sans trop d'effet  torque).

deviation1.jpg




Une  vue du coté gauche  de la mâchoire montre une canine inférieure gauche entrainée dans la déviation mandibulaire et qui percute la muqueuse palatine. La canine lactéale supérieure gauche est toujours présente.

deviation-2.jpg




La prremière phase du traitement  consiste à corriger la position de la canine supéreure droite indirectement responsable de la déviation car en contact prématuré avec la base de  son antagoniste. Cette correction passe par  la pose d'un  "Tomas" comme  vis d'appui  dans l'os maxillaire entre deux prémolaires (et à travers la crête gingivale)  puis une chaînette est tendue  sur  la canine et bloquée par deux plots de Verre ionomère placés en rétention.

trait-phase-1.jpg

trai-phase-2.jpg


Partager cet article
Repost0
27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 17:01

Cas clinique N°2

Une chatte de 10 ans est présentée pour tuméfaction gingivale en regard de la canine supérieure droite. La gencive est rouge oedématiée et sensible, elle semble recouvrir partiellement la couronne. Le chat est prémédiqué (detomidine IM) pour un examen radiographique et un sondage parodontal.


canine-bernat.jpg

bernat11.jpg


Le cliché (RVG /DSX 730 Julie) montre une racine ankylosée dans sa partie apicale ainsi qu'une radiotransparence distale assez étendue (sur la zone de projection ligamentaire) et une petite tache semi-lunaire en mésial. Ces signes sont évocateurs d'une parodontite avec vraisemblablement présence d'une poche parodontale étendue en profondeur et en circonférence.

Le sondage à la sonde parodontale confirme l'existence d'une poche profonde (10 mm) en vestibulaire, mais aussi en mésial et distal. La vidéo ci-dessous montre l'étape du sondage.




Lors du sondage un mélange de sang et de pus apparait au retrait de la sonde ; l'extraction de la canine est réalisée aprés une anesthésie locale (articaïne adrénalinée 1/200 000) périapicale, intragingivale et sous muqueuse palatine. L'extraction est facilitée par la présence des poches et la destruction partielle du ligament sur les deux tiers de la racine.
 



Sur la canine extraite, le tartre occupe un tiers de la hauteur radiculaire ; granulome à mi-hauteur de la racine en position mésiale.

 

 

Cas clinique N°3








Partager cet article
Repost0
26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 20:07



Pendant  la séquence de détartrage de ce chat l'insert aprés avoir pulvérisé les plaques de tartre découvre des cavités au collet dans lesquelles sa pointe pénètre facilement. Ces cavités sont des résorptions odontoclastiques (FORL).

 



Lésion rencontrée sur une prémolaire maxillaire : la cavité est distale







Lésion sur une prémolaire mandibulaire : la cavité est centrée sur la furcation et située juste au collet








Les  clichés correspondants à ces dents (RVG JULIE: capteur 0) montrent l'importance de l'activité odontoclastique au collet de ces prémolaires.

neck2.jpg 

neck3.jpg
Sur ce cliché (RVG JULIE) la première prémolaire est réduite à l'état de trace minéralisée (dents fantômes).





 



Ces dents sont supprimées par atomisation à la turbine à trés grande vitesse et une irrigation importante : la fraise utilisée est une fraise chirurgicale fine mais trés performante : l'ensemble couronne résiduelle et racines est atomisé en quelques secondes sans phase chirurgicale préalable.





Les alvéoles radiculaires de la prémolaire supprimées. L' effraction est limitée au maximum.



Partager cet article
Repost0
24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 00:16





Ce cas clinique illustre une des localisations des lésions de résorption odontoclastiques félines  (FORL) lorsqu'elles affectent les canines.
Ces lésions sont vestibulaires ou vestibulo distales le plus souvent et siègent  au-delà du collet, nettement en sous gingival.
Dans cet exemple des poches étaient présentes en région vestibulaire de ces deux canines  maxillaires et une gingivectomie  à biseau externe a permis de découvrir une lésion sur chaque dent ; le fond de ces lésions était trés sensibles et hémorragiques : il y avait donc exposition pulpaire.
Ces dents ont été conservées provisoirement compte tenu de l'importance des canines pour un chat (coiffage pulpaire et obturation au verre ionomère)  et malgré le fait que ces lésions continuent à évoluer même aprés les traitements.

L'absence de clichés radiologiques ne permet pas de savoir s'il y a ou non des signes apicaux d'infection pulpaire.

nec-canine1.jpg




nec-canine-2.jpg

Partager cet article
Repost0
23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 23:16
    Plan de l'article :

         Radiologie classique
       La RVG
          Le scanner

I)  La radiologie classique



Le matériel :




L'idéal est de posseder un générateur spécifiquement dentaire (70 KV). Il pourra servir également pour les radios d'extrémités de petits carnivores ou de NAC.


