"Root canals are generally performed by eliminating the deep cavity and tissue inside of an infected tooth (generally a result of cavity, fracture, or injury). These areas are distant and hard to reach within the dental tubular system; however, the process of disinfecting the root canal is extremely important for tooth preservation. The veterinarians manually cleans the infected area by scratching the interior of the canal and irrigating with a disinfectant. Rinsing solutions are also used but they are not fully effective in washing away the bacteria, which can penetrate deeper into the root. Now, researchers believe the bacteria in root canals can be ablated through the use of laser technology."
from Catherine Yeh.



amstaff-one.jpg


Radiograph of canine tooth 44 of an American Staff. Terrier (12 month old) presented for a chronical  and painfull tumefaction in the projection area of the apex left mandibular canine tooth . 6 month ago this dog was treated for a base narrow dentition by tip resection of mandibular canines teeth to prevent the palatal trauma : disarming technique (medialy displaced lower canines impinging on hard palate) . Surgical crown reduction is normaly a sterile procedure but  when this resection was performed without  any vital pulpotomy the pulp of the left tooth was probably exposed and infected because the day of examination ( 6 months later) the Rhein probe is penetrating in the canal.
The cuspid surface show a square shape with a black canal hole .
Radiograph showing a periapical loss of lamina dura and increased radiolucency in periapical area.Apex seems open.

ams1.jpg  A root canal therapy is performed.  Hedstrom files

ams2.jpg The dentin infected mud on the file : shavings are grey and sticky.

ams3.jpg

First decontamination :the canal is flushed by irrigating with hypochlorite and Hydrogen peroxide  alternatively to remove any remaining debris with rising root canal special needle (VMK-Endoneedle: very thin needle, 0,35 mm with a smooth tip. It can also be use for periodontal pocket irrigation).It is necessary not to jam the needle into the root canal in order to avoid direct injection of liquids into the apical bone, so insert the needle into the canal and when it stops, withdraw the needle by 1 mm and use a gently pressure on the syringue (never aspirate withe the syringue).


The following substances are used as root canal irrigants during the root canal procedure:


ams4.jpg
 Drying with air flush and paper point

ams5.jpg

 

            The HOYA  CONBIO LASER
Second decontamination by laser fiber emission.
Laser is super coherent light, meaning it is a highly focused monochromatic light that produces thermal and photo effects on microscopic microorganisms that have no protection from this type of light.

 At the time of wide canal
            



At the time of tight canal
Par crac
Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /Fév /2008 22:25
- Publié dans : endodontie vétérinaire
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Chez le chat persan la linguoversion de la canine est une déviation  assez souvent rencontrée. Elle peut provoquer une malocclusion  et des problèmes de déviation de la mandibule car la canine inférieure antagoniste peut subir un contact prématuré.



palato-version.jpg




Dans  le cas présenté ci-dessous  la malocclusion, liée à la malposition d'une canine maxillaire, nous imposait soit l'extraction de  la canine maxillaire  gauche (à droite sur la photo) soit une tentative  de repositionnement de la dent après luxation-réimplantation et cela malgré les risques  de non ostéo intégration de la dent dans son nouveau site ou de nécrose avasculaire de la pulpe. La canine gauche était linguo et disto versée ; il fallait donc la vestibuler et la mésialiser. Le but de cette tentative de traitement  est de déplacer la dent au cours de sa luxation de la manière la  plus atraumatique possible et de la stabiliser  dans une position optimum par la pose d'une contention rigide en résine prenant appui sur l'autre canine et la ligne d'arcade incisive (arche canines-incisives).
La dent est doucement  luxée sans l'extraire à partir de sa position palato distale  anormale, elle est mésialisée et vestibulée, puis lorsque sa position normale est obtenue (avec occlusion physiologique ) elle est maintenue en place par un set up en résine (orthorésine) dont le scellement est assuré par sa propre rétraction.

r--implantation-1.jpg
Une vue après la pose de la contention en résine.

