la thérapeutique initiale

C’est le premier geste face à une parodontite : il consiste à détartrer les dents, cureter les poches et polir les surfaces dentaires et radiculaires exposées.



1) L'étape du détartrage :

- les détartreurs
Cocoon-spray.jpg
                                                 détartreur polisseur (Satelec)
P5PROVET2.jpg
                                                      détartreur seul (Satelec)



- les inserts

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N--1.jpg
F00248-3F.jpg F00253-10PF.jpg

















Le détartreur à ultrasons est maintenant indispensable. Il existe 2 types de détartreurs à ultrasons :

                        1 : magnétostrictif ou ferromagnetiques

                        2 : piézoélectriques

Cliniquement ils opèrent par oscillations mécaniques et par irrigation grâce un spray d’eau dirigé sur l’insert en vibration. De plus l’eau du spray cavite sous l’effet des ultrasons. La cavitation  est la production de bulles microscopiques dans un liquide qui implosent en libérant de l’énergie (onde de choc) nécessaire à la trituration des calculs de tartre.

Les piézoélectriques envoient sur un cristal des courants à haute fréquence entrainant une déformation du cristal au gré des oscillations du courant.

Les magnétorestrictifs utilisent un courant de haute fréquence dont le champ magnétique déforme des lamelles de métal. Ces détartreurs dégagent beaucoup de chaleur et nécessitent une bonne irrigation.

Les détartreurs soniques (différents des ultrasoniques) sont peu utilisés par les vétérinaires.Ils équipent les  cabinets de chirurgiens dentistes.Ils  sont peu générateurs  de chaleur.

 

DETARTREUR

SONIQUE

FERROMAGNETIQUE

PIEZOELECTRIQUE

Fréquence

1500-16000 Hz

20-30000 Hz

25-45000 Hz

Oscillation de l’insert

Elliptique

Elliptique

Linéaire

Dégagement de chaleur

Faible

Important

Très faible

Amplitude de vibration

50-150 μm

10-50μm

Jusqu’à 300 μm

Utilisation sous gingivale

Non

Oui

Oui

cavitation

Non

Oui

Oui

D’après P. Hennet

 

 

2) Le curetage sous gingival :

Le détartrage sous gingival ou curetage des poches parodontales est classiquement  mis en œuvre à l’aide d’instruments manuels (curette de Gracey N° 13) mais depuis quelques années ce débridement manuel est remplacé avantageusement par un débridement ultrasonique à l’aide d’inserts sous-gingivaux vissés sur le détartreur. Ce sont des inserts spécifiques (ex :insert Satelec 10Z) travaillant plus vite que la curette manuelle et cela de manière moins agressive, associée à une irrigation constante des poches.

    - manuel : les curettes de gracey


curettes-gracey.jpg                                         curettes de Gracey                  photo P. Hennet


   - ultrasonique : avec un insert sous gingival et à puissance réduite.

N--10Z-copie-1.jpg N--10Z-F.jpg















inserts sous gingivaux.




3) L'étape du polissage :

- le matériel


C_A_polissage.jpg

                 Contre angle à mouvement alternatif pour le polissage (prophylaxie)


brossete.JPG
 Le polissage est réalisé avec une brossette ou une cupule, en rotation lente (800 t/mn)
et une pâte à polir.
cupule-hennet.jpg                                                  Photo  P .Hennet

 

meb1.jpg

 


Image d'un émail de chien aprés le passage de l'insert du détartreur (Photo réalisée au MEB : microscope à balayage de l'université  Paul Sabatier de Toulouse , Pr Auther) .
On note la cratérisation de la surface amélaire qui suit le passage de la pointe de l'insert.



Image d'un émail de chien détartré aprés polissage  (cupule et pâte à polir) Photo réalisée au MEB microscope à balayage de l'université  Paul Sabatier de Toulouse , Pr Auther.
 

4) La maintenance :

La  maintenance est l’étape essentielle qui garantit le succès de tout traitement parodontal. Elle consiste en l’application de mesures d’hygiène par le propriétaire et d’une surveillance clinique par le vétérinaire qui suivra régulièrement le malade en remplissant avec soin une fiche dentaire ce qui renforce la considération du praticien pour le cas clinique et donc du client pour son vétérinaire.