                                               appareil mural


                                           génerateur sur roues




Les films :

Utilisation des cassettes : avec film mammographie.


   
sans cassettes: les films intra oraux




Les techniques
:


Technique de la bissectrice

a) cassette intraorale :
(cassette à mammographie + film mammo. mono couche). La cassette est introduite dans la bouche le plus loin possible. L'incidence du rayonnement est perpendiculaire à la bissectice entre l'axe de la racine et le plan de la cassette (flêche et droite bleu clair).

radio-new1.jpg



Cette incidence permet une bonne visualisation des racines de l'arcade incisive. Les canines apparaissent plus déformées.

   
b) extra orales :

Cassette extra orale, crâne disposée latéralement avec une angulation de 45°.  Incidence orthogonale par rapport à la cassette.
radio-new2.jpg



Cette incidence permet une visualisation correcte de l'ensemble des prémolaires et molaires (ainsi que les racines). La projection de l'apex de la canine est toutefois en superposition avec l'arcade controlatérale.


c) utilisation des films rétro alvéolaires :


                                            ex.film de taille 3 et 2




Chez le chat un film rétroalvéolaire de taille 3 ou plus permet une visualisation de presque toute la mandibule. Ici un contrôle radio après extractions multiples. On constate de nombreux spicules alvéolaires nécessitant une alvéoloplastie (fraîse crestotome qui malheureusement n'existe pas en petit modèle, mais on peut la remplacer par une fraîse tonneau diamentée).



 
Exemple N° 1 : Contrôle radiologique chez le chien montrant la différence entre la recession osseuse horizontale (physiologique) et la recession verticale ou cuneiforme (cercles) signant une pathologie parodontale (bourrage à hauteur de la furcation de la carnassière; poche entre la carnassière et la molaire.



radio-new-8.jpg 

radio-new-9.jpg














Exemple N° 2 : sur l'arcade incisive inférieure, une incisive mitoyenne gauche (cercle) dont la couronne est dysplasique et une pince gauche  manquante; la radio permet de comprendre l'origine des lésions : traumatisme coronaire  avec fracture sous gingivale. Les racines des deux incisives fracturées se sont soudées.



radio-new-5.jpg
radio-new-6.jpg
Exemple N°3
: cette arcade incisive comporte deux incisives centrales dont les couronnes paraissent dédoublées (4 ou 6 incisives ?) : la radio démontre qu'il n'y a que 4 racines  =
gémination

Définition : Anomalie constituée par la soudure de deux ou plusieurs dents. ((Le Grand Robert, Dictionnaire de la langue française, 1992, volume 4, p.862))
Sous-domaine : anomalie
Contexte : "La gémination résulte du dédoublement d'un germe dentaire dont les deux parties restent accoléés." ((LAUTROU A., Anatomie dentaire, Masson, 1998, p.246))
Note technique : La fréquence de la gémination est faible, cependant plus marquée en denture temporaire.
Équivalent anglais : gémination .



radio-new-10.jpg
                                       Exemple N°4 : sans commentaires !






                              
II ) Utilisation du capteur : la RVG (RadioVisioGraphy)
                                                   En fait trois systèmes numériques (Digora, RVG et Vista-Scan)



rvg-01.gif

 


Actuellement plusieurs capteurs  numériques sont sur le marché, ils ont la taille d'un film rétroalvéolaire (0,1, 2) et transforment le rayonnement X en image numérique directement et immédiatement utilisable à l'écran. L'image est facilement traitée, retouchée et archivée. L'étape du développement du film (fastidieuse) est supprimée et le gain en temps et en confort est appréciable. En outre les temps d'exposition sont très réduits (0,1 à O,2 sec) ce qui est un atout en radioprotection. Leur défaut réside dans leur fragilité aux chocs et aux morsures !

capteurs-hd.gif



Un investissement rentable ? (D'aprés le laboratoire Sirona)

La question n’est pas de savoir si la radiographie numérique est rentable, mais avec quelle rapidité elle le devient. Pour comparer les modes numérique et analogique, il ne suffit pas de considérer les prix d’achat. Le numérique suppose un investissement plus élevé au départ, mais une fois l’équipement amorti, la radio numérique ne coûte pratiquement plus rien – un gros avantage compte tenu de la longue durée de vie de l’appareil. Moins de frais de personnel, pas de dépense de matériel annexe. En plus, vous bénéficiez de la surcotation numérique. Pour celui qui s’installe, la radiographie numérique  est payante dès le premier instant.

  Radio numérique Radio sur film
Coûts fixes
  • Appareil intra-oral / Pano / Ceph
  • Ordinateur
  • Appareil intra-oral / Pano / Ceph
  • Développeuse
  • Chambre noire
Coûts variables  
  • Films
  • Produits chimiques
  • Frais de personnel (développement, nettoyage, etc.)

Plus de liberté !

Un commentaire de mon ami Athos du forum Eugenol:

"
on peut rajouter quant à la difference entre argentique et numerique:
pour l'instant un avantage à l'argentique quant à la definition d'image mais avantage qui tend à se réduire, par contre avantage au numérique quant à l'acquisition des gammes de niveaux de gris, travaillable par la suite.
Avantage au numérique quant a la quantité de rayonnements plus basse, mais souvent en pratique cet avantage est faussé par la facilité à multiplier les clichés."