r--implantation-2.jpg


Très rapidement (une heure) après la pose de la résine (non collée) un saignement s'insinue entre la résine et la canine et compromet la qualité de l'auto-scellement par la résine (lié à  sa rétractation). La résine est déposée, nettoyée, séchée, le site est également nettoyé et séché puis la gouttière de résine  est replacée et scellée au verre ionomère (ortho fuji LC), elle sera maintenue en place un mois.

r--implantation-3.jpg
La gouttière replacée et scellée au verre ionomère. Elle sera maintenue en place 1 mois.

r--implantation-4.jpg


Après 7 mois la canine réimplantée est  toujours en place, elle ne présente pas d'hypermobilité et n'est pas sensible (à la percussion et au froid). Sa cuspide  est légèrement fracturée sans effraction pulpaire (fracture survenue lors du retrait de la résine par la morsure du davier  qui a ébréché l'extrémité de  la dent), la gencive marginale est rouge car le collet de la dent est encore recouvert de ciment de scellement.

r--implantation-6.jpg


Sur cette vue : la gingivite marginale liée à la présence de ciment verre-ionomère que l'on devine sur les faces vestibulaire et distale. L'occlusion est satisfaisante.
Une radio de l'apex est prévue à court terme.

Par crac
Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /Jan /2008 21:59
- Publié dans : stomatologie vétérinaire
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Pendant le détartrage de ce labrador  de 10 ans  la  PM4  mandibulaire  droite  apparait anormale:
pivot-3.jpg



La sonde de Rhein pénètre sur un mm dans la zone noirâtre d'usure cuspidaire (nécrose pulpaire ?)


La vue vestibulaire montre en regard de la racine distale une zone abcédée. Le sulcus vestibulaire n'est pas net et saigne au sondage.

pivot-eug--nol.jpg

La radio (RVG Julie) révèle une rhyzalyse quasi complète de la racine distale et une rhyzalyse partielle (apicale) de la racine mésiale. Le canal pulpaire  distal est très radio opaque et simule un pivot (calcification pulpaire  pendant le processus de nécrose ?) : voir commentaires sur le forum Eugenol).

pivot.jpg


L'extraction de la dent est précédée par une  section coronaire (disque diamenté). Le canal distal est complètement calcifié et trés rigide ; il ne s'est même pas rompu pendant l'avulsion.



Discussion :

Ci dessous commentaire relevé dans le forum Eugénol :

"" Les résorptions externes

1- Les résorptions de surface

Ce sont des résorptions superficielles lacunaires de la surface radiculaire, limitées, qui semblent se réparer spontanément, décrites parfois comme autolimitantes lorsqu'elles n'intéressent que le cément.
Elles sont le plus souvent dues à des processus de remaniement cémentaire liés à la fonction.
Aucun traitement n'est indiqué si la dent est pulpée.
Si la dent doit être retraitée, une thérapeutique temporaire par CaOH2 est souhaitable et peut stimuler une minéralisation de la lésion.

Cas particulier : les résorptions induites par pression

Lors de pressions continues importantes, les racines peuvent se résorber en l'absence de toute septicité. La pression constitue un traumatisme permanent : traitements orthodontiques généralement, mais aussi traumas occlusaux, proximités radiculaires, malpositions...
En général, la pulpe demeure vivante et aucun traitement n'est indiqué sinon de diminuer ou supprimer les contraintes s'exerçant sur la dent. Le traitement est uniquement étiologique : arrêt du traitement orthodontique, équilibration occlusale, extraction des dents causales.

2- Les résorptions inflammatoires (origine pulpaire) :

Ces résorptions du cément et de la dentine radiculaire sont associées à des processus inflammatoires du desmodonte ou de la pulpe. Elles concernent principalement la région apicale.
On peut les rencontrer dans une parodontite marginale avec poches parodontales profondes mais surtout dans les parodontites apicales chroniques. Les toxines diffusent de la cavité pulpaire vers le parodonte par les canalicules dentinaires. L'évolution est plus rapide sur les dents jeunes.
Les étiologies sont les inflammations périapicales et les granulomes, les surcharges occlusales, les traumatismes luxations, réimplantations (blanchiment à associer).
Le diagnostic :
absence de réponse pulpaire, parfois douleurs spontanées (abcès). Le son à la percussion est sourd, la radio montre des aires dentinaires radioclaires plus ou moins étendues.
Le traitement :
il consiste dans l'élimination de la pulpe nécrosée et un traitement canalaire antibactérien temporaire : CaOH2 (Chivian, Tronstad, Andreasen). Les ions OH- diffusent dans les canalicules dentinaires, modifient le pH et luttent contre l'acidose des tissus inflammatoires. Le traitement parodontal n'est pas indiqué, sauf s'il y a parodontite associée.

