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27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 15:11

 

Cas clinique N°1

 

Pour corriger cette mésio-version de la canine chez un shetland l'utilisation de vis
Tomas  comme support d'ancrage est intéressante.

Le site d'implantation est important en raison des risques de lésions induites : au maxillaire peu de risques de lésions neurologiques mais par contre les vis peuvent rencontrer les racines (difficile avec les vis autotaraudantes) cela nécessite une bonne connaissance anatomique de la forme, l'importance et la divergence des prémolaires. Pour distaler la canine supérieure, les sites utilisables sont l'espace interdentaire PM2-PM3, PM3-PM4.

A la mandibule le contact avec le nerf mandibulaire est possible.



Ci-dessous un exemple de centreur utilisé en dentisterie humaine pour préparer la zone de forage pilote sur la radio et la reproduire sur un guide souple à oeillet.



Cas clinique N°2

Dans ce second cas la canine était incluse (voir radio ci-dessous).

 La première étape consiste à cautériser la muqueuse de façon à faire apparaitre la cuspide.


Dans  la deuxieme étape  une vis orthodontique (Tomas) est implantée entre PM1 et PM2 avec une légère
inclinaison mésiale. Une chainette élastique est tendue pendant  deux mois environ, la disto version obtenue, la chainette est retirée mais pas la vis de façon à se ménager un éventuel point de traction  dans le cas d'une récidive rapide. Toutefois cette récidive est peu probable car la canine inférieure peut enfin trouver  sa place  dans l'espace incisive latérale-canine et ainsi entraver les velleités de récidive.


Sur cette dernière vue la distalisation est obtenue mais l'égression est imcomplète.Tant que l'élastique est tendu l'égression est bloquée, celle-ci devrait reprendre dés lors que la canine est libérée de toute traction. La couleur blanchâtre de la muqueuse est due à une cautérisation gingivale au trichlo.


Le jour du retrait de la vis  (aire d'implantation trés inflammatoire). La distalisation est obtenue, l'égression est imcomplète mais elle était entravée par  les forces  élastiques. Libre de cette traction  l'égression devrait reprendre.



Cas clinique N°3

 
Pour traiter ce cas de mésio version de la canine le point d'ancrage n'est pas dans un premier temps une gouttière sur les prémolaires mais une vis orthodontique (Tomas) placée mésialement par rapport à la PM1 et implantée verticalem
ent dans la crête alvéolaire.



 
Vérification radiologique du site d'implantation

Le site sur une coupe transversale.D'aprés :Thèse de Doctorat Vétérinaire . A. Allegre .Toulouse 2008



 

Une vue du du même type de montage sur un autre cas clinique

 

Aprés 4 semaines de traction la vis présente une mobilité anormale et doit etre retirée. Le point d'ancrage est remplacé par une gouttière acrylique incluant un bouton.

"Rappelons que l’ancrage est le point d’appui de la force appliquée. Il diffère en fonction des montages utilisés. Il est constitué d’une seule dent lors d’ancrage sur la carnassière supérieure, de deux ou trois dents lors d’utilisation d’une gouttière en résine et est squelettique lors d’utilisation de mini-vis orthodontique.

 De ce fait, il est évident qu’il n’y aura pas ce type d’effets parasites lors d’utilisation de mini-vis orthodontiques.

La dent à déplacer doit avoir une surface radiculaire totale plus petite que celle servant d’ancrage. Ce facteur est très important à pendre en compte, compte tenue de l’importance de la surface radiculaire de la canine.

 La ou les dents servant d’ancrage peu(ven)t se déplacer ; il s’agit alors d’une force parasite non souhaitée qui vient compliquer le traitement orthodontique . Le nombre de dents servant d’ancrage doit donc être le plus élevé possible (PM2-PM3-PM4).

Le risque sera d’autant plus important, que la surface radiculaire totale des dents servant d’ancrage sera faible. L’ancrage sur une seule dent est à éviter, il faut privilégier l’ancrage sur plusieurs dents et donc l’utilisation de gouttière en résine sur l’ensemble PM3-PM4, au minimum.

