<![CDATA[odonto-stomatologie canine et feline, orthodontie]]> http://www.vetortho.net/ fr over-blog.com RDF 1.0 Generator admin@over-blog.com 2009-07-03T17:33:26Z <![CDATA[Nécrose pulpaire et pathologie apicale]]> http://www.vetortho.net/article-33308500.html Un beauceron de 2 ans est présenté pour une fracture ancienne du croc inférieur gauche (plusieurs mois) en raison de difficultés de préhension des aliments (le chien ne mange qu'avec le côté droit de la gueule). La canine présente en effet une fracture coronaire de la cuspide avec exposition du canal. La sonde de Rhin rentre dans le canal sans douleur et laisse apparaître une pulpe nécrosée noirâtre. La RVG confirme une lésion périapicale nette et étendue.A la palpation de la mandibule dans la zone de projection de l'apex une légère tuméfaction périostée de la corticale externe est nettement perceptible (on la devine radiologiquement). Un traitement endocanalaire est entrepris aprés alésage du premier puits de fracture et ouverture d'un second perthuis en face mésiale, 2 mm au-dessus de la gencive, de manière à faciliter les manoeuvres d'extirpation et de raclage. Pendant la phase de raclage avec les limes, une boue pulpo-dentinaire noirâtre et nauséabonde exsude par les deux ouvertures. Comblement classique au Forfenan + cônes de gutta condensés. Obturation au composite Prisma aprés préparation de la cavité rétentive avec "I Bond One" Component Adhesive. ]]> fr 2009-07-03T17:33:26Z <![CDATA[Radiologie : Cas clinique N°7]]> http://www.vetortho.net/article-33240100.html Un gros chien mâle (croisé beauceron) de 6 ans est présenté pour une discrète tuméfaction de type épulide en regard de la 42 dont la couronne est absente. Un cliché rétroalvéolaire est pris avant toute intervention : il montre une fracture radiculaire de la 42 avec lyse alvéolaire et abcédation du foyer. Traitement par extraction de la racine au syndesmotome et pose d'un point de suture au Vicryl aprés irrigation à la Bétadine. Pas d'antibiothérapie. ]]> fr 2009-07-03T17:32:48Z <![CDATA[La relation occluso-parodontale]]> http://www.vetortho.net/article-31490633.html UN EXEMPLE DE PARODONTITE LIEE A UNE MALOCCLUSION UNILATERALE Chez ce jeune Yorkshire la canine supérieure et le coin (incisive latérale) montrent du côté droit une présence modérée de plaque dentaire. Il faut noter que de ce coté des mâchoires les rapports d'occlusion intermaxillaires sont normaux. La canine inférieure venant se loger parfaitement entre la canine supérieure et le coin. Le côté gauche des mâchoires montre un aspect parodontal tout à fait différent : le dépôt de tartre est très important avec une légère récession de la gencive en zone distale du collet de la canine et également au niveau du coin. Sur le plan occlusal, l'espace entre la canine et le coin est fermé et la canine inférieure qui ne peut se loger est mésio versée en avant du coin supérieur. Cet exemple illustre parfaitement la relation entre la malocclusion et le développement d'une parodontopathie focalisée. ]]> fr 2009-07-01T21:00:00Z <![CDATA[Les braquets en résine Biosplint : step by step]]> http://www.vetortho.net/article-29146775.html Cas clinique N°1 (d'après la Technique de D.Chillès) Jeune Westie de 10 mois présentant une arcade incisive inférieure défectueuse : absence de contact entre les incisives centrales inférieures et supérieures. Les 31 et 41 ne s'intercuspident pas avec le cingulum des supérieures et elles ont donc tendance à se vestibuler (proalvéolie des 31 et 41). L'arcade incisive mandibulaire n'est pas dans un plan horizontal occlusal et à tendance à s'incurver de plus en plus vers la symphyse créant une béance favorable à la proalvéolie. Sur le site Eugénol (forum) il nous été permis de visualiser une technique simple de réalisation de braquet en résine (LC) qui présente outre l'avantage de la simplicité, celui de pouvoir adapter la taille du braquet construit à la taille de la face vestibulaire des incisives de petits chiens (Technique de D. Chillès alias Dancha). Aprés mordançage, les faces vestibulaires sont recouvertes avec l'agent de liaison qui est polymérisé. Un tube de silicone est appliqué sur les faces vestibulaires et recouvert de composite fluide de place