3- Les résorptions dentinaires évolutives prolifératives (extracanalaires), ou envahissantes extracanalaires (Franck), ou térébrantes (Dargent) :

L'origine est desmodontale : inflammation parodontale chronique. Un tissu de granulation prolifère et détruit la dentine en épargnant le canal. Les parois canalaires sont conservées jusqu'à un stade terminal, où le canal sera à son tour englobé. La résorption peut être infra ou supra osseuse.
L'étiopathogénie met en cause un traumatisme, un traitement orthodontique, toute inflammation chronique.
Le diagnostic repose sur la radiographie : signe du canal (Franck), la dent peut répondre aux tests de vitalité.
L'examen clinique doit localiser la porte d'entrée du processus et déterminer si celle-ci est ou non supra osseuse.
Traitement :

Si la lésion est infra osseuse, plusieurs approches :

traitement conservateur sans traitement endodontique,
traitement endodontique : obturation à la gutta-percha, nettoyage de la partie coronaire pour établir une communication (fraise boule), et obturation du défaut par amalgame ou verre ionomère,
traitement à l'hydroxyde de calcium,
résection apicale et obturation a rétro si résorption dans le tiers apical,
amputation radiculaire dans le cas de pluriradiculées.
Si la lésion est supracrestale :

Approche chirurgicale: lambeau d'accès, mise en évidence de la lésion, remodelage osseux (espace biologique), obturation directe de la cavité s'il n'y a pas communication, après scellement du canal par un cône de gutta-percha s'il y a communication. Le matériau utilisé peut être un CVI (puis traitement
endo classique dans une autre séance).


4- Les résorptions de remplacement ou ankylose :

C'est la "fusion" entre la racine et l'os alvéolaire par disparition de l'espace desmodontal. La dent au contact de l'os est résorbée par des ostéoclastes et progressivement remplacée par du tissu alvéolaire.
L'origine est parodontale, due à la destruction du desmodonte par traumatisme après luxation, réimplantation, luxation (parfois idiopathiques).
Le diagnostic repose sur les signes radiologiques (disparition de l'espace desmodontal) et surtout l'absence de mobilité physiologique, le son à la percussion mat. Les réponses pulpaires sont variables selon l'étiologie.
Traitement :
Il n’y en a aucun, seule la prévention est possible, basée sur les procédures de réimplantation avec utilisation de CaOH2.


A condition d'établir un plan de traitement approprié à partir d'un examen clinique et radiologique, les traitements endodontiques et parodontaux sont souvent menés conjointement. L'hydroxyde de calcium est un des moyens thérapeutiques indispensables dans de nombreux cas, il permet un bon pronostic de toutes les résorptions d'origine inflammatoire (96% selon Andreasen). ""


Par crac
Jeudi 10 janvier 2008 4 10 /01 /Jan /2008 18:00
- Publié dans : endodontie vétérinaire
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la thérapeutique initiale

C’est le premier geste face à une parodontite : il consiste à détartrer les dents, cureter les poches et polir les surfaces dentaires et radiculaires exposées.



1) L'étape du détartrage :

- les détartreurs
Cocoon-spray.jpg
                                                 détartreur polisseur (Satelec)
P5PROVET2.jpg
                                                      détartreur seul (Satelec)



- les inserts

F00247-2F.jpg
F00248-3-det.jpg
N--1.jpg
F00248-3F.jpg F00253-10PF.jpg

















Le détartreur à ultrasons est maintenant indispensable. Il existe 2 types de détartreurs à ultrasons :

                        1 : magnétostrictif ou ferromagnetiques

                        2 : piézoélectriques

Cliniquement ils opèrent par oscillations mécaniques et par irrigation grâce un spray d’eau dirigé sur l’insert en vibration. De plus l’eau du spray cavite sous l’effet des ultrasons. La cavitation  est la production de bulles microscopiques dans un liquide qui implosent en libérant de l’énergie (onde de choc) nécessaire à la trituration des calculs de tartre.

