odonto-stomatologie canine et feline, orthodontiehttp://www.vetortho.net/2007-01-04T17:45:26Zover-blog.com Atom 1.0 Generatorhttp://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.pngodonto-stomatologie vétérinaire; techniques de corrections orthodontiques chez le chien et le chathttp://www.vetortho.net/article-18853382.htmlCorrection d'une classe 2 incisive chez un berger allemand2008-07-01T19:53:41Z2008-04-18T17:26:00Zcrachttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-280321.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/53/15/47/images-3/sentaloy.JPG" />
Cas clinique :
Un jeune berger allemand de 10 mois présentait une occlusion de classe 2 incisive .
L'écart moyen d'over jet mesuré était de 6 mm en moyenne (distance
moyenne entre la face vestibulaire des incisives maxillaires et la face incisive
vestibulaire des incisives mandibulaires).
Le reste des rapports occlusaux était normal.
Une première tentative de correction est tentée avec la pose d'une plaque Hawley palatine baguée sur les canines maxillaires incluant un vérin tridirectionnel et placé en position ouverte pour
tracter les incisives distalement. Seules les incisives centrales (pinces + mitoyennnes) sont concernées par l'over jet et sont reliées au verin par un stellite les englobant toutes les
4.
Aprés quelques jours de mise en traction du montage la faiblesse du vérin et la flêche importante qui apparait nous oblige à modifier tout le principe de traction :
- les éléments coulés sont conservés (bagues canines et stellite incisif) pour être réutilisés
- le vérin est remplacé par deux ressorts fermés Sentalloy Médium (150 gr)
- les ressorts sont fixés sur les éléments de rétention périphériques qui étaient noyés dans la résine et que nous avons conservé.
Photo prise avant la mise en tension des ressorts. Les éléments rétentifs sur les bagues canines sont visibles ; ils vont nous servir à ancrer les ressorts. Les mêmes rétentions étaient
conservées sur le stellite incisif et ont facilité l'ancrage des ressorts. Ce point d'ancrage incisif a été protégé par un dépôt de résine en goutte épaisse de manière à réaliser un léger plan de
surélévation. On peut remarquer l'état inflammatoire de la muqueuse à la suite de la dépose de la plaque fendue.
Vue à 3 semaines après la mise en tension des ressorts.
- le montage est bien mieux toléré que la plaque fendue (peu ou pas d'accumulation sous la plaque)
- la stabilité de l'ensemble est bonne
- les ressorts gardent une bonne élasticité et ne sont ni souillés ni entartrés.
Sur ces vues (de face et latérale) on peut voir que l'espace inter-arcade primitif de 6 mm s'est réduit pratiquement de moitié.
Aprés 3 semaines, un des deux ressorts s'est détaché. Le propriétaire a retiré le second lui- même. Deux nouveaux ressorts sont alors remontés sans déposer les couronnes. Le stellite est
allégé de la résine excessive. La tolérance en bouche reste excellente.
http://www.vetortho.net/article-16355933.htmlRoot canal procedure through laser instrumentation2008-05-25T21:45:39Z2008-02-05T22:25:00Zcrachttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-280321.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/53/15/47/images-2/amstaff-one.jpg" />
"Root canals are generally performed by eliminating the deep cavity and tissue inside of an infected tooth (generally a result
of cavity, fracture, or injury). These areas are distant and hard to reach within the dental tubular system; however, the process of disinfecting the root canal is extremely important for tooth
preservation. The veterinarians manually cleans the infected area by scratching the interior of the canal and irrigating with a disinfectant. Rinsing solutions are also used but they are not
fully effective in washing away the bacteria, which can penetrate deeper into the root. Now, researchers believe the bacteria in root canals can be ablated through the use of
laser technology."
from Catherine Yeh.
Radiograph of canine tooth 44 of an American Staff. Terrier (12 month old) presented for a chronical and painfull tumefaction in the projection area of the
apex left mandibular canine tooth . 6 month ago this dog was treated for a base narrow dentition by tip resection of mandibular canines teeth to prevent the palatal trauma : disarming technique (medialy displaced lower canines impinging on hard palate) . Surgical crown reduction is normaly a sterile procedure
but when this resection was performed without any vital pulpotomy the pulp of the left tooth was probably exposed and infected because the day of examination ( 6 months later) the
Rhein probe is penetrating in the canal.
The cuspid surface show a square shape with a black canal hole .
Radiograph showing a periapical loss of lamina dura and increased radiolucency in periapical area.Apex seems open.
A root canal therapy is
performed. Hedstrom files
The dentin infected mud on the file :
shavings are grey and sticky.
First decontamination :the canal is flushed by irrigating with hypochlorite and Hydrogen
peroxide alternatively to remove any remaining debris with rising root canal special needle (VMK-Endoneedle: very thin needle, 0,35 mm with a smooth tip. It can also be use for periodontal
pocket irrigation).It is necessary not to jam the needle into the root canal in order to avoid direct injection of liquids into the apical bone, so insert the needle into the canal and when it
stops, withdraw the needle by 1 mm and use a gently pressure on the syringue (never aspirate withe the syringue).
The following substances are used as root canal irrigants during the root canal procedure:
-5.25% sodium hypochlorite (NaOCl)
-6% sodium hypochlorite (NaOCl)
with Surface modifiers for better flow into nooks and crannys
-2% chlorhexidine gluconate
-0.2% chlorhexidine gluconate plus 0.2% cetrimide (Cetrexidin)
-17% Ethylenediaminetetraacetic acid (EDTA)
-hydrogen peroxide
-framycetin sulfate (Septomixine)
Drying with air flush and
paper point
The HOYA CONBIO LASER
Second decontamination by laser fiber emission.
Laser is super coherent light, meaning it is a highly focused monochromatic light that produces thermal and photo effects on microscopic microorganisms that have no protection from this type of
light.
