Lors de fracture croc chez le chien (malinois , berger allemand...) les reconstitutions de couronne utilisent généralement l'acier pour sa résistance.
L'esthétique de ces prothèses est par contre discutable.
L'avènement du système Cerec permet, dans certaines conditions, d'élaborer des couronnes résistantes et esthétiques.





CEREC (Chairside Economical Restorations of Esthetic Ceramic) est une produit/méthode de restauration dentaire, qui permet à un praticien de produire une restauration de la céramique des dents en utilisant plusieurs technologies assitées par ordinateur, comprenant la photographie 3D et la conception et fabrication assistées par ordinateur.


"La céramique dentaire est un matériau qui présente une translucidité identique à celle de l’émail et permet ainsi à la lumière de pénétrer jusque dans le noyau dentinaire et au niveau gingival."

"Au-delà de l’esthétique, la biocompatibilité joue également un rôle croissant dans la restauration dentaire moderne.

Or, la céramique a une parfaite affinité avec l’organisme et révèle un comportement tout à fait neutre vis-à-vis d’autres matériaux ."



 

                                                                 Photo B.C.
                                                           Photo Alan David




" Le Système InLab est très compact et l’unité d’usinage ainsi que le
scanner laser sont incorporés dans la même unité. Ceux-ci sont opérés à
partir d’un PC et utilisent un logiciel supporté par Windows. Le laboratoire
reçoit les impressions du dentiste et crée une matrice et/ou modèle avec
l’aide d’une pierre spéciale, visible au laser. Cette matrice est insérée dans
l’unité Cerec InLab pour y être scannée, après quoi, une image digitale
apparaît sur l’écran du PC. L’armature ou le pont se fait sans effort en
suivant les instructions à l’écran. Le technicien contrôle tous les
paramètres, incluant l’emplacement du pourtour marginal, l’épaisseur de
la surface occlusale et de la structure circonférencielle l’épaisseur du ciment
et le dessin hémothétique du pontique et de la dimension des connecteurs
proximaux. Le stade du scanning prend environ 8 à 10 minutes pour une
seule matrice et environ quinze minutes pour un pont de trois unités.
Une fois le dessin de l’armature terminé, le bloc Vita In-Ceram
approprié est inséré et taillé selon les spécifications précises. Tailler une
seule unité peut prendre entre dix et quinze minutes, selon la dimension
de l’armature et la netteté des deux fraises utilisées pour tailler. Le
système donne des résultats qui sont fiables techniquement et
cliniquement."  Alan David.

Description du procédé CEREC®

Après réalisation de préparations périphériques totales d'environ 11 à 12 dixièmes de millimètre, l'empreinte est réalisée de façon classique.

Réalisation de deux modèles : le premier en plâtre classique, le second en plâtre noir destiné à être scanné dans l'unité In Lab pour l'obtention d'un modèle virtuel. La durée de scannage est d’environ 15 minutes.
Conception de l'infrastructure en virtuel.
Fabrication de l'infrastructure par fraisage dans un bloc d'alumine Zircone.
Infiltration par un verre afin de donner la dureté à l'infrastructure.
Réalisation du cosmétique.




Exemple N°1 :



Le cas ci-dessus illustre la pose d'une couronne en céramique (sans pivot)  ZIRCONE mise en place après une première séance de préparation du  moignon.  La fracture étant basse, la hauteur de couronne est obtenue par élongation coronaire au détriment de la racine. Cette élongation est réalisée après lambeau d'accès (deux incisions de décharge : mésiale et distale).


La couronne est scellée au GC FUJI plus. Le lambeau est repositionné et suturé au vicryl.




Exemple N°2
:


Empreintes d'un jeune spaniel dont les deux crocs gauches (le maxillaire et le mandibulaire) sont réduits du fait de fractures coronaires du tiers cuspidaire. Empreinte des deux dents aprés mise de dépouille.




 



Dans ce cas, les couronnes résiduelles très usées du croc maxillaire et mandibulaire gauche, mais dont la hauteur suffisante ne justifiait pas d'élongation coronaire, de simples jaquettes en céramiques ZIRCONE ont été posées.





 

 
Sur cette vue rapprochée du moulage de la canine supérieure l'épaulement est visible mais aussi les imperfections de la dépouille ou les bulles (ou caillots) lors de l'empreinte au silicone (VPS Hydro Putty  et Xantopren).