Les piézoélectriques envoient sur un cristal des courants à haute fréquence entrainant une déformation du cristal au gré des oscillations du courant.

Les magnétorestrictifs utilisent un courant de haute fréquence dont le champ magnétique déforme des lamelles de métal. Ces détartreurs dégagent beaucoup de chaleur et nécessitent une bonne irrigation.

Les détartreurs soniques (différents des ultrasoniques) sont peu utilisés par les vétérinaires.Ils équipent les  cabinets de chirurgiens dentistes.Ils  sont peu générateurs  de chaleur.

 

DETARTREUR

SONIQUE

FERROMAGNETIQUE

PIEZOELECTRIQUE

Fréquence

1500-16000 Hz

20-30000 Hz

25-45000 Hz

Oscillation de l’insert

Elliptique

Elliptique

Linéaire

Dégagement de chaleur

Faible

Important

Très faible

Amplitude de vibration

50-150 μm

10-50μm

Jusqu’à 300 μm

Utilisation sous gingivale

Non

Oui

Oui

cavitation

Non

Oui

Oui

D’après P. Hennet

 

 

2) Le curetage sous gingival :

Le détartrage sous gingival ou curetage des poches parodontales est classiquement  mis en œuvre à l’aide d’instruments manuels (curette de Gracey N° 13) mais depuis quelques années ce débridement manuel est remplacé avantageusement par un débridement ultrasonique à l’aide d’inserts sous-gingivaux vissés sur le détartreur. Ce sont des inserts spécifiques (ex :insert Satelec 10Z) travaillant plus vite que la curette manuelle et cela de manière moins agressive, associée à une irrigation constante des poches.

    - manuel : les curettes de gracey


curettes-gracey.jpg                                         curettes de Gracey                  photo P. Hennet


   - ultrasonique : avec un insert sous gingival et à puissance réduite.

N--10Z-copie-1.jpg N--10Z-F.jpg















inserts sous gingivaux.




3) L'étape du polissage :

- le matériel


C_A_polissage.jpg

                 Contre angle à mouvement alternatif pour le polissage (prophylaxie)


brossete.JPG
 Le polissage est réalisé avec une brossette ou une cupule, en rotation lente (800 t/mn)
et une pâte à polir.
cupule-hennet.jpg                                                  Photo  P .Hennet

 

meb1.jpg

 


Image d'un émail de chien aprés le passage de l'insert du détartreur (Photo réalisée au MEB : microscope à balayage de l'université  Paul Sabatier de Toulouse , Pr Auther) .
On note la cratérisation de la surface amélaire qui suit le passage de la pointe de l'insert.



Image d'un émail de chien détartré aprés polissage  (cupule et pâte à polir) Photo réalisée au MEB microscope à balayage de l'université  Paul Sabatier de Toulouse , Pr Auther.
 

4) La maintenance :

La  maintenance est l’étape essentielle qui garantit le succès de tout traitement parodontal. Elle consiste en l’application de mesures d’hygiène par le propriétaire et d’une surveillance clinique par le vétérinaire qui suivra régulièrement le malade en remplissant avec soin une fiche dentaire ce qui renforce la considération du praticien pour le cas clinique et donc du client pour son vétérinaire.

Toutes les études actuelles   montrent à l’évidence que la maîtrise des connaissances et des technologies thérapeutiques permettent d’arrêter le processus de destruction parodontale chez la majorité de nos patients. Compte tenu des difficultés d’application des soins sur nos animaux liées à leur indocilité il nous faut affiner les moyens et faire preuve d’imagination pour être efficace. A chaque cas il faudra adapter la maintenance au caractère  de l’animal et à la coopération du propriétaire.

