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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 19:01




Radio mandibule de chien rottweiller de 14 mois présenté pour douleur lors de la préhension des aliments. Cliché avec cassette à mammographie, film monocouche , incidence orthogonale dorso ventrale 60KV, 16 Mas.


Rechercher et décrire les lésions. Réponses sur le site:
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/53/15/47/element-overblog.ppt



Commentaires:

    - taille des chambres pulpaires anormalement grande --> pulpite ancienne et nécrose pulpaire avec arret de la dentinigénèse
    - apex de la canine droite anormalement transparent --> kyste ou abcés ou granulome apical
    - traits de fractures radiculaires sur plusieurs incisives
    - zones de déminéralisation amélaire sur la couronne de la canine droite
    - trajets radiotransparents horizontaux à la base des couronnes des canines, ces trajets sont bordés par des zones de densification



Commémoratifs :

Les commémoratifs éclairent le déroulement pathogénique.
Ce chien a reçu vers l'age de 7 mois un traitement agressif visant à vestibuler les canines (qui étaient trop lingualées). Ce traitement visait à écarter les couronnes des canines en "resserrant" les racines par le biais d'une broche de Kirschner implantée horizontalement dans le menton et en cerclant cette broche par un fil métallique à serrage progressif. L'implantation de cette broche " en aveugle" à malheureusement rencontré sur son passage les racines des incisives (d'ou les fractures) ainsi que les racines des canines --> pulpite puis nécrose, ce qui explique les chambres de grande tailles, les déminéralisations, les galeries horizontales...  A l'ouverture de ces dents lors de la tentative de traitement endocanalaire du gaz sous pression s'est échappé (germes anaerobies sans doutes). Les obturations canalaires n'ont pas empéché ces dents de se fracturer rapidement mais elles ont stoppé les douleurs lors de la préhension des aliments.


17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 19:39



Sur ce jeune chihuahua la canine supérieure droite est en position de mésio-version ; elle vient au contact de l'incisive latérale et modifie l'occlusion car la canine inférieure ne peut trouver sa place. La technique choisie est l'utilisation de vis orthodontiques "Tomas".

La canine est distalée par le biais d'une chainette fixée à la canine et bloquée par du verre ionomère pour éviter son glissement apical.
Aprés deux mois la position obtenue quoiqu'exagéremment distalée permet une occlusion correcte. Cette position obtenue (trop distale) va se corriger lentement et naturellement pendant la phase de récidive partielle; le blocage contre la canine inférieure va éviter une récidive complète et stabilisera la canine dans sa position physiologique.
 





Ci dessous videos d'un autre cas clinique (bull terrier : tentative de distalisation des canines maxillaires) destiné à illustrer la pose de la chainette.

Verre iono croc
Vidéo envoyée par orthovet

Retent croc
Vidéo envoyée par orthovet


17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 17:14

A ten years old neutered male is presented for a severe chronic gingivo stomatitis. He had yet recieved a periodontal therapy and multiple extractions few month ago with bad result (first photo). He was tested negative FIV and Felv.
This photo at J0 just before the first injection "in situ" of interferon.

At J7 : 7 days after the first sub mucosal injection of 1 MUI of Virbagen ND in each side of the  caudal stomatitis areas : few results are observed.




                   At J15 : a more signifiant  reduction of oral inflammation is visible.




 On the left at J90 :the result  is clear .             On the right at 7 month.

The inflammation is correctly controled without corticosteroids. It remains a little red area on the caudal part of the gingival crest, but the mouth is not painfull.