At the time of wide canal
At the time of tight canal
http://www.vetortho.net/article-16123852.htmlLuxation-réimplantation de la canine chez le chat : lors de linguoversion2008-05-25T15:36:05Z2008-01-29T21:59:00Zcrachttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-280321.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/53/15/47/images-2/palato-version.jpg" />
Chez le chat persan la linguoversion de la canine est une déviation assez souvent rencontrée. Elle peut provoquer une
malocclusion et des problèmes de déviation de la mandibule car la canine inférieure antagoniste peut subir un contact prématuré.
Dans le cas présenté ci-dessous la malocclusion, liée à la malposition d'une canine maxillaire, nous imposait soit l'extraction de la canine maxillaire gauche (à droite
sur la photo) soit une tentative de repositionnement de la dent aprés luxation-réimplantation et cela malgré les risques de non ostéo intégration de la dent dans son nouveau site ou
de nécrose avasculaire de la pulpe. La canine gauche était linguo et disto versée ; il fallait donc la vestibuler et la mésialiser. Le but de cette tentative de traitement est de déplacer
la dent au cours de sa luxation de la manière la plus atraumatique possible et de la stabiliser dans une position optimum par la pose d'une contention rigide en résine prenant appui
sur l'autre canine et la ligne d'arcade incisive (arche canines-incisives).
La dent est doucement luxée sans l'extraire à partir de sa position palato distale anormale, elle est mésialisée et vestibulée, puis lorsque sa position normale est obtenue (avec
occlusion physiologique ) elle est maintenue en place par un set up en résine (orthorésine) dont le scellement est assuré par sa propre rétraction.
Une vue aprés la pose de la contention en résine.
Trés rapidement (une heure) aprés la pose de la résine (non collée) un saignement s'insinue entre la résine et la canine et compromet la qualité de
l'auto-scellement par la résine (lié à sa rétractation). La résine est déposée, nettoyée, séchée, le site est également nettoyé et séché puis la gouttière de résine est replacée et
scellée au verre ionomère (ortho fuji LC), elle sera maintenue en place un mois.
La gouttière replacée et scellée au verre ionomère. Elle sera maintenue en place 1 mois.
Aprés 7 mois la canine réimplantée est toujours en place, elle ne présente pas d'hypermobilité et n'est pas sensible (à la percussion et au froid). Sa
cuspide est légèrement fracturée sans effraction pulpaire (fracture survenue lors du retrait de la résine par la morsure du davier qui a ébréché l'extrémité de la dent), la
gencive marginale est rouge car le collet de la dent est encore recouvert de ciment de scellement.
Sur cette vue : la gingivite marginale liée à la présence de ciment verre-ionomère que l'on devine sur les faces vestibulaire et distale. L'occlusion est
satisfaisante.
Une radio de l'apex est prévue à court terme.
http://www.vetortho.net/article-14511139.htmlUtilisation de la RVG pendant la thérapeutique initiale : cas N°22008-05-25T15:44:37Z2008-01-10T18:00:00Zcrachttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-280321.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/53/15/47//pivot-3.jpg" />
Pendant le détartrage de ce labrador de 10 ans la PM4 mandibulaire droite apparait anormale:
La sonde de Rhein pénètre sur un mm dans la zone noirâtre d'usure cuspidaire (nécrose pulpaire ?)
La vue vestibulaire montre en regard de la racine distale une zone abcédée. Le sulcus vestibulaire n'est pas net et saigne au sondage.
La radio (RVG Julie) révèle une rhyzalyse quasi complète de la racine distale et une rhyzalyse partielle (apicale) de la racine mésiale. Le canal pulpaire
distal est trés radio opaque et simule un pivot (calcification pulpaire pendant le processus de nécrose ?) : voir commentaires sur le forum Eugenol).
L'extraction de la dent est précédée par une section coronaire (disque diamenté). Le canal distal est complètement calcifié et trés rigide ; il ne s'est même pas rompu pendant
l'avulsion.
Discussion :
Ci dessous commentaire relevé dans le forum Eugénol :
"" Les résorptions externes
1- Les résorptions de surface
Ce sont des résorptions superficielles lacunaires de la surface radiculaire, limitées, qui semblent se réparer spontanément, décrites parfois comme autolimitantes lorsqu'elles n'intéressent que
le cément.
Elles sont le plus souvent dues à des processus de remaniement cémentaire liés à la fonction.
Aucun traitement n'est indiqué si la dent est pulpée.
Si la dent doit être retraitée, une thérapeutique temporaire par CaOH2 est souhaitable et peut stimuler une minéralisation de la lésion.
Cas particulier : les résorptions induites par pression
Lors de pressions continues importantes, les racines peuvent se résorber en l'absence de toute septicité. La pression constitue un traumatisme permanent : traitements orthodontiques généralement,
mais aussi traumas occlusaux, proximités radiculaires, malpositions...
En général, la pulpe demeure vivante et aucun traitement n'est indiqué sinon de diminuer ou supprimer les contraintes s'exerçant sur la dent. Le traitement est uniquement étiologique : arrêt du
traitement orthodontique, équilibration occlusale, extraction des dents causales.
2- Les résorptions inflammatoires (origine pulpaire) :
Ces résorptions du cément et de la dentine radiculaire sont associées à des processus inflammatoires du desmodonte ou de la pulpe. Elles concernent principalement la région apicale.
On peut les rencontrer dans une parodontite marginale avec poches parodontales profondes mais surtout dans les parodontites apicales chroniques. Les toxines diffusent de la cavité pulpaire vers
le parodonte par les canalicules dentinaires. L'évolution est plus rapide sur les dents jeunes.
Les étiologies sont les inflammations périapicales et les granulomes, les surcharges occlusales, les traumatismes luxations, réimplantations (blanchiment à associer).
