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Radiologie           
           
               

Jeudi 20 décembre 2007
Dans la mise place de vis orthodontiques lors de correction des articulés incisifs inversés  il est essentiel de respecter les racines dentaires dans la région d'implantation des Tomas.



Quelques règles évidentes sont à respecter :
     - respecter les racines
      - éviter le nerf dentaire
      - éviter les artères
    - donner une angulation de 15° environ, inverse à la force de traction pour éviter    l'arrachement par déhiscence.
    -
s'assurer par contrôle radiologique de la pertinence du site, et en post opératoire du respect des repères anatomiques sus cités.

controle-vis-2.jpg


Sur ce cocker de 8 mois  : wry bite strictement incisif (tous les autres rapports occlusifs étant  normaux) :
Les trois incisives mandibulaires droites s'articulent de manière  inverse avec l'arcade supérieure (prolalvéolie incisive mandibulaire asymétrique), la technique retenue est la pose  d'une tomas dans le plancher mandibulaire  en para symphysaire, distalement  aux racines incisives, et en position linguale par rapport à  la racine  de la canine.
La vis est placée aprés un pré forage à la fraise boule diamentée de trés petit diamètre  légèrement à droite par rapport à la ligne virtuelle de la symphyse, puis vissage au contre angle à vitesse trés lente. L'angulation est de 15° environ vers le fond de la gueule et de 15° environ par rapport au plan sagittal de la mandibule (inclinaison linguale de manière à ne pas visser dans le ligament mentonnier mais à récupérer un ancrage osseux).
Des brackets annulaires sont collés aprés mordançange sur les trois incisives  ils seront reliés individuellement à la tête de la vis par des chainettes orthodontiques.

controle-vis-3.jpg


La radio post opératoire (capteur RVG Julie) permet de vérifier et de confirmer que le site d'implantation est correct :  2 mm environ distalement aux racines des pinces ; pas de contact avec la racine de la mitoyenne droite ; la vis est trés éloignée de la racine de la canine.

controle-vis-1.jpg
Par crac - Publié dans : radiologie dentaire
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Jeudi 13 décembre 2007

                                                                    CAS CLINIQUES

Cas N°1


Labrador adulte présentant depuis plusieurs mois une fistule infra orbitaire.

infraA-copie-1.JPG

 

Lorsque l'on soulève la babine droite la carnassière supérieure droite est recouverte d'une volumineuse plaque de tartre dont  la partie postérieure recouvre la  racine distale.

radio-fist-2.jpg



La radio (RGV Julie) montre une lyse trés importante de la racine distale et de l'os alvéolaire qui l'entoure.
"Chez les chiens transporteurs de bâtons et de cailloux (labrador !) les microtraumatismes répétés infligent à la pulpe dentaire, hémorragique ou non, des traumatismes tels qu'ils aboutissent à sa nécrose. Communiquant par le foramen des apex radiculaires avec le parodonte, notamment à la racine distale, des granulomes périapicaux se forment. Les cellules ectodermiques vestigiales de la lame dentaire primitives s'organisent pour former les parois d'un kyste dont le contenu s'infecte rapidement. Les exsudats, le pus, envahissent le sinus maxillaire (réduit chez les carnivores et trés proche des apex de la carnassière) et réalisent aprés destruction osseuse  et cutané, une fistule qui s'ouvre à l'extérieur. "Gilles Chaudieu, Encyclopédie Vétérinaire.

L'origine des fistules infra orbitaires est en fait le plus souvent liée à une pathologie siégeant sur la carnassière :

- soit et c'est le cas le plus fréquent  consécutive à une fracture horizontale ou en "éclat" avec exposition pulpaire et secondairement pulpite, nécrose, abcés apical et génèse d'une fistule externe.
- soit comme il est expliqué plus haut à la suite de trauma répétés sur cette dent qui aboutissent eux aussi à terme à la nécrose pulpaire et la création d'une lésion péri apicale et cela sans fracture, ni exposition pulpaire.
- soit à la suite d'une parodontite localisée avec poche profonde progressant vers l'apex et réalisant par cheminement desmodontal un abcés apical.

Il semble que le cas présenté ici  ait  pour étiologie, à la fois une parodontite centrée sur la racine distale, et une nécrose pulpaire dans une des racines mésiales (origine traumatique  ?) retrouvée aprés l'avulsion. Il n'y avait pas de fracture dentaire radiologiquement visible ni macroscopiquement visible aprés l'avulsion.

L'extraction est décidée.



 

L'extraction débute par une section coronaire. La première coupe est réalisée entre les deux racines mésiales et la racine distale. Elle débute par l'échancrure intercuspidaire pour finir dans la furcation.

