Cas clinique N°1   (d'après la Technique de D.Chillès)

Jeune Westie de 10 mois présentant une arcade incisive inférieure défectueuse : absence de contact entre les incisives centrales inférieures et supérieures. Les 31 et 41 ne s'intercuspident pas avec le cingulum des supérieures et elles ont donc tendance à se vestibuler (proalvéolie des 31 et 41). L'arcade incisive mandibulaire n'est pas dans un plan horizontal occlusal et à tendance à s'incurver de plus en plus vers la symphyse créant une béance favorable à la proalvéolie. Sur le site Eugénol (forum) il nous été permis de visualiser une technique simple de réalisation de braquet en résine (LC) qui présente outre l'avantage de la simplicité, celui de pouvoir adapter la taille du braquet construit à la taille de la face vestibulaire des incisives de petits chiens (Technique de D. Chillès alias Dancha).





Aprés mordançageles faces vestibulaires sont recouvertes avec l'agent de liaison qui est polymérisé.


Un tube de silicone est appliqué sur les faces vestibulaires et recouvert de composite fluide de place en place de la 34 à la 44. Le tube est positionné plus apicalement sur la 31 et la 41. Chaque "pont" de composite constitue un mini braquet adapté à la forme et la taille de l'incisive.














Lorsque le tube est fixé sur toutes les incisives et les deux canines, il est doucement retiré,  laissant un pertuis sous chaque pont de résine.


Un fil NiTi est alors introduit dans chaque pertuis jusqu'à l'obtention d'un arc incisif complet. Les extrémités du fil sont pliées à la pince.



Le positionnement plus apical du fil sur les deux incisives centrales devrait suffire pour relancer leur égression et les positionner normalement sur la même horizontale que les autres. Les deux boucles aux extrémités ont créé une légère tension sur le fil qui devrait faciliter une très légère distoversion souhaitable de l'arcade.




Cas clinique N°2


Jeune cocker de 1 an présentant un articulé incisif inversé concernant la 12 et les 42, 43.
La 12 est distoversée et s'articule à l'intérieur des deux incisives mandibulaires 42 et 43 (Wry bite). Le traitement choisi est un fil vestibulaire mandibulaire gainé avec deux boucles pour "rentrer" les incisives mandibulaires droites et un fil NiTi galbé, sur les incisives maxillaires pour vestibuler la 12. Les braquets sont constitués en résine Biosplint (Pierre Rolland) suivant la Technique sus citée (D. Chillès).







Cas clinique N°3






  Retriever de 4 ans appareillé pour une légère classe III incisive.  Il lui a été placé une plaque de  Hawley au maxillaire pour vestibuler les 4 incisives centrales et un fil vestibulaire gainé à la mandibule il y a deux mois.  A ce stade, les deux arcades sont en "tenaille" mais la classe 1 n'est pas encore obtenue. Le fil vestibulaire étant tombé à deux mois,  nous le remplaçons provisoirement par un fil NiTi Regency spool   0.12  de chez Class One placé selon la Technique décrite ci-dessus aprés confection de braquet en Biosplint flow sur gaine E-Z Tie tubing 0.64 mm d'American Ortho. La pression pour distaler l'arcade est assurée d'une part par la gaine siliconée placée comme ci-dessus et légèrement tendue sur les canines et, d'autre part,  par des boucles ouvertes sur le NiTi entre 34 et 33  et,  entre 44 et 43.


                     Photo D. Chillès



Aprés 4 semaines le fil NiTi est encore en place ainsi que les braquets en Biosplint , mais la gaine siliconée a disparue.La correction obtenue est incomplète (mais 4 semaines seulement en place) le relai est pris par un fil vestibulaire plus gros avec boucles de ressort.

Vue de la correction dans sa phase finale  le jour du retrait des appareils : à la mandibule le fil NiTi qui était tombé a été remplacé par le fil vestibulaire primitif   qui a été replacé. Le traumatisme infligé par la gaine est visible sue la gencive marginale mandibulaire.


La correction est satisfaisante ,l'articulé est correct (classe I)


Cas clinique N°4


Arcade mandibulaire d'un jeune Westie appareillé en raison d'une malocclusion mandibulaire. Les deux pinces mandibulaires (41 , 31) sont en articulé inversé et plus "basses " sur la ligne d'arcade  créant une béance.
La correction s'effectue avec un fil NiTi Regency spool (ClassOne) 0.16 .