Toutes les études actuelles   montrent à l’évidence que la maîtrise des connaissances et des technologies thérapeutiques permettent d’arrêter le processus de destruction parodontale chez la majorité de nos patients. Compte tenu des difficultés d’application des soins sur nos animaux liées à leur indocilité il nous faut affiner les moyens et faire preuve d’imagination pour être efficace. A chaque cas il faudra adapter la maintenance au caractère  de l’animal et à la coopération du propriétaire.

           

Selon Cécilia Gorrel la prévention  comporte 4 étapes :

            A : les soins à domicile par le propriétaire

            B : le bilan par le vétérinaire des soins réalisés à domicile par le propriétaire

            C : la thérapeutique parodontale par le professionnel (vétérinaire)

            D : le bilan régulier de la thérapeutique du professionnel

 

La clef  du succès à long terme réside dans le contrôle de la plaque

Sans une hygiène régulière efficace aucune thérapeutique parodontale ne réussit. L’éducation du propriétaire et sa motivation sont essentielles, mais il ne faut pas l’abandonner  d’où les bilans réguliers par le vétérinaire. Ce bilan, acte répétitif et complexe inclut un ensemble de mesures.

            a] contrôle de l’état de la denture en recherchant les caries chez le chien, les Neck Lesions chez le chat. En évaluant la mobilité dentaire, et en gardant une trace de tous ces éléments.

            b] contrôle du parodonte en évaluant ses contours (recherche des récessions), sa couleur, sa forme (hypertrophies gingivales). Mais aussi sonder sur toutes leurs faces les dents (mesure chiffrée des poches)et noter les zones d’inflammation, de saignement, de suppuration. Rechercher les fistules périapicales.

            c] contrôler l’hygiène, c’est révéler la plaque en l’objectivant par des colorants de plaque (révélateur de plaque dentaire Virbac).

           d] éliminer les dépôts mous et calcifiés par détartrage, polissage et surfaçage radiculaire. Cureter les poches gingivales.

  

La maintenance par le propriétaire passe avant tout par le brossage manuel tous les deux jours, l’application de gels dentaires et/ou parodontaux, la distribution de lamelles à mâcher, de croquettes détartrantes, c’est à dire qu’elle utilisera tout l’arsenal d’hygiène dentaire et orale actuellement à la disposition du public pour ralentir l’apparition de plaque.

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brossage2-copie-1.jpg

  

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                             Le  premier dentifrice  vétérinaire mis sur le marché !


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                                              Des kit  de brossage plus récents

 


La technique du brossage chez le chien (remerciements au Golden de mes amis Brazier) :


 

 

 

 

 

Les gels ou solutions dentaires (et parodontales) contiennent pour la plupart des antiseptiques. Les principes actifs antiseptiques les plus utilisés  en médecine vétérinaire sont la chlorhexidine et l’héxétidine, les ammoniums quaternaires, les fluorés, les dérivés iodés, la sanguinarine et les dérivés oxygénés ont également un intérêt dans le contrôle du biofilm.


         
- chlorhexidine
 : molécule de la famille des biguanides. CMI de 0,1 à10μg/ml pour la plus part des espèces microbiennes

* le dérivé le plus utilisé est le digluconate.

* l’activité dans la bouche est intéressante à des concentrations variant entre 0,1% et  0,2%.

* bactériostatique à faible dose et bactéricide à forte dose

* activité forte sur les gram+ ,faible et variable sur les gram-

* toxicité faible

* se fixe sur les surfaces dentaires et présente des propriétés anti-inflammatoires


  - hexétidine :
* liquide huileux peu soluble dans l’eau, soluble dans l’alcool ce qui limite son utilisation en médecine vétérinaire.

* activité bactéricide à 0,1% sur la flore capnophile et anaérobie

* activité plus importante sur les bactéries gram+ que sur les gram-

* action moindre que celle des autres antiseptiques  et durée d’action limitée (3 minutes)


D’après M. Sixou


L’antibiothérapie et la métaphylaxie
seront réservés aux cas sévères ou aux animaux immunodéprimés (diabète, cushing, FIV…).

En fait l’antibiothérapie vise principalement à contrôler la flore anaerobie : on aboutit ainsi à une diminution de l’inflammation et de la douleur.

 

Les antibiotiques les plus fréquemment utilisés par voie orale sont les suivants :

            - amoxicilline  10-22 mg /kg 2 fois /j

Sa concentration dans la sphère buccale est bonne et en particulier dans la salive. Sa diffusion dans l’os maxillaire et mandibulaire est intéressante.