Le diagnostic :
absence de réponse pulpaire, parfois douleurs spontanées (abcès). Le son à la percussion est sourd, la radio montre des aires dentinaires radioclaires plus ou moins étendues.
Le traitement :
il consiste dans l'élimination de la pulpe nécrosée et un traitement canalaire antibactérien temporaire : CaOH2 (Chivian, Tronstad, Andreasen). Les ions OH- diffusent dans les canalicules
dentinaires, modifient le pH et luttent contre l'acidose des tissus inflammatoires. Le traitement parodontal n'est pas indiqué, sauf s'il y a parodontite associée.
3- Les résorptions dentinaires évolutives prolifératives (extracanalaires), ou envahissantes extracanalaires (Franck), ou térébrantes (Dargent) :
L'origine est desmodontale : inflammation parodontale chronique. Un tissu de granulation prolifère et détruit la dentine en épargnant le canal. Les parois canalaires sont conservées jusqu'à un
stade terminal, où le canal sera à son tour englobé. La résorption peut être infra ou supra osseuse.
L'étiopathogénie met en cause un traumatisme, un traitement orthodontique, toute inflammation chronique.
Le diagnostic repose sur la radiographie : signe du canal (Franck), la dent peut répondre aux tests de vitalité.
L'examen clinique doit localiser la porte d'entrée du processus et déterminer si celle-ci est ou non supra osseuse.
Traitement :
Si la lésion est infra osseuse, plusieurs approches :
traitement conservateur sans traitement endodontique,
traitement endodontique : obturation à la gutta-percha, nettoyage de la partie coronaire pour établir une communication (fraise boule), et obturation du défaut par amalgame ou verre ionomère,
traitement à l'hydroxyde de calcium,
résection apicale et obturation a rétro si résorption dans le tiers apical,
amputation radiculaire dans le cas de pluriradiculées.
Si la lésion est supracrestale :
Approche chirurgicale: lambeau d'accès, mise en évidence de la lésion, remodelage osseux (espace biologique), obturation directe de la cavité s'il n'y a pas communication, après scellement du
canal par un cône de gutta-percha s'il y a communication. Le matériau utilisé peut être un CVI (puis traitement
endo classique dans une autre séance).
4- Les résorptions de remplacement ou ankylose :
C'est la "fusion" entre la racine et l'os alvéolaire par disparition de l'espace desmodontal. La dent au contact de l'os est résorbée par des ostéoclastes et progressivement remplacée par du
tissu alvéolaire.
L'origine est parodontale, due à la destruction du desmodonte par traumatisme après luxation, réimplantation, luxation (parfois idiopathiques).
Le diagnostic repose sur les signes radiologiques (disparition de l'espace desmodontal) et surtout l'absence de mobilité physiologique, le son à la percussion mat. Les réponses pulpaires sont
variables selon l'étiologie.
Traitement :
Il n’y en a aucun, seule la prévention est possible, basée sur les procédures de réimplantation avec utilisation de CaOH2.
A condition d'établir un plan de traitement approprié à partir d'un examen clinique et radiologique, les traitements endodontiques et parodontaux sont souvent menés conjointement. L'hydroxyde de
calcium est un des moyens thérapeutiques indispensables dans de nombreux cas, il permet un bon pronostic de toutes les résorptions d'origine inflammatoire (96% selon Andreasen).
""
http://www.vetortho.net/article-15167702.htmlLes étapes de la thérapeutique initiale2008-06-08T23:17:54Z2008-01-01T17:28:00Zcrachttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-280321.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/53/15/47/images-2/Cocoon-spray.jpg" />
la thérapeutique initiale
C’est le premier geste face à une parodontite : il consiste à détartrer les dents, cureter les
poches et polir les surfaces dentaires et radiculaires exposées.
1) L'étape du détartrage :
- les détartreurs
détartreur polisseur (Satelec)
détartreur seul (Satelec)
- les inserts
Detartrage
Le détartreur à ultrasons est maintenant indispensable. Il existe 2 types de détartreurs à
ultrasons :
1 :
magnétostrictif ou ferromagnetiques
2 :
piézoélectriques
Cliniquement ils opèrent par oscillations mécaniques et par irrigation grâce un spray d’eau dirigé sur l’insert en vibration. De
plus l’eau du spray cavite sous l’effet des ultrasons. La cavitation est la production de bulles microscopiques dans un liquide qui implosent en libérant de l’énergie (onde de
choc) nécessaire à la trituration des calculs de tartre.
Les piézoélectriques envoient sur un cristal des courants à haute fréquence entrainant une déformation du cristal au gré des
oscillations du courant.
Les magnétorestrictifs utilisent un courant de haute fréquence dont le champ magnétique déforme des lamelles de métal. Ces
détartreurs dégagent beaucoup de chaleur et nécessitent une bonne irrigation.
Les détartreurs soniques (différents des ultrasoniques) sont peu utilisés par les vétérinaires.Ils équipent
les cabinets de chirurgiens dentistes.Ils sont peu générateurs de chaleur.
DETARTREUR
SONIQUE
FERROMAGNETIQUE
PIEZOELECTRIQUE
Fréquence
1500-16000 Hz
20-30000 Hz
25-45000 Hz
Oscillation de l’insert
Elliptique
Elliptique
Linéaire
Dégagement de chaleur
Faible
Important
Très faible
Amplitude de vibration
50-150 μm
10-50μm
Jusqu’à 300 μm
Utilisation sous gingivale
Non
Oui
Oui
cavitation
Non
Oui
Oui
D’après P. Hennet
2) Le curetage sous gingival :
Le détartrage sous gingival ou curetage des poches parodontales est classiquement mis en œuvre à
l’aide d’instruments manuels (curette de Gracey N° 13) mais depuis quelques années ce débridement manuel est remplacé avantageusement par un débridement ultrasonique à l’aide d’inserts
sous-gingivaux vissés sur le détartreur. Ce sont des inserts spécifiques (ex :insert Satelec 10Z) travaillant plus vite que la curette manuelle et cela de manière moins agressive, associée à
une irrigation constante des poches.