           

Selon Cécilia Gorrel la prévention  comporte 4 étapes :

            A : les soins à domicile par le propriétaire

            B : le bilan par le vétérinaire des soins réalisés à domicile par le propriétaire

            C : la thérapeutique parodontale par le professionnel (vétérinaire)

            D : le bilan régulier de la thérapeutique du professionnel

 

La clef  du succès à long terme réside dans le contrôle de la plaque

Sans une hygiène régulière efficace aucune thérapeutique parodontale ne réussit. L’éducation du propriétaire et sa motivation sont essentielles, mais il ne faut pas l’abandonner  d’où les bilans réguliers par le vétérinaire. Ce bilan, acte répétitif et complexe inclut un ensemble de mesures.

            a] contrôle de l’état de la denture en recherchant les caries chez le chien, les Neck Lesions chez le chat. En évaluant la mobilité dentaire, et en gardant une trace de tous ces éléments.

            b] contrôle du parodonte en évaluant ses contours (recherche des récessions), sa couleur, sa forme (hypertrophies gingivales). Mais aussi sonder sur toutes leurs faces les dents (mesure chiffrée des poches)et noter les zones d’inflammation, de saignement, de suppuration. Rechercher les fistules périapicales.

            c] contrôler l’hygiène, c’est révéler la plaque en l’objectivant par des colorants de plaque (révélateur de plaque dentaire Virbac).

           d] éliminer les dépôts mous et calcifiés par détartrage, polissage et surfaçage radiculaire. Cureter les poches gingivales.

  

La maintenance par le propriétaire passe avant tout par le brossage manuel tous les deux jours, l’application de gels dentaires et/ou parodontaux, la distribution de lamelles à mâcher, de croquettes détartrantes, c’est à dire qu’elle utilisera tout l’arsenal d’hygiène dentaire et orale actuellement à la disposition du public pour ralentir l’apparition de plaque.

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brossage2-copie-1.jpg

  

     croc-blanc.jpg
                             Le  premier dentifrice  vétérinaire mis sur le marché !


new-dentifroce.jpg
                                              Des kit  de brossage plus récents

 


La technique du brossage chez le chien (remerciements au Golden de mes amis Brazier) :


 

 

 

 

 

Les gels ou solutions dentaires (et parodontales) contiennent pour la plupart des antiseptiques. Les principes actifs antiseptiques les plus utilisés  en médecine vétérinaire sont la chlorhexidine et l’héxétidine, les ammoniums quaternaires, les fluorés, les dérivés iodés, la sanguinarine et les dérivés oxygénés ont également un intérêt dans le contrôle du biofilm.


         
- chlorhexidine
 : molécule de la famille des biguanides. CMI de 0,1 à10μg/ml pour la plus part des espèces microbiennes

* le dérivé le plus utilisé est le digluconate.

* l’activité dans la bouche est intéressante à des concentrations variant entre 0,1% et  0,2%.

* bactériostatique à faible dose et bactéricide à forte dose

* activité forte sur les gram+ ,faible et variable sur les gram-

* toxicité faible

* se fixe sur les surfaces dentaires et présente des propriétés anti-inflammatoires


  - hexétidine :
* liquide huileux peu soluble dans l’eau, soluble dans l’alcool ce qui limite son utilisation en médecine vétérinaire.

* activité bactéricide à 0,1% sur la flore capnophile et anaérobie

* activité plus importante sur les bactéries gram+ que sur les gram-

* action moindre que celle des autres antiseptiques  et durée d’action limitée (3 minutes)


D’après M. Sixou


L’antibiothérapie et la métaphylaxie
seront réservés aux cas sévères ou aux animaux immunodéprimés (diabète, cushing, FIV…).

En fait l’antibiothérapie vise principalement à contrôler la flore anaerobie : on aboutit ainsi à une diminution de l’inflammation et de la douleur.

 

Les antibiotiques les plus fréquemment utilisés par voie orale sont les suivants :

            - amoxicilline  10-22 mg /kg 2 fois /j

Sa concentration dans la sphère buccale est bonne et en particulier dans la salive. Sa diffusion dans l’os maxillaire et mandibulaire est intéressante.

            - amoxicilline potentialisée par l’acide clavulanique 14-22mg /kg 2 fois/j.