- réalisation de braquets en Biosplint sur tunnel siliconé E-Z Tie Tubing (0.64 mm) uniquement sur 32,33 et 42,43. Le fil est alors glissé dans les tunnels des 4 incisives (32,33,42,43) aprés l'avoir trés légèrement arqué avec une courbure beaucoup moins nette que l'arcade incisive.

- le fil est positionné au contact de 31 et 41 en position apicale pour relancer l'egression de ces deux incisives puis il est collé au composite Biosplint. Le fil reste libre de coulisser dans les 4 autres braquets. La force engendrée par son retour à la forme de départ devrait permettre la correction des deux pinces mandibulaires.


Aprés  deux mois la correction obtenue est satisfaisante.(ci dessous vue de profil)


Ci-dessous exposé de Daniel Chillès sur les attaches en composites :

Daniel Chillès

2 rue Metz-Juteau

90000 Belfort

daniel.chilles@wanadoo.fr

 

 

Introduction :

 

Dans certains cas, lorsque le contrôle radiculaire n’est pas nécessaire ni même quelquefois désiré, il est possible de réaliser soi-même d’une manière extemporanée des attaches qui permettent des mouvements dentaire de grande liberté.

 

Nous allons illustrer nos propos par deux cas cliniques après avoir montré en détail le procédé de fabrication.

 

 

 

Matériel spécifique nécessaire :

 

- Fil élastomérique tubulaire de diamètre .025 (0,64 mm), en bobine.

- Fil NiTi de diamètre .012 (0,30 mm), en bobine. (voire 0.14 ou 0.16)

- Résine composite fluide, en carpule ou seringue.

 

 

Fabrication :

 

Les attaches sont réalisées dent par dent après préparation classique de l’émail de toutes les dents destinées à être appareillées.

 

Le fil élastomérique extrait de sa bobine et coupé à la bonne longueur est positionné à la hauteur désirée sur la première dent puis recouvert de composite à l’aide de la seringue dans un mouvement d’aller et retour vertical (figure 1, a). Le matériau est photo-polymérisé immédiatement et peut être complété si nécessaire jusqu’à former un pont qui paraisse homogène.

 

La même opération est réalisée sur la dent suivante . Une fois toutes les attaches réalisées , le fil élastomérique est retiré en le tirant latéralement pour libérer les lumières des attaches.

 

La longueur de fil NiTi nécessaire est ensuite prélevée de sa bobine  et mise en forme avec un manche de précelles à la manière d’un bolduc . Il est enfilé dans les lumières des attaches à partir de la zone antérieure vers chaque coté en réalisant temporairement une boucle qui disparaîtra lorsqu’il sera tiré latéralement . En cas de fortes malpositions, plusieurs boucles successives peuvent être réalisées, l’une après l’autre.

 

Il sera possible de remplacer par la suite ce fil par un autre de plus gros diamètre. Comme il sera alors difficile de réaliser des boucles à cause de son manque de souplesse, il sera simplement enfilé à partir d’une dent antérieure vers un des cotés et accroché, lorsqu’il dépassera la dernière attache, à une pince « mosquito » qui sera laissée libre. Il évitera de la sorte de blesser les muqueuses postérieures et il sera possible de continuer à le glisser jusqu‘à ce que son autre extrémité puisse être enfilée vers l’autre coté.  Il sera alors recentré et ses extrémités recourbés à la pince.

 

 

Caractéristiques :

 

Les attaches sont étroites, elles permettent ainsi d’éviter d’imposer une composante de force latérale au niveau apical lorsque celle-ci n’est pas désirée.

La glisse du fil est aisée dans son tunnel car le contact fil-composite est ponctiforme.

 

 

Conclusion :

 

Ces attaches relativement discrètes et faciles à nettoyer permettent de contrôler les mouvements verticaux, coronaires mésio-distaux et vestibulo-linguaux ainsi que les rotations.

Elles permettraient également de contrôler les mouvements radiculaires si des accessoires spécifiques étaient ajoutés.

 

Cette mécanique semble bien être en interaction avec la biologie du patient compte tenu de la facilité apparente avec lesquelles les dents acceptent de se déplacer dans la bonne direction. Elle pourrait être qualifiée de «biocompatible » ou « bio-active »  en reprenant le concept « d’autokinesis » évoqué par Voudouris in l’OF 10/2008 qui, même s’il n’a jamais été validé scientifiquement, nous paraît ici correspondre à nos observations cliniques.