- manuel : les curettes de gracey
curettes de Gracey photo P. Hennet
- ultrasonique : avec un insert sous gingival et à puissance réduite.
inserts sous gingivaux.
3) L'étape du polissage :
- le matériel
Contre angle à mouvement alternatif pour le
polissage (prophylaxie)
Le polissage est
réalisé avec une brossette ou une cupule, en rotation lente (800 t/mn)
et une pâte à polir.
Photo P .Hennet
Image d'un émail de chien aprés le passage de l'insert du détartreur (Photo réalisée au MEB : microscope à balayage de l'université Paul Sabatier de Toulouse , Pr Auther) .
On note la cratérisation de la surface amélaire qui suit le passage de la pointe de l'insert.
Image d'un émail de chien détartré aprés polissage (cupule et pâte à polir) Photo réalisée au MEB microscope à balayage de l'université Paul Sabatier de Toulouse , Pr
Auther.
4) La maintenance :
La maintenance est l’étape essentielle qui garantit le succès de tout traitement parodontal. Elle consiste en l’application de
mesures d’hygiène par le propriétaire et d’une surveillance clinique par le vétérinaire qui suivra régulièrement le malade en remplissant avec soin une fiche dentaire ce qui renforce la
considération du praticien pour le cas clinique et donc du client pour son vétérinaire.
Toutes les études actuelles montrent à l’évidence que la maîtrise des connaissances et des technologies
thérapeutiques permettent d’arrêter le processus de destruction parodontale chez la majorité de nos patients. Compte tenu des difficultés d’application des soins sur nos animaux liées à leur
indocilité il nous faut affiner les moyens et faire preuve d’imagination pour être efficace. A chaque cas il faudra adapter la maintenance au caractère de l’animal et à la
coopération du propriétaire.
Selon Cécilia Gorrel la prévention comporte 4 étapes :
A : les soins à domicile par le propriétaire
B : le bilan par le vétérinaire des soins réalisés à domicile
par le propriétaire
C : la thérapeutique parodontale par le professionnel
(vétérinaire)
D :
le bilan régulier de la thérapeutique du professionnel
La clef du succès à long terme réside dans le contrôle de la
plaque
Sans une hygiène régulière efficace aucune thérapeutique parodontale ne réussit. L’éducation du propriétaire et sa motivation
sont essentielles, mais il ne faut pas l’abandonner d’où les bilans réguliers par le vétérinaire. Ce bilan, acte répétitif et complexe inclut un ensemble de
mesures.
a] contrôle de l’état de la denture en
recherchant les caries chez le chien, les Neck Lesions chez le chat. En évaluant la mobilité dentaire, et en gardant une trace de tous ces éléments.
b] contrôle du parodonte en évaluant ses
contours (recherche des récessions), sa couleur, sa forme (hypertrophies gingivales). Mais aussi sonder sur toutes leurs faces les dents (mesure chiffrée des poches)et noter les zones
d’inflammation, de saignement, de suppuration. Rechercher les fistules périapicales.
c] contrôler l’hygiène, c’est révéler la plaque
en l’objectivant par des colorants de plaque (révélateur de plaque dentaire Virbac).
d] éliminer les dépôts mous et calcifiés
par détartrage, polissage et surfaçage radiculaire. Cureter les poches gingivales.
La maintenance par le propriétaire passe avant tout par le brossage manuel tous les deux jours, l’application de gels dentaires et/ou parodontaux,
la distribution de lamelles à mâcher, de croquettes détartrantes, c’est à dire qu’elle utilisera tout l’arsenal d’hygiène dentaire et orale actuellement à la disposition du public pour ralentir
l’apparition de plaque.
Le premier
dentifrice vétérinaire mis sur le marché !
Des kit de brossage plus récents
La technique du brossage chez le chien (remerciements au Golden de mes amis Brazier)
:
Les gels ou solutions dentaires (et parodontales) contiennent pour la plupart des antiseptiques. Les principes actifs antiseptiques les plus
utilisés en médecine vétérinaire sont la chlorhexidine et l’héxétidine, les ammoniums quaternaires, les fluorés, les dérivés iodés, la sanguinarine et les dérivés oxygénés ont
également un intérêt dans le contrôle du biofilm.
- chlorhexidine : molécule de la famille des biguanides. CMI de 0,1 à10μg/ml pour la plus part
des espèces microbiennes
* le dérivé le plus utilisé est le digluconate.
* l’activité dans la bouche est intéressante à des concentrations variant entre 0,1% et 0,2%.
* bactériostatique à faible dose et bactéricide à forte dose
* activité forte sur les gram+ ,faible et variable sur les gram-
* toxicité faible
* se fixe sur les surfaces dentaires et présente des propriétés anti-inflammatoires
- hexétidine :* liquide huileux peu soluble dans l’eau, soluble dans l’alcool ce qui limite son
utilisation en médecine vétérinaire.
* activité bactéricide à 0,1% sur la flore capnophile et anaérobie
* activité plus importante sur les bactéries gram+ que sur les gram-
* action moindre que celle des autres antiseptiques et durée d’action limitée (3
minutes)
D’après M. Sixou
L’antibiothérapie et la métaphylaxie seront réservés aux cas sévères ou aux animaux immunodéprimés (diabète, cushing, FIV…).
En fait l’antibiothérapie vise principalement à contrôler la flore anaerobie : on aboutit ainsi à une diminution de l’inflammation et de la
douleur.
Les antibiotiques les plus fréquemment utilisés par voie orale sont les
suivants :
- amoxicilline 10-22
mg /kg 2 fois /j
Sa concentration dans la sphère buccale est bonne et en particulier dans la salive. Sa diffusion dans l’os maxillaire et
mandibulaire est intéressante.