            - amoxicilline potentialisée par l’acide clavulanique 14-22mg /kg 2 fois/j.

L’acide clavulanique est dépourvu d’activité antibactérienne mais c’est un inhibiteur des béta lactamases ce qui lui permet de conserver une action sur la majorité des bactéries parodontopathogènes. Ainsi les bactéries anaerobies Gram négatif, productrices de béta-lactamases et responsables de lésions parodontales peuvent être détruites par cette association.

            - clindamycine  -10 mg /kg  2 fois/j  ou 11 mg/kg 1 fois/j .

Acivité Gram positif et Gram négatifs ainsi que les anaerobies. Ses concentration dans la salive et la gencive sont efficaces et sa diffusion dans l’os alvéolaire excellente. Elle se concentre dans les polynucléaires et peut diffuser dans le biofilm.

            - spiramycine 20 mg/kg  2 fois/j.

Sa très bonne diffusion dans les parenchymes glandulaires lui autorise une bonne concentration salivaire.

            - métronidazole  10-25 mg /kg  2 fois/j.

Très active sur les spirochètes et P.gingivalis.Se concentre bien dans la salive dans son association avec la spiramycine.

           - enrofloxacine 2,5 mg/kg  2 fois/j.En parodontie indiquée en présence d’entérobactéries ou de pseudomonas.Son association avec le métronidazole potentialise l’action de ce dernier vis-à-vis des germes du type Bacterioides. 

D’après Olivier Gauthier

 

 

 

Bibliographie : 


1) Debette F. Le biofilm : aspects physio-pathologiques. Guide des bonnes pratiques en dentisterie vétérinaire 2002.

2) Gorrel Cecilia.Prevention of periodontal disease. Proceedings of focus meeting . Montpellier 2003

3) Gorrel Cecilia,Rawlings JM. The role of tooth brushing and diet in the maintenance of periodontal health in dogs : J.Vet.Dent.1996;13:139-143

4) Hennet Philipe. Understanding periodontal disease. Proceedings of focus meeting. Montpellier 2003.

5) Hennet Philipe,Harvey C.Aerobes in periodontal disease in the dog : J.Vet.Dent.1991;8(2):18-21.

6) Eriksen Thomas. Parodontologie du chien. Atlas de pathologie buccale vétérinaire.

7) Fraser A.Hale . Home care for the dental patient. Proceedings of Hill’s European Symposium in oral care. Amsterdam 2003.

8) Fraser A.Hale. Periodontal disease in dogs and cats. Proceedings of Hill’s European Symposium in oral care. Amsterdam 2003.

9) Sixou M. ,Verner C. Le contrôle de la plaque aujourd’hui. Information Dentaire N° 33,2003.

10) Camy Guy. Les particularités de la maladie parodontale chez  le chien. Proceedings Congrés Cnvspa Afvac. Paris 2002.

11) Gauthier O. Antibiothérapie de la cavité buccale. Guide des bonnes pratiques en dentisterie vétérinaire.2003.

12) Huynh C.  Meyer J. Maladies parodontales et traitements médicamenteux.Actualités Odonto-stomatologiques N°172, 1990.

 

 

Par crac
Mardi 1 janvier 2008 2 01 /01 /2008 17:28
- Publié dans : développer la dentisterie
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"Lorsqu'une intervention à lambeau est indiquée lors du traitement d'une parodontite ou d'une intervention de chirurgie moco-gingivale, l'incision et la suture constituent le premier et le dernier temps de l'acte opératoire et déterminent la plupart du temps la réussite ou l'échec de l'intervention. De ces deux phases, la seconde, les sutures, liées très largement à la première, les incisions, dépendent en effet les objectifs thérapeutiques de l'élévation d'un lambeau tant en chirurgie parodontale qu'en chirurgie muco-gingivale ." Alain Daniel


CAS CLINIQUES


Ils concernent essentiellement des cas de chirurgie muco gingivale visant à corriger des recessions gingivales accompagnées de lésions induites de la muqueuse labiale : le plus souvent des ulcères.

cocker-21.jpg

" La récession parodontale ou dénudation radiculaire est définie comme le déplacement de la gencive marginale apicalement à la jonction amélo-cémentaire (American Academy of Periodontlogy, 1992).
Pour Guinard les recessions gingivales ou dénudations radiculaires (ou retraits gingivaux) sont caractérisées par une dénudation partielle de la surface radiculaire par migration apicale de la gencive et bien sûr du desmodonte et de l'os alvéolaire.