 




On this other case we can observe the maner to perform the submucosa injection just at the border line between inflammation mucosa and normal mucosa.
Just after injection and before to remove  the needle we press gently with a moss spatula to prevent micro hemorrhage and the interferon liquid flush back (see over).
7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 11:33




"Buster" , jeune  Berger Allemand de 8 mois présentant une endognathie mandibulaire :
les crocs inférieurs sont convergents et  par contact prématuré  traumatisent le palais (photo ci-dessous). L'occlusion est de classe  III avec un décalage moyen de 4 mm (en vest. vest. incisif)





Le problème à resoudre est double : dans un premier temps il faut replacer les canines inférieures en face de  la
  "fenêtre  incisivo-canine supérieure" c'est à dire qu'il faut provoquer un mouvement  de mésialisation des canines (en translation) puis dans un second temps vestibuler ces crocs pour les rendre divergents. Le choix s'est porté sur un appareil mixte : une double gouttière fendue comportant chacune un vérin forestadent. Ces gouttières sont indépendantes, elles sont baguées sur les canines et prolongées par de la résine acrylique jusquà la prémolaire PM3. Chaque vérin est activé séparement. Sur les 2 bagues est soudé un fil à mémoire en "W". Lors de l'activation de ce fil la force produite entraine un mouvement de vestibulo version des canines.









Aprés 8 semaines d'activation des vérins les deux canines sont "en face des fenêtres" , de plus le léger mouvement de vestibuloversion des crocs produit par le  "W" nous permet maintenant de placer des plans inclinés de correction pour parfaire et stabiliser la vestibulo version des canines

La canine gauche est parfaitement  en place dans le plan mésio-distal; le plan incliné va maintenant  terminer  sa mise en place dans le sens linguo-vestibulaire.
 
                                                          Même chose à Droite



Au retrait  des plans inclinés les
canines sont plus divergentes; suppression du trauma occlusal palatin, articulé normal des canines inférieures qui se glissent entre les supérieures et les coins.


 
La correction obtenue est satisfaisante sur le plan fonctionnel est sur le plan occlusal.


6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 16:53


Cas N° 1


Jeune terre neuve ayant présenté une polyodontie 
avec 7 incisives au maxillaire. Aprés extraction d'une des incisives (mitoyenne) il persiste quelques mois aprés un diastème disgracieux entre la pince gauche et la mitoyenne gauche; pour diminuer cet espace excessif il a été proposé la mise en place d'une chaînette élastique. Des boutons orthodontiques avec plot sont placés sur les incisives adjacentes et le maximum de tension est donné entre pince et mitoyenne gauche. Pour éviter à cette dernière un mouvement parasite de mésialisation nous la collons (Ortho Fuji LC) au coin gauche. De la même manière  pince droite et mitoyenne droite sont collées pour éviter des mouvements parasites intempestifs. Pour la pince gauche en malposition  le collage du bouton  est réalisé le plus proche possible du collet de façon  à obtenir un mouvement tendant vers la translation plus que la  disto-version.









Cas N° 2

Jeune bouvier bernois présentant une polyodontie : l'arcade incisive spérieure comporte 7 incives. Aprés extraction de la mitoyenne un diasteme persiste entre la mitoyenne et la pince D. Ce diastème ne se corrige pas spontanément aprés plusieurs mois ; une correction est alors entreprise avec le tandem "boutons orthodontiqies + chainette".

                                                        Positionnement du premier bouton.



L'ensemble  des boutons est scellé (ortho fuji LC);  la chainette est tendue en regard du  diastème, elle est neutre en face des autres contacts interproximaux.


                                                               Aprés deux mois.Lors du retrait des boutons une gouttière de contention en orthorésine est placée pendant 6 semaines pour prévenir la récidive.







Cas N° 3



dogue.jpg




Sur  ce jeune dogue allemand  un diastème en cours de corection  :  les deux incisives trop distantes (étoiles bleues) sont la pince gauche et la mitoyenne gauche (21,22)  ; cette vue en cours de traitement permet de voir la position  des brackets placés trés "haut" sur les couronnes , pratiquement au collet  et cela dans le but d'entraîner un mouvement de translation interproximal  et non une version. L'inconvénient de ce collage au collet dentaire  réside dans l'effet iiritatif de l'excés de  colle sur les structures gingivale, d'où la nécessité d'un collage précis et propre respectant les structures molles.