- amoxicilline potentialisée par l’acide
clavulanique 14-22mg /kg 2 fois/j.
L’acide clavulanique est dépourvu d’activité antibactérienne mais c’est un inhibiteur des béta lactamases ce qui lui permet de
conserver une action sur la majorité des bactéries parodontopathogènes. Ainsi les bactéries anaerobies Gram négatif, productrices de béta-lactamases et responsables de lésions parodontales
peuvent être détruites par cette association.
- clindamycine -10
mg /kg 2 fois/j ou 11 mg/kg 1 fois/j .
Acivité Gram positif et Gram négatifs ainsi que les anaerobies. Ses concentration dans la salive et la gencive sont efficaces et
sa diffusion dans l’os alvéolaire excellente. Elle se concentre dans les polynucléaires et peut diffuser dans le biofilm.
- spiramycine 20 mg/kg 2
fois/j.
Sa très bonne diffusion dans les parenchymes glandulaires lui autorise une bonne concentration salivaire.
- métronidazole 10-25
mg /kg 2 fois/j.
Très active sur les spirochètes et P.gingivalis.Se concentre bien dans la salive dans son association avec la
spiramycine.
- enrofloxacine 2,5 mg/kg 2
fois/j.En parodontie indiquée en présence d’entérobactéries ou de pseudomonas.Son association avec le métronidazole potentialise l’action de ce dernier vis-à-vis des germes du type
Bacterioides.
D’après Olivier Gauthier
Bibliographie :
1) Debette F. Le biofilm : aspects physio-pathologiques. Guide des bonnes pratiques en dentisterie vétérinaire 2002.
2) Gorrel Cecilia.Prevention of periodontal disease. Proceedings of focus meeting . Montpellier 2003
3) Gorrel Cecilia,Rawlings JM. The role of tooth brushing and diet in the maintenance of periodontal health in dogs :
J.Vet.Dent.1996;13:139-143
4) Hennet Philipe. Understanding periodontal disease. Proceedings of focus meeting. Montpellier 2003.
5) Hennet Philipe,Harvey C.Aerobes in periodontal disease in the dog : J.Vet.Dent.1991;8(2):18-21.
6) Eriksen Thomas. Parodontologie du chien. Atlas de pathologie buccale vétérinaire.
7) Fraser A.Hale . Home care for the dental patient. Proceedings of Hill’s European Symposium in oral care. Amsterdam
2003.
8) Fraser A.Hale. Periodontal disease in dogs and cats. Proceedings of Hill’s European Symposium in oral care. Amsterdam
2003.
9) Sixou M. ,Verner C. Le contrôle de la plaque aujourd’hui. Information Dentaire N° 33,2003.
10) Camy Guy. Les particularités de la maladie parodontale chez le chien. Proceedings Congrés Cnvspa Afvac. Paris 2002.
11) Gauthier O. Antibiothérapie de la cavité buccale. Guide des bonnes pratiques en dentisterie vétérinaire.2003.
12) Huynh C. Meyer J. Maladies parodontales et traitements médicamenteux.Actualités Odonto-stomatologiques N°172, 1990.
http://www.vetortho.net/article-6449973.htmlLes lambeaux de recouvrement2008-05-25T17:08:07Z2007-12-21T15:04:00Zg.Chttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-280321.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/53/15/47/images-2/cocker-21.jpg" />
"Lorsqu'une intervention à lambeau est indiquée lors du traitement d'une parodontite ou d'une intervention de chirurgie moco-gingivale, l'incision et la suture
constituent le premier et le dernier temps de l'acte opératoire et déterminent la plupart du temps la réussite ou l'échec de l'intervention. De ces deux phases, la seconde, les sutures, liées
très largement à la première, les incisions, dépendent en effet les objectifs thérapeutiques de l'élévation d'un lambeau tant en chirurgie parodontale qu'en chirurgie muco-gingivale ." Alain
Daniel
CAS CLINIQUES
Ils concernent essentiellement des cas de chirurgie muco gingivale visant à corriger des recessions gingivales accompagnées de lésions induites de la muqueuse
labiale : le plus souvent des ulcères.
" La récession parodontale ou dénudation radiculaire est définie comme le déplacement de la gencive marginale
apicalement à la jonction amélo-cémentaire (American Academy of Periodontlogy, 1992).
Pour Guinard les recessions gingivales ou dénudations radiculaires (ou retraits gingivaux) sont caractérisées par une dénudation partielle de la surface radiculaire par migration apicale de la
gencive et bien sûr du desmodonte et de l'os alvéolaire.
La classification la plus simple des récessions est celle de Benque (1983) qui les scinde en trois catégories U,V et I en fonction de leur
forme.
Sullivan et Atkins (1968) ont présenté quatre classes de récessions gingivales :
- large et longue
- large et courte
- étroite et longue
- étroite et courte
La classification de Miller (1985) est plus large et plus détaillée pour permettre d'établir le pronostic d'un recouvrement de la récession
gingivale par la chirurgie muco-gingivale :
- classe I : récessions gingivales larges ou étroites n'atteigant pas la jonction muco-gingivale, 100% de recouvrement sont possibles
- classe II : récessions gingivales larges ou étroites atteigant ou dépassant la jonction muco-gingivale, sans perte des tissus parodontaux interproximaux, 100% de recouvrement sont
possibles.
- classe III : récessions gingivales atteignant ou dépassant la jonction muco-gingivale, avec perte des tissus partodontaux interproximaux, ou avec malposition, le recouvrement ne sera que
partiel.
- Classe IV : récessions gingivales atteignant la joncton muco-gingivale, avec perte des tissus parodontaux interproximaux, et avec malpositions, le pronostic de recouvrement est mauvais".
D'aprés J.M Dersot.
