Les caries des sillons coronaires du chat sont peu fréquentes et généralement situées sur la carnassière
supérieure ou inférieure.
Dans le cas clinique présenté ci-dessous les caries sont situées sur la carnassière supérieure gauche et droite. Les cavités sont étendues mais trés superficielles. Ces cavités ne sont pas des
lésions résorptives du collet.
Aprés une radio (RVG) qui ne montre pas d'atteinte dentinaire profonde le traitement choisi est un fraisage léger à la fraîse boule
diamentée de trés petit diamètre puis traitement de la cavité avec un agent de liaison mono-composant photo-polymérisable et auto mordançant (i/bond Gluma inside) et une recontitution au
composite (SW Saremco).
La carie sur la carnassière supérieure D.
La carie supérieure G.
Application de l'i/Bond Gluma inside aprés nettoyage de la lésion.
Application du composite en couche trés fine pour combler la plicature amélaire. Le saignement résiduel observé à la marge gingivale résulte du détartrage léger qui a précédé le traitement
de la carie.
Nos confrères dentistes possèdent des produits de comblement pour sillons spécifiques comme le Preventseal .
Ce type de produit est trés simple à appliquer et prévient également les caries qui pourraient se développer sur les sillons (merci au forum Eugénol
pour ces remarques techniques).
Un jeune whippet de 7 mois est présenté pour une malocclusion complexe. En effet l'occlusion de ce lévrier est une Classe II , incisive,
canine et prémolaire. Sur le cliché ci-dessous le décalage interarcade incisif est trés important (mesuré à 5 mm) et la position de la canine inférieure trés distalée
laisse présager d'autres déviations.
Effectivement cette classe II s'accompagne de troubles plus graves puisque l'on observe une véritable déviation de la mandibule liée au fait que la
cuspide de la canine supérieure vient percuter en contact prématuré la base linguale de la canine inférieure. Il s'en suit une déviation de la mandibule vers la droite (sans trop
d'effet torque).
Une vue du coté gauche de la mâchoire montre une canine inférieure gauche entrainée dans la déviation mandibulaire et qui percute la muqueuse palatine.
La canine lactéale supérieure gauche est toujours présente.
La prremière phase du traitement consiste à corriger la position de la canine supéreure droite indirectement responsable de la déviation car en contact
prématuré avec la base de son antagoniste. Cette correction passe par la pose d'un "Tomas" comme vis
d'appui dans l'os maxillaire entre deux prémolaires (et à travers la crête gingivale) puis une chaînette est tendue sur la canine et bloquée par deux plots de Verre
ionomère placés en rétention.
Cas clinique N°2
Une chatte de 10 ans est présentée pour tuméfaction gingivale en regard de la canine supérieure droite. La gencive est rouge oedématiée et sensible, elle semble
recouvrir partiellement la couronne. Le chat est prémédiqué (detomidine IM) pour un examen radiographique et un sondage parodontal.
Le cliché (RVG /DSX 730 Julie) montre une racine ankylosée dans sa partie apicale ainsi qu'une radiotransparence distale assez étendue (sur la zone de projection
ligamentaire) et une petite tache semi-lunaire en mésial. Ces signes sont évocateurs d'une parodontite avec vraisemblablement présence d'une poche parodontale étendue en profondeur et en
circonférence.
Le sondage à la sonde parodontale confirme l'existence d'une poche profonde (10 mm) en vestibulaire, mais aussi en mésial et distal. La vidéo ci-dessous montre l'étape du sondage.
Lors du sondage un mélange de sang et de pus apparait au retrait de la sonde ; l'extraction de la canine est réalisée aprés une anesthésie locale (articaïne
adrénalinée 1/200 000) périapicale, intragingivale et sous muqueuse palatine. L'extraction est facilitée par la présence des poches et la destruction partielle du ligament sur les deux tiers de
la racine.
Sur la canine extraite, le tartre occupe un tiers de la hauteur radiculaire ; granulome à mi-hauteur de la racine en position mésiale.
Cas clinique N°3
Par crac
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Publié dans : parodontologie
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Pendant la séquence de détartrage de ce chat l'insert aprés avoir pulvérisé les plaques de tartre découvre des cavités au collet dans lesquelles sa pointe pénètre facilement. Ces cavités
sont des résorptions odontoclastiques (FORL).
Ce cas clinique illustre une des localisations des lésions de résorption odontoclastiques félines (FORL) lorsqu'elles affectent les canines.
Ces lésions sont vestibulaires ou vestibulo distales le plus souvent et siègent au-delà du collet, nettement en sous gingival.
Dans cet exemple des poches étaient présentes en région vestibulaire de ces deux canines maxillaires et une gingivectomie à biseau externe a permis de découvrir une lésion sur chaque
dent ; le fond de ces lésions était trés sensibles et hémorragiques : il y avait donc exposition pulpaire.
Ces dents ont été conservées provisoirement compte tenu de l'importance des canines pour un chat (coiffage pulpaire et obturation au verre ionomère) et malgré le fait que ces lésions
continuent à évoluer même aprés les traitements.
L'absence de clichés radiologiques ne permet pas de savoir s'il y a ou non des signes apicaux d'infection pulpaire.