 

Ceci ouvre des perspectives intéressantes qui ne dépendent en réalité que de l’imagination de l’orthodontiste.

 

 

 

 

 



Par crac
Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /2009 19:15
- Publié dans : orthodontie vétérinaire
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Chat persan femelle de 10 ans montrant  une douleur à la prise des aliments depuis quelques semaines. L'animal ne mastique que du coté droit. Il présente une Neck lésion  (FORL) sur la canine supérieure droite (24) dont le fond est hémorragique et douloureux au sondage (Rhin). Malgré l'évolution le plus souvent  irréversible de ces lésions qui aboutit le plus souvent à une dissection corono-radiculaire (prémolaires et molaires) ou à une ankylose radiculaire par résorption-fusion (canines) et déterminent souvent la décision d'extraction, il est décidé de traiter cette cavité de manière à conserver une dent majeure en bouche et à supprimer la douleur manifestement liée à une exposition pulpaire.

 





De nombreuses techniques de restauration des lésions du collet ont déja été décrites incluant l'utilisation de divers matériaux (composites, verres ionomères ...) parmi lesquels les verres ionomères ont démontré leur intérêt en Dentisterie Féline en raison de leur  adhésivité à l'émail et à la dentine même en présence d'humidité (ex. Aqua cem) de leur coefficient thermique d'expansion voisin de la dent et de leur relative innocuité vis à vis de la pulpe due à leur compatibilité biologique.
 Toutefois,  en présence d'une cavité profonde avec exposition pulpaire il nous a semblé plus intéressant de colmater directement la lésion avec un hydroxyde de Ca polymérisable (théoriquement prévu pour le coiffage indirect) dont la dureté au collet nous semble suffisante et dont la biocompatibilité est théoriquement meilleure, tout en sachant qu'un tel traitement n'est pas conventionnel dans la mesure où une exposition pulpaire dicte plutot la pulpectomie. Les difficultés d'extirpation pulpaire sur une dent de chat de 10 ans nous ont orienté vers un coiffage direct plus risqué (pulpite infectieuse).







Les différents clichés, sous des incidences différentes, confirment que la cavité a atteint le canal pulpaire et que la racine est partiellement fusionnée à l'os alvéolaire environnant (perte de l'incisive latérale 23).



Après parage de la cavité à la fraise boule de petit diamètre puis cône renversé, il est entrepris un coiffage pulpaire après l'arrêt du saignement à l'hydroxyde de Ca  en poudre  trés riche en hydroxyde (partie poudre du Calsealer)  puis du Calcimol LC.

 Le choix s'est porté sur un ciment à l'hydroxyde de Ca et non sur un verre ionomère en raison de l'exposition pulpaire.Le coté expansif du verre ionomère n'est malheureusement pas retrouvé avec la pâte calcimol qui se rétracte très légèrement à la polymérisation et laisse un léger hiatus. Nous l'avons appliqué en deux temps avec une première couche de fond faiblement polymérisée pour éviter la rétraction et assurer l'étanchéité puis une seconde couche après légère rétention avec une polymérisation plus  complète.


L'hydroxyde est laissé seul comme matériau de coiffage et de comblement compte tenu de la taille de la dent et de celle de  la cavité. Du composite ou du verre ionomère  ne seront pas utilisés.


Après application du Calcimol la surface est lissée avec une fraise diamentée (bague jaune) à finition.
Une réévaluation avec radio à 4 semaines est prévue pour suivre une éventuelle pathologie apicale et contrôler l'effet antalgique du coiffage et sa pérennité.





Par crac
Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /2009 17:05
- Publié dans : endodontie vétérinaire
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Sur un chien berger blanc  de un an et demi, la canine maxillaire gauche est incluse  (voir cliché "julie" ci-dessous : la cuspide de la canine est indiquée par la pointe de la flêche "c").  Il a été entrepris de désinclure la canine qui est est totalement invisible dans la bouche du fait de sa position quasi horizontale sous la muqueuse .




La flèche jaune (i) indique la position de l'incisive latérale (sa racine), la flèche bleue (c) montre la pointe de la canine incluse.


 
La première étape a consisté à cautériser la muqueuse gingivale au servotome en direction de la cuspide. La pointe de la canine apparaît après une cautérisation de 2 mm de profondeur juste en avant de la première prémolaire (voir cliché ci-dessous). Après avoir dégagé la pointe, une légère cautérisation à l'aiguille fine dégage la périphérie de la cuspide sur 1 mm  de profondeur environ en direction de l'apex.