              

Ci-dessous les 3 images successives scannées du moignon (ci-dessus).


                                    
                                                            Scanner du moignon

                                                 
                                                                         Image 3D

 
                                                                   La chape en 3D



                                
                                                Les prothèses en place (vue N°1)


                                                                           Vue N°2




Discussion :



Il existe deux types de  céramique :

- les céramiques vitrocéramiques
- les céramiques en oxyde de zirconium (dont l'alumine zircone)





L'armature en alumine zircone a une résistance à la compression aussi bonne que la couronne métal (au-dessus de 600 mega pascals) à condition que la mise de dépouille et la réalisation du congé soient aptes à supporter les contraintes mécaniques des carnivores.


Principes de taille : " la taille du moignon selon des critères précis est à la base de la rétention et de la stabilisation des prothèses unitaires fixées. D.Schaefer."


*
 étendue de la préparation : plus la surface est grande, meilleure est la rétention (hauteur de 6 mm minimum pour les chiens de défense) ce qui remet en cause les clavettes et encourage aux élongations coronaires ou aux évictions gingivales.

* la conicité des parois : le compromis idéal entre rétention et répartition optimale du ciment de scellement serait de 15° de dépouille. Eviter les contre dépouilles, les surplombs, les arètes vives.

* la rainure  placée sur la dépouille de façon à faciliter sa mise en place en diminuant le nombre d'axes d'insertion est contreindiquée pour le tout céramique.

* éviter la simple dépouille ; au niveau des limites cervicales, il est conseillé de réaliser un congé ou un épaulement : l'épaulement est régulier, périphérique et sans porte à faux. Il faut éviter le biseau étroit qui risque d'éclater la jaquette. L'épaulement ou le congé quart de rond sont les plus adaptés.

* la rugosité du moignon et la porosité de l'intrados de la couronne augmentent l'adhésivité : la surface de préparation doit être nette mais pas trop lisse : attaque de l'émail à la turbine avec des fraises à congé aux  gros grains (pour les congés quart de rond) ou fraise cylindrique à bout plat  (pour les faces axiales du moignon et pour l'épaulement) puis finition aux instruments extra fins en évitant les grandes vitesses et les diamètres supérieurs à 1,4mm.






 
                                                              D'aprés D. Schaefer


                                          
                                                          
D'aprés D. Schaefer




En résumé :



Préparation

- la préparation des couronnes en céramo-céramique peut être réalisée au choix avec un congé ou avec un épaulement avec angle interne arrondi.

- les zones de transition entre surfaces axiales ou parallaxes et les surfaces occlusales doivent être arrondies.

- les surfaces doivent être régulières et lisses, mais non polies.



Quelques valeurs théoriques


- épaisseur de la céramique au niveau de la cuspide : minimum 2 mm (cela est trés souvent largement réalisable pour les canines de grands chiens).

- épaisseur de la paroi circulaire (jupe de la couronne) : entre1 et 1,5 mm.

- épaisseur de la jupe au niveau du "tombant" c'est-à-dire de son bord coronaire terminal : minimum 0,8mm.



Le scellement des couronnes en oxyde de zirconium

- nettoyer le dispositif, le dégraisser.

- ne pas retoucher le dispositif.

- un système adhésif n'est pas indispensable (n'améliore pas la stabilité).

- ne pas utiliser les colles photopolymérisables, mais préférer les ciments conventionnels de type verre ionomère






                    Document Céramo-céramique VITA ( en
vert les préparations idéales)





                                                      
                                                 D'aprés K.-H Kunzelmann :All-ceramics at a Glane




Dans le document, ci-dessus, on peut observer que les recommandations (bien évidemment destinées à la dentisterie humaine) lors de champ opératoire humide donnent la préférence au scellement par rapport au collage.

En dentisterie vétérinaire où l'aspiration et la digue ne sont pas la règle, il semble plus recommandable de conseiller le scellement au verre ionomère que le collage (plus risqué).


Pour plus d'élements de discussion voir dans le forum EUGENOL le fil suivant :


http://www.eugenol.com/sujets/280667-scellement-des-couronnes








Par crac
Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 11:44
- Publié dans : endodontie vétérinaire
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Un beauceron de 2 ans est présenté pour une fracture ancienne du croc inférieur gauche (plusieurs mois) en  raison de difficultés de préhension des aliments  (le chien ne mange qu'avec le côté droit de la gueule).