 

 

5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 18:36




1° Cas


                                                    
Sur  ce  chien de chasse blessé  par un sanglier, la partie rostrale de la mandibule est fracturée  en arrière des
canines. La plaie a déja 24h . L'arcade incisive  a basculé.  Aprés parage de la plaie  un fil métallique est placé en arrière de canines  et devant l'arcade incisive.
  
                                                                                                                    
Cette  ligature métallique permet de solidariser dans un premier temps le bloc "incisives -canines". Ce bloc est lui même instable en raison de la fracture qui est située en arrière des crocs. Cette ligature est donc noyée dans une gouttière (aprés réduction) qui englobe l'arc incisif, les canines et qui se prolonge le long des arcades prémolaires pour assurer le maximum de stabilité.


                                                        
La résine placée ici est bicolore car il s'agit en fait de l'utilisation de deux résines : une première résine, l'orthorésine rose est placée à la spatule puis modelée à la main pour lui donner la forme adéquate. Cette première résine est ensuite renforcée par une seconde : le Coolsin de couleur blanche déposé au pistolet mais difficile à retoucher. Cette seconde résine s'amalgame à la première et donne de la rigidité par addition d'épaisseur.

Aprés  4 semaines  ces gouttières sont déposées. La sabilisation du foyer et la consolidation osseuse semblent corrects.
                                                         


                                                          
Le bloc incisif est soudé  à la mandibule ; seules les canines posent un problème : présence  de poches parodontales sur la face linguale avec  récession importante dans le quadrant mésio-lingual. Le résultat fonctionnel est toutefois satisfaisant. La luxation des canines lors de la fracture laisse supposer un arrachement du pédicule vasculaire apical  des canines et certainement une nécrose aseptique  des pulpes. Un taitement endocanalaire sera necessaire à moyen terme.




2° cas


    Fracture mandibulaire du bloc canine-coin gauche avec luxation du fragment  sur un chien de 4 ans croisé beauceron.

               -Anesthésie à l'aricaine adrenalinée (1/200000)de l'émergence du trou mentonnier puis réduction manuelle (voir vidéo).






-La réduction manuelle , facilitée par l'analgésie procurée par le bloc est facilitée par la recherche de    l'occlusion physiologique.




Une première résine  Coolsin) est placée avec la canule mélangeuse le long de l'arcade incisive et englogant les deux canines. Elle sera ensuite recouverte et prolongée le long de la branche mandibulaire fracturée avec une autre résine plus résistante (orthorésine Detrey).





21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 21:03



Dans une clinique vétérinaire qui souhaite développer l'odonto-stomatologie, il est essentiel de consacrer un volume conséquent à la discipline. L'idéal est de pouvoir organiser toute l'activité "dentisterie" dans une pièce dédiée. Sur cette photo la moitié d'une salle de consultation est équipée comme un cabinet dentaire. Les différentes branches de l'odontostomatologie peuvent alors être dispensées, à savoir :

- l'endodontie
- la stomatologie
- la parodontologie
- l'orthodontie


 

 




L'endodontie vétérinaire, quasi essentiellement chez le chien, regroupe tous les traitements des fractures dentaires avec exposition pulpaire à savoir les traitements conservateurs :
- traitements endo-canalaires (pulpotomie, pulpectomie).
- plus rarement quelques traitements de caries.

La parodontologie chez le chien est surtout représentée par la thérapeutique initiale (détartrage, curetage sous gingival, polissage) des animaux entartrés et presentant donc toutes les conséquences parodontales de la présence prolongée et excessive de tartre.

La stomatologie chez le chien regroupe les différentes techniques complémentaires de la thérapeutique initiale (lambeaux, gingivectomies...) ainsi que quelques techniques d'extractions chirugicales (alvéolotomie) et des techniques d'appoint lors de l'orthodontie (freinectomies par ex.). Chez le chat la stomatologie trouve son champ d'application dans le diagnostic et le traitement du difficile problème du Complexe Gingivo-Stomatite Chronique.

L'orthodontie
reste une discipline confidentielle.




