Cas clinique



Ce  cocker de 4 ans  qui présente une gingivite hypertrophique vient d'etre détartré. Les pseudopoches  mesurées  (sonde Periprobe electronique;Logiciel Periwin) en face vestibulaire des canines et des prémolaires montrent  une profondeur moyenne de 5 mm, un second sondage à la sonde parodontale manuelle confirme ces mesures. Aprés détartrage (photo ci- dessous) une gingivectomie à biseau externe est entreprise (Servotome, voir en fin d'article).

 

pr---gingivectomie.jpg      peri1.jpg
                                                                 la sonde Periwin
     sondage-manuel.jpg
                            La sonde parodontale classique qui confirme la profondeur de 5 mm
                                                                         
Une anesthésie locale précède la gingivectomie


La gingivectomie à biseau externe au Servotome. L'insert est une boucle (loupe) de 3 mm de diametre. La tranche de coupe délimite une section à 45° par rapport au grand axe de la dent.

anse.jpeg

post-gingivectomie.jpg
Ci-dessus une vue du maxillaire coté droit juste aprés la gingivectomie. Le profil gingival est repris par une gingivoplastie à la fraise tonneau diamentée  (vidéo ci-dessous).


 

La gingivoplastie à la fraise diabolo diamentée pour "reprofiler" le bord gingival.Cette gingivoplastie se fait à vitesse réduite avec une forte irrigation.

 

 



A la suite de la gingivoplastie les espaces sous gingivaux libérés sont détartrés soigneusement avant polissage de l'émail (cupule cahouthouc + pâte à polir P.Roland) .
La prevention contre les récidives passe par une élimination réglière de la plaque:
-brossages
-lamelles à mâcher...

 

Discussion


Concernant l'électrochirurgie utilisée en autre pour la gingivectomie:
vu sur le site Dentest.net:

"La naissance des appareils d’électrochirurgie et leur utilisation spécialisée dans les différents secteurs de la chirurgie générale découle pour l’essentiel d’une évolution des vieilles techniques de cautérisation (du grec kauterion : fer incandescent pour marquage à feu). Aujourd’hui encore, de façon erronée, de nombreux médecins adoptent le terme "thermocautère" ou "électrocautère" pour désigner des appareils destinés à la chirurgie HF, ignorant les profonde différences existant entre les deux. Le terme d’électrocautère désigne la version plus moderne, électrique, du thermocautère (inventé par C. Paquelin dans le 1875), qui utilise le filament résistif porté à incandescence par un courant électrique. Dans la cautérisation (c’est-à-dire la chirurgie à chaud), on enlève et on modifie le tissu en utilisant des instruments dotés de dispositifs incandescents qui en provoquent la brûlure. On produit par conséquent une brûlure locale du troisième degré, avec toutes les conséquences que cela peut avoir pour la blessure (irritations, difficultés de cicatrisation, destruction par carbonisation du tissu, rétraction tissulaire, etc.). La cautérisation n’a rien à voir avec la chirurgie haute fréquence (dite également radiochirurgie, électrochirurgie HF), car cette dernière est une technique "à froid" : le tissu est sectionné grâce à des oscillations haute fréquence (HF), d’amplitude appropriée. La chirurgie à chaud a survécu longtemps mais a été complètement supplantée par la chirurgie électrique. En fait, on a assisté à un développement remarquable des techniques chirurgicales HF quand on a compris que l’utilisation de fréquences non inférieures à 0,5 MHz ne causait aucune contraction musculaire chez le patient, ce qui permettait d’utiliser ces courants haute fréquence aussi bien comme moyen chirurgical, que comme moyen thérapeutique. C’est à J. A. D’Arsonval que revient l’honneur d’avoir établi en 1891 que l’application, chez des sujets humains, de courants électriques de fréquences supérieures à 10 KHz, réduisant sensiblement les causes de la stimulation neuromusculaire, pouvait être utilisée avec profit pour des buts chirurgicaux. Le premier appareil d’électrochirurgie de petite puissance (appliqué en dentisterie) fut mis au point aux États Unis quant à lui en 1969....

AVANTAGES Il est possible de travailler sans exercer aucune pression sur les tissus. L’accès de la cavité orale spécialement dans les zones postérieures et considérablement améliorée étant donné la maniabilité de la pièce à main .Les opération de remodalage de la gencive sont grandement facilitées .La pointe de l’électrode est à basse charge bactérienne et est maintenue ainsi pendant toute l’opération : par conséquent les risques de contamination bactérienne du site opératoire s’en trouvent diminués. Possibilités d’opérér dans des conditions d’hémorragie controlée ou absente.