 Dans de rares cas, une zone de hyalinisation autour des dents servant des dents d’ancrage peut apparaître et dans des cas extrêmes, une résorption radiculaire entraînant l’avulsion des dents servant d’ancrage est possible (cf. figure n°102) du fait de l’utilisation de forces lourdes continues." Thèse de Doctorat Vétérinaire . A. Allegre .Toulouse 2008

 
 

Les 3 photos ci-dessus illustrent l'effet parasite provoqué par le nouveau montage.

La canine n'a pratiquement pas été déplacée distalement par contre la gouttière et par conséquent les dents qui la soutenaient ont été gravement mésio versées, avec pour la PM2, une égression à la limite de l'avulsion. La radio aprés retrait de la gouttière montre les dégâts radiculaires. La PM2  ne tient que par sa racine mésiale. L'os alvéolaire garde les images fantômes des postions radiculaires primitives. Ces conséquences très néfastes des appuis basés sur ancrage dentaire nous encouragent à utiliser exclusivement les vis orthodontiques.



Cas N°4





Jeune Pinscher de moins de 1 an présentant une mésialisation de la canine supérieure avec contact et chevauchement sur le coin. Après plusieurs tentatives de traitements orthodontiques infructueux, il a été tenté de déplacer chirurgicalement cette dent à la suite d'une avulsion partielle contrôlée. L'élévateur luxateur de Molt est introduit distalement de façon à ménager un espace mort en région distale pour la racine. Le reste de la luxation est poursuivie au syndesmotome de Bernard sur les faces vestibulaires et linguales. La dent est luxée vers l'arrière en pratiquant une distoversion lente dont le point de rotation est le plus apical possible . La dent est maintenue en place par une contention en résine (orthorésine) pendant trois semaines puis la gouttière de contention est retirée.


La dent est stable mais son égression et incomplète ; sa cuspide est en position trop vestibulaire mais le poids de la lèvre devrait corriger progressivement cette malposition.


                                            La radio de cette canine transplantée .

 


 



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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 18:24
Le  praticien peut etre amené à pratiquer des glossectomie dans  plusieurs circonstances cliniques.

D'une manière résumée  les glossectomies se  pratiquent  :

-   lors de nércose linguales plus ou moins étendues (brulûres, chenilles...)
-   lors de néoplasies linguales
-  lorsque la langue par son importance  (macroglossie
) ou son interposition  permanente entre les arcades incisives menace l'équilibre de l'occlusion.





La technique la plus classique est la glossectomie losangique médiane

La section au bistouri à lame franche est réalisée aprés une hémostase de compression (pinces à enterotomie "bec de canard"). Un triangle isocèle  dont le sommet est distal est retiré (sa hauteur est fonction  de la resection souhaitée), les bords cruantés sont rapprochés et suturés à points séparés a l'aide de fil résorbable de gros calibre (ex Vicryl) de façon à éviter le cisaillement. La face dorsale et ventrale de la langue est suturéee. Le point de pénétration de l'aiguille est éloigné de l'incision pour éviter les dehiscences, de nombreuses demi clef sont nécessaires pour que les noeuds résistent  (possibilité de coller les chez libres au cyanocrylate, possibilté d'utiliser des agrafes à la place des sutures classiques)

                                                                                                             


1) glossectomies lors des nécroses linguales (chenilles)




Lors de nécrose linguale en particulier à la suite d'ischémie par envenimmation par les chenilles processionnaires le praticien peut être amené à des résections linguales. Ici un exemple de résection limitée à la partie rostrale de la langue.




2) glossectomies lors d'interposition lingale permanente


L'interposition permanente de la langue est à l'origine de troubles de l'éruption et/ou de l'occlusion (à l'instar de la succion du pouce chez le bébé).