Pour développer la dentisterie dans une clinique vétérinaire il faut rendre la discipline agréable. La dentisterie est un travail en milieu souillé, souvent douloureux pour l'animal, mais l'ensemble des traitements possibles ne met jamais en jeu le pronostic vital de l'animal. Le praticien doit chercher en permanence à améliorer son confort et son ergonomie pour que les gestes et les interventions soient le moins contraignants possible :

- travailler assis sur un tabouret tournant (dentaire) avec le maximum d'appareils à portée de main.
-
disposer d'un éclairage ponctuel et auto centré (scialytique dentaire : trés facile à récupérer d'occasion).
- prévoir une disposition du matériel le plus utilisé tout autour du tabouret : micro moteur , radio murale, détartreur, amalgamateur,lampe à polymériser.
- utiliser une table humide à hauteur variable et tournante, ou à défaut toujours poser les animaux sur une alèse.



                                                      Table humide;scialytique;unit;radio





- être atraumatique et diminuer la douleur pour le confort de l'animal et du praticien = utiliser quasi systématiquement l'anesthésie locale ---> acquisition d'une seringue dentaire à "carpules". Utiliser de préférence un dérivé adrénaliné (ex. articaïne à 1/200 000) pour renforcer l'effet antalgique et diminuer le saignement.Voir les techniques d'anesthésies dentaires.





- acquisition d'une turbine : indispensable pour les extractions de dents de chat.
Le travail de la turbine équipée d'une fraise boule pour "l'atomisation" des racines

 Une vue rapprochée de kit trés simple mais complet (Prochimed)





- le petit matériel : quelques trucs et conseils



 Pour maintenir la gueule ouverte:
 le meilleur des pas d'ane
: chez le chat un couvre aiguille taillé à la bonne longueur,  chez le chien l'ame d'un rouleau d'élastoplaste !



Pour le matériel d'extraction : deux élevateur-luxateur sont indispensables (un 2 mm et un 3mm) avec trés bonne prise en main et un davier déporté pour faciliter la préhension .

 
Pour le confort de vision : lunettes grossissantes pour les travaux de précision et pour la protection des yeux.


Pour le séchage : en l'absence de pissette à air une bombe à air sec pour nettoyage des claviers informatiques constitue une excellente alternative pour sécher les cavités et surfaces dentaires.


Pour la prise d'empreinte en orthodontie : de la résine Vet-lite.
Voir chapitre "la prise d'empreinte" en fin d'article sur les malocclusions  
 http://www.vetortho.net/pages/Malpositions_et_mal_occlusions_liees_a_la_race-30917.html




- multiplier les clichés avec une radio dentaire si possible et des films rétroalvéolaires. Ces appareils radio se trouvent d'occasion chez les revendeurs de matériel dentaire. Ils peuvent également servir pour des clichés d'extrémités de petits carnivores ou de NAC. Leur anode trés petite donne des clichés de grande qualité couplée avec des cassettes et des films à mammographie.

 
Ci-desus : générateur Oralix (trés ancien !), à droite : lampe à polymériser 3M.


Pour les techniques de radiologie  basculer sur:  
http://www.vetortho.net/article-6842836.html



18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 11:12




Lors d'interventions douloureuses en dentisterie  et en stomatologie (elles le sont toujours !) il est nécessaire de connaitre les techniques des anethésies locales et  des blocs ainsi que les produits anesthésiques de façon à pouvoir réduire l'incidence de l'anesthésie générale et cela d'autant plus que l'état général des animaux affectés est dégradé.

Choix de la technique analgésique en fonction de l'acte opératoire
Le choix d'une technique analgésique permettant d'effectuer un soin dentaire dans de bonnes conditions doit obéir à une logique intégrant de nombreux paramètres tels que le type de patient le type de soin, le temps dont on dispose, la situation de la dent à soigner et le type de matériel à notre disposition. L'utilisation systématique d'une technique sans tenir compte de ces facteurs est responsable de la plupart des échecs.


intervention-dentaires.jpg
Importance des anesthésies en dentisterie vétérinaire en jaune. (D'aprés un document AFSSA)


L’anesthésie est le premier temps de toute intervention odontologique. Elle permet de supprimer la sensibilité ainsi qu'une amélioration qualitative de la pratique dentaire .
L’anesthésie locale ou régionale supprime, en même temps que la douleur, toutes les sensibilités mais n’abolit pas la conscience. Elle agit au niveau des voies sensitives  
périphériques en provoquant la section physiologique transitoire et réversible du nerf :

- soit au niveau terminal dans le cas d’une anesthésie locale
- soit au niveau d’un tronc nerveux dans le cas d’une anesthésie régionale.