L’acide clavulanique est dépourvu d’activité antibactérienne mais c’est un inhibiteur des béta lactamases ce qui lui permet de conserver une action sur la majorité des bactéries parodontopathogènes. Ainsi les bactéries anaerobies Gram négatif, productrices de béta-lactamases et responsables de lésions parodontales peuvent être détruites par cette association.

            - clindamycine  -10 mg /kg  2 fois/j  ou 11 mg/kg 1 fois/j .

Acivité Gram positif et Gram négatifs ainsi que les anaerobies. Ses concentration dans la salive et la gencive sont efficaces et sa diffusion dans l’os alvéolaire excellente. Elle se concentre dans les polynucléaires et peut diffuser dans le biofilm.

            - spiramycine 20 mg/kg  2 fois/j.

Sa très bonne diffusion dans les parenchymes glandulaires lui autorise une bonne concentration salivaire.

            - métronidazole  10-25 mg /kg  2 fois/j.

Très active sur les spirochètes et P.gingivalis.Se concentre bien dans la salive dans son association avec la spiramycine.

           - enrofloxacine 2,5 mg/kg  2 fois/j.En parodontie indiquée en présence d’entérobactéries ou de pseudomonas.Son association avec le métronidazole potentialise l’action de ce dernier vis-à-vis des germes du type Bacterioides. 

D’après Olivier Gauthier

 

 

 

Bibliographie : 


1) Debette F. Le biofilm : aspects physio-pathologiques. Guide des bonnes pratiques en dentisterie vétérinaire 2002.

2) Gorrel Cecilia.Prevention of periodontal disease. Proceedings of focus meeting . Montpellier 2003

3) Gorrel Cecilia,Rawlings JM. The role of tooth brushing and diet in the maintenance of periodontal health in dogs : J.Vet.Dent.1996;13:139-143

4) Hennet Philipe. Understanding periodontal disease. Proceedings of focus meeting. Montpellier 2003.

5) Hennet Philipe,Harvey C.Aerobes in periodontal disease in the dog : J.Vet.Dent.1991;8(2):18-21.

6) Eriksen Thomas. Parodontologie du chien. Atlas de pathologie buccale vétérinaire.

7) Fraser A.Hale . Home care for the dental patient. Proceedings of Hill’s European Symposium in oral care. Amsterdam 2003.

8) Fraser A.Hale. Periodontal disease in dogs and cats. Proceedings of Hill’s European Symposium in oral care. Amsterdam 2003.

9) Sixou M. ,Verner C. Le contrôle de la plaque aujourd’hui. Information Dentaire N° 33,2003.

10) Camy Guy. Les particularités de la maladie parodontale chez  le chien. Proceedings Congrés Cnvspa Afvac. Paris 2002.

11) Gauthier O. Antibiothérapie de la cavité buccale. Guide des bonnes pratiques en dentisterie vétérinaire.2003.

12) Huynh C.  Meyer J. Maladies parodontales et traitements médicamenteux.Actualités Odonto-stomatologiques N°172, 1990.

 

 

Par crac
Mardi 1 janvier 2008 2 01 /01 /Jan /2008 17:28
- Publié dans : développer la dentisterie
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"Lorsqu'une intervention à lambeau est indiquée lors du traitement d'une parodontite ou d'une intervention de chirurgie moco-gingivale, l'incision et la suture constituent le premier et le dernier temps de l'acte opératoire et déterminent la plupart du temps la réussite ou l'échec de l'intervention. De ces deux phases, la seconde, les sutures, liées très largement à la première, les incisions, dépendent en effet les objectifs thérapeutiques de l'élévation d'un lambeau tant en chirurgie parodontale qu'en chirurgie muco-gingivale ." Alain Daniel


CAS CLINIQUES


Ils concernent essentiellement des cas de chirurgie muco gingivale visant à corriger des recessions gingivales accompagnées de lésions induites de la muqueuse labiale : le plus souvent des ulcères.

cocker-21.jpg

" La récession parodontale ou dénudation radiculaire est définie comme le déplacement de la gencive marginale apicalement à la jonction amélo-cémentaire (American Academy of Periodontlogy, 1992).
Pour Guinard les recessions gingivales ou dénudations radiculaires (ou retraits gingivaux) sont caractérisées par une dénudation partielle de la surface radiculaire par migration apicale de la gencive et bien sûr du desmodonte et de l'os alvéolaire.