INDICATIONS CLINIQUES EN DENTISTERIE
-  allongement de couronne clinique (pour motifs esthétiques ou pour carie du collet) ;
-  sillon subgingival, pour esthétique et fonctionnalité de la prothèse fixe
-  désensibilisation de la dentine ;
-  stérilisation des canaux radiculaires : la stérilisation électrochirurgicale est efficace et durable, comme le montrent de nombreuses recherches cliniques. Elle est particulièrement indiquée pour les dents atteintes de gangrène ;
-  arrêt d’hémorragies par coagulation ;
-  résection du frein réalisable avec rapidité et sans hémorragie ;
-  exposition de racines ;
-  destruction d’orifices fistuleux ;
-  rupture endocanalaire d’instruments ;
-  
élimination d’hypertrophies muqueuses ;
-  gingivoplastie : le remodelage gingival effectué. Par rapport au remodelage effectué avec le bistouri traditionnel, on a les avantages suivants : absence d’hémorragie, visibilité parfaite du champ opératoire, possibilité d’effectuer des interventions minimales, absence de douleurs postopératoires, application de compresses chirurgicales non nécessaire, réépithélisation post-opératoire rapide avec de très bons résultats esthétiques ;
-  extraction de dents  incluses.
-  interventions en pédodontie et orthodontie : dents retenues, hypertrophies gingivales, corrections du contour gingival ;
-  biopsie : on évite le danger de dissémination des cellules cancéreuses. Permet simultanément l’enlèvement et l’envoi pour biopsie de petites lésions de la cavité orale ;
-  interventions sur poches gingivales ;
-  apicectomie ;
-  créations de sillons subgingivaux pour des raisons esthético-fonctionnelles liées à la prothèse.


UTILISATION de la pièce à main porte électrode .Utiliser un appui ; .effectuer des mouvements courts et réguliers ; .positionner l’électrode active perpendiculairement à la surface du tissu ; opérer sans pression ; .ne jamais s’arrêter sur le même point."

Bibliographie : Waxman, H.N. - THE ELECTRONIC SCALPEL - Worcester Med. News Oringer, M. J. - ELECTROSURGERY IN DENTISTRY - Philadelphia, W. B. Sanders Co Schon F. - L’ELETTROCHIRURGIA IN ODONTOIATRIA - Calciati R. - ATLANTE DI ELETTROCHIRURGIA DENTALE - Mortara, C.I.ET.OU Résumé synthétique de la documentation du fabricant Liarre.

Fabricant d’apareil d’électrochirgie dentaire : http://www.liarre.com pour le sytème HFS 45, HFS 50, HFS 95 et HFS 100, http://www.berchtold.de/e_70d_f.htm pour le système ELEKTROTOM® 70 D http://www.xofrance.com/ pour le système Odontosurge.



Ensemble Servoscope servotome

servosco.jpg




Servotome nouvelle génération


Générateur de courant de haute-fréquence, le Servotome émet un courant redressé
et filtré qui vous fait profiter des meilleures performances des générateurs
radiofréquences : l’électrosection permet une coupe douce, sans effets secondaires,
et une cicatrisation d’excellente qualité. En mode coagulation, un courant de basse
puissance est appliqué au site chirurgical, générant un effet thermique pénétrant et
contrôlé selon l’hémostase désirée, sans affecter les tissus sous-jacents.
- incision
- stripping et gingivoplasties
- coagulation



Tendance  actuelle :
Le laser.


 

 

 

Par crac
Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /2007 19:58
- Publié dans : parodontologie
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Pendant le détartrage de ce bichon Maltais de 4 ans il est découvert une mobilité vestibulo linguale anormale de l'incisive (11) centrale supérieure droite : voir vidéo ci-dessous



La prise d'un cliché en RVG ne prend alors que quelques secondes et  peut se faire pendant le détartrage. Le diagnostic est immédiat : fracture horizontale sous gingivale (+ présence d'images apicales suspectes sur les deux mitoyennes 12 , 22).

 

pr---extraction.jpg





L'extraction est entreprise dés la fin du détartrage elle est précédée par une
anesthésie locale en 3 temps (voir vidéo ci-dessus):
- sous muqueuse péri apicale
- intragingivale
- sous muqueuse palatine


 

post-extraction.jpg


Aprés l'avulsion un contrôle radiologique immédiat permet de vérifier la qualité de l'extraction. Les apex des dents adjacentes laissent supposer des problèmes dans l'avenir. Il sera intéressant de tester leur vitalité et de les suivre radiologiquement.
L'hypothèse d'un traumatisme sur l'arcade incisive supérieure  est la plus vraisemblable.