en place de la 34 à la 44. Le tube est positionné plus apicalement sur la 31 et la 41. Chaque "pont" de composite constitue un mini braquet adapté à la forme et la taille de l'incisive. Lorsque le tube est fixé sur toutes les incisives et les deux canines, il est doucement retiré, laissant un pertuis sous chaque pont de résine. Un fil NiTi est alors introduit dans chaque pertuis jusqu'à l'obtention d'un arc incisif complet. Les extrémités du fil sont pliées à la pince. Le positionnement plus apical du fil sur les deux incisives centrales devrait suffire pour relancer leur égression et les positionner normalement sur la même horizontale que les autres. Les deux boucles aux extrémités ont créé une légère tension sur le fil qui devrait faciliter une très légère distoversion souhaitable de l'arcade. Cas clinique N°2 Jeune cocker de 1 an présentant un articulé incisif inversé concernant la 12 et les 42, 43. La 12 est distoversée et s'articule à l'intérieur des deux incisives mandibulaires 42 et 43 (Wry bite). Le traitement choisi est un fil vestibulaire mandibulaire gainé avec deux boucles pour "rentrer" les incisives mandibulaires droites et un fil NiTi galbé, sur les incisives maxillaires pour vestibuler la 12. Les braquets sont constitués en résine Biosplint (Pierre Rolland) suivant la Technique sus citée (D. Chillès). Cas clinique N°3 Jeune labrador de 2 ans appareillé pour une légère classe III incisive. Il lui a été placé une plaque de Hawley au maxillaire pour vestibuler les 4 incisives centrales et un fil vestibulaire gainé à la mandibule il y a deux mois. A ce stade, les deux arcades sont en "tenaille" mais la classe 1 n'est pas encore obtenue. Le fil vestibulaire étant tombé à deux mois, nous le remplaçons provisoirement par un fil NiTi Regency spool 0.12 de chez Class One placé selon la Technique décrite ci-dessus aprés confection de braquet en Biosplint flow sur gaine E-Z Tie tubing 0.64 mm d'American Ortho. La pression pour distaler l'arcade est assurée d'une part par la gaine siliconée placée comme ci-dessus et légèrement tendue sur les canines et, d'autre part, par des boucles ouvertes sur le NiTi entre 34 et 33 et, entre 44 et 43. Photo D. Chillès Aprés 4 semaines le fil NiTi est encore en place ainsi que les braquets en Biosplint , mais la gaine siliconée a disparue.La correction obtenue est incomplète (mais 4 semaines seulement en place) le relai est pris par un fil vestibulaire plus gros avec boucles de ressort.Vue de la correction dans sa phase finale le jour du retrait des appareils : à la mandibule le fil NiTi qui était tombé a été remplacé par le fil vestibulaire primitif qui a été replacé. Le traumatisme infligé par la gaine est visible sue la gencive marginale mandibulaire. La correction est satisfaisante ,l'articulé est correct (classe I) Cas clinique N°4 Arcade mandibulaire d'un jeune Westie appareillé en raison d'une malocclusion mandibulaire. Les deux pinces mandibulaires (41 , 31) sont en articulé inversé et plus "basses " sur la ligne d'arcade créant une béance. La correction s'effectue avec un fil NiTi Regency spool (ClassOne) 0.16 . - réalisation de braquets en Biosplint sur tunnel siliconé E-Z Tie Tubing (0.64 mm) uniquement sur 32,33 et 42,43. Le fil est alors glissé dans les tunnels des 4 incisives (32,33,42,43) aprés l'avoir trés légèrement arqué avec une courbure beaucoup moins nette que l'arcade incisive. - le fil est positionné au contact de 31 et 41 en position apicale pour relancer l'egression de ces deux incisives puis il est collé au composite Biosplint. Le fil reste libre de coulisser dans les 4 autres braquets. La force engendrée par son retour à la forme de départ devrait permettre la correction des deux pinces mandibulaires. Ci-dessous exposé de Daniel Chillès sur les attaches en composites : Daniel Chillès 2 rue Metz-Juteau 90000 Belfort daniel.chilles@wanadoo.fr Introduction : Dans certains cas, lorsque le contrôle radiculaire n’est pas nécessaire ni même quelquefois désiré, il est possible de réaliser soi-même d’une manière extemporanée des attaches qui permettent des mouvements dentaire de grande liberté. Nous allons illustrer nos propos par deux cas cliniques après avoir montré en détail le procédé de