La classification la plus simple des récessions est celle de Benque (1983) qui les scinde en trois catégories U,V et I en fonction de leur forme.

Sullivan et Atkins (1968) ont présenté quatre classes de récessions gingivales :
- large et longue
- large et courte
- étroite et longue
- étroite et courte

La classification de Miller (1985) est plus large et plus détaillée pour permettre d'établir le pronostic d'un recouvrement de la récession gingivale par la chirurgie muco-gingivale :

- classe I : récessions gingivales larges ou étroites n'atteigant pas la jonction muco-gingivale, 100% de recouvrement sont possibles
- classe II : récessions gingivales larges ou étroites atteigant ou dépassant la jonction muco-gingivale, sans perte des tissus parodontaux interproximaux, 100% de recouvrement sont possibles.
- classe III : récessions gingivales atteignant ou dépassant la jonction muco-gingivale, avec perte des tissus partodontaux interproximaux, ou avec malposition, le recouvrement ne sera que partiel.
- Classe IV : récessions gingivales atteignant la joncton muco-gingivale, avec perte des tissus parodontaux interproximaux, et avec malpositions, le pronostic de recouvrement est mauvais".
D'aprés J.M Dersot.

 

Nous envisagerons parmi les techniques destinées au recouvrement les lambeaux déplacés latéralement et les lambeaux déplacés verticalement.Le but de ces lambeaux n'est nullement esthétique mais il vise à contribuer à la cicatrisation et la guérison des ulcères de calque par interposition d'une muqueuse saine.

1) Lambeau de translation verticale (technique de Tarnov) :

- l'indication : les récessions gingivales en regard de la canine par exemple  (avec hauteur de gencice attachée suffisante: petite flêche bleue) associée ou non à des ulcères de "calque" (visible ici sous la lèvre en regard de la récession: flêche noire)


tarnov-fleche.jpg
- les différentes techniques:

                               le lambeau pédiculé de translation verticale
tarnov-schema.jpg
Sur ce schéma le résumé d'une des techniques : au dessus de la récession une incision semi lunaire est réalisée en pleine épaisseur en préservant un pedicule mésial et distal. Le lambeau est soulevé à l'élévateur périosté ou au ciseau d'Oshenbein N°1 (et non au bistouri !) puis le lambeau est positionné plus coronairement. Le site receveur est détartré, poli, et lègèrement moradancé :
- c'est la préparation radiculaire chimique ; les surfaces radiculaires exposées par la maladie parodontale, en contact avec le milieu buccal, la plaque bactérienne et le contenu de la poche constituent un obstacle au réattachement ou à l'adhésion de la gencive en raison de la présence de bactéries et d'endotoxines. Le surfacage diminue la charge bactérienne et sans doutes favorise l'accélération du "réattachement" de la gencive sur la dent (JP Houhayoun).
Différents produits de surfaçage ont  fait l'objet d'études sur l'animal : EDTA 15 %, acide citrique, acide acétique à 5 %... ces substances pourraient favoriser l'adhésion:
- en décontaminant la surface radiculaire
- en accélérant la cémentogénèse
- en élargissant les tubuli dentinaires comme pour une préparation dentinaire
- en favorisant l'adhésion cellulaire

tarnov-en-cours.JPG

L'incision semi lunaire avant la dissection et le positionnement du lambeau.


Le lambeau est ensuite maintenu en place par des sutures suivant plusieurs modalités possibles :

- Un seul point en U au vicryl qui embrasse la dent en lingual, noué en vestibulaire; pour éviter la dehiscence les chefs libres sont collés à la couronne.

tarnov-3.JPG
                                                   1° exemple

tarnov-51.jpg                                         2° exemple



- Deux points matelassier  gencive/muqueuse palatine noués sur la crête.

tarnov49.jpg

tarnov50.jpg
  * si le  saignement du site donneur est intempestif  il est  possible  de loger  une compresse hémostatique  dans le croissant dénudé (voir photo ci dessus).