Par crac
Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /2007 18:45
- Publié dans : radiologie dentaire
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Les caries des sillons coronaires
du chat sont peu fréquentes et généralement situées sur la carnassière supérieure ou inférieure.
Dans le cas clinique présenté ci-dessous les caries sont situées sur la carnassière supérieure gauche et droite. Les cavités sont étendues mais trés superficielles. Ces cavités ne sont pas des lésions résorptives du collet.
Aprés une radio (RVG) qui ne montre pas d'atteinte dentinaire profonde le traitement choisi est un fraisage léger à la fraîse boule diamentée de trés petit diamètre puis traitement de la cavité  avec un agent de liaison mono-composant photo-polymérisable et auto mordançant (i/bond Gluma inside) et une recontitution au composite (SW Saremco).



cariect1.jpg


                                                       La carie sur la carnassière supérieure D.

cariect2.jpg

                                                                       La carie supérieure G.

ibond.jpg

                                        Application de l'i/Bond Gluma inside aprés nettoyage de la lésion.

composite-ct2.jpg


Application du composite en couche trés fine pour combler la plicature amélaire. Le saignement résiduel observé  à la marge gingivale résulte du détartrage léger qui a précédé le traitement de la carie.
Nos confrères  dentistes possèdent des produits de comblement pour sillons spécifiques comme le Preventseal .
Ce type de produit est trés simple à appliquer et prévient également les caries qui pourraient se développer sur les sillons (merci au forum Eugénol pour ces remarques techniques).



                                          

Par crac
Lundi 3 décembre 2007 1 03 /12 /2007 19:15
- Publié dans : endodontie vétérinaire
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Un jeune whippet de 7 mois  est présenté  pour une malocclusion complexe. En effet  l'occlusion  de  ce  lévrier  est une Classe II  , incisive, canine et prémolaire. Sur le cliché ci-dessous le décalage interarcade  incisif est trés important (mesuré à 5 mm) et  la position de la  canine inférieure trés distalée laisse présager d'autres déviations.

classe-2.jpg



Effectivement cette classe  II s'accompagne de  troubles plus graves  puisque l'on observe une véritable déviation  de  la mandibule liée au fait que la cuspide de la canine supérieure vient percuter en contact prématuré  la base linguale de la canine inférieure. Il s'en suit une déviation de la mandibule vers la droite (sans trop d'effet  torque).

deviation1.jpg




Une  vue du coté gauche  de la mâchoire montre une canine inférieure gauche entrainée dans la déviation mandibulaire et qui percute la muqueuse palatine. La canine lactéale supérieure gauche est toujours présente.

deviation-2.jpg




La prremière phase du traitement  consiste à corriger la position de la canine supéreure droite indirectement responsable de la déviation car en contact prématuré avec la base de  son antagoniste. Cette correction passe par  la pose d'un  "Tomas" comme  vis d'appui  dans l'os maxillaire entre deux prémolaires (et à travers la crête gingivale)  puis une chaînette est tendue  sur  la canine et bloquée par deux plots de Verre ionomère placés en rétention.

trait-phase-1.jpg

trai-phase-2.jpg


Par crac
Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /2007 21:51
- Publié dans : orthodontie vétérinaire
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Cas clinique N°2

Une chatte de 10 ans est présentée pour tuméfaction gingivale en regard de la canine supérieure droite. La gencive est rouge oedématiée et sensible, elle semble recouvrir partiellement la couronne. Le chat est prémédiqué (detomidine IM) pour un examen radiographique et un sondage parodontal.


canine-bernat.jpg

bernat11.jpg


Le cliché (RVG /DSX 730 Julie) montre une racine ankylosée dans sa partie apicale ainsi qu'une radiotransparence distale assez étendue (sur la zone de projection ligamentaire) et une petite tache semi-lunaire en mésial. Ces signes sont évocateurs d'une parodontite avec vraisemblablement présence d'une poche parodontale étendue en profondeur et en circonférence.

Le sondage à la sonde parodontale confirme l'existence d'une poche profonde (10 mm) en vestibulaire, mais aussi en mésial et distal. La vidéo ci-dessous montre l'étape du sondage.




Lors du sondage un mélange de sang et de pus apparait au retrait de la sonde ; l'extraction de la canine est réalisée aprés une anesthésie locale (articaïne adrénalinée 1/200 000) périapicale, intragingivale et sous muqueuse palatine. L'extraction est facilitée par la présence des poches et la destruction partielle du ligament sur les deux tiers de la racine.
 



Sur la canine extraite, le tartre occupe un tiers de la hauteur radiculaire ; granulome à mi-hauteur de la racine en position mésiale.

 

 

Cas clinique N°3








Par crac
Mardi 27 novembre 2007 2 27 /11 /2007 17:01
- Publié dans : parodontologie
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