Un braquet à crochet  (cleat lingual  30-000-02 GAC) est collé  (ortho fuji LC) sur la face vestibulaire de la cuspide de la canine (préalablement mordancée à l'ac. orthophosphorique)


Une vis orthodontique  cruciforme d'ancrage de 7 mm (tomas) est positionnée perpendiculairement au palais au raz de la crête gingivale (vissage au contre angle puis manuel). La chaînette (AO) est tendue entre le braquet et la gorge de la tête de vis. La direction de tension de chaînette n'est pas idéale mais compte tenu de l'inclusion en position légèrement vestibulée de la canine, le fait de tracter rostralement et légèrement vers la palais pourrait permettre l'amorçage d'une égression vers le site physiologique de la dent.

Aprés 3 semaines le chien est revu : la cuspide n'a pas "bougé" d'un mm ! . Plusieurs radios de contrôle permettent de mieux cerner la forme de la canine incluse ; celle ci apparaît nettement dysplasique avec une forme en triangle isocèle dont un bord présente un renflement très rétentif dans l'os alvéolaire....


Aprés deux mois de traction l'egression est nulle. Une fenêtre fistulaire  appparait 5 mm
au-dessus du collage de braquet. L'avulsion de la dent est décidée, elle durera 1h 30.


Après incision de décharge en face de PM1, un lambeau est récliné caudo-dorsalement, l'os alvéolaire s'effrite facilement et laisse apparaitre une portion cuspidaire de la canine de couleur marron clair. Cette cuspide se détache rapidement du reste de la dent dès le travail  du syndesmotome, elle est fissurée dans sa longueur et friable, elle ne contient pas de pulpe. Le reste de la dent est trés difficile à extirper de par sa forme dysplasique et massive se terminant en massue. Il n'y a pas de pulpe dans le reste de la dent qui parait être constituée d'un bloc amélo dentinaire.

Sutures du lambeau et antibiothérapie.







Par crac
Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /2009 21:04
- Publié dans : stomatologie vétérinaire
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1° exemple

 



Le traitement de cette mésioversion de la canine  chez un Teckel passe par la pose d'une vis d'ancrage Tekka entre la PM1 et la PM2. Le site a été repéré radiologiquement comme le plus apte à l'implantation.


 

Ici une vue après pose de la vis.




La muqueuse est retirée au true cut avant un forage à petite vitesse (réfrigéré au physio glacé) avec une mini fraise boule d'un diamètre inférieur à la vis.

 


Contrôle radiologique de la vis qui est loin de toute structure radiculaire.

 




La vis (à collet long) est implantée verticalement dans la crête osseuse de manière à avoir le maximum d'angle de traction. Il aurait été souhaitable de disposer de tête de vis plus longue pour améliorer la direction de traction et augmenter le moment de la force sans risquer une composante d'ingression.Vissage au contre angle, puis manuel.




Les surfaces dentaires sont préparées : etching une minute,  puis application d'adhésif Biosplint.


 
Polymérisation de l'adhésif Biosplint.



Du composite Biosplint est déposé sur les deux couronnes adjacentes pour renforcer la stabilité de l'ancrage, le col de la vis est ainsi noyé dans le composite.


Du composite est également placé en double couronne sur la cuspide du croc pour assurer la contention, une chaînette est tendue
.





Après 3 semaines de traction,  la canine  s'est nettement distalée.  La chaînette est changée du composite est ajoutée mésialement à la vis car il y a une perte de composite entre la vis et la PM 1.


A 6 semaines, remplacement de la chaînette qui était distendue.



Aprés deux mois et demi,  la vis est retirée.  La mésialisation du croc est obtenue et le croc inférieur se "loge" dans l'espace maxillaire libéré assurant la contention et bloquant les menaces de récidive.





                                                   2° exemple  :  au début du traitement




Dans  ce deuxième cas,  la résine Biosplint a été utilisée pour confectionner le double arrêt sur la cuspide de canine. A noter,  la vis Tekka équipée d'un col muqueux long de manière à "déporter " au maximum le point d'ancrage  vers le bas.


Par crac
Dimanche 22 février 2009 7 22 /02 /2009 18:18
- Publié dans : orthodontie vétérinaire
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Cas clinique N°1



Pendant le détartrage de ce caniche de 10 ans, l'hypermobilité des arcades incisives est très nette, en particulier à la mandibule.
 La propriétaire l'a signalé et cette hypermobilité ne l'encourage pas au brossage.


