Le  fil vestibulaire permet de corriger des pro-alvéolies incisives modérées.




Dans ce cas le prothésiste ne soude pas le fil directement sur les bagues pour éviter de modifier les propriétés élastiques du métal au niveau de la boucle. Un mini tunnel de métal est soudé en face vestibulaire des bagues, et l'arc incisif est enfilé sur ces mini tubes puis coudé pour assurer sa fixation. Les deux boucles seront resserrées tous les 15 jours environ. Le fil est gainé dans sa portion de contact contre les faces vestibulaires incisives pour augmenter la surface de contact et éviter le glissement vers la gencive.

 

Par g.C
Dimanche 4 février 2007 7 04 /02 /Fév /2007 22:56
- Publié dans : orthodontie vétérinaire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires



Les chiens sont peu affectés par les caries. Elles peuvent se rencontrer sur n'importe quelle dent mais les prémolaires, molaires et canines semblent les plus affectées.
Les chats sont encore  plus rarement touchés par les caries vraies.


carie-molaire.jpg

Exemples de caries de Classe I (cavité débutant dans les défauts naturels des dents, fissures méplats) ici sur les surfaces occlusales planes des molaires (fréquentes).



Cas N° 1 : carie sous gingivale  de classe V  de la canine traitée aprés lambeau

L'accés difficile pour le traitement de cette carie a nécessité l'étape du lambeau. Ici deux incisions de décharge de pleine épaisseur. La carie est traitée classiquement : compte-tenu de sa profondeur, un coiffage à l'hydroxyde de Ca est déposé en fond de cavité. Obturation cavitaire au verre ionomère Fuji Photopolymérisable, polissage et repositionnement du lambeau et sutures.





Cas N° 2 : carie  de classe V  de la canine



carie9.jpg
La carie située en région mésio vestibulaire à mi hauteur de la couronne. La pulpe n'est pas exposée. La cavité rétentive est réalisée dans la dentine, puis la pulpe est protégée par l'application d'un gel à l'hydroxyde de Ca en fond de cavité (Dycal). Comblement  au composite  photopolymérisable.

carie10.jpg






Cas N°3: carie de la face vestibulaire d'une prémolaire



karie.jpg
Une carie sur la face vestibulaire de prémolaire inférieure d'un teckel à poil dur avant son comblement.

Par g.C
Jeudi 1 février 2007 4 01 /02 /Fév /2007 19:18
- Publié dans : endodontie vétérinaire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires






Jeune cocker de 5 mois présentant une volumineuse tuméfaction de la brache horizintale de la mandibule dans sa partie craniale. La radio montre qu'il s'agit d'un kyste odontogène avec débris de dents immatures ou dysplasiques. Le kyste est sous pression, douloureux et déformant. Il a été opéré précocemment de façon à éviter une déformation de mâchoire définitive en extirpant l'ensemble de la membrane interne, associée à une ostéoplatie des corticales vestibulaires et linguale. Le même chien revu à 8 mois montre une bonne cicatrisation, mais surtout un remodelage de la branche gauche de la mandibule (affectée par le kyste).




















Sur la photo du haut
le kyste avant intervention présente l'aspect clinique classique d'un kyste odontogénique (aspect bleuté et tendu de la gencive) au maxillaire sur un jeune boxer de moins de un an. Le kyste a été incisé, "épluché" de sa paroi interne et suturé incomplètement de façon à assurer un drainage complet. La poche kystique ne contenait aucun vestige dentaire.

La récupération et le résultat esthétique est trés bon : voir photo du bas  4 mois aprés l'intervention.

 

Par g.C
Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /Jan /2007 15:16
- Publié dans : stomatologie vétérinaire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

 

Cas clinique N°1

 

Pour corriger cette mésio-version de la canine chez un shetland l'utilisation de vis
Tomas  comme support d'ancrage est intéressante.

Le site d'implantation est important en raison des risques de lésions induites : au maxillaire peu de risques de lésions neurologiques mais par contre les vis peuvent rencontrer les racines (difficile avec les vis autotaraudantes) cela nécessite une bonne connaissance anatomique de la forme, l'importance et la divergence des prémolaires. Pour distaler la canine supérieure, les sites utilisables sont l'espace interdentaire PM2-PM3, PM3-PM4.

A la mandibule le contact avec le nerf mandibulaire est possible.



Ci-dessous un exemple de centreur utilisé en dentisterie humaine pour préparer la zone de forage pilote sur la radio et la reproduire sur un guide souple à oeillet.