Le choix d’un bon mode d’anesthésie est important. Il dépend des conditions
pathologiques locales, de la nature et de la durée de l’intervention, de l’âge et de l’état général du patient, des préférences personnelles du praticien.

Anesthésie locale :  l'agent anesthésique porte sur un territoire limité et agit sur les rameaux terminaux des nerfs dentaires permettant une insensibilité limitée à quelques dents et intéressant la gencive, le ligament, la pulpe. (Dr P. Machtou et F.Bronnec)


1)  Les blocs :


Définition  = anesthésie régionale
Le soluté anesthésique est injecté au voisinage d’un tronc nerveux. Il a pour effet d’obtenir l’insensibilité de tout le territoire qui en dépend.



Anesthésies locales par bloc à la mandibule


Face externe de la mandibule : les aiguilles matérialisent les foramens rostral, intermédiaire (ou foramen mentonnier : aiguille du milieu) et caudal.

- Bloc mandibulaire du foramen mentonnier :
* nerf bloqué : nerf mentonnier ou nerf alvéolaire inférieur
* réalisation : il se réalise par infiltration sous muqueuse profonde sous la racine mésiale de la deuxième prémolaire à environ mi hauteur de la branche mandibulaire.
* zone d'analgésie : canine, coin, mitoyenne, pince et les deux premières prémolaires. Lèvre inférieure (peau + muqueuse).


Face interne de la mandibule : l'aiguille matérialise l'entrée du nerf mandibulaire dans le canal mandibulaire.

- Bloc mandibulaire du foramen mandibulaire:

* nerf bloqué :branche alvéolaire inférieure du nerf alvéolo mandibulaire

* réalisation :
- par accés extra oral : à travers la face médiale de la branche mandibulaire à hauteur de l'angle mandibulaire, légèrement rostralement au processus angulaire et progressant dorsalement le long du mur mandibulaire interne ou lingual.
- par accés intra oral : à travers la face interne ou linguale de la branche mandibulaire à la hauteur de l'angle.
* zone d'analgésie : mandibule et les dents du même côté ainsi que la muqueuse gingivale et les lèvres.






Anesthésies locales par bloc au maxillaire


Intra oral
Au niveau du vestibule (sous la lèvre)

- Bloc du foramen infra-orbitaire


*  nerf bloqué : rameau alvéolaire médian et rostral supérieur du nerf infra orbitaire.
* réalisation : la lèvre supérieure soulevée, la zone d'infiltration se situe au-dessus de la troisième prémolaire.
* zone d'analgésie : prémolaires, canines et incisives supérieures du côté infiltré.





En région palatine :

- bloc du nerf palatin majeur.
* nerf bloqué : palatin majeur
* réalisation :l'orifice est à mi chemin entre le raphé médian palatin et l'arcade prémolaire à hauteur de la jonction entre la carnassière et la première prémolaire.
* zone d'analgésie : palais dur, hémimaxillaire, tissus mous .


                                             foramen palatin




En extra oral
- Anesthésie du nerf maxillaire.

Avant son entrée dans le canal infra orbitaire le nerf maxillaire peut être bloqué au voisinage du foramen (étoile rouge).
* nerf bloqué : le nerf maxillaire
* réalisation :insertion de l'aiguille orthogonale  à la peau au ras du processus de l'os zygomatique en arrière du canthus externe de l'oeil et sur une profondeur de 0,5 à 1 cm environ.
* zone d'analgésie : maxillaire, nez, lèvres supérieures




Les rapports anatomiques et topographiques du nerf maxillaire et nerf infraorbitaire

 




2) Les anesthésies locales autres que les blocs :



Les anesthésies locales :

C'est la dépose de substance anesthésique sur une zone dans laquelle l'efficacité de la substance va persister un certain temps.