 






La canine présente en effet une fracture coronaire de la cuspide avec  exposition du canal. La sonde de Rhin rentre dans le canal sans douleur et laisse apparaître une pulpe nécrosée noirâtre.




La RVG confirme une lésion périapicale nette et étendue.A la palpation de la mandibule dans la zone de projection de l'apex une légère  tuméfaction  périostée de la corticale externe est nettement perceptible (on la devine radiologiquement).

Un traitement endocanalaire est entrepris aprés alésage du premier puits de fracture et ouverture d'un second perthuis en face mésiale, 2 mm au-dessus de la gencive, de manière à faciliter les manoeuvres d'extirpation et de raclage.




Pendant la phase de raclage avec les limes, une boue pulpo-dentinaire noirâtre et nauséabonde exsude par les deux ouvertures.

Comblement classique au  Forfenan + cônes de gutta condensés.





Obturation au composite Prisma aprés préparation de la cavité rétentive avec "I Bond One" Component Adhesive.





Par crac
Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /Juil /2009 08:13
- Publié dans : endodontie vétérinaire
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Un gros chien mâle (croisé beauceron) de 6 ans est présenté pour une discrète tuméfaction de type épulide en regard de la 42 dont la couronne est absente.

 






Un cliché rétroalvéolaire  est pris avant toute intervention : il montre une fracture radiculaire de la 42 avec lyse alvéolaire et abcédation du foyer.

Traitement par extraction  de   la racine au syndesmotome et pose d'un point de suture au Vicryl aprés irrigation à la Bétadine. Pas d'antibiothérapie.  


                               
Par crac
Lundi 29 juin 2009 1 29 /06 /Juin /2009 16:04
- Publié dans : radiologie dentaire
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                           EXEMPLES DE PARODONTITE LIEE A UNE MALOCCLUSION UNILATERALE


Cas N°1

Chez ce jeune Yorkshire la canine supérieure et le coin (incisive latérale) montrent du côté droit une présence modérée de plaque dentaire.  Il faut noter que de ce coté des mâchoires les rapports d'occlusion intermaxillaires sont normaux.  La canine inférieure venant se loger parfaitement entre la canine supérieure et le coin.





Le côté gauche des mâchoires montre un aspect parodontal tout à fait différent : le dépôt de tartre est très important avec une légère récession de la gencive en zone distale du collet de la canine et également au niveau du coin. Sur le plan occlusal, l'espace entre la canine et le coin est fermé et la canine inférieure qui ne peut se loger est mésio versée en avant du coin supérieur.

Cet exemple illustre parfaitement  la  relation entre la malocclusion et le développement d'une parodontopathie focalisée.
Il faut encourager les propriétaires à soigner la prévention des dépots de plaque dans ces zones de malocclusion par un brossage plus méticuleux et l'utilisation des barres à mâcher.



Cas N°2 Sur ce jeune Pinscher (aprés détartrage) la 3° prémolaire supérieure gauche n'a pas de place pour s'aligner correctement sur l'arcade ; elle s'est donc positionnée perpendiculairement à l'arcade (rotation de 90°) : il s'en suit une cascade de lésions parodontales (récession gingivale sur la racine distale,ulcère de la muqueuse buccale en regard de la dent, accumulation de tartre...).


Cas N3


Cavalier King Charles de 6  ans présentant une parodontite localisée à PM1 et PM2. La parodontite est liée à l'encombrement excessif  dans cette zone du maxillaire.L'extraction sera la meilleure solution dans la mesure ou ces prémolaires ont un rôle secondaire.


Sur ce même chien le problème de parodontite  focalisée se pose également à gauche.Pm1 est presque complétement déchaussée. PM2 présente une furcation de classe 3. L'extraction est la règle .

En post opératoire , les produits favorisants l'hygiene buccale sont indiqués.

Par crac
Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /Mai /2009 15:06
- Publié dans : parodontologie
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Cas clinique N°1   (d'après la Technique de D.Chillès)

Jeune Westie de 10 mois présentant une arcade incisive inférieure défectueuse : absence de contact entre les incisives centrales inférieures et supérieures. Les 31 et 41 ne s'intercuspident pas avec le cingulum des supérieures et elles ont donc tendance à se vestibuler (proalvéolie des 31 et 41). L'arcade incisive mandibulaire n'est pas dans un plan horizontal occlusal et à tendance à s'incurver de plus en plus vers la symphyse créant une béance favorable à la proalvéolie. Sur le site Eugénol (forum) il nous été permis de visualiser une technique simple de réalisation de braquet en résine (LC) qui présente outre l'avantage de la simplicité, celui de pouvoir adapter la taille du braquet construit à la taille de la face vestibulaire des incisives de petits chiens (Technique de D. Chillès alias Dancha).