- trouble de l'éruption : retard d'égression des pinces inférieures
- trouble de l'occlusion : vestibuloversion de l'arcade inférieure



1° exemple de cas clinique :

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Interposition permanente de la langue. Dans ce cas les conséquences étaient une vestibuloversion de l'arcade incisive inférieure. Traitée  par glossecomie et pose d'appareil orthodontique.

fauve.jpg
 L'arcade incisive du fauve de bretagne ci-dessus

glossec15.jpg
Sutures dorsales  (sur le croc de gauche une des bagues supportant le fil vestibulaire est visible).

glossec14.jpg
                                                         Sutures ventrales










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Remarque : chez le chat persan les interposition linguales sont fréquentes (surtout chez les individus surtypés), mais cette interposition n'est pas forcémment la traduction d'une macroglossie mais le plus souvent d'une béance incisive. Cette béance étant liée le plus souvent à une occlusion de classe III squelettique. La béance n'arrange pas les choses car l'interposition linguale qui en résulte aggrave la vestibuloversion des incisives mandibulaires.




2° exemple de cas clinique :

glossec20.jpg
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Autre exemple d'interposition permanente de la langue : la carène de la face ventrale de la langue en appui sur les pinces provoque une égression incomplète des incisives centrales.





3) glossectomie lors de macroglossie (CKC)



ckc-hennet.jpg                                           photo P. Hennetglossec12.jpg


Chez ce Cavalier king Charles la macroglossie s'accompagne d'une interposition latérale permanente de la langue. La langue pendante à l'exterieur de la bouche est souvent le siège de plages de nécrose superficielle trés nauséabondes qui rendent l'intervention chirurgicale impérative. La section losangique est dans ce cas dysymétrique de façon à corriger la position de la langue.
                                   

 

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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 17:00




Ci-dessus plaque symétrique équipée de deux vérins : le vérin inférieur est destiné à écarter les bagues lors de la mis en place de l'appareil en raison de la divergence des crocs, lorsque les bagues sont "passées" le vérin est progressivement repositionné en fermeture, et les bagues sont scellées au verre ionomère (Ortho Fuji LC). Le vérin supérieur est chargé de propulser la partie mobile (craniale) de la plaque dans le but de corriger une Classe III incisive. 


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4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 17:46




Cas clinique N°1





Ci-dessus une plaque fendue pour propulsion incisive des 4 centrales sur un chien en occlusion de Classe 3
  ( chien Labrador chocolat de 10 mois ).

L'intérêt du montage réside dans l'utilisation d'un stellite avec 4 bagues de façon à "pousser" les incisives en mouvement de translation et non de version. Les bagues métalliques (sur les deux canines et sur les cuspides incisives) sont scellées au verre ionomère (Orthofuji LC). Ce montage multibagues augmente la stabilité de l'ensemble.

Mouvement du vérin : 1/4 de tour tous les deux jours soit 1/4 de mm de mouvement total tous les deux J







Cas clinique N°2



Ci-dessous jeune Westie de 10 mois dont l'articulé a été corrigé par pose d'une plaque fendue à vérin. La propulsion des 4 incisives centrales est assurée par un stellite englobant ces incisives. L'intérêt du stellite pour ce cas également réside dans sa stabilité en bouche, et surtout sa rigidité :

Par conséquence les mouvements qu'ils entraînent qui sont plutôt des mouvements de translation que de version.


Correction obtenue en 3 mois, la position d'over jet de l'arcade supérieure est volontairement exagérée  car lors de la dépose une légère récidive va les distaler jusqu'au contact avec les antagonistes.




Cas clinique N° 3

Dans ce cas clinique , ce jeune labrador de 9 mois présente une palatoversion de la pince droite. Cette malposition est isolée et le reste de l'occlusion est parfait. La correction est tentée par la pose et le scellement d'une plaque fendue prolongée par un stellite unitaire dont l'extrémité coulée en "bague" englobe une grande partie de la couronne de l'incisive pour assurer le maximum de translation. Scellement au verre ionomère.