* l'anesthésie  sous muqueuse  para apicale.
C'est la plus utilisée par les chirurgiens dentistes. Sa zone d'application para apicale correspond à la zone de projection de l'apex de la dent considérée (légèrement en distal).
   
    Technique
: le vestibule est perforé au-dessus de la ligne mucogingivale la pointe de l'aiguille est poussée vers l'apex jusqu'au contact osseux, et la solution est injectée.

    Segments anesthésiés : la pulpe, le desmodonte, la muqueuse vestibulaire locale.
    Segments non anesthésiés : pas d'insensibilisation de la muqueuse linguale ou palatine d'où la nécessité d'une injection complémentaire palatine ou linguale.

     Indications : pulpotomies, pulpectomies, caries, gingivectomies à biseau externe. Pour les avulsions une infiltration palatine ou linguale est nécessaire.

     Temps de latence : 1 à 2 mn
     Durée d'action : 40 mn environ




Les anesthésies ponctuelles
Proches des anesthésies locales avec comme différence que le tissu est peu extensible.


*anesthésie intraligamentaire

    Technique : anesthésie du ligament (parfois précédée par une anesthésie intragingivale)
L'aiguille est enfoncée à 0° dans le sulcus, elle pénètre dans l'espace ligamentaire. Injecter lentement ( 15 à 20 secondes) avec une aiguille courte ( <12mm ) et de faible diamètre(0,3mm), le biseau de l'aiguille du côté du cément. Le volume maximum est de l'ordre de 0,2 ml. Le point d'impact idéal serait l'espace interdentaire.
Le choix de l'anesthésique ne modifierait pas la qualité de l'anesthésie.

    Segments anesthésiés : pulpe, os environnant et gencive vestibulaire et palatine.
    Indications : idem para apicale
    Temps de latence : 20 à 30 sec
    Duré d'action : 30 mn environ
    Contrindications : parodontite, pyorrhée...



* anesthésies intragingivales ou muqueuses
    
     Technique
: anesthésie de la gencive attachée par injection tangentielle trés lente, visualisée par le blanchiment gingival, de préférence précédée par une infiltration de la gencive juxta vestibulaire.

      Indications : gingivectomies, préparation aux injections transcorticales ou osteo centrales.






3) Choix d'une technique en fonction de l'acte opératoire :



* douleurs inflammatoires, pulpites, Neck lesions stade 3 et 4 :

- pas d'intraligamentaire, plutôt des infiltrations à distance (régionale) +/- une para apicale

L'inflammation locale se traduit par une acidification du milieu qui favorise la forme cationique par rapport à la forme base de la molécule, anesthésique limitant ou interdisant la diffusion et la fixation de la solution analgésique sur la fibre nerveuse (phénomène de tachyphylaxie).

 

*  extractions dentaires simples :

- infiltration para apicale + intragingivale + intraligamentaire



* extractions de dents incluses ou difficiles :

- infiltration du foramen palatin ou du foramen infra orbitaire puis para apicale au maxillaire
- infiltration du foramen mentonnier puis du vestibule pour la canine mandibulaire par exemple.





4) Le matériel et les produits :


    * La seringue la plus intéressante en dentisterie vétérinaire est la seringue métallique à carpules (permettant l'aspiration).


    * Les carpules d'anesthésiques présentent l'avantage d'être prêtes à l'emploi, faciles à utiliser et non contaminées à l'inverse des flacons multiponctionnables.

    *Les aiguilles sont à colerette et se vissent sur la seringue, elles sont munies d'un perforateur permettant de traverser la menbrane cahoutchoutée de la carpule. La longueur des aiguilles varie de 10 à 30 mm, les plus utilisées sont les 15 et 20 mm. Le diamètre moyen oscille entre  0,25 et 0,50 mm.