Aprés mordançageles faces vestibulaires sont recouvertes avec l'agent de liaison qui est polymérisé.


Un tube de silicone est appliqué sur les faces vestibulaires et recouvert de composite fluide de place en place de la 34 à la 44. Le tube est positionné plus apicalement sur la 31 et la 41. Chaque "pont" de composite constitue un mini braquet adapté à la forme et la taille de l'incisive.














Lorsque le tube est fixé sur toutes les incisives et les deux canines, il est doucement retiré,  laissant un pertuis sous chaque pont de résine.


Un fil NiTi est alors introduit dans chaque pertuis jusqu'à l'obtention d'un arc incisif complet. Les extrémités du fil sont pliées à la pince.



Le positionnement plus apical du fil sur les deux incisives centrales devrait suffire pour relancer leur égression et les positionner normalement sur la même horizontale que les autres. Les deux boucles aux extrémités ont créé une légère tension sur le fil qui devrait faciliter une très légère distoversion souhaitable de l'arcade.




Cas clinique N°2


Jeune cocker de 1 an présentant un articulé incisif inversé concernant la 12 et les 42, 43.
La 12 est distoversée et s'articule à l'intérieur des deux incisives mandibulaires 42 et 43 (Wry bite). Le traitement choisi est un fil vestibulaire mandibulaire gainé avec deux boucles pour "rentrer" les incisives mandibulaires droites et un fil NiTi galbé, sur les incisives maxillaires pour vestibuler la 12. Les braquets sont constitués en résine Biosplint (Pierre Rolland) suivant la Technique sus citée (D. Chillès).







Cas clinique N°3






  Retriever de 4 ans appareillé pour une légère classe III incisive.  Il lui a été placé une plaque de  Hawley au maxillaire pour vestibuler les 4 incisives centrales et un fil vestibulaire gainé à la mandibule il y a deux mois.  A ce stade, les deux arcades sont en "tenaille" mais la classe 1 n'est pas encore obtenue. Le fil vestibulaire étant tombé à deux mois,  nous le remplaçons provisoirement par un fil NiTi Regency spool   0.12  de chez Class One placé selon la Technique décrite ci-dessus aprés confection de braquet en Biosplint flow sur gaine E-Z Tie tubing 0.64 mm d'American Ortho. La pression pour distaler l'arcade est assurée d'une part par la gaine siliconée placée comme ci-dessus et légèrement tendue sur les canines et, d'autre part,  par des boucles ouvertes sur le NiTi entre 34 et 33  et,  entre 44 et 43.


                     Photo D. Chillès



Aprés 4 semaines le fil NiTi est encore en place ainsi que les braquets en Biosplint , mais la gaine siliconée a disparue.La correction obtenue est incomplète (mais 4 semaines seulement en place) le relai est pris par un fil vestibulaire plus gros avec boucles de ressort.

Vue de la correction dans sa phase finale  le jour du retrait des appareils : à la mandibule le fil NiTi qui était tombé a été remplacé par le fil vestibulaire primitif   qui a été replacé. Le traumatisme infligé par la gaine est visible sue la gencive marginale mandibulaire.


La correction est satisfaisante ,l'articulé est correct (classe I)


Cas clinique N°4


Arcade mandibulaire d'un jeune Westie appareillé en raison d'une malocclusion mandibulaire. Les deux pinces mandibulaires (41 , 31) sont en articulé inversé et plus "basses " sur la ligne d'arcade  créant une béance.
La correction s'effectue avec un fil NiTi Regency spool (ClassOne) 0.16 .

- réalisation de braquets en Biosplint sur tunnel siliconé E-Z Tie Tubing (0.64 mm) uniquement sur 32,33 et 42,43. Le fil est alors glissé dans les tunnels des 4 incisives (32,33,42,43) aprés l'avoir trés légèrement arqué avec une courbure beaucoup moins nette que l'arcade incisive.