La classification la plus simple des récessions est celle de Benque (1983) qui les scinde en trois catégories U,V et I en fonction de leur forme.

Sullivan et Atkins (1968) ont présenté quatre classes de récessions gingivales :
- large et longue
- large et courte
- étroite et longue
- étroite et courte

La classification de Miller (1985) est plus large et plus détaillée pour permettre d'établir le pronostic d'un recouvrement de la récession gingivale par la chirurgie muco-gingivale :

- classe I : récessions gingivales larges ou étroites n'atteigant pas la jonction muco-gingivale, 100% de recouvrement sont possibles
- classe II : récessions gingivales larges ou étroites atteigant ou dépassant la jonction muco-gingivale, sans perte des tissus parodontaux interproximaux, 100% de recouvrement sont possibles.
- classe III : récessions gingivales atteignant ou dépassant la jonction muco-gingivale, avec perte des tissus partodontaux interproximaux, ou avec malposition, le recouvrement ne sera que partiel.
- Classe IV : récessions gingivales atteignant la joncton muco-gingivale, avec perte des tissus parodontaux interproximaux, et avec malpositions, le pronostic de recouvrement est mauvais".
D'aprés J.M Dersot.

 

Nous envisagerons parmi les techniques destinées au recouvrement les lambeaux déplacés latéralement et les lambeaux déplacés verticalement.Le but de ces lambeaux n'est nullement esthétique mais il vise à contribuer à la cicatrisation et la guérison des ulcères de calque par interposition d'une muqueuse saine.

1) Lambeau de translation verticale (technique de Tarnov) :

- l'indication : les récessions gingivales en regard de la canine par exemple  (avec hauteur de gencice attachée suffisante: petite flêche bleue) associée ou non à des ulcères de "calque" (visible ici sous la lèvre en regard de la récession: flêche noire)


tarnov-fleche.jpg
- les différentes techniques:

                               le lambeau pédiculé de translation verticale
tarnov-schema.jpg
Sur ce schéma le résumé d'une des techniques : au dessus de la récession une incision semi lunaire est réalisée en pleine épaisseur en préservant un pedicule mésial et distal. Le lambeau est soulevé à l'élévateur périosté ou au ciseau d'Oshenbein N°1 (et non au bistouri !) puis le lambeau est positionné plus coronairement. Le site receveur est détartré, poli, et lègèrement moradancé :
- c'est la préparation radiculaire chimique ; les surfaces radiculaires exposées par la maladie parodontale, en contact avec le milieu buccal, la plaque bactérienne et le contenu de la poche constituent un obstacle au réattachement ou à l'adhésion de la gencive en raison de la présence de bactéries et d'endotoxines. Le surfacage diminue la charge bactérienne et sans doutes favorise l'accélération du "réattachement" de la gencive sur la dent (JP Houhayoun).
Différents produits de surfaçage ont  fait l'objet d'études sur l'animal : EDTA 15 %, acide citrique, acide acétique à 5 %... ces substances pourraient favoriser l'adhésion:
- en décontaminant la surface radiculaire
- en accélérant la cémentogénèse
- en élargissant les tubuli dentinaires comme pour une préparation dentinaire
- en favorisant l'adhésion cellulaire

tarnov-en-cours.JPG

L'incision semi lunaire avant la dissection et le positionnement du lambeau.


Le lambeau est ensuite maintenu en place par des sutures suivant plusieurs modalités possibles :

- Un seul point en U au vicryl qui embrasse la dent en lingual, noué en vestibulaire; pour éviter la dehiscence les chefs libres sont collés à la couronne.

tarnov-3.JPG
                                                   1° exemple

tarnov-51.jpg                                         2° exemple



- Deux points matelassier  gencive/muqueuse palatine noués sur la crête.

tarnov49.jpg

tarnov50.jpg
  * si le  saignement du site donneur est intempestif  il est  possible  de loger  une compresse hémostatique  dans le croissant dénudé (voir photo ci dessus).