Les unités de radiographie numérique n’ont pas besoin d’être reliées à un ordinateur précis puisque la carte de capture d’images (XAB) est déjà intégrée. A l’inverse, tout ordinateur connecté peut gérer n’importe lequel des boîtiers, et votre capteur intra-oral s’utilise sur tous vos boîtiers muraux. Pour vous, cela signifie moins d’ordinateurs et plus de liberté dans la configuration du réseau de votre cabinet.

"Alors que la radiologie numérique dentaire fête cette année le 20ème anniversaire de son invention, l’ensemble de la profession s’accorde à dire que l’imagerie numérique a pris une place majeure dans la dentisterie moderne. Bien au-delà de sa fonction fondamentale de diagnostic, l’image se transforme en support de communication. Elle établit un climat de confiance avec le patient. Elle facilite l’élaboration du plan de traitement le plus pertinent. Elle donne une image moderne et professionnelle du cabinet dentaire. Longtemps limitée aux capteurs intra-oraux, le numérique profite depuis plusieurs années à la radiologie panoramique : plus de développement de film, plus de produits chimiques, moins de rayons X, une productivité améliorée... Les avantages du numérique répondent plus que jamais aux attentes de la profession. Pour mieux y répondre, les industriels de l’imagerie redoublent d’efforts pour proposer des produits toujours plus fiables et performants (la qualité d’image du film est désormais atteinte). La simplicité d’utilisation est également devenue une préoccupation majeure des fabricants. En effet, le temps des pionniers est révolu, l’imagerie doit désormais être accessible au plus grand nombre." (ADF 2002)


Les capteurs actuels sur le marché :

                         avec fil                                                 sans fil          

  KODAK RVG 6000
KODAK RVG 5000
JULIE OWANDY DSX EVO 3
JULIE OWANDY Krystal X
GENDEX
TROPHY
  KODAK CR 7400
DIGORA Optime
JULIE OWANDY Krystal X / WiFi
GENDEX
TROPHY

 kodak.gif



   
                                                                                III)  Le scanner



scn.jpg



scaner-5.jpg         

Pour illustrer l'apport du scanner dans le diagnostic et le pronostic des affections tumorales de la face un cas clinique est présenté :

Ces clichés (scanner Hopital de Limoges) sont ceux d'un labrador de 6 ans présenté pour un nodule palatin ulcéré. Une première biopsie montre un tissu de fibroplasie infiltré par des cellules inflammatoires dont de nombreux éosinophiles. La néovascularisation et la congestion sont abondantes. Pas d'arguments en faveur d'une hypothèse néoplasique.

L'aspect histologique correspond à un granulome éosinophilique en phase de chronicité, toujours évolutif et ulcéré.
Devant le caractère extensif de la lésion (malgré la corticothérapie) et la déformation palatine de plus en plus nette une deuxième biopsie est réalisée ainsi qu'un scanner deux mois après la première biopsie.
                                 
                                               scan-2.jpg
- coupe transversale des cavités nasales : envahissement  complet des cavités nasales gauche;le septum est discontinu, la voûte osseuse palatine présente aussi une solution de discontinuité
: le "granulome" est infiltrant et colonise les structures supra palatines.   
        
scan-3.jpg

- coupe transversale plus frontale : dans la partie postérieure des cavités nasales le septum est réduit à sa partie dorsale, l'envahissement "tumoral" gagne le coté  gauche des cavités nasales à la faveur de la perte du septum. L'os palatin est respecté dans cette coupe.

scaner-5.jpg


- sur cette  vue  la  perte de  structure osseuse de la vôute palatine est  nette (coupe transversale), les 2/3  des fosses nasales sont envahies (coupe horizontale) .

La nouvelle biopsie (Laboratoire LAPSO ,Dr A. Poujade) montre une prolifération de cellules fusiformes, d'allure fibroblastique.Pas d'atypies cytonucléaires, quelques  mitoses. Cet  aspect histologique est évocateur d'une fasciite nodulaire : pseudo tumeur inflammatoire dont le pronostic est lié à l'accessibilité chirurgicale (ici catastrophique en raison de l'extension trés rapide de la tumeur ,un peu à la manière d'un fibrome).


Dans ce cas clinique le scanner permet de visualiser l'extension de l'envahissement tumoral et facilite le pronostic et l'éventuelle solution thérapeutique.


 

 

Partager cet article
Repost0

Retour Accueil: Clic Photo

  • : Soins orthodontiques, endodontiques, implantologie, stomatologie et parodontologie pour les chiens et les chats
  • : Odonto-stomatologie vétérinaire. Techniques de corrections orthodontiques chez le chien et le chat, traitement endocanalaire, traitement des néoplasies, restauration dentaire, implantologie
  • Contact

Texte Libre