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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 18:36




1° Cas


                                                    
Sur  ce  chien de chasse blessé  par un sanglier, la partie rostrale de la mandibule est fracturée  en arrière des
canines. La plaie a déja 24h . L'arcade incisive  a basculé.  Aprés parage de la plaie  un fil métallique est placé en arrière de canines  et devant l'arcade incisive.
  
                                                                                                                    
Cette  ligature métallique permet de solidariser dans un premier temps le bloc "incisives -canines". Ce bloc est lui même instable en raison de la fracture qui est située en arrière des crocs. Cette ligature est donc noyée dans une gouttière (aprés réduction) qui englobe l'arc incisif, les canines et qui se prolonge le long des arcades prémolaires pour assurer le maximum de stabilité.


                                                        
La résine placée ici est bicolore car il s'agit en fait de l'utilisation de deux résines : une première résine, l'orthorésine rose est placée à la spatule puis modelée à la main pour lui donner la forme adéquate. Cette première résine est ensuite renforcée par une seconde : le Coolsin de couleur blanche déposé au pistolet mais difficile à retoucher. Cette seconde résine s'amalgame à la première et donne de la rigidité par addition d'épaisseur.

Aprés  4 semaines  ces gouttières sont déposées. La sabilisation du foyer et la consolidation osseuse semblent corrects.
                                                         


                                                          
Le bloc incisif est soudé  à la mandibule ; seules les canines posent un problème : présence  de poches parodontales sur la face linguale avec  récession importante dans le quadrant mésio-lingual. Le résultat fonctionnel est toutefois satisfaisant. La luxation des canines lors de la fracture laisse supposer un arrachement du pédicule vasculaire apical  des canines et certainement une nécrose aseptique  des pulpes. Un taitement endocanalaire sera necessaire à moyen terme.




2° cas


    Fracture mandibulaire du bloc canine-coin gauche avec luxation du fragment  sur un chien de 4 ans croisé beauceron.

               -Anesthésie à l'aricaine adrenalinée (1/200000)de l'émergence du trou mentonnier puis réduction manuelle (voir vidéo).






-La réduction manuelle , facilitée par l'analgésie procurée par le bloc est facilitée par la recherche de    l'occlusion physiologique.




Une première résine  Coolsin) est placée avec la canule mélangeuse le long de l'arcade incisive et englogant les deux canines. Elle sera ensuite recouverte et prolongée le long de la branche mandibulaire fracturée avec une autre résine plus résistante (orthorésine Detrey).





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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 17:55


1° cas : exemple de stabilisation d'une fracture de l'arcade incisive  maxillaire 



 


La  réduction sous anesthésie générale  avec, si nécessaire, une anesthésie locale (articadent  adrénaliné 1/200000) ne pose aucun problème. Il est essentiel de stabiliser le fragment luxé pendant 3 à 4 semaines pour assurer une bonne cicatrisation osseuse. La technique de choix est ici l'utilisation des résines.


La résine utilisée est la résine "coolsin" déposée  en bourrelet à l'aide du pistolet et de l'embout mélangeur sur la partie coronaire des incisives de façon à ménager des espaces interdentaires et se tenir à distance de la gencive. La résine en se polymérisant assure sa propre adhésion à l'émail  par rétraction à condition d'avoir des surfaces amélaires propres, sèches et mordancées légèrement. La contention obtenue, trés rigide, est excellente et la dépose peut se faire à 3 semaines sur un jeune chien.





2° cas : la gouttière sera scellée



Sur  cette autre fracture  du maxillaire affectant la demi arcade droite  incisive, la réduction est également facile. La contention sera assurée par une gouttière en résine.


La résine "ortho resine, Detray" est appliquée jusqu'aux canines. Pendant la polymérisation de la résine  qui dure quelques minutes, ce temps est mis à profit pendant que la résine est encore molle pour exercer une pression entre les machoires  dans le but de créer un "mordu". Lors du mordu les canines inférieures  marquent leur emplacement dans la résine supérieure et ainsi les rapports d'occlusion lors de la fermeture des machoires sera repecté. Lorsque la résine est dure  il est possible  de retirer la gouttière pour la travailler à la fraise de prothésiste pour l'ébarber  et la rendre atraumatique. Elle est ensuite replacée et scellée au verre ionomère (Ortho Fuji)






3° cas : luxation de la canine




L'anesthésie locale à l'articaïne adrénalinée à 1/200000 permet un réduction indolore. Pendant la stabilisation avec une résine "ortho", la dent luxée est maintenue en place par un élastic large stérilisé. La gouttière intéresse l'alvéole luxée + l'arcade incisive. Notez le mordu  permettant de marquer l'emplacement de la cuspide de la canine inférieure.