Nous envisagerons parmi les techniques destinées au recouvrement les lambeaux déplacés latéralement et les lambeaux déplacés verticalement.Le but de ces
lambeaux n'est nullement esthétique mais il vise à contribuer à la cicatrisation et la guérison des ulcères de calque par interposition d'une muqueuse saine.
1) Lambeau de translation verticale (technique de Tarnov) :
- l'indication : les récessions gingivales en regard de la canine par exemple (avec hauteur de gencice attachée suffisante: petite flêche
bleue) associée ou non à des ulcères de "calque" (visible ici sous la lèvre en regard de la récession: flêche noire)
- les différentes techniques:
le lambeau
pédiculé de translation verticale
Sur ce schéma le résumé d'une des techniques : au dessus de la récession une incision semi lunaire est réalisée en pleine épaisseur en préservant un pedicule mésial et distal. Le lambeau est
soulevé à l'élévateur périosté ou au ciseau d'Oshenbein N°1 (et non au bistouri !) puis le lambeau est positionné plus coronairement. Le site receveur est détartré, poli, et lègèrement moradancé
:- c'est la préparation radiculaire chimique ; les surfaces radiculaires exposées par la maladie parodontale, en contact avec le milieu buccal, la
plaque bactérienne et le contenu de la poche constituent un obstacle au réattachement ou à l'adhésion de la gencive en raison de la présence de bactéries et d'endotoxines. Le surfacage diminue la
charge bactérienne et sans doutes favorise l'accélération du "réattachement" de la gencive sur la dent (JP Houhayoun).
Différents produits de surfaçage ont fait l'objet d'études sur l'animal : EDTA 15 %, acide citrique, acide acétique à 5 %... ces substances pourraient favoriser l'adhésion:
- en décontaminant la surface radiculaire
- en accélérant la cémentogénèse
- en élargissant les tubuli dentinaires comme pour une préparation dentinaire
- en favorisant l'adhésion cellulaire
L'incision semi lunaire avant la dissection et le positionnement du lambeau.
Le lambeau est ensuite maintenu en place par des sutures suivant plusieurs modalités possibles :
- Un seul point en U au vicryl qui embrasse la dent en lingual, noué en vestibulaire; pour éviter la dehiscence les chefs libres sont collés à la couronne.
1° exemple
2° exemple
- Deux points matelassier gencive/muqueuse palatine noués sur la crête.
* si le saignement du site donneur est intempestif il est possible de loger une compresse hémostatique dans le croissant dénudé (voir photo ci
dessus).
- les résultats :
Ici un échec : la gencive est revenue vers le site donneur en raison de la force de traction exercée lors de la cicatrisation, la récession est à nouveau
visible (on se retrouve dans la situation de départ avec un amandement lésionnel notable). On note que la gencive garde un aspect non inflammatoire et que l'ulcère de calque situé au dessus est
en voie de cicatrisation.
Ici un bon résultat : la gencive repositionnée reste en place avec une "pseudo attache solide". On est à 3 semaines aprés la chirurgie, le site donneur n'est pas
totalement épithélialisé. L'ulcère est en voie de cicatrisation. La structure histologique de cette attache (et de la nouvelle jonction gingivo-dentaire) n'a pas été étudiée .
- Epithélium jonctionnel long ou attachement conjonctif ?
- Y a t'il eu ou non une migration coronaire de l'attache ?
Autre résultat correct sur un cocker : le site donneur est en voie de s'épithélialiser complètement. Pseudo attache suffisante. Le saignement marginal résulte
du détartrage coronaire au collet.
Cas clinique en cours :
Cocker adulte présentant un trés bel ulcère de calque lié à la recession gingivale sur la 24. Présence de tartre et d'une poche vestibualire de 2,5 mm (sonde
Periprobe , PeriWin). La canine est trés usée sur sa face distale (souvent le résultat de mauvaises habitudes : usure contre du grillage de clotûre par exemple). Le site receveur est détartré,
poli et mordancé avec un etching dentinaire.
La technique retenue est un
lambeau de translation verticale avec suture en "U"
2) Lambeau de recouvrement de translation latérale :
Cette canine maxillaire droite de Basset Hound
présente une trés belle récession allant au dela de la ligne muco gingivale.
Aprés détartrage la surface radiculaire est polie à la fraîse diabolo puis légèrement mordancée (liquide de mordançage
dentinaire) avant la réalisation du lambeau de translation latérale (technique décrite par Grupe et
Warren).
L'incision de décharge en pleine épaisseur se situe distalement par rapport à la PM1, elle s'étend au-delà de la jonction muco gingivale. L'élévation du
lambeau mucopériosté se poursuit avec le décolleur périosté de Molt. Une incision périostée au bistouri permet une extension plus grande du volet de recouvrement. Avant de suturer nous
interposons un greffon conjonctif prélevé au niveau du palais; greffon désépithélialisé avant d'etre enfoui. Sutures à points
simples, matelassiers, au vicryl, aiguille ronde. Le site donneur est laissé tel quel en vue d'une épithélialisation spontanée.
3) Lambeau tracté coronairement :
(Sur les conseils de notre confrère Noahaxeltiger)> Date: Sam 12 avril 2008 22:46:46 sur le forum Eugénol.
Caniche de 10 ans avec parodontite généralisée. A hauteur des canines un classique ulcère de calque est nettement visible. Recession gingivale au niveau de la
canine, poche peu profonde (2mm) et hauteur de gencive attachée suffisante. Il est entrepris un lambeau tracté coronairement.
Aprés détartrage soigné l'espace sous
gingival est doucement débridé et décontaminé au laser (Biodent Micro 980 Hoya Conbio) sous irrigation abondante (ici réalisée par l'aspersion
du Cocoon Spray Satelec ). La surface radiculaire est traitée à l' EDTA avant la chirurgie.