- les résultats :


tarnov-echec.jpg
 

 Ici un échec : la gencive est revenue vers le site donneur en raison de la force de traction exercée lors de la cicatrisation, la récession est à nouveau visible (on se retrouve dans la situation de départ avec un amandement lésionnel notable). On note que la gencive garde un aspect non inflammatoire et que l'ulcère de calque situé au dessus est en voie de cicatrisation.


tarnov-ok.JPG

Ici un bon résultat : la gencive repositionnée reste en place avec une "pseudo attache solide". On est à 3 semaines aprés la chirurgie, le site donneur n'est pas totalement épithélialisé. L'ulcère est en voie de cicatrisation. La structure histologique de cette attache (et de la nouvelle jonction gingivo-dentaire) n'a pas été étudiée .
- Epithélium jonctionnel long ou attachement conjonctif ?
- Y a t'il eu  ou non une migration coronaire de l'attache ?

tarnov-res.jpg

Autre résultat correct sur un cocker : le site donneur est en voie de s'épithélialiser complètement. Pseudo attache  suffisante. Le saignement marginal résulte du détartrage coronaire au collet.

Cas clinique en cours :

cocker-21.jpg


Cocker adulte présentant un trés bel ulcère de calque lié à la recession gingivale sur la 24. Présence de tartre et d'une poche vestibualire de 2,5 mm (sonde Periprobe , PeriWin). La canine est trés usée sur sa face distale (souvent le résultat de mauvaises habitudes : usure contre du grillage de clotûre par exemple). Le site receveur est détartré, poli et mordancé avec un etching dentinaire.
   

cocker-22.jpg La technique retenue est un lambeau de translation verticale avec suture en "U"





2) Lambeau de recouvrement de translation latérale :

Cette canine maxillaire droite de Basset Hound présente une trés belle récession allant au dela de la ligne muco gingivale.

Aprés détartrage la surface radiculaire  est  polie  à la fraîse diabolo puis  légèrement mordancée (liquide  de mordançage dentinaire) avant la réalisation du lambeau de translation latérale (technique décrite par Grupe et Warren).




L'incision de décharge en pleine épaisseur se situe distalement par rapport à la PM1, elle s'étend au-delà de la jonction muco gingivale. L'élévation  du lambeau mucopériosté se poursuit avec le décolleur périosté de Molt. Une incision périostée au bistouri permet une extension plus grande du volet de recouvrement. Avant de suturer nous interposons un greffon conjonctif prélevé au niveau du palais; greffon désépithélialisé avant d'etre enfoui. Sutures à points simples, matelassiers, au vicryl, aiguille ronde. Le site donneur est laissé tel quel en vue d'une épithélialisation spontanée.


3) Lambeau tracté coronairement :

(Sur les conseils de notre confrère  Noahaxeltiger)
> Date: Sam 12 avril 2008 22:46:46 sur le forum Eugénol.


Caniche de 10 ans avec parodontite généralisée. A hauteur des canines un classique ulcère de calque est nettement visible. Recession gingivale au niveau de la canine, poche peu profonde (2mm) et hauteur de gencive attachée suffisante. Il est entrepris un lambeau tracté coronairement.

                                                    


                                                  


Aprés détartrage soigné l'espace sous gingival est doucement débridé  et décontaminé au laser (Biodent Micro  980 Hoya Conbio)  sous irrigation abondante  (ici  réalisée  par l'aspersion  du  Cocoon Spray  Satelec ). La surface  radiculaire  est  traitée  à  l' EDTA avant la chirurgie.

Aprés les deux incisions de décharge  et le débridement périosté (par incision horizontale) le lambeau peut etre étiré facilement et suturé par points matelassier. Le vicryl utilisé ici est de gros diamètre pour éviter le cisaillement.


Par g.C
Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /2007 15:04
- Publié dans : parodontologie
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Dans la mise place de vis orthodontiques lors de correction des articulés incisifs inversés  il est essentiel de respecter les racines dentaires dans la région d'implantation des Tomas.