4 ° cas : fracture luxation du bloc rostral mandibulaire droit


gouttiere-finish-1.jpg


Ci-dessus une contention par résine d'une luxation-fracture du bloc rostral droit : canine infèrieure droite + les  3 incisives droites. La résine a été posée aprés réduction et stabilisation par un cerclage métallique tansversal doublé d'un deuxième fil longitudinal permettant de distaler l'hémi-arcade droite pour l'aligner sur la partie gauche. La gouttière se prolonge sur les prémolaires droites du coté de l'os alvéolaire fracturé. Cliché pris le jour de la dépose de la résine soit 3 semaines aprés la fracture.

gouttier-finish-2.jpg
                                                Une vue de face


5° Cas

Dogue argentin de 2ans présenté pour une ingression traumatique de la canine supérieure droite , une avulsion de la mitoyenne et une luxation du coin.


La réduction sous anesthésie générale et locale permet de récuperer la position physiologique de chaque dent (mouvement d'égression au davier et pression linguale pour la canine, dérotation du coin ).Cette réduction met en évidence la fracture du plastron alvéolaire vestibulaire de ces deux dents.
Aprés réduction le chien est placé en décubitus dorsal et la mandibule est maintenue en suspension de manière à placer la maxillaire en position horizontale gueule ouverte.


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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 22:08

 


Lors de vestibuloplastie chez le sharpei,
  l'incision débute à 2 ou 3 mm sous la ligne muco gingivale le long de l'arcade incisive, elle se prolonge sous les canines en augmentant progressivement la marge jusqu'à 4 à 5 mm environ. La section doit se prolonger largement en arrière du frein (1 à 2 cm), ce dernier est franchement sectionné dans toute son épaisseur de façon à libérer la lèvre qui au cours de cette section du frein s'affaisse progressivement. Si le saignement est trop important il est possible d'interposer dans la fosse de dissection une compresse hémostatique résorbable (photo inf.). La portion libre de la gencive à hauteur du frein (coté labial) peut être suturée (un seul point au vicryl) à la gencive attachée et dans une position plus craniale. La position de ce point est déterminée par positionnement peropératoire de façon à ménager un vestibule correct.










La video ci-dessous illustre une manière de placer ce point.

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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 22:03



C
hat persan affecté d'une rhinite purulente unilatérale




La radio a montré la  présence d'une canine incluse dysplasique (voir cliché : la forme en faucille trés coudée est anormale) dans les cavités nasales droites.




Une ostéotomie de l'os maxillaire aprés lambeau d'accés  permet de découvrir la dent incluse noyée dans une sécrétion purulente. Cicatrisation et suites normales.




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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 11:02









  
Sur ce jeune cocker de moins de 5 mois :
<fracture> longitudinale de la branche horizontale droite mandibulaire (difficile à voir sur le cliché en haut à gauche). La mandibule apparait "clivée" ventro dorsalement  entre la corticale externe et interne. Peu de déplacement, douleur vive. Compte tenu de la dentition mixte le montage retenu est un triple cerclage  respectant la vitalité dentaire (l'intégrité radiculaire). Les fils métalliques sont placés à l'aide d'une aiguille de gros diamètre  glissée tangantiellement aux corticales (3 positionnements : ventro dorsal interne, horizontalement et ventralement, ventro dorsalement externe). Cicatrisation rapide et consolidation en 3 semaines. Les cerclages son retirés à 4 semaines.
A 2 ans toutes les dents définitives sont en place, l'occlusion est bonne (photo de droite).



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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 15:16






Jeune cocker de 5 mois présentant une volumineuse tuméfaction de la brache horizintale de la mandibule dans sa partie craniale. La radio montre qu'il s'agit d'un kyste odontogène avec débris de dents immatures ou dysplasiques. Le kyste est sous pression, douloureux et déformant. Il a été opéré précocemment de façon à éviter une déformation de mâchoire définitive en extirpant l'ensemble de la membrane interne, associée à une ostéoplatie des corticales vestibulaires et linguale. Le même chien revu à 8 mois montre une bonne cicatrisation, mais surtout un remodelage de la branche gauche de la mandibule (affectée par le kyste).




















Sur la photo du haut
le kyste avant intervention présente l'aspect clinique classique d'un kyste odontogénique (aspect bleuté et tendu de la gencive) au maxillaire sur un jeune boxer de moins de un an. Le kyste a été incisé, "épluché" de sa paroi interne et suturé incomplètement de façon à assurer un drainage complet. La poche kystique ne contenait aucun vestige dentaire.

La récupération et le résultat esthétique est trés bon : voir photo du bas  4 mois aprés l'intervention.

 

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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 18:24
Le  praticien peut etre amené à pratiquer des glossectomie dans  plusieurs circonstances cliniques.

D'une manière résumée  les glossectomies se  pratiquent  :

-   lors de nércose linguales plus ou moins étendues (brulûres, chenilles...)
-   lors de néoplasies linguales
-  lorsque la langue par son importance  (macroglossie
) ou son interposition  permanente entre les arcades incisives menace l'équilibre de l'occlusion.