Aprés les deux incisions de
décharge et le débridement périosté (par incision horizontale) le lambeau peut etre étiré facilement et suturé par points matelassier. Le vicryl utilisé ici est de gros diamètre pour
éviter le cisaillement.
http://www.vetortho.net/article-14813167.htmlContrôle radiologique de l'implantation des vis orthodontiques2008-05-25T22:58:45Z2007-12-20T16:56:00Zcrachttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-280321.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/53/15/47/images-2/controle-vis-2.jpg" />
Dans la mise place de vis orthodontiques lors de correction des articulés incisifs inversés il est
essentiel de respecter les racines dentaires dans la région d'implantation des Tomas.
Quelques règles évidentes sont à respecter :
- respecter les racines
- éviter le nerf dentaire
- éviter les artères
- donner une angulation de 15° environ, inverse à la force de traction pour éviter l'arrachement par déhiscence.
- s'assurer par contrôle radiologique de la pertinence du site, et en post opératoire du respect des repères anatomiques
sus cités.
Sur ce cocker de 8 mois : wry bite strictement incisif (tous les autres rapports occlusifs étant normaux) :
Les trois incisives mandibulaires droites s'articulent de manière inverse avec l'arcade supérieure (prolalvéolie incisive mandibulaire asymétrique), la
technique retenue est la pose d'une tomas dans le plancher mandibulaire en para symphysaire, distalement aux racines incisives, et en position linguale par rapport
à la racine de la canine.
La vis est placée aprés un pré forage à la fraise boule diamentée de trés petit diamètre légèrement à droite par rapport à la ligne virtuelle de la symphyse, puis vissage au contre angle à
vitesse trés lente. L'angulation est de 15° environ vers le fond de la gueule et de 15° environ par rapport au plan sagittal de la mandibule (inclinaison linguale de manière à ne pas visser dans
le ligament mentonnier mais à récupérer un ancrage osseux).
Des brackets annulaires sont collés aprés mordançange sur les trois incisives ils seront reliés individuellement à la tête de la vis par des chainettes orthodontiques.
La radio post opératoire (capteur RVG Julie) permet de vérifier et de confirmer que le site d'implantation est correct : 2 mm environ distalement aux racines
des pinces ; pas de contact avec la racine de la mitoyenne droite ; la vis est trés éloignée de la racine de la canine.
http://www.vetortho.net/article-14581776.htmlLa fistule ou la tuméfaction infra orbitaire2008-07-01T23:16:26Z2007-12-13T16:15:00Zcrachttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-280321.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/53/15/47//infraA-copie-1.JPG" />
CAS CLINIQUES
Cas N°1
Labrador adulte présentant depuis plusieurs mois une fistule infra orbitaire.
Lorsque l'on soulève la babine droite la carnassière supérieure droite est recouverte d'une volumineuse plaque de tartre dont la partie postérieure recouvre
la racine distale.
La radio (RGV Julie) montre une lyse trés importante de la racine distale et de l'os alvéolaire qui l'entoure.
"Chez les chiens transporteurs de bâtons et de cailloux (labrador !) les microtraumatismes répétés infligent à la pulpe dentaire, hémorragique ou non, des traumatismes tels qu'ils aboutissent à
sa nécrose. Communiquant par le foramen des apex radiculaires avec le parodonte, notamment à la racine distale, des granulomes périapicaux se forment. Les cellules ectodermiques vestigiales de la
lame dentaire primitives s'organisent pour former les parois d'un kyste dont le contenu s'infecte rapidement. Les exsudats, le pus, envahissent le sinus maxillaire (réduit chez les carnivores et
trés proche des apex de la carnassière) et réalisent aprés destruction osseuse et cutané, une fistule qui s'ouvre à l'extérieur. "Gilles Chaudieu, Encyclopédie Vétérinaire.
L'origine des fistules infra orbitaires est en fait le plus souvent liée à une pathologie siégeant sur la carnassière :
- soit et c'est le cas le plus fréquent consécutive à une fracture horizontale ou en "éclat" avec exposition pulpaire et secondairement pulpite, nécrose, abcés apical et génèse d'une
fistule externe.
- soit comme il est expliqué plus haut à la suite de trauma répétés sur cette dent qui aboutissent eux aussi à terme à la nécrose pulpaire et la création d'une lésion péri apicale et cela sans
fracture, ni exposition pulpaire.
- soit à la suite d'une parodontite localisée avec poche profonde progressant vers l'apex et réalisant par cheminement desmodontal un abcés apical.
Il semble que le cas présenté ici ait pour étiologie, à la fois une parodontite centrée sur la racine distale, et une nécrose pulpaire dans une des racines mésiales (origine
traumatique ?) retrouvée aprés l'avulsion. Il n'y avait pas de fracture dentaire radiologiquement visible ni macroscopiquement visible aprés l'avulsion.
L'extraction est décidée.
L'extraction débute par une section coronaire. La première coupe est réalisée entre les deux racines mésiales et la racine distale. Elle débute par l'échancrure
intercuspidaire pour finir dans la furcation.
Un luxateur élévateur permet de luxer facilement la racine distale.
Une seconde coupe sépare les deux racines mésiales qui sont luxées puis extraites au davier. Une incision de décharge verticale vestibulaire facilite le travail du
syndesmotome et des luxateurs.
Un éperon intealvéolaire saillant persiste au niveau de la furcation, il sera fraisé (alvéoloplastie au crestotome).
La crête est émoussée lors de l'alvéoloplastie.
Avant la fin de l'intervention et la pose d'un point de suture pour plaquer la muqueuse gingivale soulevée en partie distale, un luxateur droit de petit diamêtre est introduit dans le trajet
fistuleux en direction de la cavité alvéolaire pour aléser ce trajet et faciliter le drainage déclive.
Cas N°2
Chez ce berger il n'y a pas de fistule mais une simple tuméfaction infra orbitaire.