Un luxateur élévateur permet de luxer facilement la racine distale.

 

  

 



Une seconde coupe sépare les deux racines mésiales qui sont luxées puis extraites au davier. Une incision de décharge verticale vestibulaire facilite le travail du syndesmotome et des luxateurs.
Un éperon intealvéolaire saillant persiste au niveau de la furcation, il sera fraisé  (alvéoloplastie au crestotome).

La crête est émoussée lors de l'alvéoloplastie.
Avant la fin de l'intervention et la pose d'un point de suture pour plaquer la muqueuse gingivale soulevée en partie distale, un luxateur droit de petit diamêtre est introduit dans le trajet fistuleux en direction de la cavité alvéolaire pour aléser ce trajet et faciliter le drainage déclive.


 

infra-C.JPG



Cas N°2


2--bis-a.jpg


Chez ce berger il n'y a pas de fistule mais une simple tuméfaction infra orbitaire.
2--bis-b.jpg

 



Lorsque l'on soulève la lèvre la carnassière supérieure est recouverte par une volumineuse plaque de tartre. Le sillon sulculaire est suitant et légèrement hémorragique en mésial. Il n'y a pas de fracture coronaire visible.
2--bisc.jpg


Lors du sondage la sonde pénètre dans une "poche" profonde en face vestibulaire. Cette poche semble en relation avec la tuméfaction. Dans ce cas clinique il n' a pas été pris de radio, mais la décision d'extraire la dent est prise.
Compte tenu de l'absence de mobilité de la dent  cette extraction est précédée par un lambeau d'accés pour  patiquer une alvéolotomie externe. Deux incisions verticales de décharge de part et d'autre de la dent permettent de soulever un lambeau suffisant.

Image1radio-fistul-modif.jpg

Lors de réalisation du lambeau un orifice  rond, fistulaire ,(voir flêche) est découvert en regard de l'apex de la racine distale. L'abcés apical a lysé la paroi alvéolaire vestibulaire et s'est déversé sous la muqueuse participant à la formation de la tuméfaction infra orbitaire.
La sonde a, en réalité, sondé l'espace sous muqueux et non l'espace desmodontal : la dent était enkylosée et l'alvéolotomie a facilité l'extraction. Sutures classiques au fil résorbable.

2--fistule-d.jpg


Par crac - Publié dans : stomatologie vétérinaire
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Lundi 10 décembre 2007

 


Sur ce vieux chat de 10 ans, présenté pour bucco-stomatite, on constate une inflammation de l'ensemble des arcades prémolaires maxillaires et mandibulaires, les saignements sont spontanés, les replis palatoglosses sont plus modérément  enflammés. Les 3 canines restantes présentent une récession gingivale importante.
Le test Felv, Fiv  est négatif, un prélèvement cytobrosse est effectué pour une recherche du FCV en PCR.



 



Une vue de la branche mandibulaire droite : aucune dent  prémolaire ou molaire n'est visible.

endent--2.jpg


Une vue de l'arcade maxillaire droite : aucune dent  prémolaire ou molaire n'est visible

Cette absence de dents sur les arcades prémolaires et molaires que ce soit au maxillaire ou à la mandibule associée à une inflammation de ces zones doit dans un premier temps conduire à la confirmation radiologique de l'absence  de racines séquestrées dans les alvéoles : les clichés ci-dessous confirment la présence de racines résiduelles et de neck lesions sur les canines.

nec-sur-canine.jpg


Cliché RVG de la mandibule montrant des racines de prémolaires  ainsi qu'une lésion de résorption odontoclastique circulaire au collet de la canine mandibulaire. La racine est enkylosée. L'alvéole de l'autre canine mandibulaire est encombrée de résidus radiculaires enkystés.
Les canines maxillaires présentent les mêmes lésions, elles seront extraites avec la canine mandibulaire.

residu-maxil-copie-1.jpg


Au maxillaire des fragments de racines persistent également dans les alvéoles.

Les premieres
 étapes du traitement   de cette bucco-stomatite féline ont été effectuées : (arbre décisionnel sous Word)
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/53/15/47/schema-cgscf

- recherche de rétrovirus par un test elisa (ici négatif)
- détartrage des dents présentes (canines), contrôle des éventuelles lésions de parodontite  siégeant sur ces dents (ici recéssion gingivale)
- recherches  des lésions radiologiques de FORL (Feline Odontoclastiques Resorptives   Lesions ou Neck Lesions) et des fragments radiculaires enfouis.
- exérèse des dents atteintes de FORL, exérèse des fragments radiculaires enfouis.
- écouvillon par cytobrosse de la muqueuse inflammatoire pour recherche du FCV en PCR.