Quelques règles évidentes sont à respecter :
     - respecter les racines
      - éviter le nerf dentaire
      - éviter les artères
    - donner une angulation de 15° environ, inverse à la force de traction pour éviter    l'arrachement par déhiscence.
    -
s'assurer par contrôle radiologique de la pertinence du site, et en post opératoire du respect des repères anatomiques sus cités.

controle-vis-2.jpg


Sur ce cocker de 8 mois  : wry bite strictement incisif (tous les autres rapports occlusifs étant  normaux) :
Les trois incisives mandibulaires droites s'articulent de manière  inverse avec l'arcade supérieure (prolalvéolie incisive mandibulaire asymétrique), la technique retenue est la pose  d'une tomas dans le plancher mandibulaire  en para symphysaire, distalement  aux racines incisives, et en position linguale par rapport à  la racine  de la canine.
La vis est placée aprés un pré forage à la fraise boule diamentée de trés petit diamètre  légèrement à droite par rapport à la ligne virtuelle de la symphyse, puis vissage au contre angle à vitesse trés lente. L'angulation est de 15° environ vers le fond de la gueule et de 15° environ par rapport au plan sagittal de la mandibule (inclinaison linguale de manière à ne pas visser dans le ligament mentonnier mais à récupérer un ancrage osseux).
Des brackets annulaires sont collés aprés mordançange sur les trois incisives  ils seront reliés individuellement à la tête de la vis par des chainettes orthodontiques.

controle-vis-3.jpg


La radio post opératoire (capteur RVG Julie) permet de vérifier et de confirmer que le site d'implantation est correct :  2 mm environ distalement aux racines des pinces ; pas de contact avec la racine de la mitoyenne droite ; la vis est trés éloignée de la racine de la canine.

controle-vis-1.jpg
Par crac
Jeudi 20 décembre 2007 4 20 /12 /2007 16:56
- Publié dans : radiologie dentaire
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                                                                    CAS CLINIQUES

Cas N°1


Labrador adulte présentant depuis plusieurs mois une fistule infra orbitaire.

infraA-copie-1.JPG

 

Lorsque l'on soulève la babine droite la carnassière supérieure droite est recouverte d'une volumineuse plaque de tartre dont  la partie postérieure recouvre la  racine distale.

radio-fist-2.jpg



La radio (RGV Julie) montre une lyse trés importante de la racine distale et de l'os alvéolaire qui l'entoure.
"Chez les chiens transporteurs de bâtons et de cailloux (labrador !) les microtraumatismes répétés infligent à la pulpe dentaire, hémorragique ou non, des traumatismes tels qu'ils aboutissent à sa nécrose. Communiquant par le foramen des apex radiculaires avec le parodonte, notamment à la racine distale, des granulomes périapicaux se forment. Les cellules ectodermiques vestigiales de la lame dentaire primitives s'organisent pour former les parois d'un kyste dont le contenu s'infecte rapidement. Les exsudats, le pus, envahissent le sinus maxillaire (réduit chez les carnivores et trés proche des apex de la carnassière) et réalisent aprés destruction osseuse  et cutané, une fistule qui s'ouvre à l'extérieur. "Gilles Chaudieu, Encyclopédie Vétérinaire.

L'origine des fistules infra orbitaires est en fait le plus souvent liée à une pathologie siégeant sur la carnassière :

- soit et c'est le cas le plus fréquent  consécutive à une fracture horizontale ou en "éclat" avec exposition pulpaire et secondairement pulpite, nécrose, abcés apical et génèse d'une fistule externe.
- soit comme il est expliqué plus haut à la suite de trauma répétés sur cette dent qui aboutissent eux aussi à terme à la nécrose pulpaire et la création d'une lésion péri apicale et cela sans fracture, ni exposition pulpaire.
- soit à la suite d'une parodontite localisée avec poche profonde progressant vers l'apex et réalisant par cheminement desmodontal un abcés apical.

Il semble que le cas présenté ici  ait  pour étiologie, à la fois une parodontite centrée sur la racine distale, et une nécrose pulpaire dans une des racines mésiales (origine traumatique  ?) retrouvée aprés l'avulsion. Il n'y avait pas de fracture dentaire radiologiquement visible ni macroscopiquement visible aprés l'avulsion.

L'extraction est décidée.



 

L'extraction débute par une section coronaire. La première coupe est réalisée entre les deux racines mésiales et la racine distale. Elle débute par l'échancrure intercuspidaire pour finir dans la furcation.

Un luxateur élévateur permet de luxer facilement la racine distale.

 

  

 



Une seconde coupe sépare les deux racines mésiales qui sont luxées puis extraites au davier. Une incision de décharge verticale vestibulaire facilite le travail du syndesmotome et des luxateurs.
Un éperon intealvéolaire saillant persiste au niveau de la furcation, il sera fraisé  (alvéoloplastie au crestotome).

