L'arc "double" est constitué de deux fils vestibulaires : le plus apical est le fil de soutien (neutre) sans contact avec la face vestibulaire des
incisives. Du fait de son calibre, il supporte le second fil plus fin en appui vestibulaire sur les incisives. Ce second fil "actif" est enroulé en ressort
spiroide aux deux extrémités du fil support. Son petit calibre permet un effet "ressort" plus eficace. Le fil support est de plus équipé de deux boucles latérales de façon à être rapproché de
l'arcade au besoin.
Dans ce cas le prothésiste ne soude pas le fil directement sur les bagues pour éviter de modifier les propriétés élastiques du métal au niveau de la boucle. Un mini tunnel de métal est soudé en
face vestibulaire des bagues, et l'arc incisif est enfilé sur ces mini tubes puis coudé pour assurer sa fixation. Les deux boucles seront resserrées tous les 15 jours environ. Le fil est gainé
dans sa portion de contact contre les faces vestibulaires incisives pour augmenter la surface de contact et éviter le glissement vers la gencive.
Cas clinique N°1
Pour corriger cette mésio-version de la canine chez un
shetland l'utilisation de vis Tomas
comme support d'ancrage est intéressante.
Le site d'implantation est important en raison des risques de lésions induites : au maxillaire peu de risques de lésions neurologiques mais par contre les vis peuvent rencontrer les racines (difficile avec les vis autotaraudantes) cela nécessite une bonne connaissance anatomique de la forme, l'importance et la divergence des prémolaires. Pour distaler la canine supérieure, les sites utilisables sont l'espace interdentaire PM2-PM3, PM3-PM4.
A la mandibule le contact avec le nerf mandibulaire est possible.
Ci-dessous un exemple de centreur utilisé en dentisterie humaine pour préparer la zone de forage pilote sur la radio et la reproduire sur un guide souple à oeillet.
Cas clinique N°2
Dans ce second cas la canine était incluse (voir radio ci-dessous).
La première étape consiste à cautériser
la muqueuse de façon à faire apparaitre la cuspide.
Dans la deuxieme étape une vis orthodontique (Tomas) est implantée entre PM1 et PM2 avec une légère inclinaison mésiale. Une chainette élastique est tendue pendant deux
mois environ, la disto version obtenue, la chainette est retirée mais pas la vis de façon à se ménager un éventuel point de traction dans le cas d'une récidive rapide. Toutefois cette
récidive est peu probable car la canine inférieure peut enfin trouver sa place dans l'espace incisive latérale-canine et ainsi entraver les velleités de récidive.
Sur cette dernière vue la distalisation est obtenue mais l'égression est imcomplète.Tant que l'élastique est tendu l'égression est bloquée, celle-ci devrait reprendre dés lors que la canine est
libérée de toute traction. La couleur blanchâtre de la muqueuse est due à une cautérisation gingivale au trichlo.
Le jour du retrait de la vis (aire d'implantation trés inflammatoire). La distalisation est obtenue, l'égression est imcomplète mais elle était entravée par les forces élastiques. Libre de cette traction l'égression devrait reprendre.
Cas clinique N°3
Pour traiter ce cas de mésio version de la canine le point d'ancrage n'est pas dans un premier temps une gouttière sur les prémolaires mais une vis orthodontique (Tomas) placée mésialement par
rapport à la PM1 et implantée verticalement dans la crête alvéolaire.
Vérification radiologique du site d'implantation
Le site sur une coupe transversale.D'aprés :Thèse de Doctorat Vétérinaire . A. Allegre .Toulouse 2008
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Une vue du du même type de montage sur un autre cas clinique
Aprés 4 semaines de traction la vis présente une mobilité anormale et doit etre retirée. Le point d'ancrage est remplacé par une gouttière acrylique incluant un bouton.
"Rappelons que l’ancrage est le point d’appui de la force appliquée. Il diffère en fonction des montages utilisés. Il est constitué d’une seule dent lors d’ancrage sur la carnassière supérieure, de deux ou trois dents lors d’utilisation d’une gouttière en résine et est squelettique lors d’utilisation de mini-vis orthodontique.
De ce fait, il est évident qu’il n’y aura pas ce type d’effets parasites lors d’utilisation de mini-vis orthodontiques.
La dent à déplacer doit avoir une surface radiculaire totale plus petite que celle servant d’ancrage. Ce facteur est très important à pendre en compte, compte tenue de l’importance de la surface radiculaire de la canine.