fabrication. Matériel spécifique nécessaire : - Fil élastomérique tubulaire de diamètre .025 (0,64 mm), en bobine. - Fil NiTi de diamètre .012 (0,30 mm), en bobine. (voire 0.14 ou 0.16) - Résine composite fluide, en carpule ou seringue. Fabrication : Les attaches sont réalisées dent par dent après préparation classique de l’émail de toutes les dents destinées à être appareillées. Le fil élastomérique extrait de sa bobine et coupé à la bonne longueur est positionné à la hauteur désirée sur la première dent puis recouvert de composite à l’aide de la seringue dans un mouvement d’aller et retour vertical (figure 1, a). Le matériau est photo-polymérisé immédiatement et peut être complété si nécessaire jusqu’à former un pont qui paraisse homogène. La même opération est réalisée sur la dent suivante . Une fois toutes les attaches réalisées , le fil élastomérique est retiré en le tirant latéralement pour libérer les lumières des attaches. La longueur de fil NiTi nécessaire est ensuite prélevée de sa bobine et mise en forme avec un manche de précelles à la manière d’un bolduc . Il est enfilé dans les lumières des attaches à partir de la zone antérieure vers chaque coté en réalisant temporairement une boucle qui disparaîtra lorsqu’il sera tiré latéralement . En cas de fortes malpositions, plusieurs boucles successives peuvent être réalisées, l’une après l’autre. Il sera possible de remplacer par la suite ce fil par un autre de plus gros diamètre. Comme il sera alors difficile de réaliser des boucles à cause de son manque de souplesse, il sera simplement enfilé à partir d’une dent antérieure vers un des cotés et accroché, lorsqu’il dépassera la dernière attache, à une pince « mosquito » qui sera laissée libre. Il évitera de la sorte de blesser les muqueuses postérieures et il sera possible de continuer à le glisser jusqu‘à ce que son autre extrémité puisse être enfilée vers l’autre coté. Il sera alors recentré et ses extrémités recourbés à la pince. Caractéristiques : Les attaches sont étroites, elles permettent ainsi d’éviter d’imposer une composante de force latérale au niveau apical lorsque celle-ci n’est pas désirée. La glisse du fil est aisée dans son tunnel car le contact fil-composite est ponctiforme. Conclusion : Ces attaches relativement discrètes et faciles à nettoyer permettent de contrôler les mouvements verticaux, coronaires mésio-distaux et vestibulo-linguaux ainsi que les rotations. Elles permettraient également de contrôler les mouvements radiculaires si des accessoires spécifiques étaient ajoutés. Cette mécanique semble bien être en interaction avec la biologie du patient compte tenu de la facilité apparente avec lesquelles les dents acceptent de se déplacer dans la bonne direction. Elle pourrait être qualifiée de «biocompatible » ou « bio-active » en reprenant le concept « d’autokinesis » évoqué par Voudouris in l’OF 10/2008 qui, même s’il n’a jamais été validé scientifiquement, nous paraît ici correspondre à nos observations cliniques. Ceci ouvre des perspectives intéressantes qui ne dépendent en réalité que de l’imagination de l’orthodontiste. ]]> fr 2009-07-02T06:09:58Z <![CDATA[Traitement d'une lésion du collet chez le chat]]> http://www.vetortho.net/article-28948776.html Chat persan femelle de 10 ans montrant une douleur à la prise des aliments depuis quelques semaines. L'animal ne mastique que du coté droit. Il présente une Neck lésion (FORL) sur la canine supérieure droite (24) dont le fond est hémorragique et douloureux au sondage (Rhin). Malgré l'évolution le plus souvent irréversible de ces lésions qui aboutit le plus souvent à une dissection corono-radiculaire (prémolaires et molaires) ou à une ankylose radiculaire par résorption-fusion (canines) et déterminent souvent la décision d'extraction, il est décidé de traiter cette cavité de manière à conserver une dent majeure en bouche et à supprimer la douleur manifestement liée à une exposition pulpaire. De nombreuses techniques de restauration des lésions du collet ont déja été décrites incluant l'utilisation de divers matériaux (composites, verres ionomères ...) parmi lesquels les verres ionomères ont démontré leur intérêt en Dentisterie Féline en raison de leur adhésivité à l'émail et