 

Par crac - Publié dans : gingivo-stomatites felines
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Jeudi 6 décembre 2007
Cas clinique



Ce  cocker de 4 ans  qui présente une gingivite hypertrophique vient d'etre détartré. Les pseudopoches  mesurées  (sonde Periprobe electronique;Logiciel Periwin) en face vestibulaire des canines et des prémolaires montrent  une profondeur moyenne de 5 mm, un second sondage à la sonde parodontale manuelle confirme ces mesures. Aprés détartrage (photo ci- dessous) une gingivectomie à biseau externe est entreprise (Servotome, voir en fin d'article).

 

pr---gingivectomie.jpg      peri1.jpg
                                                                 la sonde Periwin
     sondage-manuel.jpg
                            La sonde parodontale classique qui confirme la profondeur de 5 mm
                                                                         
Une anesthésie locale précède la gingivectomie


La gingivectomie à biseau externe au Servotome. L'insert est une boucle (loupe) de 3 mm de diametre. La tranche de coupe délimite une section à 45° par rapport au grand axe de la dent.

anse.jpeg

post-gingivectomie.jpg
Ci-dessus une vue du maxillaire coté droit juste aprés la gingivectomie. Le profil gingival est repris par une gingivoplastie à la fraise tonneau diamentée  (vidéo ci-dessous).


 

La gingivoplastie à la fraise diabolo diamentée pour "reprofiler" le bord gingival.Cette gingivoplastie se fait à vitesse réduite avec une forte irrigation.

 

 

A la suite de la gingivoplastie les espaces sous gingivaux libérés sont détartrés soigneusement avant polissage de l'émail (cupule cahouthouc + pâte à polir P.Roland) 

Discussion


Concernant l'électrochirurgie utilisée en autre pour la gingivectomie:
vu sur le site Dentest.net:

"La naissance des appareils d’électrochirurgie et leur utilisation spécialisée dans les différents secteurs de la chirurgie générale découle pour l’essentiel d’une évolution des vieilles techniques de cautérisation (du grec kauterion : fer incandescent pour marquage à feu). Aujourd’hui encore, de façon erronée, de nombreux médecins adoptent le terme "thermocautère" ou "électrocautère" pour désigner des appareils destinés à la chirurgie HF, ignorant les profonde différences existant entre les deux. Le terme d’électrocautère désigne la version plus moderne, électrique, du thermocautère (inventé par C. Paquelin dans le 1875), qui utilise le filament résistif porté à incandescence par un courant électrique. Dans la cautérisation (c’est-à-dire la chirurgie à chaud), on enlève et on modifie le tissu en utilisant des instruments dotés de dispositifs incandescents qui en provoquent la brûlure. On produit par conséquent une brûlure locale du troisième degré, avec toutes les conséquences que cela peut avoir pour la blessure (irritations, difficultés de cicatrisation, destruction par carbonisation du tissu, rétraction tissulaire, etc.). La cautérisation n’a rien à voir avec la chirurgie haute fréquence (dite également radiochirurgie, électrochirurgie HF), car cette dernière est une technique "à froid" : le tissu est sectionné grâce à des oscillations haute fréquence (HF), d’amplitude appropriée. La chirurgie à chaud a survécu longtemps mais a été complètement supplantée par la chirurgie électrique. En fait, on a assisté à un développement remarquable des techniques chirurgicales HF quand on a compris que l’utilisation de fréquences non inférieures à 0,5 MHz ne causait aucune contraction musculaire chez le patient, ce qui permettait d’utiliser ces courants haute fréquence aussi bien comme moyen chirurgical, que comme moyen thérapeutique. C’est à J. A. D’Arsonval que revient l’honneur d’avoir établi en 1891 que l’application, chez des sujets humains, de courants électriques de fréquences supérieures à 10 KHz, réduisant sensiblement les causes de la stimulation neuromusculaire, pouvait être utilisée avec profit pour des buts chirurgicaux. Le premier appareil d’électrochirurgie de petite puissance (appliqué en dentisterie) fut mis au point aux États Unis quant à lui en 1969....

AVANTAGES Il est possible de travailler sans exercer aucune pression sur les tissus. L’accès de la cavité orale spécialement dans les zones postérieures et considérablement améliorée étant donné la maniabilité de la pièce à main .Les opération de remodalage de la gencive sont grandement facilitées .La pointe de l’électrode est à basse charge bactérienne et est maintenue ainsi pendant toute l’opération : par conséquent les risques de contamination bactérienne du site opératoire s’en trouvent diminués. Possibilités d’opérér dans des conditions d’hémorragie controlée ou absente.