                                                 Aprés 3 semaines d'activation du vérin.
L'incisive a déjà subi un mouvement de translation rostrale sensible (l'arc incisif montre une courbure pratiquement harmonieuse). Un descellement du stellite a nécessité un nouveau collage à l'ortho Fuji LC. A noter la propreté  du site palatin du à une hygiène rigoureuse sous la plaque de la part du propriétaire.


La vestibulo-correction est obtenue mais elle s'accompagne d'une inclinaison interproximale exagérée vers la 21 associée à une ingression  (visible sur le cliché par le bord gingival de la 11 qui apparaît surélevé. Cette ingression de 2 mm environ est importante et liée à la pression exercée par le vérin qui ne poussait pas parfaitement de façon horizontale mais légèrement ves le vestibule.La correction idéale de cette incisive passerait par la pose de brackets  à gorge et d'un fil carré. Provisoirement nous avons placé une gouttière d'appui sur les autre incisives de manière à éviter une récidive (avec mouvement de palatoversion) ; cette gouttière est échancrée en vestibulaire pour permettre une reprise éventuelle de l'égression. Échancrure légèrement plus évasée vers la 12 pour assurer un redressement dans l'axe vertical.


Cas N°4

Jeune griffon Korthal de 14 mois en phase correction d'un articulé incisif inversé par plaque fendue.

Avant la pose de la plaque fendue
Après 5 semaines d'activation du vérin les 4 incisives maxillaires centrales sont déja sensiblement vestibulées et surplombent l'arc incisif mandibulaire.
La phase de contention va pouvoir commencer :
-soit par le maintient de l'appareil  en place sans activation
-soit par pose d'une gouttière de contention en résine orthoPose d'une gouttière de contention (orthoresine Detrey).

Le jour du retrait de la gouttière.La correction est satisfaisante.

La situation au départ quelques mois avant.




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1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 11:18

"Tanguy"  dit tangoo,  gros ronfleur et gros vomisseur,  opéré il y a un an (rhinoplastie + voile du palais) :
tout le monde y gagne : les maîtres respirent ! le chien aussi



Cas Clinique :


Jeune bouledogue fauve opéré en raison d'un syndrome brachycéphale caractérisé symptomatologiquement par des vomissements fréquents, des ronflements excessifs et une intolérence relative à l'effort :

Lors de l'examen clinique pas d'éversion des ventricules laryngés mais une sténose des narines et une hyperplasie du voile du palais.

Le traitement chirurgical à consisté en une tension du voile du palais et une rhinoplastie.


Une vue de la rhinoplastie avec les sutures non résorbables. Durant l'intervention une légère malformation de naissance sous la narine gauche (béance de la portion ventrale du méat nasal : columelle) est corrigée par la pose de quelques points résorbables aprés avoir cruanté les  deux bords de rapprochement de cette fente nasale incomplète.

"La fente labiale est une fissure ou ouverture allongée par défaut d'accolement des deux parties de la lèvre supérieure. Les variantes vont d'une simple entaille à la pointe de la lèvre jusqu'à une disjonction complète s'étendant de la lèvre jusqu'à la base du nez. Si le palais est lui aussi fendu, la voûte de la bouche  n'a pas réussi à se fermer." D'aprés http://mathieu.cm.free.fr


Les chiens brachycéphales semblent plus affectés que les autres par les fentes labiales mais surtout par les fentes palatines.

D'aprés plusieurs études (Elwood, Colhuhoum: New Zeland Vet J ; Guilloteau, Servet :Waltham Focus 2006) une suppléméntation en acide folique pendant la gestation de la mère serait un élément interessant de prévention (article de Aurélien Grellet dans la Dépêche Vétérinaire, 2 mai 2008)

 

 1. Développement normal de la lèvre supérieure

 2. Formation d’une fente labiale (défaut d’accolement de l’une des crêtes)

 

 




Quelques jours aprés l'intervention un lachage d'une partie des sutures de rapprochement de la fente nasale a nécessité la pose de nouveaux points.





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