à la dentine même en présence d'humidité (ex. Aqua cem) de leur coefficient thermique d'expansion voisin de la dent et de leur relative innocuité vis à vis de la pulpe due à leur compatibilité biologique. Toutefois, en présence d'une cavité profonde avec exposition pulpaire il nous a semblé plus intéressant de colmater directement la lésion avec un hydroxyde de Ca polymérisable (théoriquement prévu pour le coiffage indirect) dont la dureté au collet nous semble suffisante et dont la biocompatibilité est théoriquement meilleure, tout en sachant qu'un tel traitement n'est pas conventionnel dans la mesure où une exposition pulpaire dicte plutot la pulpectomie. Les difficultés d'extirpation pulpaire sur une dent de chat de 10 ans nous ont orienté vers un coiffage direct plus risqué (pulpite infectieuse). Les différents clichés, sous des incidences différentes, confirment que la cavité a atteint le canal pulpaire et que la racine est partiellement fusionnée à l'os alvéolaire environnant (perte de l'incisive latérale 23). Après parage de la cavité à la fraise boule de petit diamètre puis cône renversé, il est entrepris un coiffage pulpaire après l'arrêt du saignement à l'hydroxyde de Ca en poudre trés riche en hydroxyde (partie poudre du Calsealer) puis du Calcimol LC. Le choix s'est porté sur un ciment à l'hydroxyde de Ca et non sur un verre ionomère en raison de l'exposition pulpaire.Le coté expansif du verre ionomère n'est malheureusement pas retrouvé avec la pâte calcimol qui se rétracte très légèrement à la polymérisation et laisse un léger hiatus. Nous l'avons appliqué en deux temps avec une première couche de fond faiblement polymérisée pour éviter la rétraction et assurer l'étanchéité puis une seconde couche après légère rétention avec une polymérisation plus complète. L'hydroxyde est laissé seul comme matériau de coiffage et de comblement compte tenu de la taille de la dent et de celle de la cavité. Du composite ou du verre ionomère ne seront pas utilisés. Après application du Calcimol la surface est lissée avec une fraise diamentée (bague jaune) à finition. Une réévaluation avec radio à 4 semaines est prévue pour suivre une éventuelle pathologie apicale et contrôler l'effet antalgique du coiffage et sa pérennité. ]]> fr 2009-03-23T18:18:32Z <![CDATA[Désinclusion d'une canine maxillaire]]> http://www.vetortho.net/article-28639434.html Sur un chien berger blanc de un an et demi, la canine maxillaire gauche est incluse (voir cliché "julie" ci-dessous : la cuspide de la canine est indiquée par la pointe de la flêche "c"). Il a été entrepris de désinclure la canine qui est est totalement invisible dans la bouche du fait de sa position quasi horizontale sous la muqueuse . La flèche jaune (i) indique la position de l'incisive latérale (sa racine), la flèche bleue (c) montre la pointe de la canine incluse. La première étape a consisté à cautériser la muqueuse gingivale au servotome en direction de la cuspide. La pointe de la canine apparaît après une cautérisation de 2 mm de profondeur juste en avant de la première prémolaire (voir cliché ci-dessous). Après avoir dégagé la pointe, une légère cautérisation à l'aiguille fine dégage la périphérie de la cuspide sur 1 mm de profondeur environ en direction de l'apex. Un braquet à crochet (cleat lingual 30-000-02 GAC) est collé (ortho fuji LC) sur la face vestibulaire de la cuspide de la canine (préalablement mordancée à l'ac. orthophosphorique) Une vis orthodontique cruciforme d'ancrage de 7 mm (tomas) est positionnée perpendiculairement au palais au raz de la crête gingivale (vissage au contre angle puis manuel). La chaînette (AO) est tendue entre le braquet et la gorge de la tête de vis. La direction de tension de chaînette n'est pas idéale mais compte tenu de l'inclusion en position légèrement vestibulée de la canine, le fait de tracter rostralement et légèrement vers la palais pourrait permettre l'amorçage d'une égression vers le site physiologique de la dent. Aprés 3 semaines le chien est revu : la cuspide n'a pas "bougé" d'un mm ! . Plusieurs radios de contrôle permettent de mieux cerner la forme de la canine incluse ; celle ci apparaît nettement dysplasique avec une forme en triangle isocèle dont un