INDICATIONS CLINIQUES EN DENTISTERIE
-  allongement de couronne clinique (pour motifs esthétiques ou pour carie du collet) ;
-  sillon subgingival, pour esthétique et fonctionnalité de la prothèse fixe
-  désensibilisation de la dentine ;
-  stérilisation des canaux radiculaires : la stérilisation électrochirurgicale est efficace et durable, comme le montrent de nombreuses recherches cliniques. Elle est particulièrement indiquée pour les dents atteintes de gangrène ;
-  arrêt d’hémorragies par coagulation ;
-  résection du frein réalisable avec rapidité et sans hémorragie ;
-  exposition de racines ;
-  destruction d’orifices fistuleux ;
-  rupture endocanalaire d’instruments ;
-  
élimination d’hypertrophies muqueuses ;
-  gingivoplastie : le remodelage gingival effectué. Par rapport au remodelage effectué avec le bistouri traditionnel, on a les avantages suivants : absence d’hémorragie, visibilité parfaite du champ opératoire, possibilité d’effectuer des interventions minimales, absence de douleurs postopératoires, application de compresses chirurgicales non nécessaire, réépithélisation post-opératoire rapide avec de très bons résultats esthétiques ;
-  extraction de dents  incluses.
-  interventions en pédodontie et orthodontie : dents retenues, hypertrophies gingivales, corrections du contour gingival ;
-  biopsie : on évite le danger de dissémination des cellules cancéreuses. Permet simultanément l’enlèvement et l’envoi pour biopsie de petites lésions de la cavité orale ;
-  interventions sur poches gingivales ;
-  apicectomie ;
-  créations de sillons subgingivaux pour des raisons esthético-fonctionnelles liées à la prothèse.


UTILISATION de la pièce à main porte électrode .Utiliser un appui ; .effectuer des mouvements courts et réguliers ; .positionner l’électrode active perpendiculairement à la surface du tissu ; opérer sans pression ; .ne jamais s’arrêter sur le même point."

Bibliographie : Waxman, H.N. - THE ELECTRONIC SCALPEL - Worcester Med. News Oringer, M. J. - ELECTROSURGERY IN DENTISTRY - Philadelphia, W. B. Sanders Co Schon F. - L’ELETTROCHIRURGIA IN ODONTOIATRIA - Calciati R. - ATLANTE DI ELETTROCHIRURGIA DENTALE - Mortara, C.I.ET.OU Résumé synthétique de la documentation du fabricant Liarre.

Fabricant d’apareil d’électrochirgie dentaire : http://www.liarre.com pour le sytème HFS 45, HFS 50, HFS 95 et HFS 100, http://www.berchtold.de/e_70d_f.htm pour le système ELEKTROTOM® 70 D http://www.xofrance.com/ pour le système Odontosurge.



Ensemble Servoscope servotome

servosco.jpg




Servotome nouvelle génération


Générateur de courant de haute-fréquence, le Servotome émet un courant redressé
et filtré qui vous fait profiter des meilleures performances des générateurs
radiofréquences : l’électrosection permet une coupe douce, sans effets secondaires,
et une cicatrisation d’excellente qualité. En mode coagulation, un courant de basse
puissance est appliqué au site chirurgical, générant un effet thermique pénétrant et
contrôlé selon l’hémostase désirée, sans affecter les tissus sous-jacents.
- incision
- stripping et gingivoplasties
- coagulation



Tendance  actuelle :
Le laser.


 

 

 

Par crac - Publié dans : parodontologie
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Jeudi 6 décembre 2007

Pendant le détartrage de ce bichon Maltais de 4 ans il est découvert une mobilité vestibulo linguale anormale de l'incisive (11) centrale supérieure droite : voir vidéo ci-dessous



La prise d'un cliché en RVG ne prend alors que quelques secondes et  peut se faire pendant le détartrage. Le diagnostic est immédiat : fracture horizontale sous gingivale (+ présence d'images apicales suspectes sur les deux mitoyennes 12 , 22).

 

pr---extraction.jpg





L'extraction est entreprise dés la fin du détartrage elle est précédée par une
anesthésie locale en 3 temps (voir vidéo ci-dessus):
- sous muqueuse péri apicale
- intragingivale
- sous muqueuse palatine


 

post-extraction.jpg


Aprés l'avulsion un contrôle radiologique immédiat permet de vérifier la qualité de l'extraction. Les apex des dents adjacentes laissent supposer des problèmes dans l'avenir. Il sera intéressant de tester leur vitalité et de les suivre radiologiquement.
L'hypothèse d'un traumatisme sur l'arcade incisive supérieure  est la plus vraisemblable.




Par crac - Publié dans : radiologie dentaire
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