Lorsque l'on soulève la lèvre la carnassière supérieure est recouverte par une volumineuse plaque de tartre. Le sillon sulculaire est suitant et
légèrement hémorragique en mésial. Il n'y a pas de fracture coronaire visible.
Lors du sondage la sonde pénètre dans une "poche" profonde en face vestibulaire. Cette poche semble en relation avec la tuméfaction. Dans ce cas clinique il n' a pas été pris de radio, mais la
décision d'extraire la dent est prise.
Compte tenu de l'absence de mobilité de la dent cette extraction est précédée par un lambeau d'accés pour patiquer une alvéolotomie externe. Deux incisions verticales de décharge de
part et d'autre de la dent permettent de soulever un lambeau suffisant.
Lors de réalisation du lambeau un orifice rond, fistulaire ,(voir flêche) est découvert en regard de l'apex de la racine distale. L'abcés apical a lysé la
paroi alvéolaire vestibulaire et s'est déversé sous la muqueuse participant à la formation de la tuméfaction infra orbitaire.
La sonde a, en réalité, sondé l'espace sous muqueux et non l'espace desmodontal : la dent était enkylosée et l'alvéolotomie a facilité l'extraction. Sutures classiques au fil résorbable.
http://www.vetortho.net/article-14515668.htmlNeck lesions chez le chat : cas clinique N°22008-07-01T23:23:37Z2007-12-10T20:32:00Zcrachttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-280321.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/53/15/47//edent--1.jpg" />
Sur ce vieux chat de 10 ans présenté pour bucco-stomatite on constate une inflammation de l'ensemble des arcades prémolaires maxillaires et mandibulaires, les
saignements sont spontanés, les replis palatoglosses sont plus modérément enflammés. Les 3 canines restantes présentent une recession gingivale importante.
Le test Felv, Fiv est négatif, un prélèvement cytobrosse est effectué pour une recherche du FCV en PCR.
Une vue de la branche mandibulaire droite : aucune dent prémolaire ou molaire n'est visible.
Une vue de l'arcade maxillaire droite : aucune dent prémolaire ou molaire n'est visible
Cette absence de dents sur les arcades prémolaires et molaires que ce soit au maxillaire ou à la mandibule associée à une inflammation de ces zones doit dans un premier temps conduire
à la confirmation radiologique de l'absence de racines séquestrées dans les alvéoles : les clichés ci-dessous confirment la présence de racines résiduelles et de neck lesions sur les canines.
Cliché RVG de la mandibule montrant des racines de prémolaires ainsi qu'une lésion de résorption odontoclastique circulaire au collet de la canine
mandibulaire. La racine est enkylosée. L'alvéole de l'autre canine mandibulaire est encombrée de résidus radiculaires enkystés.
Les canines maxillaires présentent les mêmes lésions, elles seront extraites avec la canine mandibulaire.
Au maxillaire des fragments de racines persistent également dans les alvéoles.
Les premieres étapes du traitement (arbre décisionnel sous World) de cette bucco stomatite féline ont été effectués :
- recherche de rétrovirus par un test elisa (ici négatif)
- détartrage des dents présentes (canines), contrôle des éventuelles lésions de parodontite siégeant sur ces dents (ici recéssion gingivale)
- recherches des lésions radiologiques de FORL (Feline Odontoclastiques Resorptives Lesions ou Neck Lesions) et des fragments radiculaires enfouis.
- exérèse des dents atteintes de FORL, exérèse des fragments radiculaires enfouis.
- écouvillon par cytobrosse de la muqueuse inflammatoire pour recherche du FCV en PCR.
http://www.vetortho.net/article-5574258.htmlFibrosarcome maxillaire2008-07-01T23:25:16Z2007-12-08T19:20:00Zg.Chttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-280321.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/53/15/47/pict0467.jpg" />
Cas N°1 : fibrosarcome sous alvéolaire sur un labrador
Labrador présentant une déformation unilatérale en partie rostrale du maxillaire droit. L'alvéole de la canine droite parait "soulevée". Elle est
douloureuse à la pression. La sonde parodontale pénètre sur plus d'un cm en mésio-lingual.
Un lambeau pour alvéolotomie (distal par rapport à la canine) permet de découvrir une lésion tumorale sous la canine, dans la partie interne de l'alvéole et se
prolongeant apicalement. L'anapath a montré l'existence d'un fibro sarcome trés invasif.
Sur cette dernière image (aprés retrait de la canine) la tumeur blanchâtre est visible sur le plancher de l'alvéole : son développement s'est fait également
en direction apicale avec effondrement de l'os en regard des cavités nasales et pénétration d'une partie de la néoplasie dans ces cavités.
Cas N°2 : setter gordon de 10 ans
Cliché pris sur un setter de 10 ans ayant présenté un an avant un fibro sarcome du maxillaire. La photo ci dessus est donc prise un an aprés une première
intervention de résection de la tumeur.
La récidive locale (prévisible dans la mesure ou une maxillectomie n'a pas été pratiquée la première fois) a nécessité une seconde intervention avec nouvelle resection de la tumeur et mise
en place d'agents antimitotiques in situ.
Un cube d'os déspécifié est retaillé aux dimentions de la cavité, il est introduit dans la cavité d'exérèse et imbibé de cysplatyl.
Vue du site opératoire 6 mois aprés la réintervention et la mise en place de la chimiothérapie sur support .
A deux ans (aprés la première intervention)
Une tuméfaction "osseuse " trés dure, indolore est visible sur le cliché. La masse indurée est nettement en position dorsale externe (sur le chanfrein).
La gencive, le palais, et les tissus mous adjacents semblent épargnés, par contre l'induration osseuse est visible lorsque l'on soulève la babine.
Radio (RVG ) à deux ans, le jour du cliché ci dessus, qui confirme l'expansion "osseuse" du processus néoplasique avec cette image en "buisson" caractéristique des
sarcomes.