Cas clinique N°2

Dans ce second cas la canine était incluse (voir radio ci-dessous).

  La première étape consiste à cautériser la muqueuse de façon à faire apparaitre la cuspide.


Dans  la deuxieme étape  une vis orthodontique (Tomas) est implantée entre PM1 et PM2 avec une légère
inclinaison mésiale. Une chainette élastique est tendue pendant  deux mois environ, la disto version obtenue, la chainette est retirée mais pas la vis de façon à se ménager un éventuel point de traction  dans le cas d'une récidive rapide. Toutefois cette récidive est peu probable car la canine inférieure peut enfin trouver  sa place  dans l'espace incisive latérale-canine et ainsi entraver les velleités de récidive.


Sur cette dernière vue la distalisation est obtenue mais l'égression est imcomplète.Tant que l'élastique est tendu l'égression est bloquée, celle-ci devrait reprendre dés lors que la canine est libérée de toute traction. La couleur blanchâtre de la muqueuse est due à une cautérisation gingivale au trichlo.


Le jour du retrait de la vis  (aire d'implantation trés inflammatoire). La distalisation est obtenue, l'égression est imcomplète mais elle était entravée par  les forces  élastiques. Libre de cette traction  l'égression devrait reprendre.



Cas clinique N°3

 
Pour traiter ce cas de mésio version de la canine le point d'ancrage n'est pas dans un premier temps une gouttière sur les prémolaires mais une vis orthodontique (Tomas) placée mésialement par rapport à la PM1 et implantée verticalem
ent dans la crête alvéolaire.



 
Vérification radiologique du site d'implantation

Le site sur une coupe transversale.D'aprés :Thèse de Doctorat Vétérinaire . A. Allegre .Toulouse 2008



 

Une vue du du même type de montage sur un autre cas clinique

 

Aprés 4 semaines de traction la vis présente une mobilité anormale et doit etre retirée. Le point d'ancrage est remplacé par une gouttière acrylique incluant un bouton.

"Rappelons que l’ancrage est le point d’appui de la force appliquée. Il diffère en fonction des montages utilisés. Il est constitué d’une seule dent lors d’ancrage sur la carnassière supérieure, de deux ou trois dents lors d’utilisation d’une gouttière en résine et est squelettique lors d’utilisation de mini-vis orthodontique.

 De ce fait, il est évident qu’il n’y aura pas ce type d’effets parasites lors d’utilisation de mini-vis orthodontiques.

La dent à déplacer doit avoir une surface radiculaire totale plus petite que celle servant d’ancrage. Ce facteur est très important à pendre en compte, compte tenue de l’importance de la surface radiculaire de la canine.

 La ou les dents servant d’ancrage peu(ven)t se déplacer ; il s’agit alors d’une force parasite non souhaitée qui vient compliquer le traitement orthodontique . Le nombre de dents servant d’ancrage doit donc être le plus élevé possible (PM2-PM3-PM4).

Le risque sera d’autant plus important, que la surface radiculaire totale des dents servant d’ancrage sera faible. L’ancrage sur une seule dent est à éviter, il faut privilégier l’ancrage sur plusieurs dents et donc l’utilisation de gouttière en résine sur l’ensemble PM3-PM4, au minimum.

 Dans de rares cas, une zone de hyalinisation autour des dents servant des dents d’ancrage peut apparaître et dans des cas extrêmes, une résorption radiculaire entraînant l’avulsion des dents servant d’ancrage est possible (cf. figure n°102) du fait de l’utilisation de forces lourdes continues." Thèse de Doctorat Vétérinaire . A. Allegre .Toulouse 2008

 
 

Les 3 photos ci-dessus illustrent l'effet parasite provoqué par le nouveau montage.

La canine n'a pratiquement pas été déplacée distalement par contre la gouttière et par conséquent les dents qui la soutenaient ont été gravement mésio versées, avec pour la PM2, une égression à la limite de l'avulsion. La radio aprés retrait de la gouttière montre les dégâts radiculaires. La PM2  ne tient que par sa racine mésiale. L'os alvéolaire garde les images fantômes des postions radiculaires primitives. Ces conséquences très néfastes des appuis basés sur ancrage dentaire nous encouragent à utiliser exclusivement les vis orthodontiques.