    * Les solutions anesthésiques
Le premier produit a été la procaïne (à liaison  ester) supplanté depuis par d'autres molécules. En médecine vétérinaire la plus utilisée est la Xylocaïne.

nom molécule pka nom commercial
lidocaïne 7,86 xylocaïne
mepivacaïne 7,8 scandicaïne
privocaïne 7,89 citanest
aptocaïne 7,8 pradicaïne
articaïne 7,8 alfacaïne
Tableau de quelques substances à liaison amide . D'aprés Pons Claire et Sylvain Soumeillan.



  procaine tetracaine mepivacaine lidocaine prilocaine aptocaine bupivacaine etidocaine articaine
liaison
aux proteines
5,8% 75% 78% 64% 55% - 95% 94% 95%
puissance 1 16 2 4 3 4 16 16 6
durée d'induction 1 2 1 0,8 1 1 0,6 0,4 0,8
durée d'action 1 8 1,5 1,5 1,5 2 8 8 2

Caractéristiques physico-chimiques  de quelques anesthésiques locaux. D'aprés Conseiller et coll.





La substance actuellement la plus utilisée par les chirurgiens est l'articaïne le plus souvent adrénalinée car  un compromis est nécessaire entre la puissance, et la durée.

Association avec un vasoconstricteur : le produit le plus utilisé est l'adrénaline avec en général une concentration de 1/200 000.
Les vasoconstricteurs ont été associés aux molécules anesthésiques  pour les raisons suivantes :

- ils contre balancent l'effet vasodilatateur de ces substances
- ils limitent le saignement et la résorption trop  rapide de l'anesthésique (augmentent la durée de l'anesthésie et diminuent la quantité totale d'anesthésique).

5) Vidéos :









Conclusion :

Pour un soin long : on devra toujours tenir compte du fait que la durée du soin peut excéder celle de l'analgésie initiale ainsi que du phénomène de tachyphylaxie.

Aussi

1 - on commencera toujours par une régionale
2 - pour faire ensuite une para-apicale
3 - et, pour terminer le soin, on réalisera éventuellement une intraligamentaire ou une intraseptale.



Clinic 1998 - vol. 19 - n° 4

 

Lectures :



- Choix d'une solution anesthésique.JC Fricain, JM Marteau. Rev Odonto stomato ,Tome 26 N° 4-5 1997

- Analgesicos. F. San Roman et coll. Consulta Difus Vet 2005;120

- Emploi des vasoconstricteurs en odonto stomatologie.P Lesclous.Information Dentaire N°41; Nov 2003

- Anesthésies à la mandibule .P Machtou.

- Anesthésie loco régionale chez les carnivores. JP Genevois et coll.Point vet. N°201, vol30,Aout 1999.

- Pages d'anesthésiologie.Clinic 1998-vol19

- L'anesthésie intraligamentaire .Jacquelin LF.Information dentaire N°37.Oct 1990

- Les bases pharmacologiques du choix des anesthésiques locaux. JE Fontan? Actual.Odonto Stomato N°179.Sept1992.

- Documents universitaires  C.Pons et S.Soumeilhan.

- L'anesthésie locale avec un vasoconstricteur.Revue prescrire Mai 2003 Tome 23 N° 239

- The analgesic plan.P.Coppens.ECCAP-Vol X.avril 2000

- Anatomie de l'anesthésie locale .RS Roda et PL Blanton.Clinic /3/1994

- Anesthésie loco régionale.E Troncy.Depeche vet .Dec 2001

- Local anesthetic bloc.J.Rochette.World small animal vet assoc.Vancouver congress 2001.



















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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 20:13



Un berger malinois de 3 ans est référé pour fracture du croc maxillaire ; il
s’agit d’une fracture coronaire à la limite du collet. La radio de profil (photo n°1) objective la fracture ; la couronne est encore en place grace aux adhérences gingivales.


Lecture de la radio :  fracture coronaire de canine mandibulaire ; le volumineux fragment coronaire est nettement visible. Est ce une fracture coronaire ? ou une fracture coronoradiculaire ?
Une lecture attentive du cliché permet de suspecter un refend radiculaire (flêches).  L'extraction de la racine aprés  alvéolotomie confirme le refend.