La technique la plus classique est la glossectomie losangique médiane

La section au bistouri à lame franche est réalisée aprés une hémostase de compression (pinces à enterotomie "bec de canard"). Un triangle isocèle  dont le sommet est distal est retiré (sa hauteur est fonction  de la resection souhaitée), les bords cruantés sont rapprochés et suturés à points séparés a l'aide de fil résorbable de gros calibre (ex Vicryl) de façon à éviter le cisaillement. La face dorsale et ventrale de la langue est suturéee. Le point de pénétration de l'aiguille est éloigné de l'incision pour éviter les dehiscences, de nombreuses demi clef sont nécessaires pour que les noeuds résistent  (possibilité de coller les chez libres au cyanocrylate, possibilté d'utiliser des agrafes à la place des sutures classiques)

                                                                                                             


1) glossectomies lors des nécroses linguales (chenilles)




Lors de nécrose linguale en particulier à la suite d'ischémie par envenimmation par les chenilles processionnaires le praticien peut être amené à des résections linguales. Ici un exemple de résection limitée à la partie rostrale de la langue.




2) glossectomies lors d'interposition lingale permanente


L'interposition permanente de la langue est à l'origine de troubles de l'éruption et/ou de l'occlusion (à l'instar de la succion du pouce chez le bébé).

- trouble de l'éruption : retard d'égression des pinces inférieures
- trouble de l'occlusion : vestibuloversion de l'arcade inférieure



1° exemple de cas clinique :

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Interposition permanente de la langue. Dans ce cas les conséquences étaient une vestibuloversion de l'arcade incisive inférieure. Traitée  par glossecomie et pose d'appareil orthodontique.

fauve.jpg
 L'arcade incisive du fauve de bretagne ci-dessus

glossec15.jpg
Sutures dorsales  (sur le croc de gauche une des bagues supportant le fil vestibulaire est visible).

glossec14.jpg
                                                         Sutures ventrales










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Remarque : chez le chat persan les interposition linguales sont fréquentes (surtout chez les individus surtypés), mais cette interposition n'est pas forcémment la traduction d'une macroglossie mais le plus souvent d'une béance incisive. Cette béance étant liée le plus souvent à une occlusion de classe III squelettique. La béance n'arrange pas les choses car l'interposition linguale qui en résulte aggrave la vestibuloversion des incisives mandibulaires.




2° exemple de cas clinique :

glossec20.jpg
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Autre exemple d'interposition permanente de la langue : la carène de la face ventrale de la langue en appui sur les pinces provoque une égression incomplète des incisives centrales.





3) glossectomie lors de macroglossie (CKC)



ckc-hennet.jpg                                           photo P. Hennetglossec12.jpg


Chez ce Cavalier king Charles la macroglossie s'accompagne d'une interposition latérale permanente de la langue. La langue pendante à l'exterieur de la bouche est souvent le siège de plages de nécrose superficielle trés nauséabondes qui rendent l'intervention chirurgicale impérative. La section losangique est dans ce cas dysymétrique de façon à corriger la position de la langue.
                                   

 

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1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 11:18

"Tanguy"  dit tangoo,  gros ronfleur et gros vomisseur,  opéré il y a un an (rhinoplastie + voile du palais) :
tout le monde y gagne : les maîtres respirent ! le chien aussi



Cas Clinique :


Jeune bouledogue fauve opéré en raison d'un syndrome brachycéphale caractérisé symptomatologiquement par des vomissements fréquents, des ronflements excessifs et une intolérence relative à l'effort :

Lors de l'examen clinique pas d'éversion des ventricules laryngés mais une sténose des narines et une hyperplasie du voile du palais.

Le traitement chirurgical à consisté en une tension du voile du palais et une rhinoplastie.


Une vue de la rhinoplastie avec les sutures non résorbables. Durant l'intervention une légère malformation de naissance sous la narine gauche (béance de la portion ventrale du méat nasal : columelle) est corrigée par la pose de quelques points résorbables aprés avoir cruanté les  deux bords de rapprochement de cette fente nasale incomplète.

"La fente labiale est une fissure ou ouverture allongée par défaut d'accolement des deux parties de la lèvre supérieure. Les variantes vont d'une simple entaille à la pointe de la lèvre jusqu'à une disjonction complète s'étendant de la lèvre jusqu'à la base du nez. Si le palais est lui aussi fendu, la voûte de la bouche  n'a pas réussi à se fermer." D'aprés http://mathieu.cm.free.fr


Les chiens brachycéphales semblent plus affectés que les autres par les fentes labiales mais surtout par les fentes palatines.

D'aprés plusieurs études (Elwood, Colhuhoum: New Zeland Vet J ; Guilloteau, Servet :Waltham Focus 2006) une suppléméntation en acide folique pendant la gestation de la mère serait un élément interessant de prévention (article de Aurélien Grellet dans la Dépêche Vétérinaire, 2 mai 2008)

 

 1. Développement normal de la lèvre supérieure

 2. Formation d’une fente labiale (défaut d’accolement de l’une des crêtes)

 

 




Quelques jours aprés l'intervention un lachage d'une partie des sutures de rapprochement de la fente nasale a nécessité la pose de nouveaux points.





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