Cas N°4





Jeune Pinscher de moins de 1 an présentant une mésialisation de la canine supérieure avec contact et chevauchement sur le coin. Après plusieurs tentatives de traitements orthodontiques infructueux, il a été tenté de déplacer chirurgicalement cette dent à la suite d'une avulsion partielle contrôlée. L'élévateur luxateur de Molt est introduit distalement de façon à ménager un espace mort en région distale pour la racine. Le reste de la luxation est poursuivie au syndesmotome de Bernard sur les faces vestibulaires et linguales. La dent est luxée vers l'arrière en pratiquant une distoversion lente dont le point de rotation est le plus apical possible . La dent est maintenue en place par une contention en résine (orthorésine) pendant trois semaines puis la gouttière de contention est retirée.


La dent est stable mais son égression et incomplète ; sa cuspide est en position trop vestibulaire mais le poids de la lèvre devrait corriger progressivement cette malposition.


                                            La radio de cette canine transplantée .

 


 



Par g.C
Samedi 27 janvier 2007 6 27 /01 /Jan /2007 15:11
- Publié dans : orthodontie vétérinaire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Le  praticien peut etre amené à pratiquer des glossectomie dans  plusieurs circonstances cliniques.

D'une manière résumée  les glossectomies se  pratiquent  :

-   lors de nércose linguales plus ou moins étendues (brulûres, chenilles...)
-   lors de néoplasies linguales
-  lorsque la langue par son importance  (macroglossie
) ou son interposition  permanente entre les arcades incisives menace l'équilibre de l'occlusion.





La technique la plus classique est la glossectomie losangique médiane

La section au bistouri à lame franche est réalisée aprés une hémostase de compression (pinces à enterotomie "bec de canard"). Un triangle isocèle  dont le sommet est distal est retiré (sa hauteur est fonction  de la resection souhaitée), les bords cruantés sont rapprochés et suturés à points séparés a l'aide de fil résorbable de gros calibre (ex Vicryl) de façon à éviter le cisaillement. La face dorsale et ventrale de la langue est suturéee. Le point de pénétration de l'aiguille est éloigné de l'incision pour éviter les dehiscences, de nombreuses demi clef sont nécessaires pour que les noeuds résistent  (possibilité de coller les chez libres au cyanocrylate, possibilté d'utiliser des agrafes à la place des sutures classiques)

                                                                                                             


1) glossectomies lors des nécroses linguales (chenilles)




Lors de nécrose linguale en particulier à la suite d'ischémie par envenimmation par les chenilles processionnaires le praticien peut être amené à des résections linguales. Ici un exemple de résection limitée à la partie rostrale de la langue.




2) glossectomies lors d'interposition lingale permanente


L'interposition permanente de la langue est à l'origine de troubles de l'éruption et/ou de l'occlusion (à l'instar de la succion du pouce chez le bébé).

- trouble de l'éruption : retard d'égression des pinces inférieures
- trouble de l'occlusion : vestibuloversion de l'arcade inférieure



1° exemple de cas clinique :

undefined


Interposition permanente de la langue. Dans ce cas les conséquences étaient une vestibuloversion de l'arcade incisive inférieure. Traitée  par glossecomie et pose d'appareil orthodontique.

fauve.jpg
 L'arcade incisive du fauve de bretagne ci-dessus

glossec15.jpg
Sutures dorsales  (sur le croc de gauche une des bagues supportant le fil vestibulaire est visible).

glossec14.jpg
                                                         Sutures ventrales










undefined


Remarque : chez le chat persan les interposition linguales sont fréquentes (surtout chez les individus surtypés), mais cette interposition n'est pas forcémment la traduction d'une macroglossie mais le plus souvent d'une béance incisive. Cette béance étant liée le plus souvent à une occlusion de classe III squelettique. La béance n'arrange pas les choses car l'interposition linguale qui en résulte aggrave la vestibuloversion des incisives mandibulaires.




2° exemple de cas clinique :

glossec20.jpg
undefined

Autre exemple d'interposition permanente de la langue : la carène de la face ventrale de la langue en appui sur les pinces provoque une égression incomplète des incisives centrales.





3) glossectomie lors de macroglossie (CKC)



ckc-hennet.jpg                                            photo P. Hennet glossec12.jpg


Chez ce Cavalier king Charles la macroglossie s'accompagne d'une interposition latérale permanente de la langue. La langue pendante à l'exterieur de la bouche est souvent le siège de plages de nécrose superficielle trés nauséabondes qui rendent l'intervention chirurgicale impérative. La section losangique est dans ce cas dysymétrique de façon à corriger la position de la langue.
                                   

 

Par g.C
Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /Jan /2007 18:24
- Publié dans : stomatologie vétérinaire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés