Sur ce jeune cocker de moins de 5 mois : <fracture> longitudinale de la branche horizontale droite mandibulaire (difficile à voir sur le cliché en haut à gauche). La mandibule
apparait "clivée" ventro dorsalement entre la corticale externe et interne. Peu de déplacement, douleur vive. Compte tenu de la dentition mixte le montage retenu est un triple
cerclage respectant la vitalité dentaire (l'intégrité radiculaire). Les fils métalliques sont placés à l'aide d'une aiguille de gros diamètre glissée tangantiellement aux corticales
(3 positionnements : ventro dorsal interne, horizontalement et ventralement, ventro dorsalement externe). Cicatrisation rapide et consolidation en 3 semaines. Les cerclages son retirés à 4
semaines.
A 2 ans toutes les dents définitives sont en place, l'occlusion est bonne (photo de droite).
Jeune cocker de 5 mois présentant une volumineuse tuméfaction de la brache horizintale de la mandibule dans sa partie craniale. La radio
montre qu'il s'agit d'un kyste odontogène avec débris de dents immatures ou dysplasiques. Le kyste est sous pression, douloureux et déformant. Il a été opéré précocemment de façon à éviter une
déformation de mâchoire définitive en extirpant l'ensemble de la membrane interne, associée à une ostéoplatie des corticales vestibulaires et linguale. Le même chien revu à 8 mois montre une
bonne cicatrisation, mais surtout un remodelage de la branche gauche de la mandibule (affectée par le kyste).
Sur la photo du haut le kyste avant intervention présente l'aspect clinique classique d'un kyste odontogénique
(aspect bleuté et tendu de la gencive) au maxillaire sur un jeune boxer de moins de un an. Le kyste a été
incisé, "épluché" de sa paroi interne et suturé incomplètement de façon à assurer un drainage complet. La poche kystique ne contenait aucun vestige dentaire.
La récupération et le résultat esthétique est trés bon : voir photo du bas 4 mois aprés l'intervention.
La technique la plus classique est la glossectomie losangique médiane
La section au bistouri à lame franche est réalisée aprés une hémostase de compression (pinces à enterotomie "bec de canard"). Un triangle isocèle dont le sommet est distal est retiré (sa hauteur est fonction de la resection souhaitée), les bords cruantés sont rapprochés
et suturés à points séparés a l'aide de fil résorbable de gros calibre (ex Vicryl) de façon à éviter le cisaillement. La face dorsale et ventrale de la langue est suturéee. Le point de
pénétration de l'aiguille est éloigné de l'incision pour éviter les dehiscences, de nombreuses demi clef sont nécessaires pour que les noeuds résistent (possibilité de coller les chez libres au cyanocrylate, possibilté d'utiliser des agrafes à la place des sutures classiques)
1) glossectomies lors des nécroses linguales (chenilles)
Lors de nécrose linguale en particulier à la suite d'ischémie par envenimmation par les chenilles processionnaires le praticien peut être amené à des résections
linguales. Ici un exemple de résection limitée à la partie rostrale de la langue.
2) glossectomies lors d'interposition lingale permanente
L'interposition permanente de la langue est à l'origine de troubles de l'éruption et/ou de l'occlusion (à l'instar de la succion du pouce chez le bébé).
- trouble de l'éruption : retard d'égression des pinces inférieures
- trouble de l'occlusion : vestibuloversion de l'arcade inférieure
1° exemple de cas clinique :
Interposition permanente de la langue. Dans ce cas les conséquences étaient une vestibuloversion de l'arcade incisive inférieure. Traitée par glossecomie et pose d'appareil
orthodontique.
Remarque : chez le chat persan les interposition linguales sont fréquentes (surtout chez les individus surtypés), mais cette interposition n'est pas forcémment la traduction d'une macroglossie
mais le plus souvent d'une béance incisive. Cette béance étant liée le plus souvent à une occlusion de classe III squelettique. La béance n'arrange pas les choses car l'interposition linguale qui
en résulte aggrave la vestibuloversion des incisives mandibulaires.
2° exemple de cas clinique :
photo P. Hennet
Chez ce Cavalier king Charles la macroglossie s'accompagne d'une interposition latérale permanente de la langue. La langue pendante à l'exterieur de la bouche est souvent le siège de plages de
nécrose superficielle trés nauséabondes qui rendent l'intervention chirurgicale impérative. La section losangique est dans ce cas dysymétrique de façon à corriger la position de la langue.
"Tanguy" dit tangoo, gros ronfleur et gros vomisseur, opéré il y a un an
(rhinoplastie + voile du palais) :
tout le monde y gagne : les maîtres respirent ! le chien aussi
Jeune bouledogue fauve opéré en raison d'un syndrome brachycéphale caractérisé symptomatologiquement par des vomissements fréquents, des ronflements excessifs et une intolérence relative à
l'effort :
Lors de l'examen clinique pas d'éversion des ventricules laryngés mais une sténose des narines et une hyperplasie du voile du palais.
Le traitement chirurgical à consisté en une tension du voile du palais et une rhinoplastie.
"La fente labiale est une fissure ou ouverture allongée par défaut d'accolement des deux parties de la lèvre supérieure. Les variantes vont d'une simple entaille à la pointe de la lèvre jusqu'à une disjonction complète s'étendant de la lèvre jusqu'à la base du nez. Si le palais est lui aussi fendu, la voûte de la bouche n'a pas réussi à se fermer." D'aprés http://mathieu.cm.free.fr
Les chiens brachycéphales semblent plus affectés que les autres par les fentes labiales mais surtout par les fentes palatines.
D'aprés plusieurs études (Elwood, Colhuhoum: New Zeland Vet J ; Guilloteau, Servet :Waltham Focus 2006) une suppléméntation en acide folique
pendant la gestation de la mère serait un élément interessant de prévention (article de Aurélien Grellet dans la Dépêche Vétérinaire, 2 mai 2008)
1. Développement normal de la lèvre supérieure
2. Formation d’une fente labiale (défaut d’accolement de l’une des crêtes)