- le fil est positionné au contact de 31 et 41 en position apicale pour relancer l'egression de ces deux incisives puis il est collé au composite Biosplint. Le fil reste libre de coulisser dans les 4 autres braquets. La force engendrée par son retour à la forme de départ devrait permettre la correction des deux pinces mandibulaires.


Aprés  deux mois la correction obtenue est satisfaisante.(ci dessous vue de profil)


Ci-dessous exposé de Daniel Chillès sur les attaches en composites :

Daniel Chillès

2 rue Metz-Juteau

90000 Belfort

daniel.chilles@wanadoo.fr

 

 

Introduction :

 

Dans certains cas, lorsque le contrôle radiculaire n’est pas nécessaire ni même quelquefois désiré, il est possible de réaliser soi-même d’une manière extemporanée des attaches qui permettent des mouvements dentaire de grande liberté.

 

Nous allons illustrer nos propos par deux cas cliniques après avoir montré en détail le procédé de fabrication.

 

 

 

Matériel spécifique nécessaire :

 

- Fil élastomérique tubulaire de diamètre .025 (0,64 mm), en bobine.

- Fil NiTi de diamètre .012 (0,30 mm), en bobine. (voire 0.14 ou 0.16)

- Résine composite fluide, en carpule ou seringue.

 

 

Fabrication :

 

Les attaches sont réalisées dent par dent après préparation classique de l’émail de toutes les dents destinées à être appareillées.

 

Le fil élastomérique extrait de sa bobine et coupé à la bonne longueur est positionné à la hauteur désirée sur la première dent puis recouvert de composite à l’aide de la seringue dans un mouvement d’aller et retour vertical (figure 1, a). Le matériau est photo-polymérisé immédiatement et peut être complété si nécessaire jusqu’à former un pont qui paraisse homogène.

 

La même opération est réalisée sur la dent suivante . Une fois toutes les attaches réalisées , le fil élastomérique est retiré en le tirant latéralement pour libérer les lumières des attaches.

 

La longueur de fil NiTi nécessaire est ensuite prélevée de sa bobine  et mise en forme avec un manche de précelles à la manière d’un bolduc . Il est enfilé dans les lumières des attaches à partir de la zone antérieure vers chaque coté en réalisant temporairement une boucle qui disparaîtra lorsqu’il sera tiré latéralement . En cas de fortes malpositions, plusieurs boucles successives peuvent être réalisées, l’une après l’autre.

 

Il sera possible de remplacer par la suite ce fil par un autre de plus gros diamètre. Comme il sera alors difficile de réaliser des boucles à cause de son manque de souplesse, il sera simplement enfilé à partir d’une dent antérieure vers un des cotés et accroché, lorsqu’il dépassera la dernière attache, à une pince « mosquito » qui sera laissée libre. Il évitera de la sorte de blesser les muqueuses postérieures et il sera possible de continuer à le glisser jusqu‘à ce que son autre extrémité puisse être enfilée vers l’autre coté.  Il sera alors recentré et ses extrémités recourbés à la pince.

 

 

Caractéristiques :

 

Les attaches sont étroites, elles permettent ainsi d’éviter d’imposer une composante de force latérale au niveau apical lorsque celle-ci n’est pas désirée.

La glisse du fil est aisée dans son tunnel car le contact fil-composite est ponctiforme.

 

 

Conclusion :

 

Ces attaches relativement discrètes et faciles à nettoyer permettent de contrôler les mouvements verticaux, coronaires mésio-distaux et vestibulo-linguaux ainsi que les rotations.

Elles permettraient également de contrôler les mouvements radiculaires si des accessoires spécifiques étaient ajoutés.

 

Cette mécanique semble bien être en interaction avec la biologie du patient compte tenu de la facilité apparente avec lesquelles les dents acceptent de se déplacer dans la bonne direction. Elle pourrait être qualifiée de «biocompatible » ou « bio-active »  en reprenant le concept « d’autokinesis » évoqué par Voudouris in l’OF 10/2008 qui, même s’il n’a jamais été validé scientifiquement, nous paraît ici correspondre à nos observations cliniques.

 

Ceci ouvre des perspectives intéressantes qui ne dépendent en réalité que de l’imagination de l’orthodontiste.

 

 

 

 

 



Par crac
Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /Mars /2009 19:15
- Publié dans : orthodontie vétérinaire
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