La ou les dents servant d’ancrage peu(ven)t se déplacer ; il s’agit alors d’une force parasite non souhaitée qui vient compliquer le traitement orthodontique . Le nombre de dents servant d’ancrage doit donc être le plus élevé possible (PM2-PM3-PM4).
Le risque sera d’autant plus important, que la surface radiculaire totale des dents servant d’ancrage sera faible. L’ancrage sur une seule dent est à éviter, il faut privilégier l’ancrage sur plusieurs dents et donc l’utilisation de gouttière en résine sur l’ensemble PM3-PM4, au minimum.
Dans de rares cas, une zone de hyalinisation autour des dents servant des dents d’ancrage peut apparaître et dans des cas extrêmes, une résorption radiculaire entraînant l’avulsion des dents servant d’ancrage est possible (cf. figure n°102) du fait de l’utilisation de forces lourdes continues." Thèse de Doctorat Vétérinaire . A. Allegre .Toulouse 2008
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Les 3 photos ci-dessus illustrent l'effet parasite provoqué par le nouveau montage.
La canine n'a pratiquement pas été déplacée distalement par contre la gouttière et par conséquent les dents qui la soutenaient ont été gravement mésio versées, avec pour la PM2, une égression à
la limite de l'avulsion. La radio aprés retrait de la gouttière montre les dégâts radiculaires. La PM2 ne tient que par sa racine mésiale. L'os alvéolaire garde les images fantômes des
postions radiculaires primitives. Ces conséquences très néfastes des appuis basés sur ancrage dentaire nous encouragent à utiliser exclusivement les vis orthodontiques.
Cas N°4
Jeune Pinscher de moins de 1 an présentant une mésialisation de la canine supérieure avec contact et chevauchement sur le coin. Après plusieurs tentatives de traitements
orthodontiques infructueux, il a été tenté de déplacer chirurgicalement cette dent à la suite d'une avulsion partielle contrôlée. L'élévateur luxateur de Molt est introduit distalement de façon à
ménager un espace mort en région distale pour la racine. Le reste de la luxation est poursuivie au syndesmotome de Bernard sur les faces vestibulaires et
linguales. La dent est luxée vers l'arrière en pratiquant une distoversion lente dont le point de rotation est le plus apical possible . La dent est maintenue en place par une contention en
résine (orthorésine) pendant trois semaines puis la gouttière de contention est retirée.
Ci-dessus plaque symétrique équipée de deux vérins : le vérin inférieur est destiné à écarter les bagues lors de la mis en place de l'appareil en
raison de la divergence des crocs, lorsque les bagues sont "passées" le vérin est progressivement repositionné en fermeture, et les bagues sont scellées au verre ionomère (Ortho Fuji LC). Le
vérin supérieur est chargé de propulser la partie mobile (craniale) de la plaque dans le but de corriger une Classe III incisive.
Cas clinique N°1
Ci-dessus une plaque fendue pour propulsion incisive des 4 centrales sur un chien en occlusion de Classe 3
( chien Labrador chocolat de 10 mois ).
L'intérêt du montage réside dans l'utilisation d'un stellite avec 4 bagues de façon à "pousser" les incisives en mouvement de translation et non de
version. Les bagues métalliques (sur les deux canines et sur les cuspides incisives) sont scellées au verre ionomère (Orthofuji LC). Ce montage multibagues augmente la stabilité de
l'ensemble.
Mouvement du vérin : 1/4 de tour tous les deux jours soit 1/4 de mm de mouvement total tous les deux J
Cas clinique N°2
Ci-dessous jeune Westie de 10 mois dont l'articulé a été corrigé par pose d'une plaque fendue à vérin. La propulsion des 4 incisives centrales est assurée par un stellite englobant ces incisives.
L'intérêt du stellite pour ce cas également réside dans sa stabilité en bouche, et surtout sa rigidité :
Par conséquence les mouvements qu'ils entraînent qui sont plutôt des mouvements de translation que de version.
Avant la pose de la plaque fendue
Après 5 semaines d'activation du vérin les 4 incisives maxillaires
centrales sont déja sensiblement vestibulées et surplombent l'arc incisif mandibulaire.
Pose d'une
gouttière de contention (orthoresine Detrey).
Le jour du retrait de la gouttière.La correction est satisfaisante.