- les résultats :


tarnov-echec.jpg

 

 Ici un échec : la gencive est revenue vers le site donneur en raison de la force de traction exercée lors de la cicatrisation, la récession est à nouveau visible (on se retrouve dans la situation de départ avec un amandement lésionnel notable). On note que la gencive garde un aspect non inflammatoire et que l'ulcère de calque situé au dessus est en voie de cicatrisation.


tarnov-ok.JPG

Ici un bon résultat : la gencive repositionnée reste en place avec une "pseudo attache solide". On est à 3 semaines aprés la chirurgie, le site donneur n'est pas totalement épithélialisé. L'ulcère est en voie de cicatrisation. La structure histologique de cette attache (et de la nouvelle jonction gingivo-dentaire) n'a pas été étudiée .
- Epithélium jonctionnel long ou attachement conjonctif ?
- Y a t'il eu  ou non une migration coronaire de l'attache ?

tarnov-res.jpg

Autre résultat correct sur un cocker : le site donneur est en voie de s'épithélialiser complètement. Pseudo attache  suffisante. Le saignement marginal résulte du détartrage coronaire au collet.

Cas clinique en cours :

cocker-21.jpg


Cocker adulte présentant un trés bel ulcère de calque lié à la recession gingivale sur la 24. Présence de tartre et d'une poche vestibualire de 2,5 mm (sonde Periprobe , PeriWin). La canine est trés usée sur sa face distale (souvent le résultat de mauvaises habitudes : usure contre du grillage de clotûre par exemple). Le site receveur est détartré, poli et mordancé avec un etching dentinaire.
   

cocker-22.jpg La technique retenue est un lambeau de translation verticale avec suture en "U"





2) Lambeau de recouvrement de translation latérale :

Cette canine maxillaire droite de Basset Hound présente une trés belle récession allant au dela de la ligne muco gingivale.

Aprés détartrage la surface radiculaire  est  polie  à la fraîse diabolo puis  légèrement mordancée (liquide  de mordançage dentinaire) avant la réalisation du lambeau de translation latérale (technique décrite par Grupe et Warren).




L'incision de décharge en pleine épaisseur se situe distalement par rapport à la PM1, elle s'étend au-delà de la jonction muco gingivale. L'élévation  du lambeau mucopériosté se poursuit avec le décolleur périosté de Molt. Une incision périostée au bistouri permet une extension plus grande du volet de recouvrement. Avant de suturer nous interposons un greffon conjonctif prélevé au niveau du palais; greffon désépithélialisé avant d'etre enfoui. Sutures à points simples, matelassiers, au vicryl, aiguille ronde. Le site donneur est laissé tel quel en vue d'une épithélialisation spontanée.


3) Lambeau tracté coronairement :

(Sur les conseils de notre confrère  Noahaxeltiger)
> Date: Sam 12 avril 2008 22:46:46 sur le forum Eugénol.

Caniche de 10 ans avec parodontite généralisée. A hauteur des canines un classique ulcère de calque est nettement visible. Recession gingivale au niveau de la canine, poche peu profonde (2mm) et hauteur de gencive attachée suffisante. Il est entrepris un lambeau tracté coronairement.

                                                    

 


                                                  


Aprés détartrage soigné l'espace sous gingival est doucement débridé  et décontaminé au laser (Biodent Micro  980 Hoya Conbio)  sous irrigation abondante  (ici  réalisée  par l'aspersion  du  Cocoon Spray  Satelec ). La surface  radiculaire  est  traitée  à  l' EDTA avant la chirurgie.

Aprés les deux incisions de décharge  et le débridement périosté (par incision horizontale) le lambeau peut etre étiré facilement et suturé par points matelassier. Le vicryl utilisé ici est de gros diamètre pour éviter le cisaillement.

Un exemple de lambeau de translation verticale:
photo.JPG

tarnov-20.JPG
tarnov-40.JPG
tarnov-60.JPG



Par g.C
Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /Déc /2007 15:04
- Publié dans : parodontologie
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