La crête est émoussée lors de l'alvéoloplastie.
Avant la fin de l'intervention et la pose d'un point de suture pour plaquer la muqueuse gingivale soulevée en partie distale, un luxateur droit de petit diamêtre est introduit dans le trajet fistuleux en direction de la cavité alvéolaire pour aléser ce trajet et faciliter le drainage déclive.


 

infra-C.JPG



Cas N°2


2--bis-a.jpg


Chez ce berger il n'y a pas de fistule mais une simple tuméfaction infra orbitaire.
2--bis-b.jpg

 



Lorsque l'on soulève la lèvre la carnassière supérieure est recouverte par une volumineuse plaque de tartre. Le sillon sulculaire est suitant et légèrement hémorragique en mésial. Il n'y a pas de fracture coronaire visible.
2--bisc.jpg


Lors du sondage la sonde pénètre dans une "poche" profonde en face vestibulaire. Cette poche semble en relation avec la tuméfaction. Dans ce cas clinique il n' a pas été pris de radio, mais la décision d'extraire la dent est prise.
Compte tenu de l'absence de mobilité de la dent  cette extraction est précédée par un lambeau d'accés pour  patiquer une alvéolotomie externe. Deux incisions verticales de décharge de part et d'autre de la dent permettent de soulever un lambeau suffisant.

Image1radio-fistul-modif.jpg

Lors de réalisation du lambeau un orifice  rond, fistulaire ,(voir flêche) est découvert en regard de l'apex de la racine distale. L'abcés apical a lysé la paroi alvéolaire vestibulaire et s'est déversé sous la muqueuse participant à la formation de la tuméfaction infra orbitaire.
La sonde a, en réalité, sondé l'espace sous muqueux et non l'espace desmodontal : la dent était enkylosée et l'alvéolotomie a facilité l'extraction. Sutures classiques au fil résorbable.

2--fistule-d.jpg


Par crac
Jeudi 13 décembre 2007 4 13 /12 /2007 16:15
- Publié dans : stomatologie vétérinaire
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Sur ce vieux chat de 10 ans, présenté pour bucco-stomatite, on constate une inflammation de l'ensemble des arcades prémolaires maxillaires et mandibulaires, les saignements sont spontanés, les replis palatoglosses sont plus modérément  enflammés. Les 3 canines restantes présentent une récession gingivale importante.
Le test Felv, Fiv  est négatif, un prélèvement cytobrosse est effectué pour une recherche du FCV en PCR.



 



Une vue de la branche mandibulaire droite : aucune dent  prémolaire ou molaire n'est visible.

endent--2.jpg


Une vue de l'arcade maxillaire droite : aucune dent  prémolaire ou molaire n'est visible

Cette absence de dents sur les arcades prémolaires et molaires que ce soit au maxillaire ou à la mandibule associée à une inflammation de ces zones doit dans un premier temps conduire à la confirmation radiologique de l'absence  de racines séquestrées dans les alvéoles : les clichés ci-dessous confirment la présence de racines résiduelles et de neck lesions sur les canines.

nec-sur-canine.jpg


Cliché RVG de la mandibule montrant des racines de prémolaires  ainsi qu'une lésion de résorption odontoclastique circulaire au collet de la canine mandibulaire. La racine est enkylosée. L'alvéole de l'autre canine mandibulaire est encombrée de résidus radiculaires enkystés.
Les canines maxillaires présentent les mêmes lésions, elles seront extraites avec la canine mandibulaire.

residu-maxil-copie-1.jpg


Au maxillaire des fragments de racines persistent également dans les alvéoles.

Les premieres
 étapes du traitement   de cette bucco-stomatite féline ont été effectuées : (arbre décisionnel sous Word)
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/53/15/47/schema-cgscf

- recherche de rétrovirus par un test elisa (ici négatif)
- détartrage des dents présentes (canines), contrôle des éventuelles lésions de parodontite  siégeant sur ces dents (ici recéssion gingivale)
- recherches  des lésions radiologiques de FORL (Feline Odontoclastiques Resorptives   Lesions ou Neck Lesions) et des fragments radiculaires enfouis.
- exérèse des dents atteintes de FORL, exérèse des fragments radiculaires enfouis.
- écouvillon par cytobrosse de la muqueuse inflammatoire pour recherche du FCV en PCR.

 

Par crac
Lundi 10 décembre 2007 1 10 /12 /2007 20:32
- Publié dans : gingivo-stomatites felines
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