Malgré la bonne qualité des clichés radiologiques  (utilisant un appareil de radio classique) il est très difficile de repérer une fracture longitudinale radiculaire en raison de la superposition des structures osseuses environnantes. Avant d’entreprendre un traitement radiculaire sur ce type de fracture il est utile, dans la mesure ou l’on dispose du matériel, de procéder à un cliché rétroalvéolaire avec film dentaire, ce qui aurait peut être permis de dépister plus facilement la fracture radiculaire .

 
17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 17:55


1° cas : exemple de stabilisation d'une fracture de l'arcade incisive  maxillaire 



 


La  réduction sous anesthésie générale  avec, si nécessaire, une anesthésie locale (articadent  adrénaliné 1/200000) ne pose aucun problème. Il est essentiel de stabiliser le fragment luxé pendant 3 à 4 semaines pour assurer une bonne cicatrisation osseuse. La technique de choix est ici l'utilisation des résines.


La résine utilisée est la résine "coolsin" déposée  en bourrelet à l'aide du pistolet et de l'embout mélangeur sur la partie coronaire des incisives de façon à ménager des espaces interdentaires et se tenir à distance de la gencive. La résine en se polymérisant assure sa propre adhésion à l'émail  par rétraction à condition d'avoir des surfaces amélaires propres, sèches et mordancées légèrement. La contention obtenue, trés rigide, est excellente et la dépose peut se faire à 3 semaines sur un jeune chien.





2° cas : la gouttière sera scellée



Sur  cette autre fracture  du maxillaire affectant la demi arcade droite  incisive, la réduction est également facile. La contention sera assurée par une gouttière en résine.


La résine "ortho resine, Detray" est appliquée jusqu'aux canines. Pendant la polymérisation de la résine  qui dure quelques minutes, ce temps est mis à profit pendant que la résine est encore molle pour exercer une pression entre les machoires  dans le but de créer un "mordu". Lors du mordu les canines inférieures  marquent leur emplacement dans la résine supérieure et ainsi les rapports d'occlusion lors de la fermeture des machoires sera repecté. Lorsque la résine est dure  il est possible  de retirer la gouttière pour la travailler à la fraise de prothésiste pour l'ébarber  et la rendre atraumatique. Elle est ensuite replacée et scellée au verre ionomère (Ortho Fuji)






3° cas : luxation de la canine




L'anesthésie locale à l'articaïne adrénalinée à 1/200000 permet un réduction indolore. Pendant la stabilisation avec une résine "ortho", la dent luxée est maintenue en place par un élastic large stérilisé. La gouttière intéresse l'alvéole luxée + l'arcade incisive. Notez le mordu  permettant de marquer l'emplacement de la cuspide de la canine inférieure.










4 ° cas : fracture luxation du bloc rostral mandibulaire droit


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Ci-dessus une contention par résine d'une luxation-fracture du bloc rostral droit : canine infèrieure droite + les  3 incisives droites. La résine a été posée aprés réduction et stabilisation par un cerclage métallique tansversal doublé d'un deuxième fil longitudinal permettant de distaler l'hémi-arcade droite pour l'aligner sur la partie gauche. La gouttière se prolonge sur les prémolaires droites du coté de l'os alvéolaire fracturé. Cliché pris le jour de la dépose de la résine soit 3 semaines aprés la fracture.

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                                                Une vue de face


5° Cas

Dogue argentin de 2ans présenté pour une ingression traumatique de la canine supérieure droite , une avulsion de la mitoyenne et une luxation du coin.


La réduction sous anesthésie générale et locale permet de récuperer la position physiologique de chaque dent (mouvement d'égression au davier et pression linguale pour la canine, dérotation du coin ).Cette réduction met en évidence la fracture du plastron alvéolaire vestibulaire de ces deux dents.
Aprés réduction le chien est placé en décubitus dorsal et la mandibule est maintenue en suspension de manière à placer la maxillaire en position horizontale gueule ouverte.