Il s'agit d'une hypermobilité de classe 2, aggravée au fait que ce chien présente une malocclusion (occlusion de classe II, rétrognathie maxillaire).
Après détartrage soigné, polissage des couronnes et curetage en douceur des parties radiculaires dénudées en évitant le saignement, il sera entrepris une contention extemporanée collée de l'arcade incisive mandibulaire pour retarder la chute de ces incisives et permettre une prophylaxie correcte par les propriétaires.

 


Une digue est placée (usage détourné d'un gant chirurgical ). Les dents sont mordancées sur leur face linguale et interproximale à l'acide orthophosphorique, rincées et séchées. Une couche d'adhésif est appliquée au pinceau sur toutes les surfaces coronaires linguales et interproximales puis polymérisation 20 secondes. Une goutte de composite  Biosplint Flow est déposée sur la 33,  puis la bandelette est placée et polymérisée. L'application de la bandelette et de composite se poursuit de dent à dent jusqu' à la 43. La bandelette est ensuite recouverte de composite.



Les débordements de composite au-delà du cingulum sont éliminés avec une fraise dia
mentée fine.











                                                                                                   Cas clinique N°2



Jeune Terrier du Tibet de 7 mois réferé pour une fracture mandibulaire en arrière de PM4 et centrée sur la racine mésiale de la carnassière. Une ligature acier a été posée il y a 3 semaines, mais le montage s'avère instable. La ligature passée dans la furcation de la carnassière s'appuie sous le collet de PM4. Sur la photo de la radio on aperçoit un apex de la racine mésiale de M1 qui a littéralement perforé la corticale externe responsable de la fracture.





La lecture de la radio montre un glissement de la ligature primitivement à la furcation vers l'apex de la racine mésiale de la carnassière. L'apex et tout le ligament apparaît radio transparent. La racine dans le foyer de fracture contribue très certainement à l'absence de cicatrisation osseuse. L'état général du chien est légèrement dégradé (légère hyperthermie) et le moindre mouvement mandibulaire est douloureux ce qui laisse supposer également un foyer   d'osteite localisé. Il est décidé de retirer la ligature , de supprimer la racine mésiale de la carnassière tout en lui conservant sa couronne pour l'utiliser comme appui pour une contention en résine.



La racine mésiale est retirée à la fraise fissure après un mini lambeau d'accès. Le foyer de fracture est infecté. Nous laissons la chambre et la racine distale sans traitement endocanalaire par manque de temps anesthésique. La dévitalisation ou l'extraction du reste de la temps étant prévu après la constitution d'un éventuel cal.
Aprés repositionnement du lambeau une résine Coolsin (Pierre Rolland) est appliquée depuis M2 jusqu'à l'arcade incisive. Le cliché (Julie) ci-dessus pris aprés l'extraction de la racine mésiale et la pose de la résine  montre une vaste cavité radio transparente. Les corticales externes sont mal apposées avec une marche de quelques millimètres peu satisfaisante sur le plan orthopédique.
Antibiothérapie (clindamycine pendant 15 j. 11mg/kg)





Le chien perd malheureusement sa gouttière après 15 jours seulement. L'état général est bon et il n'y a plus de douleur depuis le retrait de la ligature. Il est revu 10 jours  après la chute de la gouttière. Il s'alimente normalement et son comportement est normal. A la manipulation, la fracture est instable mais pas douloureuse. Un cliché est pris ce jour (photo ci-dessus) , elle montre une amélioration de l'alignement cortical et surtout un comblement trés net du foyer par du cal.
Une nouvelle résine de contention en gouttière est placée entre PM2 et M1 : la résine Biosplint de Pierre Rolland.


Après mordançage et application de l'agent de liaison, une bandelette est appliquée sur la PM2 puis recouverte de composite Biosplint . La bandelette est ensuite appliquée de dent à dent jusqu'à la dernière molaire et recouverte de composite comme pour une attelle extemporanée collée d'arcade incisive.Une gouttière si courte est certainement insuffisante mais nous tablons sur le jeune âge du chien pour éviter la pseudarthrose. Il faut noter l'excellente adhésivité du biosplint  aux surfaces mordancées et sa résistance aux forces de cisaillement.


Début de formation du cal à 3 semaines.


Cal  de bonne qualité à 6 semaines.



Par crac
Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /2009 18:11
- Publié dans : parodontologie
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