bord présente un renflement très rétentif dans l'os alvéolaire.... Aprés deux mois de traction l'egression est nulle. Une fenêtre fistulaire appparait 5 mm au-dessus du collage de braquet. L'avulsion de la dent est décidée, elle durera 1h 30. Après incision de décharge en face de PM1, un lambeau est récliné caudo-dorsalement, l'os alvéolaire s'effrite facilement et laisse apparaitre une portion cuspidaire de la canine de couleur marron clair. Cette cuspide se détache rapidement du reste de la dent dès le travail du syndesmotome, elle est fissurée dans sa longueur et friable, elle ne contient pas de pulpe. Le reste de la dent est trés difficile à extirper de par sa forme dysplasique et massive se terminant en massue. Il n'y a pas de pulpe dans le reste de la dent qui parait être constituée d'un bloc amélo dentinaire. Sutures du lambeau et antibiothérapie. ]]> fr 2009-07-02T06:09:43Z <![CDATA[Vis Tekka et résine Biosplint dans la correction d'un croc mésio versé]]> http://www.vetortho.net/article-30555248.html 1° exemple Le traitement de cette mésioversion de la canine chez un Teckel passe par la pose d'une vis d'ancrage Tekka entre la PM1 et la PM2. Le site a été repéré radiologiquement comme le plus apte à l'implantation. Ici une vue après pose de la vis. La muqueuse est retirée au true cut avant un forage à petite vitesse (réfrigéré au physio glacé) avec une mini fraise boule d'un diamètre inférieur à la vis. Contrôle radiologique de la vis qui est loin de toute structure radiculaire. La vis (à collet long) est implantée verticalement dans la crête osseuse de manière à avoir le maximum d'angle de traction. Il aurait été souhaitable de disposer de tête de vis plus longue pour améliorer la direction de traction et augmenter le moment de la force sans risquer une composante d'ingression.Vissage au contre angle, puis manuel. Les surfaces dentaires sont préparées : etching une minute, puis application d'adhésif Biosplint. Polymérisation de l'adhésif Biosplint. Du composite Biosplint est déposé sur les deux couronnes adjacentes pour renforcer la stabilité de l'ancrage, le col de la vis est ainsi noyé dans le composite. Du composite est également placé en double couronne sur la cuspide du croc pour assurer la contention, une chaînette est tendue. Après 3 semaines de traction, la canine s'est nettement distalée. La chaînette est changée du composite est ajoutée mésialement à la vis car il y a une perte de composite entre la vis et la PM 1. A 6 semaines, remplacement de la chaînette qui était distendue. Aprés deux mois et demi, la vis est retirée. La mésialisation du croc est obtenue et le croc inférieur se "loge" dans l'espace maxillaire libéré assurant la contention et bloquant les menaces de récidive. 2° exemple : au début du traitement Dans ce deuxième cas, la résine Biosplint a été utilisée pour confectionner le double arrêt sur la cuspide de canine. A noter, la vis Tekka équipée d'un col muqueux long de manière à "déporter " au maximum le point d'ancrage vers le bas. ]]> fr 2009-07-01T19:57:44Z <![CDATA[Utilisation du Biosplint Flow en dentisterie vétérinaire]]> http://www.vetortho.net/article-28951363.html Cas clinique N°1 Pendant le détartrage de ce caniche de 10 ans, l'hypermobilité des arcades incisives est très nette, en particulier à la mandibule. La propriétaire l'a signalé et cette hypermobilité ne l'encourage pas au brossage. Il s'agit d'une hypermobilité de classe 2, aggravée au fait que ce chien présente une malocclusion (occlusion de classe II, rétrognathie maxillaire). Après détartrage soigné, polissage des couronnes et curetage en douceur des parties radiculaires dénudées en évitant le saignement, il sera entrepris une contention extemporanée collée de l'arcade incisive mandibulaire pour retarder la chute de ces incisives et permettre une prophylaxie correcte par les propriétaires. Une digue est placée (usage détourné d'un gant chirurgical ). Les dents sont mordancées sur leur face linguale et interproximale à l'acide orthophosphorique, rincées et séchées. Une couche d'adhésif est appliquée au pinceau sur toutes les surfaces coronaires linguales et interproximales puis polymérisation 20 secondes. Une goutte de composite Biosplint Flow est déposée sur la 33, puis la bandelette est placée et polymérisée. L'application de la bandelette et de composite se poursuit de dent à dent jusqu' à la 43. La bandelette est ensuite recouverte de composite. Les débordements de composite au-delà du cingulum sont éliminés avec une fraise diamentée fine. Cas clinique N°2 Jeune Terrier du Tibet de 7 mois réferé pour une fracture mandibulaire en arrière de PM4 et centrée sur la racine mésiale de la carnassière. Une ligature acier a été posée il y a 3 semaines, mais le montage s'avère instable. La ligature passée dans la furcation de la carnassière s'appuie sous le collet de PM4. Sur la photo de la radio on aperçoit un apex de la racine mésiale de M1 qui a littéralement perforé la corticale externe responsable de la fracture. La lecture de la radio montre un glissement de la ligature primitivement à la furcation vers l'apex de la racine mésiale de la carnassière. L'apex et tout le ligament apparaît radio transparent. La racine dans le foyer de fracture contribue très certainement à l'absence de cicatrisation osseuse. L'état général du chien est légèrement dégradé (légère hyperthermie) et le moindre mouvement mandibulaire est douloureux ce qui laisse supposer également un foyer d'osteite localisé. Il est décidé de retirer la ligature , de supprimer la racine mésiale de la carnassière tout en lui conservant sa couronne pour l'utiliser comme appui pour une contention en résine. La racine mésiale est retirée à la fraise fissure après un mini lambeau d'accès. Le foyer de fracture est infecté. Nous laissons la chambre et la racine distale sans traitement endocanalaire par manque de temps anesthésique. La dévitalisation ou l'extraction du reste de la temps étant prévu après la constitution d'un éventuel cal. Aprés repositionnement du lambeau une résine Coolsin (Pierre Rolland) est appliquée depuis M2 jusqu'à l'arcade incisive. Le cliché (Julie) ci-dessus pris aprés l'extraction de la racine mésiale et la pose de la résine montre une vaste cavité radio transparente. Les corticales externes sont mal apposées avec une marche de quelques millimètres peu satisfaisante sur le plan orthopédique. Antibiothérapie (clindamycine pendant 15 j. 11mg/kg) Le chien perd malheureusement sa gouttière après 15 jours seulement. L'état général est bon et il n'y a plus de douleur depuis le retrait de la ligature. Il est revu 10 jours après la chute de la gouttière. Il s'alimente normalement et son comportement est normal. A la manipulation, la fracture est instable mais pas douloureuse. Un cliché est pris ce jour (photo ci-dessus) , elle montre une amélioration de l'alignement cortical et surtout un comblement trés net du foyer par du cal. Une nouvelle résine de contention en gouttière est placée entre PM2 et M1 : la résine Biosplint de Pierre Rolland. Après mordançage et application de l'agent de liaison, une bandelette est appliquée sur la PM2 puis recouverte de composite Biosplint . La bandelette est ensuite appliquée de dent à dent jusqu'à la dernière molaire et recouverte de composite comme pour une attelle extemporanée collée d'arcade incisive.Une gouttière si courte est certainement insuffisante mais nous tablons sur le jeune âge du chien pour éviter la pseudarthrose. Il faut noter l'excellente adhésivité du biosplint aux surfaces mordancées et sa résistance aux forces de cisaillement. Début de formation du cal à 3 semaines. Cal de bonne qualité à 6 semaines. ]]> fr 2009-07-01T20:00:15Z <![CDATA[Dilascération coronaire et hypoplasie de l'émail]]> http://www.vetortho.net/article-23285825.html Cas clinique N°1 Ce jeune Yorkshire de 1 an présente aprés l'éruption des dents définitives une dilacération coronaire sur la 24 (forme en faucille avec angulation) et une hypoplasie de l'émail en région cuspidaire sur les 21,22,23. Compte tenu du fait que ces atteintes coronaires siègent sur un groupe localisé de dents (partie rostrale droite du maxillaire) l'hypothèse d'un traumatisme pendant la croissance dentaire autour du 2° mois est vraisemblable. Après détartrage de la 24 une tentative de restauration est entreprise : - application de i/bond gluma inside single dose ( 3 applications à la mini éponge ) - aprés 30 secondes séchage rapide à la soufflette puis polymérisation 20 secondes - reconstruction couche par couche avec composite Vénus (Heraeus Kulzer) teinte A2 - polissage La reconstruction n'intéresse pas la cuspide (ce qui explique la teinte ambrée de la dentine non recouverte à l'extrémité de la canine) de façon à éviter les chocs sur une face occlusale recouverte de composite. Quelle sera la pérénité de cette reconstruction ? Cas clinique N°2 Berger allemand femelle de 15 mois avec dilascération coronaire de la canine supérieure gauche.à la suite d'une morssure dans les premiers mois de la vie. Le chien est un chien de ring qui s'entraîne chaque semaine et doit posséder des crocs résistants aux chocs. Il est décidé de poser une jaquette de protection en acier pour éviter la fracture. La dent présente un sillon disjoncteur sur son premier tiers et une légère angulation mésio vestibulaire à partir de ce sillon qui n'est pas recouvert par de l'émail. La mise dépouille est longue avec un congés simple en evitant les contre dépouilles. Au niveau du sillon , l'absence d'émail laisse une cavité discrète pendant la taille du moignon. Cette cavité est obturée au verre ionomère (ortho fuji LC) pour assurer une surface de moignon homogène et lisse. Prise d'empreinte : Coltene speedex Putty et VPS hydro. Sur le plan prothétique il est prévu de préparer une couronne céramique teinte 01 kerascope (+ une couronne acier de "rechange" en cas de fracture de la prothèse !). Fabrication de deux couronnes par le prothésiste. Une en céramique (céramo céramique) et une en acier en cas de fracture de la première. La couronne en céramique est élaborée sur une chape Alumine-Zircone ; Systeme Vita-In -Ceram. La couronne céramique est scellée avec un verre ionmère GC Fuji Plus. Vue vestibulaire. La teinte est légèrement blanche mais s'harmonise bien avec les autres couronnes dentaires. Vue mésio vestibulaire. Après quelques semaines le chien reprend son entraînement : à la première attaque un craquement ! Après examen la dent est fracturée au delà de la couronne, en radiculaire à 2mm environ du collet : - dépose de la couronne : la pulpe qui apparaît est à moitié nécrosée, la racine est en plusieurs morceaux séparés par des refends longitudinaux. - l'exérèse est décidée, elle sera pratiquée par alvélotomie. Cette extraction s'avèrera trés difficile (malgré l'alvéolotomie). La dent est ankylosée il n'y a plus de ligament. L'erreur fut de poser cette couronne sans radio préalable et même sans test de vitalité, car la couronne n'a absolument pas souffert par contre l'état endodontique de la dent devait pas permettre la pose d'une jaquette en raison d'une pulpite ou d'une nécrose en cours. ]]> fr 2009-03-08T23:21:20Z <![CDATA[Ariculé incisif inversé : les Tomas (spider screw)]]> http://www.vetortho.net/article-5415710.html Les "tomas-pins" (Temporary Orthodontic Micro Anchorage System) ou spider screws sont des vis orthodontiques permettant de constituer des appuis de traction pour corrections de malpositions dentaires . Exemple de vis du laboratoie Tekka. Exemple de vis du laboratoireTekka Exemple de vis Laboratoire Tekka Exemple N° 1 : Sur ce rottweiller 4 incisives sur 6 sont vestibulées ( les deux mitoyennes et les 2 coins) alors que les pinces sont correctement articulées. Cette proalvéolie incisive (en dehors de toute classe III squelettique) se corrige dans ce cas clinique par l'utilisation de deux vis Tomas implantées assez distalement dans les branches mandibulaires de façon a ne pas léser les racines incisives et suffisamment prés de la symphyse pour éviter le canal mandibulaire. La traction sur les incisives s'exerce par le biais de chaînettes élastiques. Pour éviter le glissement des chaînettes sur la face vestibulaire des incisives. Les vis Tomas (en général 1,7X7mm) sont auto-taraudantes et sont placées grâce un matériel ancillaire spécifique, aprés les étapes suivantes : anesthésie locale, perforation de la muqueuse avec le poinçon "Tomas punch", forage pilote de l'os avec une fraîse boule round drill 1,0,vissage. La correction obtenue aprés une contention par gouttière en résine de 4 semaines environ. Exemple N° 2 : Chez ce jeune cocker dont le reste de l'occlusion est excellent la pince supérieure droite est linguo versé. La correction de cette incisive (pince) maxillaire est réalisée pour des raisons de facilité de mise en oeuvre par traction sur les deux incisives inférieures (mitoyenne et pince droite mandibulaires) de façon à corriger l'articulé inversé par traction vers l'arrière des dents mandibulaires plutot que par propulsion de la supérieure ce qui est plus difficile à réaliser. Le traitement passe par l'implantation d'une vis spider screw (Tekka) dans le plancher mandibulaire et la pose d'une chainette stabilisée par des brackets. Discussion: Chez ce jeune cocker le plancher mandibulaire reste relativement haut par rapport à la tête de la vis ce qui entraine malgré la position incisale des brackets un cisaillement de la muqueuse par l'élastique qui peu à peu rentre dans les tissus mous ; l'efficacité de la chainette est alors considérablement réduite. Aprés plusieurs semaines le traitement est un echec en raison surtout de la présence de l'incisive supérieure centrale qui bloque toute tentative de linguoversion des inférieures. La vis est laissée en place, les brackets sont retirés ainsi que la chainette de manière à laisser les tissus mous lésés cicatriser. Aprés 15 jours une nouvelle technique de traction est tentée. - les 3 incives vestibulo versées sont noyées dans une mini gouttière en ortho résine dans laquelle est placé un bracket rétentif à corochets sur la face linguale et le plus haut possible de façon à protéger la muqueuse. La chainette est alors tendue avec une traction faible; elle est maintenant loin de la muqueuse et ne peut s'incruster dans les tissus. Pour éviter l'antagoniste au maxillaire un plan de surélévation en résine est placé entre le croc supérieur et le coin, à droite et à gauche, de manière à obtenir une légère béance n'entravant pas le mouvement distal de la mini gouttière. Exemple N° 3 : Bull Terrier de 10 mois avec trouble de l'occlusion complexe (crocs convergents, articulé incisif inversé sur la partie droite de l'arcade :wry bite). La première phase du traitement visait à corriger la convergence des canines à l'aide de plans inclinés. La seconde phase consiste à distaler les deux incisives latérales droites en articulé inversé. - mise en place d'une vis d'ancrage - contrôle radiologique de la position de la vis par rapport aux structures radiculaires - collage de deux brackets à anneau sur les incisives et mise en traction avec une chaînette. Le contrôle radiologique montre une vis à distance des canines et respectant les apex des incisives. Sur ce cliché [RVG Julie] (autre cas) une position de vis trop proche de l'apex de la mitoyenne. Le résultat est (trop !) rapide puis qu'en 15 jours seulement les incisives basculent et viennent se positionner sous les incisives supérieures. La contention est assurée par la pose d'une gouttière en orthorésine. Exemple N°4 : Jeune berger d'anatolie de 15 mois affecté par un articulé inversé en pince . La vestibuloversion des incisives centrales a été corrigée par la mise en place d'une vis Tekka violette de 7mm et pose d'une chaînette élastique embrassant les deux incisives solidarisées par un bracket à anneau de manière à créer une rétention pour éviter le "ripage" de la chaînette (photo avant le retrait du bracket et après le retrait de la chaînette). Le résultat est rapide mais malgré la rétention du bracket la chaînette a glissé sous les couronnes incisives et provoqué des lésions gingivales en vestibulaire et en interproximal (photo après retrait du bracket). Compte-tenu des lésions aucune chaînette n'est replacée et des points de sutures horizontaux au vicryl sont placés pour reconstituer une barrière muqueuse vestibulaire. La récidive est très rapide. Les deux incisives reprennent une position vestibulée . Leur articulé est de nouveau inversé. La vis de traction ayant été laissée en place, une nouvelle chaînette est tendue (trés faiblement <50 gr) sur un bracket à crochets placé sur la face linguale des pinces de façon à éviter tout glissement et à diminuer les trauma sur la muqueuse. La linguoversion est rapide : dés qu'elle est obtenue une gouttière de contention est coulée. La vis est retirée (voir photo ci-dessous). ]]> fr 2009-01-17T16:49:27Z